Dernière escale à Chicago

Lundi 20 juin 2016

Notre voyage touche à sa fin et je suis contente de le terminer chez Sandra pour plusieurs raisons. Sand est ma plus ancienne amie, nous nous connaissons depuis que nous avons 14 ans et même si cela fait de nombreuses années que nous vivons sur des continents différents, nous sommes toujours restées très proches.

Nous avons toujours été là l’une pour l’autre dans les moments difficiles et en ce moment Sandra traverse une dure épreuve, elle a découvert en mai qu’elle était atteinte d’un cancer du sein très agressif. Heureusement la tumeur a pu être enlevée mais l’oncologue lui a recommandé de faire une chimiothérapie et de la radiologie. Elle doit commencer ses séances juste après mon départ. Donc l’objectif cette semaine est de lui changer les idées !!

Malheureusement je ne me sens pas à la hauteur, je toujours très fatiguée et assez déprimée. J’ai beau essayer de prendre sur moi je n’y arrive juste pas. Et Sandra qui est une vraie guerrière est à mes côtés.

Mardi 21 juin

Il fait un temps magnifique et nous décidons d’aller à la piscine à la plus grande joie de Max. Il d’autant plus content qu’il y a un mini parc aquatique avec des toboggans. Jayden et Max s’en donne à cœur joie avec la petite Lyse jamais très loin derrière. Moi je me trouve un petit coin à l’ombre et je bouquine… Car même s’il fait chaud dehors l’eau est (pour moi) glaciale!

Mercredi 22 juin

Le matin nous retrouvons Nicolas, le frère de Sandra, au bowling.

Ensuite nous allons déjeuner dans un restaurant suédois près de l’université où Sandra travaille. Max est super content de manger des boulettes de viande suédoises. Sandra me fait ensuite visiter le labo de microbiologie où elle donne cours.

Jeudi 23 juin

Ce matin nous emmenons les enfants dans une plaine de jeux intérieure. Il y a des dizaines de châteaux gonflables et je ne vois pas Max de la matinée…

En fin d’après-midi nous retrouvons Nico et son ami pour aller faire une balade en Kayak. Me retrouver dans la nature me fait beaucoup de bien.

Vendredi 24 juin

Rodolfo, le mari de Sandra, a pu prendre une journée de congé et nous allons tous ensemble visiter « downtown » Chicago. J’aime beaucoup cette ville et son architecture.

En début d’après-midi Rodolfo, Sandra, Jayden et Max vont faire un tour en hors-bord hyper rapide. Hum, not my cup of tea! Je reste avec Lyse et je l’emmène faire un tour de manège.

Nous terminons la journée en allant boire un verre dans un bar en haut d’un gratte-ciel, la vue est époustouflante.

Samedi 25 juin – dimanche 26 juin

Pour fêter l’anniversaire de Max et de Jayden, nous allons passer le week-end dans un parc aquatique. Les enfants sont fous de joie et leur plaisir est communicatif. Nous passons deux jours dans l’eau à descendre des toboggans !

Dimanche soir, en rentrant, nous passons par l’aéroport pour récupérer la maman de Sandra. Je suis très heureuse de la voir car elle a été très présente lors de mon adolescence et j’aime toujours discuter avec elle.

Lundi 27 juin

C’est avec beaucoup de tristesse que nous disons au revoir à Sandra et à sa famille. Notre beau tour du monde s’achève.

Une partie de moi est contente de rentrée « à la maison » mais une autre très triste de refermer cette merveilleuse parenthèse.

Cette année a été une véritable aventure, chaque jour était différent. Nous avons rencontrés sur la route de nouveaux amis et vécu des expériences hors du commun. Même si pour moi le plus grand bonheur a été de partager tous ses moments avec Max, mon fils adoré et mon petit yogi, qui dans les moments difficiles m’a aidé à gérer mon stress en me ramenant toujours au moment présent.

Max lui aussi est content de rentrer… pour quelques mois ! Car après c’est sûr, il veut repartir. Et d’ailleurs il planifie déjà un tour du monde en solo avant de repartir un jour… en famille !

Dernier road trip: Las Vegas !

Mercredi 15juin

Destination Las Vegas. Je dois avoir un côté masochiste car je suis sure d’une chose: je déteste Las Vegas. Pour moi c’est un immense parc d’attraction, une énormité anti-écologique. Alors pourquoi y aller? Dans un but éducatif… Pour montrer à Max ce qu’il ne faut pas faire…

En route ! Max et Jonas montent en voiture, Elena a encore école et ne peut malheureusement pas venir avec nous.

Je veux aussi me faire plaisir et je suis autant que possible la mythique route 66. Notre premier arrêt est sur le lieu du premier McDonalds.

Puis Elmer Bottle Tree Ranch…

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Je vaux aussi montré à Max le lieu où a été filmé un de mes films préférés: Bagdad Café. Autant dire que ce lieu n’est connu QUE des touristes français…

Enfin notre dernier arrêt est pour une oeuvre de l’artiste suisse Ugo Rondinone, qui vit et travaille à New York.

Son installation « Seven Magic Mountains » est située à 20 minutes de Las Vegas, dans le désert du Nevada, cette oeuvre monumentale s’intègre parfaitement au paysage majestueux du désert. Ces énormes rochers trouvés sur place sont peints et disposés en équilibre, plus ou moins précaire. Leur disposition apparaît soit alignée soit chaotique selon l’angle de vue. Nous sommes tous sous le charme de cette magnifique oeuvre.

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La nuit tombe quand nous arrivons à Las Vegas. Les enfants sont impressionnés par l’hôtel et encore plus par le fait qu’il y a un parc d’attraction à l’interieur… Aïe, j’ai bien peur que les enfants adorent Las Vegas…

Jeudi 16 juin

Nous passons la matinée dans le parc d’attraction. Il est etonnement assez sympa, pas trop cher et sans aucune file ! Les enfants sont eux anges. J’ai beaucoup de mal à les faire bouger pour leur faire voir le « Strip ». Le Strip est l’artère principale de Las Vegas où se trouve les Casinos les plus connus et aussi les énergivores. Il fait une chaleur étouffante et les distances sont grandes. Je suis épuisée. Les enfants n’étant pas plus motivés que ça nous rentrons à l’hôtel où je les laisse jouer sur leur ipad: sieste pour moi!

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Après dîner nous faisons le tour de Las Vegas en voiture. Les enfants son sous le charme et n’écoutent pas mes arguments anti Las Vegas.

Vendredi 17 juin

Je suis soulagée de quitter cette ville et nous rentrons directement à Los Angeles. Je n’en peux plus.

Samedi 18 et dimanche 19 juin

Pour nos deux derniers jours à Venice Beach chez mes amis, nous décidons d’aller à la plage. C’est vrai que vivre en Californie est assez agréable, pouvoir aller à la plage le soir après le boulot est un luxe qui me plairait bien.

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Lundi 20 juin

Pour une fois nous quittons nos amis en sachant que nous allons très vite les retrouver à Bruxelles !

Direction la dernière escale de notre voyage: Chicago !

 

 

Et Max fête ses 10 ans…

Lundi 13 juin

Je profite de cette journée pour aller acheter un cadeau d’anniversaire à Max (des lego et une boussole) et aussi pour organiser sa journée d’anniversaire.

Au départ je voulais emmener les 3 enfants au parc d’attraction d’Universal, mais le prix d’entrée est prohibitif! Pour nous 4 en comptant le parking, un déjeuner (fast food) et quelques coupes files (obligatoires en cette période vue l’affluence dans les parcs) j’en aurais eu pour 1000$!! J’abandonne très rapidement l’idée.

Les autre parcs, moins connus, sont aussi très chers et vue la météo prévue demain un parc aquatique ne me semble pas une bonne idée…

Finalement je décide de les emmener à Hollywood.

Mardi 14 juin

Max est très excité quand il se réveille, le petit déjeuner est servi et je lui fait la surprise d’un gâteau d’anniversaire en madeleines: il adore !

Il est aussi très content de ses cadeaux et en particulier de la cible et des flèches que Jonas et Elena lui offrent.

Ensuite nous partons tous les quatre pour Hollywood. Premier stop, le musée du Guinness des records. Les enfants se régalent.

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Ensuite comme il est déjà l’heure de déjeuner nous allons dans « LE » resto à hamburger. L’ambiance est rétro à souhait et les serveurs très sympas. Quand ils apprennent que c’est l’anniversaire de Max, ils lui offrent un dessert qu’ils emmènent en dansant.

Nous descendons ensuite « the Walk of Fame » et chacun essaye de retrouver ses acteurs ou chanteurs préférés…

Ensuite petit passage obligé dans un magasin de souvenirs et nous terminons la journée dans un immense magasin de CD et DVD deuxième main où j’offre à Max deux DVD des Chroniques de Narnia.

La journée se termine en regardant ces films…

Retour vers le Guatemala et départ aux USA

Mercredi 26 mai au lundi 31 mai

Caye Caulker ce mérite et pour retourner à Guatemala city d’où notre avion part pour les USA il faut près de 2 jours… Nous prenons d’abord un bateau pour rejoindre Belize city sur le continent puis 7h de Bus jusqu’à Flores où nous retournons dans notre joli hôtel en bord de lac.

Le lendemain je consacre la journée à aller faire des analyses pendant que Max s’amuse à la piscine. Ma santé n’est toujours pas bonne et je n’arrive pas à reprendre du poids. Bingo: j’héberge deux parasites intestinaux… Re-cure d’antibiotiques. J’en profite pour faire tester Max qui n’a rien… Faut dire que vu qu’il ne mange quasi aucun légume, il y avait peu de risque!

Le soir nous prenons un avion pour Guatemala city où Mynor, notre hôte airbnb nous attend. Guatemala city n’étant pas une jolie ville j’ai pris une chambre près de l’aéroport et qui est aussi proche d’un parc d’attraction… Je fais la surprise à Max de l’y emmener le lendemain. Il est fou de joie et nous passons une très agréable journée. Les guatémaltèques sont très accueillants et les files aux attractions quasi inexistantes.

Le jour du départ Max passe la matinée à faire ses devoirs et moi j’essaie de mettre à jour le blog. Je me sens fatiguée en permanence.

En fin d’après-midi Mynor nous dépose à l’aéroport et nous sommes prêts à partir pour notre destination finale: les Etats-Unis… Sauf que l’avion ne part pas… Les informations nous sont données au compte goûte mais il est vite clair que comme notre avion est en retard, le temps qu’il arrive l’aéroport de Los Angeles ne sera plus ouvert. Conclusion nous sommes bons pour passer une nuit à l’aéroport…

Mais c’est sans compter les passagers américains qui sûrs de leur bon droit arrivent à ce que la compagnie aérienne nous offre une chambre d’hôtel. Même pour 3-4h cela nous permet de dormir un petit peu. Nous arrivons finalement en début de matinée aux USA. Comme d’habitude nous passons plus de 2h à faire la file à la douane.

Et c’est seulement vers 10h du matin que nous arrivons finalement chez mon amie Frances!

Road tour en Californie

Mardi 1er

Francès, Gabriel et leurs enfants Jonas et Elena sont mes anciens voisins et amis à Bruxelles. Ils sont depuis presque 3 ans aux Etats-Unis et les enfants sont heureux de se retrouver, d’autant que leur séjour aux USA touche à sa fin et qu’ils seront de retour en Belgique en juillet prochain. Nous passons tranquillement 2 jours avec eux et Max a même la chance de pouvoir faire un cours d’escrime avec les enfants.

Je suis toujours aussi fatiguée et le moral commence à aussi baisser. Je ne grossis pas et je dors très mal. Une partie de moi aimerait juste rentrer en Belgique pour retrouver mon chez moi et une certaine routine, d’un autre côté l’appel du voyage et de la découverte est encore assez fort. Alors je décide d’en profiter pour faire découvrir à Max la beauté et la diversité des paysages californiens.

Jeudi 2 juin

Nous disons au revoir à nos amis (que nous retrouverons dans une dizaine de jours) et nous partons… destination, le supermarché ! Je n’arrive plus à rien planifier ni organiser, en plus les hôtels aux Etats-Unis sont hors de mon budget donc c’est décidé, nous allons camper. Bonne intention sauf que je n’ai aucune idée où nous irons (même si Francès m’a gentiment donné quelques pistes) et je ne sais même pas de quoi nous avons besoin. La dernière fois que j’ai campé j’avais 15 ans.

Heureusement, à Walmart je tombe sur un vendeur féru de camping qui choisit pour moi tout l’équipement nécessaire et me dit même où aller camper: Malibu Creek state park, à une vingtaine de kilomètres de Los Angeles! 200$ plus tard nous sommes équipés et prêt à partir!

L’endroit est magnifique dans un style minéral. Max m’aide à monter la tente (eh eh c’est que depuis la dernière fois que j’ai campé il semble que l’on a plus besoin d’un doctorat de survie). Ensuite nous partons nous balader. AU bout d’une demi-heure de marche nous arrivons à un étang. Il fait tellement chaud que Max se jette immédiatement à l’eau. Nous passons tout le reste de l’après-midi dans ce lieu paradisiaque.

Vendredi 3 juin

Nous reprenons la route en direction de Sequoia National Park. Je suis venue plusieurs fois aux Etats-Unis mais je n’ai jamais eu la chance de voir ces arbres géants, c’est l’occasion ou jamais! La route est longue et en fin d’après-midi nous décidons de nous arrêter dans une petite ville à quelques kilomètres du parc: Three River. Elle porte bien son nom et notre camping est juste à côté de la rivière. Tant mieux car il est fait 41°C. Mais mauvaise surprise l’eau est gelée, même Max le viking a du mal à y tremper ses pieds!

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Samedi 4 juin

Nous partons tôt afin d’avoir une (petite) chance de trouver un emplacement de camping dans le parc national de Sequoia. Mais lorsque nous arrivons à l’entrée, un ranger nous dit que nous devons attendre midi pour savoir si un emplacement se libère. Trop tard pour aller se balader, nous trouvons un coin à l’ombre sur le parking. Finalement lorsque nous retournons à l’accueil, le ranger nous trouve une place pour 2 nuits.

Nous nous installons et nous partons nous promener. Marcher dans une forêt de sequoias, me donne l’impression d’être une fourmi, je me sens minuscule. Les arbres sont majestueux, intimidants… sauf pour max qui montent ou glissent sur eux dès que l’occasion se présente.

En fin d’après midi Max fait ses devoirs pendant que je prépare le dîner. Une boîte en fer nous rappelle que des ours rodent autour de nous. Nous avons juste la chance de voir un superbe cerf.

Dimanche 5 juin

Autant les journée sont chaudes autant la nuit a été très froide. Nous sommes à 2280m et la température est descendu à 6°C pendant la nuit… Nous avons dormi avec tous nos habits, veste comprise !

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Aujourd’hui nous retournons nous balader dans la forêt, je ne m’en lasse pas, Max si!

Lundi 6 juin

La visite à Sequoia m’a donné envie d’être dans la nature, je décide d’aller à Yosemite qui n’est pas très loin. Nous arrivons en fin d’après-midi et à l’accueil, le ranger nous dit que tous les campings à l’interieur et à l’exterieur du parc sont pleins !! Aïe… Je lui demande ce que l’on peut faire? Il hésite et me dit qu si je n’ai pas peur nous pouvons faire du camping sauvage, il m’indique même un endroit. Par contre il me recommande de ne laisser dans la tente aucune nourriture ni produit de toilette car les ours en sont très friands et à Yosémite il y en a beaucoup. Autant dire que Max n’est pas rassuré du tout et moi à moitié. En même temps aller faire du camping sauvage me tente énormément. 30 secondes de réflexion et je décide de tenter le coup!

Nous suivons ses indications et à moins de 2km de l’entrée du parc nous tombons sur un parking entouré de forêt. Il y a déjà quelques camping cars et une jeune fille qui monte sa tente. Nous décidons de monter la notre pas très loin de la sienne.

Un peu plus tard un groupe de 3 jeunes danois se joint à nous. La soirée se termine joyeusement autour d’un feu de camp.

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Mardi 7 juin

Yosemite est à la hauteur de sa réputation: grandiose. Les paysages sont très variés et à la grande joie de Max, il y a même de la neige!

Par contre toujours pas de camping de libre, j’en suis plutôt contente et nous retournons dans notre campement de la veille où nous avons la surprise de retrouver tous nos amis!

Mercredi 8 juin

Sur les conseils d’Alain, je décide de retourner sur Los Angeles via la côte. Nous traversons le parc national de Big Sur via la national 1 qui longe la mer. Les paysages sont sauvages, il n’y a presque aucune habitation.

Alain m’a aussi recommandé un campement avec des emplacements sur la falaise. Je cherche et je demande autour de moi mais je ne trouve rien. Nous abandonnons et nous cherchons un camping traditionnel, mais mauvaise surprises, ils sont tous extrêmement chers: 75$ l’emplacement pour la tente et cela ne comprend même pas la douche!

Finalement nous trouvons un camping géré par l’état, il n’est qu’à 25$ la nuit mais sans douche et les emplacement se trouvent à 600m du parking… Je charge Max comme un mulé et c’est parti ! L’endroit est sauvage et nous nous y trouvons très bien.

D’ailleurs tellement sauvage que nous partageons notre emplacement avec un beau serpent (heureusement pas venimeux!).

Jeudi 9 et vendredi 10 juin

Nous continuons notre route vers le Sud quand surprise nous tombons sur le campement dont Alain nous avait parlé! Nous ne sommes pas déçu, il est magnifique, par contre tous les emplacements semblent réservés… Heureusement le gardien du lieu nous trouve un emplacement qui vient d’être annulé. Nous décidons directement d’y passer 2 nuits.

Il y des écureuils partout et nous devons faire très attention à la nourriture car ces coquins sont des chipeurs!

 

Samedi 11 juin

Nous prenons tranquillement le chemin du retour… Nous avons même la surprise de voir une colonie d’otarie se prélasser sur la plage!

Nous faisons juste une pause à Ojai où Frances m’a recommandé de visiter une librairie très particulière: elle est en plein air et il y a même des livres en libre service à l’extérieur, les clients doivent juste glisser l’argent dans une boîte aux lettres!

Nous sommes tristes que ce « road tour » soit terminé, même si nous sommes content de retrouver nos amis et Max impatient de fêter avec eux son anniversaire…

 

 

 

 

 

 

 

 

Caye Caulker: mon île paradisiaque…

Lundi 9 mai – Mercredi 26 mai

Debout à 6h… Notre bus pour le Bélize part à 7h. Quand je le réveille me mitraille des yeux… je le comprends!

Le trajet est long, il fait très chaud et nous sommes serrés comme des sardines. Au passage de la frontière nous devons marcher d’un poste frontalier à l’autre avec nos valises sous un soleil de plomb. 5h plus tard nous arrivons enfin à Belize City, la capitale. Une petite demi-heure d’attente et nous prenons le bateau pour Caye Caulker.

L’île se trouve à 45 minutes du continent. J’y suis déjà allée 2 fois et je m’y suis toujours sentie très bien, pour moi un petit paradis sur terre… D’ailleurs la première fois j’y ai (sur)vécu un des cyclones les plus destructeurs des Caraïbes, le cyclone Mitch. Je suis restée en tout un mois pour aussi aider à la reconstruction.

J’ai réservé un petit bungalow face à la mer. Il faut dire qu’ici la mer n’est jamais loin. L’île fait environ 3km de long pour quelques centaines de mètres dans sa plus grande largeur.

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Je pose mes affaires et je m’affale sur le lit… Ma fatigue est telle que les 5 jours suivant je ne quitte mon lit que pour aller manger et encore très peu: je n’ai aucun appétit.

Mon état commence à m’inquiéter. Jusqu’à maintenant je me disais que ma fatigue était due aux nombreux trajets mais mon pantalon, qui me tombe sur les hanches, me fait penser que j’ai aussi perdu pas mal de poids…

Sur l’île le service médical se résume à un dispensaire gratuit. L’infirmière prend mon poids et ma tension. Aïe… J’ai perdu près de 4kg et j’ai 8.2 de tension. Pas étonnant que je ne tienne plus sur mes jambes!

Le docteur me pose quelques questions et vu mes symptômes, me prescrit des antibiotiques contre les parasites. Lesquels? Impossible à dire car sur l’île pas de labo pour faire des analyses. Il semble aussi que je sois assez déshydratée. Mon programme pour les prochains jours: manger et boire! Y a pire dans la vie!!

Les journées passent tranquillement: méditation, manger et boire, école de Max, manger et boire, sieste, manger et boire, petit saut dans la mer, manger et boire, jeux avec Max, manger et boire, et puis dodo!

Bon j’exagère un peu… Je passe aussi pas mal de temps à discuter avec les habitants. Ici les gens sont très accueillants et surtout adoreeeeeeent discuter. Il faut dire que sur l’île il n’y a pas beaucoup de distraction et parler d’amour, de paix et de mort en sirotant un rhum-coca est le sport local. Mes amis sont Mission et Steve. Mission a 47 ans, il est plutôt introverti et me regarde passer pendant plusieurs jours avant de m’adresser la parole. Il a fait plusieurs fois de la prison pour possession de drogue et même s’il ne me le dit pas je pense qu’il en consomme encore. Il aime pêcher et cuisiner. D’ailleurs un soir il me fait une surprise en me préparant un curry de poisson (délicieux) pour dîner.

Steve est plus extraverti et assez dragueur. Il me fait bien rigoler quand il se plaint que sa copine est très jalouse… Il organise des sorties en bateau sur la barrière de corail. D’ailleurs au bout de 15 jours, quand je me sens finalement mieux, nous partons une journée sur son bateau.

La barrière de corail bélizienne est la plus longue de l’hémisphère nord et du monde après celle de l’Australie ! Elle est inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco. Elle s’étire sur près de 295 km jusqu’à la frontière mexicaine.

Les coraux abritent une faune d’une exceptionnelle richesse, notamment grâce aux nombreuses réserves marines créées le long du récif.

Lors de notre premier arrêt, nous avons la chance de voir de loin un lamantin. C’est un grand mammifère qui se nourrit exclusivement d’herbe (il est d’ailleurs aussi appelé vache de mer…). Les lamantins sont liés aux légendes des sirènes. De même que le chant des sirènes est assimilé à celui des lamantins – il serait en effet comparé à une lamentation. De plus, lorsque la femelle lamantin allaite, ses glandes mammaires, situées sous les bras et non sous le ventre comme la plupart des mammifères, s’hypertrophient, ce qui a pu faire fantasmer les marins sur des seins de sirène…

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Lors de notre deuxième plongée, nous nageons au milieu des requins nourrices et des raies. Max n’est pas du tout rassurée et se colle à moi. Ce sont des requins impressionnants par leur taille (2m50 de long) mais inoffensifs, ils n’ont pas de dents !

Notre troisième stop est pour la réserve de Hol Chan, la plus connue. Nous avons la chance de nager avec une très belle tortue.

Max profite du dernier stop pour pêcher des poissons qu’il rejette ensuite à l’eau.

L’eau est bleue turquoise et très chaude, nager au milieu des poissons m’énergise et me rend très heureuse.

Nous aimons tellement cette sortie en mer que nous la refaisons 2 jours plus tard ! Nous avons cette fois la chance de nager 20 minutes avec un lamantin. Il a une grâce infinie…


Sur l’île je retrouve aussi des habitants avec qui je suis restée pendant le cyclone, en particulier Tom et sa femme mais aussi Keany qui s’occupe aujourd’hui d’un refuge pour chien.

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Je rencontre aussi une française, Anne, avec qui j’adore discuter. Elle est venue pour 3 jours sur l’île et est tombée amoureuse d’un habitant… C’était il y a 10 ans ! Aujourd’hui elle a un petit restaurant, Anne kitchen’s où nous mangeons très souvent des pâtes délicieuses. C’est grâce à elle que je reprends du poids !

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Nous restons finalement plus de deux semaines sur l’île et c’est avec une certaine tristesse que nous reprenons le bateau pour le continent…

 

Guatemala: Antigua, lac Atitlàn, Chichicastenango et Tikal

Vendredi 29 avril – mardi 3 mai

Nous atterrissons en fin d’après-midi à Guatemala city. Le ciel est gris et il fait frais. Nous prenons un shuttle pour Antigua. Cette jolie ville coloniale, (où j’ai appris l’espagnol il y a plus de 15 ans), se trouve à une heure de la capitale. Théoriquement… Le trafic est tellement dense qu’il nous faut presque 2 heures pour y arriver.

Nous logeons chez Evelyn, une jeune guatémaltèque qui habite au nord de la ville. La maison est calme et agréable.

Nous passons 4 jours ici : école pour Max, et pas grand chose pour moi. Je suis de façon inexplicable très fatiguée et je n’arrive à rien faire. Je dois prendre sur moi pour aller me balader en ville avec Max.

 

Le ciel est très couvert et les beaux volcans qui entourent la ville sont invisibles.

Mardi 3 mai

Nous partons pour le lac Atitlàn. Il se trouve à 3h30 de route d’Antigua. C’est un de mes endroits préférés au Guatemala. Malheureusement ici aussi le ciel est couvert et les magnifiques volcans invisibles à nos yeux !

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Nous longeons encore une fois chez l’habitant, un couple d’allemands/guatemaltèques qui tient depuis plus de 30 ans une galerie d’art. L’endroit est calme et serein.

Mercredi 4 mai

Après une matinée studieuse nous prenons un bateau-bus pour aller visiter une autre ville du lac : San Marco. La ville est très jolie avec une ambiance très « new age ».

Jeudi 5 mai

C’est jour de marché à Chichicastenango, un village qui se trouve à 2h du lac. J’hésite à y aller mais Max est curieux de voir un marché « typique ». Lors de mes précédents voyages, j’avais adoré ce marché, malheureusement je suis déçue. Le marché est maintenant principalement « artisanal » et chaque vendeur vend exactement la même chose que son voisin…

En attendant le bus du retour nous jouons aux dames !

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Vendredi 6 mai

Belle surprise ce matin, la vue sur le lac est dégagée et Max peut enfin voir les 3 majestueux volcans se reflétant sur le lac.

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En début d’après midi nous retournons à Antigua où j’achète nos billets de bus pour Flores… Comme Max ne veut pas prendre de bus de nuit, nous passerons la journée de demain dans le bus : 12h de trajet !

Samedi 7 mai

A 7h30, nous prenons un shuttle qui nous emmène au terminal de bus de Guatemala city. De là nous prenons le bus pour Flores. Le trajet est long… long… long. Au lieu de 12h nous mettons presque 14h à rejoindre Flores. Je suis épuisée.

Il est 21h quand nous arrivons à l’hôtel. J’arrive à réserver une visite de Tikal pour le lendemain… avec un départ à 4h30 du matin !! En fait il fait tellement chaud par ici que nous devons utiliser les heures matinales pour visiter le site.

Dimanche 8 mai

Le réveil sonne à 3h45 du matin. Je suis une vraie loque, à peine si je me rappelle où je suis (et clairement pas pourquoi mon réveil sonne à cette heure là !!).

Je suis déjà venue deux fois à Tikal et j’ai tellement aimé le site que je veux (à tout prix !) le faire découvrir à Max. Nous avons plus d’une heure de route pour y arriver.

Véritable trésor enfoui dans la jungle, le site de Tikal est l’un des plus importants complexes archéologiques de la civilisation maya.

Notre guide nous emmène d’abord vers un des petits temples excentrés. Il nous explique que plus de 85% des temples sont encore sous terre. Ce temple est à moitié restauré. Max est très impressionné d’autant que dans la jungle nous entendons de vrais rugissements… C’est le cri des singes hurleurs !

Il nous fait aussi découvrir une autre particularité du site : Tikal signifie en langue maya itza « villes des voix », car chaque place est construite selon des techniques soignant l’aspect acoustique, permettant aux prêtres de se faire entendre de tous depuis le sommet des pyramides.

Et en se mettant à un endroit précis, il claque des mains et le son répercuté sur les murs des pyramides produit un son rappelant le cri du quetzal, l’oiseau sacré des Mayas (et l’oiseau national du Guatemala) !

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La jungle est omniprésente, pourtant du temps des mayas le site était nu, il y avait très peu d’arbres.

Sur Tikal les traces de vie remontent jusqu’à 1.000 av. J.-C. et les premières grandes constructions sont estimées à 400 av. J.-C..

La zone urbaine principale s’étale sur 400 hectares et contient les principaux monuments de la cité : palais, temples, sites cérémoniels, résidences de l’élite, terrains de jeu de balle…

Tout autour du cœur de la cité s’étend une zone urbaine secondaire beaucoup plus vaste, avec 1.200 ha de zone résidentielle et réservoirs d’eau, avec 25 sites secondaires qui seraient des points de contrôle des routes commerciales. Cette zone avait comme principale occupation l’agriculture, tâche indispensable pour nourrir le centre densément peuplé.

En fait ce que nous visitons c’est « juste » le centre de la zone urbaine et vu la chaleur et les distances entre les temples les plus excentrés, c’est largement suffisant (pour moi !).

Max est autant sous le charme des temples que sous celui de la nature qui nous entoure. Nous voyons des singes, des toucans et plains d’autres oiseaux mais aussi des insectes fabuleux comme le fulgore porte-lanterne (très amusant avec sa tête en forme de cacahuète)…

Sur la place principale, le tempe I et II se font face. Nous montons tout en haut du temple I, la vue est impressionnante à 47m de haut.

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Puis nous allons vers le temple IV qui nous donne une vue magnifique sur plusieurs temple.

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Pourquoi le site de Tikal a t il été abandonné ? Et bien on ne le sait pas ! Pas mal d’hypothèses :

  • phénomènes naturels (comme des sécheresses successives) auraient provoqué des famines, ébranlant le pouvoir politique et religieux
  • l’augmentation trop rapide de la population et une surexploitation des sols couplée à une déforestation massive auraient brisé l’équilibre de la cité et sa viabilité (hum… d’actualité celà…)
  • des guerres répétitives entre cités mayas seraient venues à bout de la grande cité
  • une invasion extérieure au monde maya aurait décimé la cite (extraterrestres?? ;-))

Nous prenons le shuttle à 11h pour retourner à notre hôtel. Il fait plus de 45 degrés et je suis épuisée.

Max passe le reste de la journée dans la piscine et moi je comate…

Lundi 9 mai

Debout à 6h… Notre bus pour le Bélize part à 7h. Quand je le réveille me mitraille des yeux… je le comprends!

Galapagos (4/4): retour sur l’île de Santa Cruz

Dimanche 24 – mercredi 27 avril

Après 8 jours sur un bateau, je suis assez contente de retrouver ma liberté de décider ce que je fais quand je le veux…

Avec Max nous reprenons notre routine de devoirs et de planification. Nous partons dans 5 jours au Guatemala/Belize et même si je connais très bien ces deux pays, je ne sais pas où nous allons aller. Une chose est sure, nous n’allons pas visiter grand-chose, plus je voyage et plus je vais lentement. Je préfère maintenant rester longtemps à un endroit et apprendre à connaître les gens.

D’ailleurs durant nos derniers jours ici nous allons juste une journée sur un bateau pour aller nager une dernière fois avec les otaries et les requins. La température de l’eau a chuté considérablement depuis notre dernière visite et nous ne restons pas très longtemps dans l’eau, n’empêche je suis heureuse de pouvoir une fois encore m’amuser avec mes copines otaries ! Max lui a la chance de pêcher un thon, il est super content! Cette belle journée se termine sur une plage isolée où des dizaines de jeunes requins nagent autour du bateau…

En ville Max fait la connaissance avec de jeunes français de son âge qui voyagent depuis des années en bateau. J’ai un petit pincement au cœur, partir autour du monde en bateau est toujours un de mes rêves…

Jeudi 28 avril

C’est avec un peu de tristesse que je dis au revoir aux Galapagos, j’ai adoré vivre ces 25 derniers jours en pleine nature au milieu des animaux.

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Notre avion atterrit en fin d’après midi à Quito et nous passons la nuit dans un hôtel proche de l’aéroport. Les gens que nous rencontrons ici nous parlent tous du tremblement de terre, ils sont encore sous le choc. Même si à Quito peu de bâtiments ont été touchés, les habitants ont eu très peur.

Vendredi 29 avril

Nous quittons l’Amérique du sud pour l’Amérique central.

Galapagos (3/4): croisière vers les îles inhabitées

Dimanche 17 avril

Je suis assez excitée de repartir en croisière et cela pour plusieurs raisons : j’aime être sur un bateau, voir pleins d’animaux, ne pas être connectée à internet et last but not least ne rien avoir à organiser !

Le rendez vous est à 10h à l’aéroport au nord de l’île. Nous trouvons assez facilement notre guide Yohan. Il nous met tout de suite dans l’ambiance : il n’aime pas les gens et en particulier les enfants… ok…

Sur le bateau nous sommes 16 touristes et 8 membres d’équipage dont le guide. Moyenne d’âge la très jeune trentaine, nous ne sommes que deux à avoir plus de 40 ans. La plupart font comme nous un grand voyage, c’est une vraie croisière de backpackers !

Notre cabine est petite mais confortable, nous avons même une fenêtre et une micro salle de bain. Juste le temps de poser les affaires et la cloche nous appelle pour le déjeuner. La nourriture est délicieuse et d’autant meilleure que je n’ai pas à la préparer ! Surtout il y a beaucoup de légumes ce qui me convient plutôt bien après 2 semaines de féculents.

L’après midi nous débarquons sur la plage de Las Bachas. La plage est jolie et nous avons même la chance de voir un flamand rose.

De retour sur le bateau une bonne collation nous attend : beignets de banane plantain et jus de fruit frais.

Lors de la navigation en direction de l’île de Génovesa, au nord des Galapagos, une dizaine de frégates suivent le bateau. Je les observe allongée sur un transat, mon livre à la main et le coucher de soleil en arrière plan… La vie est belle !

Le soir nous prenons un verre avec l’équipage.

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Lundi 18 avril

Après une nuit de navigation (que j’aime être bercée par le roulis du bateau !), nous sommes devant l’île de Genovesa. L’île est toute petite et principalement peuplée d’oiseaux, même si nous avons la chance de voir quelques otaries à fourrure (et un squelette de baleine).

Les frégates sont en période de reproduction et les mâles ont leur gorge rouge vif gonflée. Dès qu’une femelle passe, ils déploient leurs ailes et poussent un cri pour l’attirer. Plus la gorge est rouge et gonflée, plus l’oiseau a de chance de trouver un partenaire car cela est un signe de bonne santé.

Les fous  de nazca sont en train de couver leurs œufs, leurs nids sont par terre et même certain sont sur le chemin. Les oiseaux n’ont aucune peur de nous et nous passons juste à côté d’eux sans qu’ils ne bougent une plume.

 

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Sur cette île, mes oiseaux préférés sont les fous à pied rouges.

 

Nous avons aussi la chance de voir (sur le chemin !) un hibou des marais en train de dépecer un petit oiseau. La vue de 10 objectifs pointés vers lui ne le perturbe en rien.

 

Mardi 19 avril

Encore une nuit de navigation et nous arrivons sur la petite île de Bartholome. Du zodiac qui nous emmène sur l’île nous voyons notre premier pingouin des Galápagos.

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La principale attraction ici est la vue depuis le haut du volcan. 40 minutes de marche en plein soleil et nous y sommes…

De retour sur le bateau nous mettons maillot de bain et combinaison néoprène et nous sautons à l’eau. Max et moi avons la chance de voir un requin marteau qui passe juste en dessous de nous. Il y a aussi plusieurs requins à pointe blanche et des tortues. Malheureusement l’eau n’est pas très claire car les courants sont en train de changer et la visibilité très limitée.

L’après midi nous replongeons. Toujours beaucoup de tortues et de requins. En fin d’après midi nous accostons sur l’île de Santiago. Elle est recouverte de lave, j’ai l’impression d’être sur une autre planète. Il y a un crevasse où, avec Max, nous nous amusons à faire photos : Max prend beaucoup de plaisir à me marcher sur la tête !

Dès que nous avons un moment de libre, Max fait ses devoirs pendant moi je lis et j’écoute de la musique (oui la vie est parfois injuste)… Le soir nous nous couchons très tôt, la nuit tombe à 18h et il n’y a pas beaucoup d’activité sur le bateau !

Mercredi 20 avril

Longue navigation de nuit et nous arrivons le matin sur l’île d’Isabella. C’est la plus grande île des Galapagos en taille même si elle ne compte que 5000 habitants. Du zodiac nous voyons des fous à pattes bleus.

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Au programme aujourd’hui la montée du volcan. Il bruine et il y a du brouillard. Johan n’est pas très optimiste quand à la vue que nous aurons. Moi ce qui me plait c’est de marcher ! Pas du tout l’avis de Max qui, le pauvre, à une grosse ampoule au talon droit…

Finalement quand nous arrivons au sommet le brouillard se lève et nous pouvons voir la deuxième plus grande caldera au monde.

L’après midi nous allons visiter le centre de reproduction des tortues géantes ainsi qu’une lagune où 3 flamands roses pêchent…

Petite pause dans un café et nous retournons sur le bateau, nous avons même la chance de voir une dizaine de pingouin nager quand nous rentrons en zodiac.

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Jeudi 21 avril

Nous remontons vers le nord de l’île d’Isabella. Ce matin nous faisons une balade en zodiac dans la mangrove. Nous observons des pingouins, des hérons et des tortues. Le ciel est très nuageux et donne un aspect dramatique à cette île volcanique.

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L’après midi nous descendons à terre pour une longue balade à la recherche des iguanes terrestres. Ils sont plus grands que les iguanes marins et très beaux avec leurs écailles dorées. Snorkling dans l’eau qui est de plus en plus fraîche, elle ne doit pas dépasser 18 degrés et les pinguoins (que je vois de loin) semblent apprécier bien plus que moi !

Au retour notre zodiac est escorté par une dizaine de dauphins : irréel.

Vendredi 22 avril

Encore une belle balade ce matin sur l’île d’Isabella,  nous montons jusqu’à un point de vue. Nous avons la chance de voir 5 faucons des Galapagos.

L’après midi sur Fernandina, l’île la plus à l’ouest et aussi la plus jeune des Galapagos (700 000 ans), nous observons d’immenses colonies d’iguanes marins en train de se réchauffer au soleil.

Samedi 23 avril

Aujourd’hui nous retournons sur l’île de Santiago, des centaines de crabes se baladent sur la plage.

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L’après midi nous débarquons sur l’île de Rabida, dont la terre riche en fer est rouge. Peu de photos, mon appareil fait la grève !

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Dimanche 24 avril

Levés aux aurores pour notre dernière excursion. Il est 7h du matin quand nous accostons sur l’île de Mosquera, île minuscule à la pointe de l’île de Santa Cruz. Un petit tour sur l’île où nous voyons quelques otaries en train de se réveiller…

A 8h30 nous disons au revoir à l’équipage et nous quittons le bateau.

 

 

Galapagos (2/4): île de San Cristobal

Lundi 11 avril

Le bateau est assez petit et nous sommes trentaine serrés comme des sardines. Le trajet dure un peu plus de deux heures, au loin j’aperçois des dauphins.

L’île de San Cristobal est à l’est de l’île de Santa Cruz, c’est aussi la capitale administrative des Galapagos. Pourtant Puerto Baquerizo Moreno, la principale ville de l’île est petite et très tranquille comparée à Puerto Ayora.

Dès que l’on débarque le ton est donné : c’est le paradis des otaries. Il y en a partout !

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En fin d’après midi nous allons nous balader en ville et nous terminons sur la plage Mann où Max s’amuse dans les vagues. Pas pour très longtemps : un homme cri « Tiburon !! », et tout le monde sort de l’eau. Je vois, qui s’éloigne, la nageoire dorsale d’un requin… Il en faut plus pour faire peur à Max qui retourne rapidement à l’eau. Ce que j’aime ici, c’est que les otaries et les touristes cohabitent pacifiquement sur la plage.

Mardi 12 avril

Matinée studieuse. L’après midi nous allons sur une plage un peu après Playa Mann, Punta Carola. Pour l’atteindre il y a un petit chemin pas très bien signalisé. D’ailleurs, nous sommes quasiment seuls sur la plage.

Nous faisons un peu de snorkling et Max a la chance de voir deux tortues, je ne suis pas très loin mais en fuite, des poissons me mordillent les doigts de pied !!

La plage est très jolie et là encore il y a des otaries qui se prélassent, d’ailleurs l’une d’elle s’installe juste à côté de moi et m’observe du coin de l’œil…

Sur le chemin du retour nous nous arrêtons à Playa Mann et Max en profite pour manger une brochette, selon lui il est « poulétarien »…

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Mercredi 13 avril

Depuis notre arrivée sur l’île Max me tanne pour aller faire du vélo. Pas très convaincue, je cède. Nous partons faire une balade d’une dizaine de kilomètres qui nous emmène à un point de vue puis à la casa del arbol. Un arbre de près de 600 ans.

Les routes sont neuves et il y a même une piste cyclable !

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Nous finissons la journée à la Playa Lobos où il n’y a (d’ailleurs) aucune otarie, mais la plage est très belle et nous faisons du snorkling.

Nous sommes tellement contents de cette journée que nous décidons de refaire du vélo lendemain et cette fois traverser l’île !

Jeudi 14 avril

Après une matinée studieuse, nous sommes prêts à partir pour l’aventure. Nous récupérons les vélos et nous commençons la balade en haut du volcan, ce qui fait que pour arriver à la plage nous avons une dizaine de kilomètre de descente : ça nous va parfaitement bien !

La plage de Puerto Chino, se trouve tout au bout de la route, nous attachons nos vélos et nous continuons à pied une quinzaine de minutes. C’est une splendide plage de sable blanc, Max se jette immédiatement dans les rouleaux. La mer est cristalline et un peu fraîche pour moi. Malheureusement nous ne pouvons pas y rester trop longtemps. Nous avons plus de 24km pour retourner au village dont 11km de montée et la nuit tombe dans 2h30.

La pente est très raide, Max est rapidement à bout de force. Le problème c’est que son vélo est lourd, donc même marcher en le poussant est difficile. Arghhh. Que faire ? Pas de réseau téléphonique. Aucune voiture (voie sans issue). Mais la chance est avec nous. De nulle part un pick-up apparaît et le chauffeur propose de nous déposer en haut du volcan. Je ne sais pas qui de moi ou de Max est le plus soulagé ! Bon j’avais quand même un plan B : la propriétaire devait nous envoyer un taxi si elle nous n’étions pas revenu à 19h.

Comme nous avons maintenant du temps, j’en profite pour monter en haut du volcan. Max lui est crevé et préfère m’attendre.

La vue sur le lac du cratère est très apaisante. Je reste assez longtemps à regarder les frégates se dessaler les ailes.

Le retour est assez facile, il y a quelques montées mais rien de trop difficile, n’empêche nous sommes contents lorsque nous arrivons en ville à la nuit tombante.

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Vendredi 15 avril

Ce matin lorsque nous allons acheter notre pain nous discutons avec le boulanger,  il nous raconte qu’il est fan de l’équipe de Gayaquil « Emelec », tellement fan d’ailleurs qu’il s’est fait graver le nom de son équipe fétiche en lettre d’or sur les incisives… Il nous propose aussi de monter chez lui pour voir sa collection. Ok ! Il descend le rideau de sa boutique et nous montons chez lui. Tout est bleu et blanc, les couleurs de son équipe… TOUT! Lit, draps, murs et même la table de billard (qui est d’ailleurs recouverte de liasses de billets de 1 dollars). Lui aussi d’ailleurs ne s’habille qu’en blanc et bleu.

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Pour notre dernier jour nous décidons de passer l’après-midi sur les deux plages de la ville, d’abord Playa Carola (où je retrouve mes potes les otaries) et Playa Mann où Max déguste sa brochette saucisse-poulet…

Samedi 16 avril

A 7h du matin nous prenons le bateau pour retourner à Santa Cruz. Puerto Ayora, nous paraît une grande ville comparée à Puerto Baquerizo Moreno que nous regrettons déjà… Mais demain nous partons en croisière vers les îles inhabitées !