Fjordlands: des paysages à couper le souffle

Mercredi 28 octobre (suite)

Retour au van et nous retraversons l’île pour aller sur la côte ouest au parc national DSC07304des Fjordlands. Nous arrivons à Te Anau, le petit village point de départ de la plupart des circuits, vers 18h. Juste le temps de poser le van, faire la cuisine, une lessive, dîner et nous repartons pour une excursion : les grottes où se trouvent des vers luisants. DSC07310Max n’est pas convaincu, il préfèrerait se relaxer dans la salle télé. Une partie de moi pense qu’il a raison, mais c’est la partie hyper active qui gagne et à 20h nous sommes sur le bateau. DSC07305Car pour aller jusqu’aux grottes nous devons traverser le lac en bateau. Très belle balade. Bon les grottes en elles mêmes sont impressionnantes car nous marchons près d’un quart d’heure dans de long tunnels pour arriver à un étang souterrain. Nous prenons un petit bateau dans le noir total. Et la nous voyons des dizaines de points lumineux : les vers luisants. C’est joli mais je préfère les grottes et la balade en bateau. Max lui me dit qu’il n’en a vu qu’une ou 2… Mouais je pense qu’il exagère !

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Ci dessus la vidéo de la compagnie.

Nous rentrons au van à 22h30, direct au lit.

Jeudi 29 octobre

Levée à 6h30 pour préparer les sandwichs, et oui une nouvelle excursion ce matin, Max toujours réfractaire surtout quand il faut se lever tôt. Nous partons visiter « Doubtful Sound», un fjord que le Capitaine Cook découvrit en 1770. Il resta ensuite inexploré durant presque 700 ans. Ce n’est que dans les années 50 que la première voie d’accès est construite. Et encore aujourd’hui il est loin.

DSC07345Nous embarquons et nous sommes quasiment seuls, il y a juste un autre bateau. Par contre sur le bateau nous sommes assez nombreux. En regardant par la fenêtre je vois une mère et son fils. Je croise les doigts pour qu’ils viennent sur notre bateau. Gagné ! Le garçon à l’air d’avoir l’âge de Max. Max lui est complètement pris par son livre, tome 2 des aventures de Harry Potter. DSC07350C’est donc moi qui vais espionner : quelle langue parlent-il? Vu que c’est un jour de semaine ce ne doit pas être un néo-zélandais. Il y a beaucoup de vent pas facile d’écouter les conversations. Mais bientôt c’est le miracle : ce sont des français !! Immédiatement je me présente. La maman s’appelle Emilie et son fils c’est Maé. Je vais immédiatement chercher Max. En quelques minutes ils deviennent inséparables.

Il nous faut 50 minutes de bateau pour traverser le lac Manapouri (il est immense, DSC07353142km2). Puis 1h de bus, nous traversons une forêt humide où les arbres sont recouverts d’une mousse épaisse pour y arriver. La route en elle même a été très couteuse et difficile à construire (2$/cm2). La vue depuis Wilmot Pass est magnifique.

Le fjord est splendide. 20151028_082741Avec Emilie nous parlons beaucoup, nous sommes sur la même longueur d’onde, elle aussi voyage autour du monde, seule, avec son fils. Les rencontrer ici au milieu de nulle part est juste incoyable. Les enfants, eux, nous ne les voyons plus. Le bateau est leur terrain d’aventure et ils deviennent les mascottes des touristes chinois qui n’arrêtent pas de les prendre en photo.

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DSC07387La journée passe comme dans un rêve. Des dauphins suivent le bateau pendant un moment. Un peu partout des cascades dégringolent de la montagne, et au bout du fjord nous arrivons à la mer de Tasman où nous avons la chance, sur une petite île d’apercevoir deux manchots.

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Les 3 heures de croisière passent trop vite. Il est déjà l’heure de faire le trajet en sens inverse.DSC07423

Emilie et Maé étaient pour une semaine à Queenstown, il leur reste encore 3 jours ici avant de partir à Auckland, Sydney et continuer leur voyage en Asie. J’ai envie de voir un autre fjord, « Milford Sound », nous décidons donc de nous retrouver après-demain à Queenstown et de fêter Halloween ensemble.

J’avais prévu de rester dormir sur place mais avec ce nouveau programme, nous reprenons le van et c’est parti pour 2 heures de route magnifique  de montagne tout en lacets. Nous avons même la chance de voir des Kéa, ce sont des perroquets des montagnes, qui se posent sur le toit du van et attaquent le van à coup de bec.

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Je veux dormir dans la nature aujourd’hui mais malheureusement le dernier sport de camping sauvage est à plus de une heure du fjord et demain matin la première croisière part à 9h. Dilemme… Je décide de continuer jusqu’au village : le matin il fera sans doute très très froid et je n’ai pas envie de devoir me réveiller une heure plus tôt.

Nous arrivons au camping à 20h, il est complet, il ne reste que des sites sans électricité que je paye au prix du site avec électricité… Mais pas le choix, c’est le seul camping à 45 minutes à la ronde !

Max part faire son école et moi la cuisine. Je tombe sur un allemand qui me dit bonjour et me dit que c’est la 4ème fois que nous nous rencontrons !! Je ne me souviens ni de lui ni de sa famille mais il me dit qu’il a repéré Max et ses cheveux longs. Les 3 premières fois en Australie, Ils ont même participé à la leçon de surf à Agnes Water avec Maxou. Le monde est petit ! Ils voyagent avec leur fils de 17 ans qui vient de passer son bac. Après la nouvelle Zélande ils repartent vers les US et ensuite l’Amérique du Sud, qui sait, peut-être nous reverrons-nous !

Max passe la fin de la soirée à jouer aux cartes avec eux.

Vendredi 30 octobre

Dur réveil dans le van glacé, je m’habille rapidement puis je prépare les affaires du petit déjeuner que nous prenons dans la salle commune (chauffée). Puis 5 minutes de route et nous garons le van, pour aller à l’embarcadère. Il y a 3 croisières qui partent à 9h du matin, rien à voir avec Doubtful Sound, ici c’est du tourisme de masse. Heureusement à 9h du matin, il n’y a presque personne, les cars de touristes arrivent plutôtvers 11h. Je choisie la croisière qui dure 2h. Le fjord est beaucoup plus petit que celui de la veille mais très impressionnant avec les hautes montagnes enneigées qui l’entourent. Au loin nous voyons de petits dauphins.

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Nous avons de la chance, le ciel est bleu et le soleil brille. Ce n’est pas souvent le cas car ici ils ne comptent pas les précipitations en millimètres mais en mètres. Il tombe en moyenne 7 mètres de pluie par an mais l’année dernière il en est tombé 14m ! Il arrive qu’il tombe près d’un demi mètre de pluie en une seule journée.

DSC07515Le fjord ne fait que 4,5km de long, nous arrivons donc rapidement à la mer. La l’équipage récupère au fond de l’eau une cage pleine de langouste DSC07518prises au piège durant la nuit. Un membre d’équipage les mesure et rejette à l’eau celles qui sont trop petite. Max est fasciné et quand le capitaine nous annonce qu’il y a une baleine à l’avant du bateau, il regarde à peine… Pourtant c’est extrêmement rare d’en voir une par ici, pour le capitaine qui conduit le bateau, il n’en a vu que 4 ou 5 en 10 ans !

Nous voyons également quelques otaries et un manchot en train de nager.DSC07530

Il nous approche aussi à quelques centimètres d’une grande cascade : très impressionnant.

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Retour au van, et départ vers Queenstown, sur la route nous croisons des dizaines de bus pleins à craquer de touristes, je suis contente d’avoir fait l’effort de me lever tôt car nous avons eu le fjord pour nous tout seuls.

Après deux heures de route, nous arrivons à Te Anau, où nous étions il y a deux jours. Il fait un temps magnifique et j’en ai vraiment assez de conduire : 1300 km en moins de 5 jours ! Je propose à Max de nous poser ici et de repartir tôt demain matin pour Queenstown. Il accepte avec joie.

Quartier libre pour chacun de 15h-18h. Max va dans la salle de jeu et moi je pars me balader dans le village. Que ça fait du bien de ne rien faire !!

Le soir, dîner et école ; puis nous allons faire une partie de babyfoot dans la salle de jeu.

Les « Moerakis Boulders » – des manchots et Dunedin

Mardi 27 octobre

DSC07181Il pleut très fort quand nous nous réveillons. La vue est totalement bouchée, impossible d’imaginer aujourd’hui le paysage de rêve que nous avions hier. Petit coup d’œil à la météo, il ne semble pas faire très beau à l’ouest du pays où je pensais aller. Ok, nous irons donc à l’est du coté de Dunedin. Les distances sont grandes, 300 km hier, environ autant aujourd’hui, mais à la différence de l’Australie le paysage n’est pas du tout monotone et je ne sens pas les kilomètres. Sur le bord de la route plus de kangourous morts mais des lapins et des opossums (également morts).

DSC07184Premier arrêt : les Moerakis Boulders. Les pierres sont parfaitement lisses et arrondies de 50cm à 2 mètres de diamètre. Mais d’où viennent t-ils. Il y a pleins d’explications plus farfelues les unes que les autres :

  • ce sont des œufs de dinosaures prêts à éclore (d’ailleurs certains qui sont éclatés renferme une sorte de liquide jaune fossilisé)
  • des œufs d’extraterrestres qui n’auraient pas pu éclore
  • des boules de feu tombées du ciel

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Bon, d’après mes lectures, les scientifiques penchent plutôt vers des dépôts de calcite autour de noyaux de boue fossilisés (moi je suis sure que c’est des œufs de dinosaures et Max est d’accord avec moi !).

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L’endroit n’est pas très grand et quand Max a terminé de sauter sur toutes les roches nous remontons vers le van. Petit arrêt au café pour faire remplir notre gourde d’eau. C’est un français au comptoir, je lui demande s’il y a d’autre chose à visiter autour. Il me conseille d’aller vers le phare de Katiki où il est possible d’observer des otaries et parfois des manchots. Sauf que pour aller jusqu’au phare il faut prendre une route non goudronnée, ce qui est plus ou moins interdit dans mon contrat de location. J’hésite… Finalement j’appelle la compagnie : mon interlocuteur m’autorise à prendre la route vu qu’elle fait moins de 12 km aller retour. Pas très rassurée, j’y vais. La route est bonne mais les pentes très raides, je me demande comment nous allons remonter au retour avec Mastodonte…

DSC07239Arrivés au phare nous devons descendre quelques centaines de mètres pour arriver près de la plage où nous voyons une otarie, puis 2, 3, 4 … 11 en tout. C’est qu’elles se confondent avec les rochers et ne sont pas faciles à voir du premier coup. Elles paressent, heureuseDSC07254s, au soleil les veinardes. Max, ce coquin, me pince le gras du ventre et m’appelle « grasse otarie » : trop gentil le petiot ! Par contre aucun manchot. Nous allons un peu plus loin et là nous voyons plus loin sur la plage un manchot ! Je sautille de joie. Mon premier manchot ! DSC07245Nous l’observons avec les jumelles, interdiction d’approcher les animaux à moins de 5 mètres. Nous flânons un peu, il fait beau et la vue est belle. Nous remontons tranquillement quand d’un coup nous apercevons à moins de 2 mètres de nous un couple de manchots ! Nous sommes juste séparés d’eux par un grillage. L’un d’eux porte une brindille dans le bec : ils construisent leur nid. Nous les suivons quelques minutes.

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Nous retournons au van, c’est que nous avons encore de la route et la suite de l’évaluation de français (quand on aime on ne compte pas !).

Nous arrivons vers 18h30 à Dunedin. C’est une grande ville, la 5ème du pays. Trop tard pour le camping, mais heureusement il y a deux parking en villes qui tolèrent les campervans. Max fait un peu la tête : « quoi ! Nous allons dormir dans la rue ??? ». Ben oui, y a un début à tout, sauf qu’avec notre van de luxe, dès que nous avons tiré les rideaux, nous sommes comme à la maison !

Mercredi 28 octobre

Réveil glacial comme d’habitude… Pas le courage de faire le petit déjeuner dans le van donc nous mangerons en ville. En sortant du van je vois que le garage à coté de notre place de parking, par acquis de conscience je leur demande si mon véhicule dérange. Réponse : eux non mais c’est un stationnement « 10 minutes max », donc en restant la plus longtemps je risque une amende. Arghhh. Nous tournons dans la ville à la recherche d’une place où nous avons le droit de rester plus de 10 minutes et assez grande pour le van. Résultat de l’équation : rien ! Je trouve juste une place payante pour 2h maximum. Bon et bien petit déj et visite de la ville en 2h et c’est parti !

DSC07267Nous commençons par un petit déjeuner irlandais (hors de prix ! 23$), il nous reste ensuite une petite heure, rapide tour de la place puis nous allons voir la gare de style « Edwardien » (si ça vous dit quelque chose). DSC07270La ville doit sa richesse (passée) à la ruée vers l’or qui à la fin du 19eme siècle attira des immigrants du monde entier. Bon aujourd’hui plus d’or mais une ville très sympa. Après la gare nous finissons la visite de la ville par le musée. La encore très éclectique, il y a un peu de tout. J’ai même la chance de pouvoir essayer une robe à la française avec un panier à baleine. Max lui est fasciné par un jeu Atari de mon enfance (préhistorique selon lui).

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Nouvelle-Zélande: de Christchurch au mont Aoraki/Cook

Vendredi 23 octobre (suite)

Il y a 2h30 de vol entre Sydney et Christchurch. La Nouvelle Zélande est composée de deux îles, l’île du Nord et l’île du Sud. Christchurch se trouve au sud-est de l’île.

A l’aéroport les formalités sont très rapides malgré que mes valises soient fouillées de A à Z à la recherche de … nourriture ! La NZ veut préserver son pays de tout risque sanitaire, comme par exemple des légumes contaminés par des insectes.

Il est très tard, presque 23h mais les stands qui vendent des cartes sim sont encore ouverts. Je peux donc prendre un numéro NZ et un pack internet. Cela me permet d’appeler Mark, notre hôte airbnb qui arrive 10 minutes plus tard.

Sa maison est simple. Il loue 5 chambres et nous partageons tous une seule salle de bain un peu vieillotte. Mais se qui me dérange vraiment c’est qu’il fait très froid dans la chambre ! Heureusement le lit à un surmatelas chauffant : ouf ! Dur de passer des 28 degrés de l’Australie aux 2-3 degrés la nuit ici.

Samedi 24 octobre

Sortir du lit est difficile, il fait vraiment très froid. Je prends rapidement nos habits qui sont gelés et je les mets avec nous sous la couette pour les réchauffer ! Puis nous nous habillons sous la couette, ce n’est que tout habillés que nous sortons enfin de sous les couvertures.

DSC06841Après le petit déj, nous prenons le bus pour aller en ville. Christchurch a subit en 2010 et 2011 deux très importants tremblements de terre. Presque toute la ville a été détruite. Mark nous a raconté que lors du deuxième tremblement de terre il était dans son salon et que d’un coup le mur de sa maison et le toit se sont écroulés, il a juste eu le temps de se protéger en allant dans l’embrasure de la porte.

DSC06844Dans le centre ville relativement peu de bâtiments ont été reconstruits. La rue commerçante est principalement composée de boutiques qui se trouvent dans des containers. N’empêche, il y a un vrai charme dans cette ville, sans doute aidé par le beau soleil, la relative chaleur et le « street art » un peu partout.DSC06847 Nous visitons le musée dédié aux deux tremblements de terre, malheureusement principalement composé de témoignages verbaux que Max a du mal à comprendre.

DSC06852Puis nous allons vers la cathédrale qui n’est toujours pas reconstruite. Il y a des joueurs d’échec sur la place, Max est fasciné. DSC06851

Plus loin nous suivons la rivière qui nous mène au jardin botanique. Il est en pleine floraison : nous sommes au début du printemps. Nous finissons la journée au musée de la ville, très éclectique mais très intéressant.

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Demain nous devons récupérer le van, je me demande comment nous allons passer nos 30 jours dedans sans chauffage… Je ne sais pas non plus très bien où aller. En fait c’est la météo qui va guider mes pas : il semble faire beau au mont Cook demain, et bien c’est là que nous iront !

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Dimanche 25 octobre

Mark nous dépose au dépôt Apollo à 8h45. Il n’y a personne devant nous et 3 employées devant leur bureau, aucune ne vient vers nous. Hum… Finalement, une d’entre elle me demande mon nom et revient quelques minutes plus tard avec une clé : « La personne qui s’occupe des contrats est occupée, je vais vous montrer le van et vous expliquer comment il fonctionne ». Moi : « Bah, ça va être rapide, j’ai pris le même qu’en Australie ! ». Sauf que ce n’est pas rapide du tout car ce n’est pas du tout le même !! C’est le modèle au dessus, avec toilette et douche et qui est immense ! « Heu…, je pense qu’il y a une erreur, j’ai pris un petit van, pas un mastodonte… ».

La fille part voir sa supérieur, je les voir regarder ensemble le contrat. « Le van que vous aviez réservé est en réparation, nous vous donnons celui la au prix du petit van, c’est à prendre ou à laisser, sans aucun remboursement bien entendu ».

Donc je n’ai pas le choix. Je stresse à mort car je ne me vois pas du tout conduire cette énormité. Max, lui, me conseille de laisser tomber, de prendre nos valises et de partir à pied… Je choisis le van.

Après avoir signé des montagnes de papiers (quoi qu’il arrive au van c’est à moi de payer arghhh), je peux finalement me mettre au volant et démarrer. Rien à voir avec mon petit van, je dois tout réapprendre. Mais avant même d’être sortie du dépôt, je me rends compte qu’il y a bien une caméra à l’arrière du van mais qu’il n’y a pas d’écran à l’avant. Retour à la case départ. Le mécanicien, fait « ah oui, c’est vrai, je vais voir ce que je peux faire… il rajoute qu’en NZ, ce n’est pas obligatoire ». Peut-être mais sans cette option je n’ai aucune chance de ramener le van en entier ! Finalement, il trouve un vieil écran et l’installe. Ca fera l’affaire.

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Max n’est pas du tout rassuré quand j’arrive sur la route. Moi non plus. Premier arrêt, le supermarché car nous n’avons aucune provision. Et premier problème, le parking est quasi plein et il n’y a aucune place suffisamment grande pour le van, ses fesses dépassent de plus de 2 mètres sur la route! Je ne peux rien y faire, je l’abandonne ainsi et je vais prévenir la réception du magasin. Ils sont sympas et me disent qu’ils m’appelleront si mon van gêne.

DSC06924Les courses finalement rangées, nous repartons. Direction le mont Cook vu que c’est la qu’il fait beau. Sauf que sur la route le temps est pluvieux et l’horizonDSC06926 bouché. 200 km plus tard nous sommes proches de la région des lacs et il pleut toujours. D’un seul coup, après un virage c’est le grand beau temps, plus un seul nuage. C’est juste incroyable.

Nous nous arrêtons au bord du lac Tekapo. La vue est à couper le souffle. Je n’ai pas envie de repartir. Et je n’ai pas besoin de repartir ! Eh eh, c’est que notre mastodonte est « self contained » ce qui veut dire qu’il a tout à bord et que nous avons le droit en NZ de camper plus ou moins n’importe où !

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Nous passons la fin de l’après midi à faire des ricochés sur le lac. Max devient vite un pro et un addict !

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Dès que le soleil se couche, il fait très froid : vite sous les couettes !

Lundi 26 octobre

C’est gelés mais heureux que nous nous réveillons. Nous avons plutôt bien dormi malgré le froid, sans doute grâce à nos deux couettes l’une sur l’autre, nos grosses chaussettes en laine aux pieds et notre bonnet sur la tête !

Il fait un soleil merveilleux dehors. Les montagnes étincelles, en particulier le mont Cook brille de mille feux du haut de ses 3754 mètres, c’est la plus haute montagne de NZ.

Par contre il fait vraiment trop froid pour préparer le petit déjeuner. Nous mettons déjà plus d’une heure à sortir de sous les couettes et à nous habiller. Je mets vite le moteur en route et c’est parti. Nous avons encore une heure et demi de route pour arriver au pied du mont Cook.

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Les paysages que nous traversons sont juste incroyables, exactement comme ma collègue Livia et ma maman me les avaient décrits.

Nous longeons pendant près de 30 km le lac Pukaki et ses eaux turquoise. Puis nous montons vers le village. Il n’est pas très grand, c’est le camp de base pour monter au sommet. Il y a d’ailleurs un musée dédié à un très grand alpiniste néo-zélandais: Sir Edmund Hillary qui fût le premier à atteindre le sommet de l’Everest. Comme Max adore aller au musée je prends des tickets, sauf que le musée en lui-même est minuscule et ce que l’on paye vraiment c’est les films qu’ils passent. Nous en voyons d’abord un en 3D sur le mont Cook. Les images sont très belles et j’apprends que selon la légende Maori, les fils du dieu Rakinui exploraient l’océan lorsque leur canoë heurta un récif. Alors que l’embarcation sombrait, les 3 frères réfugiés sur la partie encore émergée furent pétrifiés par un vent glacial. Le canoë se changea en pierre pour devenir l’île du sud de la NZ, les passagers eux, formèrentDSC07033 la chaîne de montagne et Aoraki le frère aîné devint le sommet le plus élevé du pays. Qui d’ailleurs s’appelle aujourd’hui Aoraki/Cook. 5 minutes après la fin du film, il y en a un autre, celui là est sur un écran sphérique et nous apprend plein de chose sur l’univers et les trous noirs : passionnant ! Et comme pas deux sans trois, le dernier est sur la lune mais là je décroche totalement,  Max adore, je me concentre donc sur candy crush…

Bon, il y a des films toute la journée, et Max y resterait bien, sauf qu’il fait beau dehors. Nous partons donc faire une petite randonnée, la « Hooker Valley track », qui nous mène vers le lac glaciaire en passant par un pont (très) suspendu. Le lac Hook est juste splendide (oui je commence à être à court de synonyme, mais c’est la faute à la NZ !!). Et même si mes photos sont extraordinairement belles (!!!), le paysage est encore plus beau.

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La balade se termine par un monument érigé en mémoire de tous ceux qui sont morts en essayant d’atteindre le sommet du mont Cook, plus de 200  en 80 ans.

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En fin d’après midi les nuages commencent à s’accumuler, le temps change, direction le camping. J’ai négocié avec Max une nuit de camping contre une nuit dans la nature.

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Le camping est juste à quelques minutes du village, c’est aussi la base pour les excursions en hélicoptère. J’ai à peine payé pour notre site que l’on me propose un tour de 35 minutes en hélicoptère ! En fait il leur manque deux personnes pour avoir un hélico complet, on me propose donc les places presque à moitié prix. Je consulte Max, il ne sait pas hésite. L’hélico est déjà en marche. J’hésite. Je prends une pièce : si face on y va. FACE ! C’est parti, nous voilà une minute plus tard dans l’hélico.

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Il y a beaucoup de vent et ça tangue fort. Comme nous sommes les plus légers avec Max, ils nous ont mis devant à côté du pilote. C’est super grisant. Max me sert la main, il est aux anges. Après une dizaine de minutes de vol nous atterrissons un peu en dessous d’un sommet, sur la neige. Max a l’impression d’être dans un rêve. Trop heureux de pouvoir toucher de la neige, il commence immédiatement une bataille de neige. Nous nous amusons comme des fous.

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La demi heure passe très vite, je suis quand même soulagée de retrouver le sol !

Après cette journée plus que bien remplie, il est temps de se mettre aux devoirs : évaluation de français (oui, je suis sans pitié). Max est beaucoup moins content que moi d’atterrir…