Retour vers le Guatemala et départ aux USA

Mercredi 26 mai au lundi 31 mai

Caye Caulker ce mérite et pour retourner à Guatemala city d’où notre avion part pour les USA il faut près de 2 jours… Nous prenons d’abord un bateau pour rejoindre Belize city sur le continent puis 7h de Bus jusqu’à Flores où nous retournons dans notre joli hôtel en bord de lac.

Le lendemain je consacre la journée à aller faire des analyses pendant que Max s’amuse à la piscine. Ma santé n’est toujours pas bonne et je n’arrive pas à reprendre du poids. Bingo: j’héberge deux parasites intestinaux… Re-cure d’antibiotiques. J’en profite pour faire tester Max qui n’a rien… Faut dire que vu qu’il ne mange quasi aucun légume, il y avait peu de risque!

Le soir nous prenons un avion pour Guatemala city où Mynor, notre hôte airbnb nous attend. Guatemala city n’étant pas une jolie ville j’ai pris une chambre près de l’aéroport et qui est aussi proche d’un parc d’attraction… Je fais la surprise à Max de l’y emmener le lendemain. Il est fou de joie et nous passons une très agréable journée. Les guatémaltèques sont très accueillants et les files aux attractions quasi inexistantes.

Le jour du départ Max passe la matinée à faire ses devoirs et moi j’essaie de mettre à jour le blog. Je me sens fatiguée en permanence.

En fin d’après-midi Mynor nous dépose à l’aéroport et nous sommes prêts à partir pour notre destination finale: les Etats-Unis… Sauf que l’avion ne part pas… Les informations nous sont données au compte goûte mais il est vite clair que comme notre avion est en retard, le temps qu’il arrive l’aéroport de Los Angeles ne sera plus ouvert. Conclusion nous sommes bons pour passer une nuit à l’aéroport…

Mais c’est sans compter les passagers américains qui sûrs de leur bon droit arrivent à ce que la compagnie aérienne nous offre une chambre d’hôtel. Même pour 3-4h cela nous permet de dormir un petit peu. Nous arrivons finalement en début de matinée aux USA. Comme d’habitude nous passons plus de 2h à faire la file à la douane.

Et c’est seulement vers 10h du matin que nous arrivons finalement chez mon amie Frances!

Road tour en Californie

Mardi 1er

Francès, Gabriel et leurs enfants Jonas et Elena sont mes anciens voisins et amis à Bruxelles. Ils sont depuis presque 3 ans aux Etats-Unis et les enfants sont heureux de se retrouver, d’autant que leur séjour aux USA touche à sa fin et qu’ils seront de retour en Belgique en juillet prochain. Nous passons tranquillement 2 jours avec eux et Max a même la chance de pouvoir faire un cours d’escrime avec les enfants.

Je suis toujours aussi fatiguée et le moral commence à aussi baisser. Je ne grossis pas et je dors très mal. Une partie de moi aimerait juste rentrer en Belgique pour retrouver mon chez moi et une certaine routine, d’un autre côté l’appel du voyage et de la découverte est encore assez fort. Alors je décide d’en profiter pour faire découvrir à Max la beauté et la diversité des paysages californiens.

Jeudi 2 juin

Nous disons au revoir à nos amis (que nous retrouverons dans une dizaine de jours) et nous partons… destination, le supermarché ! Je n’arrive plus à rien planifier ni organiser, en plus les hôtels aux Etats-Unis sont hors de mon budget donc c’est décidé, nous allons camper. Bonne intention sauf que je n’ai aucune idée où nous irons (même si Francès m’a gentiment donné quelques pistes) et je ne sais même pas de quoi nous avons besoin. La dernière fois que j’ai campé j’avais 15 ans.

Heureusement, à Walmart je tombe sur un vendeur féru de camping qui choisit pour moi tout l’équipement nécessaire et me dit même où aller camper: Malibu Creek state park, à une vingtaine de kilomètres de Los Angeles! 200$ plus tard nous sommes équipés et prêt à partir!

L’endroit est magnifique dans un style minéral. Max m’aide à monter la tente (eh eh c’est que depuis la dernière fois que j’ai campé il semble que l’on a plus besoin d’un doctorat de survie). Ensuite nous partons nous balader. AU bout d’une demi-heure de marche nous arrivons à un étang. Il fait tellement chaud que Max se jette immédiatement à l’eau. Nous passons tout le reste de l’après-midi dans ce lieu paradisiaque.

Vendredi 3 juin

Nous reprenons la route en direction de Sequoia National Park. Je suis venue plusieurs fois aux Etats-Unis mais je n’ai jamais eu la chance de voir ces arbres géants, c’est l’occasion ou jamais! La route est longue et en fin d’après-midi nous décidons de nous arrêter dans une petite ville à quelques kilomètres du parc: Three River. Elle porte bien son nom et notre camping est juste à côté de la rivière. Tant mieux car il est fait 41°C. Mais mauvaise surprise l’eau est gelée, même Max le viking a du mal à y tremper ses pieds!

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Samedi 4 juin

Nous partons tôt afin d’avoir une (petite) chance de trouver un emplacement de camping dans le parc national de Sequoia. Mais lorsque nous arrivons à l’entrée, un ranger nous dit que nous devons attendre midi pour savoir si un emplacement se libère. Trop tard pour aller se balader, nous trouvons un coin à l’ombre sur le parking. Finalement lorsque nous retournons à l’accueil, le ranger nous trouve une place pour 2 nuits.

Nous nous installons et nous partons nous promener. Marcher dans une forêt de sequoias, me donne l’impression d’être une fourmi, je me sens minuscule. Les arbres sont majestueux, intimidants… sauf pour max qui montent ou glissent sur eux dès que l’occasion se présente.

En fin d’après midi Max fait ses devoirs pendant que je prépare le dîner. Une boîte en fer nous rappelle que des ours rodent autour de nous. Nous avons juste la chance de voir un superbe cerf.

Dimanche 5 juin

Autant les journée sont chaudes autant la nuit a été très froide. Nous sommes à 2280m et la température est descendu à 6°C pendant la nuit… Nous avons dormi avec tous nos habits, veste comprise !

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Aujourd’hui nous retournons nous balader dans la forêt, je ne m’en lasse pas, Max si!

Lundi 6 juin

La visite à Sequoia m’a donné envie d’être dans la nature, je décide d’aller à Yosemite qui n’est pas très loin. Nous arrivons en fin d’après-midi et à l’accueil, le ranger nous dit que tous les campings à l’interieur et à l’exterieur du parc sont pleins !! Aïe… Je lui demande ce que l’on peut faire? Il hésite et me dit qu si je n’ai pas peur nous pouvons faire du camping sauvage, il m’indique même un endroit. Par contre il me recommande de ne laisser dans la tente aucune nourriture ni produit de toilette car les ours en sont très friands et à Yosémite il y en a beaucoup. Autant dire que Max n’est pas rassuré du tout et moi à moitié. En même temps aller faire du camping sauvage me tente énormément. 30 secondes de réflexion et je décide de tenter le coup!

Nous suivons ses indications et à moins de 2km de l’entrée du parc nous tombons sur un parking entouré de forêt. Il y a déjà quelques camping cars et une jeune fille qui monte sa tente. Nous décidons de monter la notre pas très loin de la sienne.

Un peu plus tard un groupe de 3 jeunes danois se joint à nous. La soirée se termine joyeusement autour d’un feu de camp.

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Mardi 7 juin

Yosemite est à la hauteur de sa réputation: grandiose. Les paysages sont très variés et à la grande joie de Max, il y a même de la neige!

Par contre toujours pas de camping de libre, j’en suis plutôt contente et nous retournons dans notre campement de la veille où nous avons la surprise de retrouver tous nos amis!

Mercredi 8 juin

Sur les conseils d’Alain, je décide de retourner sur Los Angeles via la côte. Nous traversons le parc national de Big Sur via la national 1 qui longe la mer. Les paysages sont sauvages, il n’y a presque aucune habitation.

Alain m’a aussi recommandé un campement avec des emplacements sur la falaise. Je cherche et je demande autour de moi mais je ne trouve rien. Nous abandonnons et nous cherchons un camping traditionnel, mais mauvaise surprises, ils sont tous extrêmement chers: 75$ l’emplacement pour la tente et cela ne comprend même pas la douche!

Finalement nous trouvons un camping géré par l’état, il n’est qu’à 25$ la nuit mais sans douche et les emplacement se trouvent à 600m du parking… Je charge Max comme un mulé et c’est parti ! L’endroit est sauvage et nous nous y trouvons très bien.

D’ailleurs tellement sauvage que nous partageons notre emplacement avec un beau serpent (heureusement pas venimeux!).

Jeudi 9 et vendredi 10 juin

Nous continuons notre route vers le Sud quand surprise nous tombons sur le campement dont Alain nous avait parlé! Nous ne sommes pas déçu, il est magnifique, par contre tous les emplacements semblent réservés… Heureusement le gardien du lieu nous trouve un emplacement qui vient d’être annulé. Nous décidons directement d’y passer 2 nuits.

Il y des écureuils partout et nous devons faire très attention à la nourriture car ces coquins sont des chipeurs!

 

Samedi 11 juin

Nous prenons tranquillement le chemin du retour… Nous avons même la surprise de voir une colonie d’otarie se prélasser sur la plage!

Nous faisons juste une pause à Ojai où Frances m’a recommandé de visiter une librairie très particulière: elle est en plein air et il y a même des livres en libre service à l’extérieur, les clients doivent juste glisser l’argent dans une boîte aux lettres!

Nous sommes tristes que ce « road tour » soit terminé, même si nous sommes content de retrouver nos amis et Max impatient de fêter avec eux son anniversaire…

 

 

 

 

 

 

 

 

Caye Caulker: mon île paradisiaque…

Lundi 9 mai – Mercredi 26 mai

Debout à 6h… Notre bus pour le Bélize part à 7h. Quand je le réveille me mitraille des yeux… je le comprends!

Le trajet est long, il fait très chaud et nous sommes serrés comme des sardines. Au passage de la frontière nous devons marcher d’un poste frontalier à l’autre avec nos valises sous un soleil de plomb. 5h plus tard nous arrivons enfin à Belize City, la capitale. Une petite demi-heure d’attente et nous prenons le bateau pour Caye Caulker.

L’île se trouve à 45 minutes du continent. J’y suis déjà allée 2 fois et je m’y suis toujours sentie très bien, pour moi un petit paradis sur terre… D’ailleurs la première fois j’y ai (sur)vécu un des cyclones les plus destructeurs des Caraïbes, le cyclone Mitch. Je suis restée en tout un mois pour aussi aider à la reconstruction.

J’ai réservé un petit bungalow face à la mer. Il faut dire qu’ici la mer n’est jamais loin. L’île fait environ 3km de long pour quelques centaines de mètres dans sa plus grande largeur.

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Je pose mes affaires et je m’affale sur le lit… Ma fatigue est telle que les 5 jours suivant je ne quitte mon lit que pour aller manger et encore très peu: je n’ai aucun appétit.

Mon état commence à m’inquiéter. Jusqu’à maintenant je me disais que ma fatigue était due aux nombreux trajets mais mon pantalon, qui me tombe sur les hanches, me fait penser que j’ai aussi perdu pas mal de poids…

Sur l’île le service médical se résume à un dispensaire gratuit. L’infirmière prend mon poids et ma tension. Aïe… J’ai perdu près de 4kg et j’ai 8.2 de tension. Pas étonnant que je ne tienne plus sur mes jambes!

Le docteur me pose quelques questions et vu mes symptômes, me prescrit des antibiotiques contre les parasites. Lesquels? Impossible à dire car sur l’île pas de labo pour faire des analyses. Il semble aussi que je sois assez déshydratée. Mon programme pour les prochains jours: manger et boire! Y a pire dans la vie!!

Les journées passent tranquillement: méditation, manger et boire, école de Max, manger et boire, sieste, manger et boire, petit saut dans la mer, manger et boire, jeux avec Max, manger et boire, et puis dodo!

Bon j’exagère un peu… Je passe aussi pas mal de temps à discuter avec les habitants. Ici les gens sont très accueillants et surtout adoreeeeeeent discuter. Il faut dire que sur l’île il n’y a pas beaucoup de distraction et parler d’amour, de paix et de mort en sirotant un rhum-coca est le sport local. Mes amis sont Mission et Steve. Mission a 47 ans, il est plutôt introverti et me regarde passer pendant plusieurs jours avant de m’adresser la parole. Il a fait plusieurs fois de la prison pour possession de drogue et même s’il ne me le dit pas je pense qu’il en consomme encore. Il aime pêcher et cuisiner. D’ailleurs un soir il me fait une surprise en me préparant un curry de poisson (délicieux) pour dîner.

Steve est plus extraverti et assez dragueur. Il me fait bien rigoler quand il se plaint que sa copine est très jalouse… Il organise des sorties en bateau sur la barrière de corail. D’ailleurs au bout de 15 jours, quand je me sens finalement mieux, nous partons une journée sur son bateau.

La barrière de corail bélizienne est la plus longue de l’hémisphère nord et du monde après celle de l’Australie ! Elle est inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco. Elle s’étire sur près de 295 km jusqu’à la frontière mexicaine.

Les coraux abritent une faune d’une exceptionnelle richesse, notamment grâce aux nombreuses réserves marines créées le long du récif.

Lors de notre premier arrêt, nous avons la chance de voir de loin un lamantin. C’est un grand mammifère qui se nourrit exclusivement d’herbe (il est d’ailleurs aussi appelé vache de mer…). Les lamantins sont liés aux légendes des sirènes. De même que le chant des sirènes est assimilé à celui des lamantins – il serait en effet comparé à une lamentation. De plus, lorsque la femelle lamantin allaite, ses glandes mammaires, situées sous les bras et non sous le ventre comme la plupart des mammifères, s’hypertrophient, ce qui a pu faire fantasmer les marins sur des seins de sirène…

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Lors de notre deuxième plongée, nous nageons au milieu des requins nourrices et des raies. Max n’est pas du tout rassurée et se colle à moi. Ce sont des requins impressionnants par leur taille (2m50 de long) mais inoffensifs, ils n’ont pas de dents !

Notre troisième stop est pour la réserve de Hol Chan, la plus connue. Nous avons la chance de nager avec une très belle tortue.

Max profite du dernier stop pour pêcher des poissons qu’il rejette ensuite à l’eau.

L’eau est bleue turquoise et très chaude, nager au milieu des poissons m’énergise et me rend très heureuse.

Nous aimons tellement cette sortie en mer que nous la refaisons 2 jours plus tard ! Nous avons cette fois la chance de nager 20 minutes avec un lamantin. Il a une grâce infinie…


Sur l’île je retrouve aussi des habitants avec qui je suis restée pendant le cyclone, en particulier Tom et sa femme mais aussi Keany qui s’occupe aujourd’hui d’un refuge pour chien.

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Je rencontre aussi une française, Anne, avec qui j’adore discuter. Elle est venue pour 3 jours sur l’île et est tombée amoureuse d’un habitant… C’était il y a 10 ans ! Aujourd’hui elle a un petit restaurant, Anne kitchen’s où nous mangeons très souvent des pâtes délicieuses. C’est grâce à elle que je reprends du poids !

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Nous restons finalement plus de deux semaines sur l’île et c’est avec une certaine tristesse que nous reprenons le bateau pour le continent…

 

Guatemala: Antigua, lac Atitlàn, Chichicastenango et Tikal

Vendredi 29 avril – mardi 3 mai

Nous atterrissons en fin d’après-midi à Guatemala city. Le ciel est gris et il fait frais. Nous prenons un shuttle pour Antigua. Cette jolie ville coloniale, (où j’ai appris l’espagnol il y a plus de 15 ans), se trouve à une heure de la capitale. Théoriquement… Le trafic est tellement dense qu’il nous faut presque 2 heures pour y arriver.

Nous logeons chez Evelyn, une jeune guatémaltèque qui habite au nord de la ville. La maison est calme et agréable.

Nous passons 4 jours ici : école pour Max, et pas grand chose pour moi. Je suis de façon inexplicable très fatiguée et je n’arrive à rien faire. Je dois prendre sur moi pour aller me balader en ville avec Max.

 

Le ciel est très couvert et les beaux volcans qui entourent la ville sont invisibles.

Mardi 3 mai

Nous partons pour le lac Atitlàn. Il se trouve à 3h30 de route d’Antigua. C’est un de mes endroits préférés au Guatemala. Malheureusement ici aussi le ciel est couvert et les magnifiques volcans invisibles à nos yeux !

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Nous longeons encore une fois chez l’habitant, un couple d’allemands/guatemaltèques qui tient depuis plus de 30 ans une galerie d’art. L’endroit est calme et serein.

Mercredi 4 mai

Après une matinée studieuse nous prenons un bateau-bus pour aller visiter une autre ville du lac : San Marco. La ville est très jolie avec une ambiance très « new age ».

Jeudi 5 mai

C’est jour de marché à Chichicastenango, un village qui se trouve à 2h du lac. J’hésite à y aller mais Max est curieux de voir un marché « typique ». Lors de mes précédents voyages, j’avais adoré ce marché, malheureusement je suis déçue. Le marché est maintenant principalement « artisanal » et chaque vendeur vend exactement la même chose que son voisin…

En attendant le bus du retour nous jouons aux dames !

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Vendredi 6 mai

Belle surprise ce matin, la vue sur le lac est dégagée et Max peut enfin voir les 3 majestueux volcans se reflétant sur le lac.

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En début d’après midi nous retournons à Antigua où j’achète nos billets de bus pour Flores… Comme Max ne veut pas prendre de bus de nuit, nous passerons la journée de demain dans le bus : 12h de trajet !

Samedi 7 mai

A 7h30, nous prenons un shuttle qui nous emmène au terminal de bus de Guatemala city. De là nous prenons le bus pour Flores. Le trajet est long… long… long. Au lieu de 12h nous mettons presque 14h à rejoindre Flores. Je suis épuisée.

Il est 21h quand nous arrivons à l’hôtel. J’arrive à réserver une visite de Tikal pour le lendemain… avec un départ à 4h30 du matin !! En fait il fait tellement chaud par ici que nous devons utiliser les heures matinales pour visiter le site.

Dimanche 8 mai

Le réveil sonne à 3h45 du matin. Je suis une vraie loque, à peine si je me rappelle où je suis (et clairement pas pourquoi mon réveil sonne à cette heure là !!).

Je suis déjà venue deux fois à Tikal et j’ai tellement aimé le site que je veux (à tout prix !) le faire découvrir à Max. Nous avons plus d’une heure de route pour y arriver.

Véritable trésor enfoui dans la jungle, le site de Tikal est l’un des plus importants complexes archéologiques de la civilisation maya.

Notre guide nous emmène d’abord vers un des petits temples excentrés. Il nous explique que plus de 85% des temples sont encore sous terre. Ce temple est à moitié restauré. Max est très impressionné d’autant que dans la jungle nous entendons de vrais rugissements… C’est le cri des singes hurleurs !

Il nous fait aussi découvrir une autre particularité du site : Tikal signifie en langue maya itza « villes des voix », car chaque place est construite selon des techniques soignant l’aspect acoustique, permettant aux prêtres de se faire entendre de tous depuis le sommet des pyramides.

Et en se mettant à un endroit précis, il claque des mains et le son répercuté sur les murs des pyramides produit un son rappelant le cri du quetzal, l’oiseau sacré des Mayas (et l’oiseau national du Guatemala) !

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La jungle est omniprésente, pourtant du temps des mayas le site était nu, il y avait très peu d’arbres.

Sur Tikal les traces de vie remontent jusqu’à 1.000 av. J.-C. et les premières grandes constructions sont estimées à 400 av. J.-C..

La zone urbaine principale s’étale sur 400 hectares et contient les principaux monuments de la cité : palais, temples, sites cérémoniels, résidences de l’élite, terrains de jeu de balle…

Tout autour du cœur de la cité s’étend une zone urbaine secondaire beaucoup plus vaste, avec 1.200 ha de zone résidentielle et réservoirs d’eau, avec 25 sites secondaires qui seraient des points de contrôle des routes commerciales. Cette zone avait comme principale occupation l’agriculture, tâche indispensable pour nourrir le centre densément peuplé.

En fait ce que nous visitons c’est « juste » le centre de la zone urbaine et vu la chaleur et les distances entre les temples les plus excentrés, c’est largement suffisant (pour moi !).

Max est autant sous le charme des temples que sous celui de la nature qui nous entoure. Nous voyons des singes, des toucans et plains d’autres oiseaux mais aussi des insectes fabuleux comme le fulgore porte-lanterne (très amusant avec sa tête en forme de cacahuète)…

Sur la place principale, le tempe I et II se font face. Nous montons tout en haut du temple I, la vue est impressionnante à 47m de haut.

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Puis nous allons vers le temple IV qui nous donne une vue magnifique sur plusieurs temple.

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Pourquoi le site de Tikal a t il été abandonné ? Et bien on ne le sait pas ! Pas mal d’hypothèses :

  • phénomènes naturels (comme des sécheresses successives) auraient provoqué des famines, ébranlant le pouvoir politique et religieux
  • l’augmentation trop rapide de la population et une surexploitation des sols couplée à une déforestation massive auraient brisé l’équilibre de la cité et sa viabilité (hum… d’actualité celà…)
  • des guerres répétitives entre cités mayas seraient venues à bout de la grande cité
  • une invasion extérieure au monde maya aurait décimé la cite (extraterrestres?? ;-))

Nous prenons le shuttle à 11h pour retourner à notre hôtel. Il fait plus de 45 degrés et je suis épuisée.

Max passe le reste de la journée dans la piscine et moi je comate…

Lundi 9 mai

Debout à 6h… Notre bus pour le Bélize part à 7h. Quand je le réveille me mitraille des yeux… je le comprends!

Galapagos (4/4): retour sur l’île de Santa Cruz

Dimanche 24 – mercredi 27 avril

Après 8 jours sur un bateau, je suis assez contente de retrouver ma liberté de décider ce que je fais quand je le veux…

Avec Max nous reprenons notre routine de devoirs et de planification. Nous partons dans 5 jours au Guatemala/Belize et même si je connais très bien ces deux pays, je ne sais pas où nous allons aller. Une chose est sure, nous n’allons pas visiter grand-chose, plus je voyage et plus je vais lentement. Je préfère maintenant rester longtemps à un endroit et apprendre à connaître les gens.

D’ailleurs durant nos derniers jours ici nous allons juste une journée sur un bateau pour aller nager une dernière fois avec les otaries et les requins. La température de l’eau a chuté considérablement depuis notre dernière visite et nous ne restons pas très longtemps dans l’eau, n’empêche je suis heureuse de pouvoir une fois encore m’amuser avec mes copines otaries ! Max lui a la chance de pêcher un thon, il est super content! Cette belle journée se termine sur une plage isolée où des dizaines de jeunes requins nagent autour du bateau…

En ville Max fait la connaissance avec de jeunes français de son âge qui voyagent depuis des années en bateau. J’ai un petit pincement au cœur, partir autour du monde en bateau est toujours un de mes rêves…

Jeudi 28 avril

C’est avec un peu de tristesse que je dis au revoir aux Galapagos, j’ai adoré vivre ces 25 derniers jours en pleine nature au milieu des animaux.

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Notre avion atterrit en fin d’après midi à Quito et nous passons la nuit dans un hôtel proche de l’aéroport. Les gens que nous rencontrons ici nous parlent tous du tremblement de terre, ils sont encore sous le choc. Même si à Quito peu de bâtiments ont été touchés, les habitants ont eu très peur.

Vendredi 29 avril

Nous quittons l’Amérique du sud pour l’Amérique central.

Galapagos (3/4): croisière vers les îles inhabitées

Dimanche 17 avril

Je suis assez excitée de repartir en croisière et cela pour plusieurs raisons : j’aime être sur un bateau, voir pleins d’animaux, ne pas être connectée à internet et last but not least ne rien avoir à organiser !

Le rendez vous est à 10h à l’aéroport au nord de l’île. Nous trouvons assez facilement notre guide Yohan. Il nous met tout de suite dans l’ambiance : il n’aime pas les gens et en particulier les enfants… ok…

Sur le bateau nous sommes 16 touristes et 8 membres d’équipage dont le guide. Moyenne d’âge la très jeune trentaine, nous ne sommes que deux à avoir plus de 40 ans. La plupart font comme nous un grand voyage, c’est une vraie croisière de backpackers !

Notre cabine est petite mais confortable, nous avons même une fenêtre et une micro salle de bain. Juste le temps de poser les affaires et la cloche nous appelle pour le déjeuner. La nourriture est délicieuse et d’autant meilleure que je n’ai pas à la préparer ! Surtout il y a beaucoup de légumes ce qui me convient plutôt bien après 2 semaines de féculents.

L’après midi nous débarquons sur la plage de Las Bachas. La plage est jolie et nous avons même la chance de voir un flamand rose.

De retour sur le bateau une bonne collation nous attend : beignets de banane plantain et jus de fruit frais.

Lors de la navigation en direction de l’île de Génovesa, au nord des Galapagos, une dizaine de frégates suivent le bateau. Je les observe allongée sur un transat, mon livre à la main et le coucher de soleil en arrière plan… La vie est belle !

Le soir nous prenons un verre avec l’équipage.

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Lundi 18 avril

Après une nuit de navigation (que j’aime être bercée par le roulis du bateau !), nous sommes devant l’île de Genovesa. L’île est toute petite et principalement peuplée d’oiseaux, même si nous avons la chance de voir quelques otaries à fourrure (et un squelette de baleine).

Les frégates sont en période de reproduction et les mâles ont leur gorge rouge vif gonflée. Dès qu’une femelle passe, ils déploient leurs ailes et poussent un cri pour l’attirer. Plus la gorge est rouge et gonflée, plus l’oiseau a de chance de trouver un partenaire car cela est un signe de bonne santé.

Les fous  de nazca sont en train de couver leurs œufs, leurs nids sont par terre et même certain sont sur le chemin. Les oiseaux n’ont aucune peur de nous et nous passons juste à côté d’eux sans qu’ils ne bougent une plume.

 

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Sur cette île, mes oiseaux préférés sont les fous à pied rouges.

 

Nous avons aussi la chance de voir (sur le chemin !) un hibou des marais en train de dépecer un petit oiseau. La vue de 10 objectifs pointés vers lui ne le perturbe en rien.

 

Mardi 19 avril

Encore une nuit de navigation et nous arrivons sur la petite île de Bartholome. Du zodiac qui nous emmène sur l’île nous voyons notre premier pingouin des Galápagos.

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La principale attraction ici est la vue depuis le haut du volcan. 40 minutes de marche en plein soleil et nous y sommes…

De retour sur le bateau nous mettons maillot de bain et combinaison néoprène et nous sautons à l’eau. Max et moi avons la chance de voir un requin marteau qui passe juste en dessous de nous. Il y a aussi plusieurs requins à pointe blanche et des tortues. Malheureusement l’eau n’est pas très claire car les courants sont en train de changer et la visibilité très limitée.

L’après midi nous replongeons. Toujours beaucoup de tortues et de requins. En fin d’après midi nous accostons sur l’île de Santiago. Elle est recouverte de lave, j’ai l’impression d’être sur une autre planète. Il y a un crevasse où, avec Max, nous nous amusons à faire photos : Max prend beaucoup de plaisir à me marcher sur la tête !

Dès que nous avons un moment de libre, Max fait ses devoirs pendant moi je lis et j’écoute de la musique (oui la vie est parfois injuste)… Le soir nous nous couchons très tôt, la nuit tombe à 18h et il n’y a pas beaucoup d’activité sur le bateau !

Mercredi 20 avril

Longue navigation de nuit et nous arrivons le matin sur l’île d’Isabella. C’est la plus grande île des Galapagos en taille même si elle ne compte que 5000 habitants. Du zodiac nous voyons des fous à pattes bleus.

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Au programme aujourd’hui la montée du volcan. Il bruine et il y a du brouillard. Johan n’est pas très optimiste quand à la vue que nous aurons. Moi ce qui me plait c’est de marcher ! Pas du tout l’avis de Max qui, le pauvre, à une grosse ampoule au talon droit…

Finalement quand nous arrivons au sommet le brouillard se lève et nous pouvons voir la deuxième plus grande caldera au monde.

L’après midi nous allons visiter le centre de reproduction des tortues géantes ainsi qu’une lagune où 3 flamands roses pêchent…

Petite pause dans un café et nous retournons sur le bateau, nous avons même la chance de voir une dizaine de pingouin nager quand nous rentrons en zodiac.

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Jeudi 21 avril

Nous remontons vers le nord de l’île d’Isabella. Ce matin nous faisons une balade en zodiac dans la mangrove. Nous observons des pingouins, des hérons et des tortues. Le ciel est très nuageux et donne un aspect dramatique à cette île volcanique.

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L’après midi nous descendons à terre pour une longue balade à la recherche des iguanes terrestres. Ils sont plus grands que les iguanes marins et très beaux avec leurs écailles dorées. Snorkling dans l’eau qui est de plus en plus fraîche, elle ne doit pas dépasser 18 degrés et les pinguoins (que je vois de loin) semblent apprécier bien plus que moi !

Au retour notre zodiac est escorté par une dizaine de dauphins : irréel.

Vendredi 22 avril

Encore une belle balade ce matin sur l’île d’Isabella,  nous montons jusqu’à un point de vue. Nous avons la chance de voir 5 faucons des Galapagos.

L’après midi sur Fernandina, l’île la plus à l’ouest et aussi la plus jeune des Galapagos (700 000 ans), nous observons d’immenses colonies d’iguanes marins en train de se réchauffer au soleil.

Samedi 23 avril

Aujourd’hui nous retournons sur l’île de Santiago, des centaines de crabes se baladent sur la plage.

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L’après midi nous débarquons sur l’île de Rabida, dont la terre riche en fer est rouge. Peu de photos, mon appareil fait la grève !

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Dimanche 24 avril

Levés aux aurores pour notre dernière excursion. Il est 7h du matin quand nous accostons sur l’île de Mosquera, île minuscule à la pointe de l’île de Santa Cruz. Un petit tour sur l’île où nous voyons quelques otaries en train de se réveiller…

A 8h30 nous disons au revoir à l’équipage et nous quittons le bateau.

 

 

Galapagos (2/4): île de San Cristobal

Lundi 11 avril

Le bateau est assez petit et nous sommes trentaine serrés comme des sardines. Le trajet dure un peu plus de deux heures, au loin j’aperçois des dauphins.

L’île de San Cristobal est à l’est de l’île de Santa Cruz, c’est aussi la capitale administrative des Galapagos. Pourtant Puerto Baquerizo Moreno, la principale ville de l’île est petite et très tranquille comparée à Puerto Ayora.

Dès que l’on débarque le ton est donné : c’est le paradis des otaries. Il y en a partout !

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En fin d’après midi nous allons nous balader en ville et nous terminons sur la plage Mann où Max s’amuse dans les vagues. Pas pour très longtemps : un homme cri « Tiburon !! », et tout le monde sort de l’eau. Je vois, qui s’éloigne, la nageoire dorsale d’un requin… Il en faut plus pour faire peur à Max qui retourne rapidement à l’eau. Ce que j’aime ici, c’est que les otaries et les touristes cohabitent pacifiquement sur la plage.

Mardi 12 avril

Matinée studieuse. L’après midi nous allons sur une plage un peu après Playa Mann, Punta Carola. Pour l’atteindre il y a un petit chemin pas très bien signalisé. D’ailleurs, nous sommes quasiment seuls sur la plage.

Nous faisons un peu de snorkling et Max a la chance de voir deux tortues, je ne suis pas très loin mais en fuite, des poissons me mordillent les doigts de pied !!

La plage est très jolie et là encore il y a des otaries qui se prélassent, d’ailleurs l’une d’elle s’installe juste à côté de moi et m’observe du coin de l’œil…

Sur le chemin du retour nous nous arrêtons à Playa Mann et Max en profite pour manger une brochette, selon lui il est « poulétarien »…

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Mercredi 13 avril

Depuis notre arrivée sur l’île Max me tanne pour aller faire du vélo. Pas très convaincue, je cède. Nous partons faire une balade d’une dizaine de kilomètres qui nous emmène à un point de vue puis à la casa del arbol. Un arbre de près de 600 ans.

Les routes sont neuves et il y a même une piste cyclable !

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Nous finissons la journée à la Playa Lobos où il n’y a (d’ailleurs) aucune otarie, mais la plage est très belle et nous faisons du snorkling.

Nous sommes tellement contents de cette journée que nous décidons de refaire du vélo lendemain et cette fois traverser l’île !

Jeudi 14 avril

Après une matinée studieuse, nous sommes prêts à partir pour l’aventure. Nous récupérons les vélos et nous commençons la balade en haut du volcan, ce qui fait que pour arriver à la plage nous avons une dizaine de kilomètre de descente : ça nous va parfaitement bien !

La plage de Puerto Chino, se trouve tout au bout de la route, nous attachons nos vélos et nous continuons à pied une quinzaine de minutes. C’est une splendide plage de sable blanc, Max se jette immédiatement dans les rouleaux. La mer est cristalline et un peu fraîche pour moi. Malheureusement nous ne pouvons pas y rester trop longtemps. Nous avons plus de 24km pour retourner au village dont 11km de montée et la nuit tombe dans 2h30.

La pente est très raide, Max est rapidement à bout de force. Le problème c’est que son vélo est lourd, donc même marcher en le poussant est difficile. Arghhh. Que faire ? Pas de réseau téléphonique. Aucune voiture (voie sans issue). Mais la chance est avec nous. De nulle part un pick-up apparaît et le chauffeur propose de nous déposer en haut du volcan. Je ne sais pas qui de moi ou de Max est le plus soulagé ! Bon j’avais quand même un plan B : la propriétaire devait nous envoyer un taxi si elle nous n’étions pas revenu à 19h.

Comme nous avons maintenant du temps, j’en profite pour monter en haut du volcan. Max lui est crevé et préfère m’attendre.

La vue sur le lac du cratère est très apaisante. Je reste assez longtemps à regarder les frégates se dessaler les ailes.

Le retour est assez facile, il y a quelques montées mais rien de trop difficile, n’empêche nous sommes contents lorsque nous arrivons en ville à la nuit tombante.

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Vendredi 15 avril

Ce matin lorsque nous allons acheter notre pain nous discutons avec le boulanger,  il nous raconte qu’il est fan de l’équipe de Gayaquil « Emelec », tellement fan d’ailleurs qu’il s’est fait graver le nom de son équipe fétiche en lettre d’or sur les incisives… Il nous propose aussi de monter chez lui pour voir sa collection. Ok ! Il descend le rideau de sa boutique et nous montons chez lui. Tout est bleu et blanc, les couleurs de son équipe… TOUT! Lit, draps, murs et même la table de billard (qui est d’ailleurs recouverte de liasses de billets de 1 dollars). Lui aussi d’ailleurs ne s’habille qu’en blanc et bleu.

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Pour notre dernier jour nous décidons de passer l’après-midi sur les deux plages de la ville, d’abord Playa Carola (où je retrouve mes potes les otaries) et Playa Mann où Max déguste sa brochette saucisse-poulet…

Samedi 16 avril

A 7h du matin nous prenons le bateau pour retourner à Santa Cruz. Puerto Ayora, nous paraît une grande ville comparée à Puerto Baquerizo Moreno que nous regrettons déjà… Mais demain nous partons en croisière vers les îles inhabitées !

 

Galapagos (1/4): île de Santa Cruz

 

Dimanche 3 avril
Avant de pouvoir nous enregistrer sur le vol pour les Galápagos, nous devons payer une taxe (20USD/pers) et faire contrôler nos valises : légumes, fruits, graines etc sont interdits car ils sont une menace pour le fragile écosystème des îles.
Le vol dure 2 heures. Lorsque nous arrivons je dois payer une nouvelle taxe de 100 USD (50 pour Max !). Re-contrôle des valises et enfin nous sortons !
Les Galápagos sont des îles volcaniques (avec de nombreux volcans encore très actifs aujourd’hui). Le paysage est aride, la végétation rare. Le contraste de la terre ocre avec le bleu du ciel est intense. A peine sortie, je tombe sur une colombe des Galápagos avec des yeux d’un très joli bleu. Elle ne semble pas du tout effrayée et continue en sautillant son bonhomme de chemin.


L’aéroport se situe à une heure trente de route de Puerto Ayora, la principale ville de l’île de Santa Cruz. Pour s’y rendre il faut prendre un bus, puis un bateau et un autre bus…
Notre hôtel se situe à une dizaine de minute de marche du port. Je m’y sens tout de suite bien, les propriétaires sont sympathiques, les chambres, basiques, sont lumineuses et spacieuses et dehors il y a des hamacs !
J’ai planifié de rester 25 jours sur les îles, par contre je n’ai rien prévu sur place, juste les 3 premières nuits d’hôtel.
Comme nous sommes dimanche, presque tous les magasins sont fermés, nous trouvons quand même une cantine qui sert un déjeuner du jour. Comme d’habitude en Equateur, il se compose d’une soupe (poisson, poulet ou boeuf) et d’un plat avec également du poisson ou de la viande et du riz. Je pense qu’il est assez difficile pour un végétarien de survivre ici, d’autant que les légumes et les fruits ici sont rares et chers.
D’ailleurs c’est bien ce que je constate rapidement, ici tout est très chers (exemple: 5USD le kilo de pâte !) et les seuls fruits produits sur l’île sont les bananes et les fruits de la passion : ça tombe bien, j’adore !
L’après-midi nous faisons un tour sur le port. La mer est bleue turquoise et il y a des animaux partout : même sur les bancs ! Otaries, frégates, iguanes marins dans les rues et dans la mer nous apercevons des tortues, des requins et même 3 raies manta. Ce qui est le plus frappant c’est que les animaux n’ont pas peur des êtres humains, cela fait tellement longtemps qu’ils ne sont plus chassés, qu’ils ne nous considèrent plus comme des prédateurs.

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J’en profite pour me renseigner sur les activités et en particulier sur les croisières. Toutes les îles font parties du parc national des Galápagos et presque partout, pour se déplacer, il faut être accompagné  d’un guide. De plus beaucoup d’îles ne peuvent être visitées que lors de croisières de plusieurs jours. Réserver sur place devrait me permettre d’avoir des prix « last minute ».
Bon après un premier tour je me rends compte que ça ne va pas être facile, nous sommes en « basse » saison et seul un certain nombre de bateaux naviguent. De plus les bateaux doivent changer d’itinéraire une semaine sur deux et j’ai un itinéraire en tête : les îles du nord et de l’ouest (Genovesa, Isabella, Fernednina …). Pas beaucoup de choix et quand je rajoute le critère prix, il n’y a qu’un bateau qui corresponde. Bon je continuerai mes recherches demain !

Lundi 4 avril
Il y a une heure de décalage entre le continent et les Galápagos, 8h avec la Belgique. Je me réveille donc vers 4h du matin… J’en profite pour lire le guide d’Equateur que Magali m’a gentiment laissé.
Quand Max se réveille nous mangeons et c’est l’heure des devoirs/blog.
En fin de matinée je repars faire le tour des agences… Le propriétaire de l’hôtel m’a recommandé l’agence Aqua. Jonathan et Ivan sont jeunes et très sympas. Ivan est même prof de surf (à la plus grande joie de Max). Bon, pas vraiment d’avancés sur le dossier croisière mais Ivan propose à Max de lui donner une leçon de surf. Ok, rendez-vous à notre hôtel à 14h.
Hum… 14h personne. 14h15 pareil. J’ai le whatsapps de Jonathan mais pas celui d’Ivan. Il ne sais pas où est Ivan. Bon, à 14h30 je laisse tomber. Nous partons avec Max à la plage de Bahia Tortuga. C’est une très jolie plage qui se trouve à 40mn à pied de la ville.


Ben 40 minutes en plein cagnard c’est long… Mais la plage en vaut la chandelle ! C’est une immense plage de sable blanc. Il n’y a pas de silice dans le sable : il est frais sous les pieds.

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Pour arriver au spot de snorkling nous marchons encore une vingtaine de minutes. Nous tombons aussi sur des dizaines d’iguanes. Ils n’ont pas peur de nous et restent sans bouger à leur place.

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Sous l’eau pas mal de poissons mais comme c’est marée basse, pas de tortue !


Le retour en ville est plus facile, c’est le coucher du soleil et la température est très agréable. Sur le chemin nous faisons la connaissance de Cristiane, une Brésilienne qui voyage depuis plus d’un an en vélo.


Une glace pour nous récompenser de nos efforts et nous rentrons à l’hôtel.

Mardi 5 avril
Ce matin pas de devoirs ! Nous partons faire un tour en bateau. Au port les bancs sont occupés par les otaries…

Notre guide Manuel est très sympa. Dès les premières minutes, il nous montre un oiseau assez emblématique des Galapagos : le blue footed booby (boobies au pluriel)… Bon en français c’est le fou à pied bleus, beaucoup moins marrant selon Maxou.

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Nous allons ensuite sur une petite île, pas grand chose à voir. Ensuite c’est l’heure pour un petit snorkling. Max se jette à l’eau. Pour moi elle est un peu trop fraîche (à moins de 29 degrés, l’eau est toujours trop fraîche pour moi !) mais quand Max m’annonce qu’il y a une grande tortue, je n’hésite pas une seconde et je saute à l’eau.

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Petite balade pour aller sur une plage avec pleins d’iguanes.

Nous faisons ensuite une petite balade pour aller jusqu’à Las Gritas. C’est une crevasse remplie d’eau qui se trouve en tre deux parois rocheuses. L’eau est transparente mais très froide, ce qui n’arrête bien entendu pas Max, pas contre moi à moins d’au moins 3 tortues et un requin (eh eh les enchères montent quand la température diminue), aucune chance de m’y voir. En remontant les rochers, Max s’enfonce des algues sous l’ongle du gros orteil. Il a tellement mal qu’il n’arrive pas à marcher… Le guide le prend sur son dos !


Le tour se termine à 13h et suivant le conseil du guide nous allons directement à l’hôpital. La blessure de Max n’est pas très grave, une infirmière la nettoie et nous repartons.

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L’après midi se passe dans la chambre : devoirs/blog…
En fin d’après midi je recommence mon tour des agences. C’est mon jour de chance ! Je tombe sur l’agence d’Alexandra. C’est une débrouillarde qui appelle chaque bateau pour connaître l’itinéraire et le prix et les dates. Finalement le seul bateau qui répond à mes critères est celui que toutes les agences m’ont proposée: le Guantanamera… Par contre elle me le propose à un prix bien plus intéressant 1500 USD/pers pour 8j. C’est beaucoup mais il n’y a rien de moins cher et c’est la classe backpackers (selon eux, « tourist superior », sauf que « economic » ou « tourist » n’existent pas !). Petit détail, je dois payer en cash si je ne veux pas payer des frais de carte de crédit de… 25% !
Je m’y attendais un peu et j’ai déjà 1000 USD en cash. Je dois arriver à retirer le reste avant le départ de la croisière dans 12 jours.

Mercredi 6 avril
RAS. Nous passons la journée à l’hôtel. Je veux mettre à jour mon blog, j’ai plus de 3 semaines de retard.

Jeudi 7 avril
Enfin, j’arrive à publier un post sur le blog. Hourra ! Bon Max termine ses devoirs et après le déjeuner nous prenons un taxi pour aller voir les tortues géantes… En Equateur, le prix de l’essence est fixé par le gouvernement et est très bas : 1.48 USD pour un gallon (un peu moins de 4 litres), ce qui fait que les taxi (à la différence de la nourriture) ne sont pas très cher, même ici ! De toute façon pas le choix car il n’y a quasiment aucun transport en commun sur l’île.

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Les tortues vivent dans une grande Hacienda en semi liberté. Le projet est de repeupler les îles. La population des tortues des Galápagos était estimée à 250 000 spécimens avant que les îles ne soient découvertes en 1535. Dans les années 1970 quand il a finalement été interdit de les chasser et de prendre leurs œufs, il n’en restait que quelques milliers. Aujourd’hui grâce à un programme de conservation, il y en a plus de 20000. L’objectif de ce programme est d’atteindre à nouveau les 200 000 tortues.
Les herbes sont assez hautes et au début nous ne voyons aucune tortue. Puis au loin un monticule qui bouge : c’est une tortue ! Je suis super excitée, Max, comme à son habitude est plutôt cool. J’ai l’impression que l’extraordinaire est maintenant son quotidien (eh eh, je crois que retourner à l’école en septembre va être assez « extraordinaire » pour lui…).
Après la première nous en trouvons des dizaines éparpillées dans les champs et les buissons.


Max aimerait bien en monter une… Heu… je crois pas que ce soit possible…
Il a quand même la chance, à la fin de la visite, de pouvoir essayer une carapace de tortue. Et conclusion : c’est très lourd. Finalement il peut même s’asseoir dessus quand c’est moi qui l’essaye.

Vendredi 8 avril
Aujourd’hui nous partons pour une journée en bateau vers une plage de Santa Cruz, la Fé, uniquement accessible par la mer et aussi la visite d’une petite île à une heure d’ici, Santa Fé.
L’heure du rendez-vous est à 7h45, Max a du mal à se réveiller mais l’idée d’aller faire du snorkling le fait sortir de son lit.

Au port toujours les otaries qui occupent les bancs, cette fois il y a même une femelle et son bébé qui tète.


Le bateau n’est pas très grand, nous sommes 10 à bord, 2 membres d’équipage et le guide, Manuel, qui donne le ton immédiatement : il n’aime pas les gens.
A La Fé nous débarquons sur la plage pour une petite balade qui nous mène vers un endroit avec pleins d’iguanes marins prenant le soleil. Ces reptiles à sang froid se refroidissent rapidement quand ils partent nager pour se nourrir d’algues, ils ont ensuite besoin de rester longtemps au soleil pour se réchauffer.


Nous remontons sur le bateau pour prendre nos équipements de snorkling et nous sautons à l’eau pour 1h de marathon aquatique derrière le guide. En fait il n’attend jamais personne et nous engueule dès que nous sommes à plus de 10m de lui. Pas facile de suivre ce champion de natation… Et pour rajouter une difficulté il nous fait passer sur les récifs avec moins de 10 cm d’eau et le ressac qui nous fait reculer d’une brasse quand on avance de deux. Finalement nous passons tous (moins une de mes cuisses qui est pas mal tailladée). Et c’est reparti pour le marathon. Dès qu’il aperçoit un requin/tortue, il hurle et le temps qu’on arrive l’animal a disparu (le pauvre !). J’en ai rapidement assez et je décide de partir de mon côté. J’ai même la chance de voir une colonie d’une vingtaine de requins à pointe blanche. Malheureusement je suis rappelée à l’ordre dans les 5 minutes !
Nous remontons à bord, une partie des participants est frustrée car ils n’ont pas pu voir les requins : ils se font remballer – c’est de leur faute !
Sur le bateau, il y a deux françaises très sympas, Corinne et Stéphanie. Elles habitent à Buenos Aires et sont en vacances pour une semaine ici. Elles ont un peu peur de faire du snorkling et sur ce bateau il n’y pas autre chose à faire. N’empêche nous discutons et nous rigolons bien.
Après le déjeuner nous partons pour l’île de Santa Fé. En fait nous n’avons pas le droit de descendre à terre (tout est très règlementé et demande des autorisations préalables), par contre nous pouvons faire un deuxième snorkling. Je n’ai pas du tout envie de répéter le marathon du matin et surtout ce dont je rêve c’est nager avec les otaries ! Je demande au guide si le bateau peut nous emmener directement vers la colonie pendant que les autres font le snorkling et à ma grande surprise il accepte !
Lorsque nous arrivons nous sommes seuls, pas d’autre bateau et pleins d’otaries dans l’eau. Avec Max nous sautons à l’eau et partons à leur rencontre. Difficile de trouver les mots pour expliquer le bonheur ressenti à nager avec c’est magnifiques animaux. Les otaries sont très joueuses et s’amusent à nous faire peur, cognent leur museau contre nos masque ou contre ma camera. Elles partent, font une cabriole et reviennent. C’est à qui se lassera le premier : personne ! Elles aiment aussi mordiller nos palmes, font la planche sans nous quitter des yeux.

 


Le groupe vient nous rejoindre à la fin de leur snorkling et d’autres bateaux arrivent. Avec Max nous leur laissons la place, nous en avons vraiment beaucoup profité. Cette heure avec les otaries était magique, paradoxalement hors du temps.

Samedi 9 avril
Ce matin nous allons plonger ! C’est un de mes rêves de plonger ici et peut être d’avoir la chance de voir les requins marteaux.
Le rendez vous est encore plus tôt qu’hier : 6h45 au centre de plongée. Comme hier j’ai du mal à réveiller Max mais pareillement, l’idée de faire de la plongée est suffisante pour le motiver.
Nous avons plus d’une heure de voiture pour arriver jusqu’au Nord de l’île où nous attend le bateau. Nous sommes 10 à bord et deux instructeurs. Il y a un groupe de 7 jeunes israéliens, une chilienne Daniela, Max et moi. Sur nous 10, je suis la seule plongeuse « expérimentée », seuls 2 jeunes israéliens ont leur certificat de plongée (et moins de 15 plongées chacun), les autres n’en ont jamais fait et vont, comme Max, faire un fun dive.
Un instructeur, les 2 jeunes et moi sommes les premiers à plonger. La descente se passe sans problème et nous tombons sur 2 requins à pointe blanche en train de se reporser. Il y a beaucoup de poissons et nous avons la chance de voir une tortue, une raie manta et de loin un requin marteau (pour être honnête surtout sa queue !). Après moins de 20 minutes de plongée, un des israéliens n’a plus assez d’air et doit partager la bouteille de l’instructeur… La deuxième monte et descend et a du mal à rester à notre niveau. Ces allers retour font qu’elle aussi n’a plus beaucoup d’air. Le pauvre instructeur ne sait plus où donner de la tête… et fait le signe de remonter. La plongée aura durée en tout 30 minutes et j’ai plein d’air dans mon tank ! Je suis un peu déçue mais de toute façon la visibilité n’était pas bonne.

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Max pendant ce temps a fait du snorkling avec Daniela, ils s’entendent très bien. Il a vu plus d’animaux que moi en plongée !

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Max et Daniela

Après le déjeuner, c’est à Max de faire son fun dive. Je l’accompagne. Nous sommes que tous les deux avec l’instructeur. Max descends sans trop de problème et arrive bien à équilibrer la pression en se pinçant le nez. Je suis fière de lui car il n’avait pas bien profité de sa plongée à Bali à cause de ce problème. Et nous partons pour une petite heure de plongée à 8 m de profondeur. Cette plongée est bien plus agréable que celle de ce matin, je suis bien sûre hyper heureuse de la partager avec Max mais en plus nous avons beaucoup de chance et voyons plusieurs tortues et surtout 2 requins marteaux ! Max est aux anges.

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Le centre de plongée est en face du marché aux poissons. C’est toujours un spectacle de voir les otaries, les frégates et les pélicans qui attendent que les poissonniers leur donne un morceau de poisson et quand ça ne vient pas, ils n’hésitent pas à en voler !

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Dimanche 10 avril
Journée studieuse et de repos.

Lundi 11 avril
Levé aux aurores, nous partons ce matin à San Cristobal, une île à l’est des Galápagos et le bateau est à 7h. Nous devons être au port à 6h30…
Comme à l’aéroport nos valises sont contrôlées, il est interdit de transporter des légumes et des fruits d’une île à l’autre.
A 7h nous partons… La suite dans un prochain post !

Equateur: les Andes avec Magali et Aleksandr

Mardi 22 mars

Malgré les évènements nous décidons avec Magali de maintenir notre excursion à Otavalo. Rester scotchées à notre téléphone ne ferait qu’augmenter notre angoisse et celle des garçons.

Otavalo se trouve à 80 km au nord de Quito, c’est une ville connue pour son marché artisanal. Marcello, notre chauffeur nous a donné rendez-vous à 6h du matin. Pourquoi si tôt ? Parce qu’à Quito pour diminuer le trafic automobile les voitures, selon le dernier numéro de leur plaque, ne peuvent pas circuler dans la ville un jour par semaine durant les heures de « rush » : 7h30-9h30 et 16h30-18h. Et ce mardi c’est le tour de la voiture de Marcello !

Comme il est très tôt nous sommes les premiers à nous arrêter sur la « mitad del Mundo », la ligne d’équateur. Tellement tôt que personne n’est là pour nous faire payer l’entrée !

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Puis nous allons voir la lagune du cratère d’un volcan, là encore nous sommes seuls. Finalement nous nous arrêtons dans une petite ville où nous prenons le soleil et un petit déjeuner. Nous achetons aussi une baguette à un jeune allemand qui vient de soutenir son doctorat et qui a tout plaqué pour venir faire du pain ici. Comme je le comprends…

Nous sommes tellement bien ici que lorsque finalement nous arrivons à Otavalo, nous avons à peine 1h pour déjeuner et visiter le marché. Pas de regret : bien trop touristique à mon goût.

Bon, peu de photos de cette journée car même si cela nous a changé les idées nous manquons d’entrain.

Mercredi 23 mars

Aujourd’hui nous quittons Quito, mais pour cela il nous faut une voiture… J’en ai réservé une via un site français. Normalement nous devions la récupérer à l’aéroport mais vu que nous n’arrivons pas par avion aujourd’hui et que l’entreprise n’a pas de local à l’aéroport ils m’ont proposé de nous la livrer à l’hôtel ! Je passe les détails des échanges de sourds pour leur expliquer comment venir (il n’y pas toujours de nom de rue, ni de numéro aux maisons) et en plus selon l’heure de la journée certaines rues du centre sont à sens unique ou même changent de sens !

Finalement la voiture est là et nous nous débrouillons tellement bien que le loueur nous conduit jusqu’à la sortie de Quito ! Je reprends la volant pour quelques kilomètres jusqu’au site « officiel » de la mitad del Mundo. C’est une sorte de mini village à activité autour de la ligne équatoriale. Je dis bien autour car en fait elle se situe à quelques centaines de mètres du monument… Nous y passons 2-3h à nous balader. Rien de passionnant mais les enfants s’amusent.

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Nous repartons ensuite pour Mindo. Mindo se trouve à 80km au nord ouest de Quito. C’est une petite ville dans la jungle. Nous traversons les Andes pour y arriver, la route montagneuse est magnifique. Nous avons l’impression d’être dans les nuages et même parfois au dessus des nuages. A Mindo il y a principalement des routes de terre, quand finalement nous trouvons notre hôtel, notre jolie voiture est couverte de boue !

En fait d’hôtel, ce sont 5 roulottes éparpillées dans la jungle. Les enfants sont aux anges et s’en attribuent une immédiatement. La nature est magnifique. Il y a des colibris partout. C’est un vrai paradis.

Avec Magali nous passons une grande partie de l’après midi à regarder et photographier (avec plus ou moins de succès) ces magnifiques petits oiseaux qui ne restent jamais plus de quelques secondes en place !

Jeudi 24 mars

Je suis réveillée par le chant des oiseaux. J’en profite pour aller me balader dans les environs. Cette nature luxuriante m’apaise. Je ne me lasse pas de regarder les colibris butiner.

Après le petit déjeuner nous partons visiter une ferme de papillons. L’endroit est petit mais très agréable, nous pouvons en voir à tous les stades de développement, de la chenille en passant par le cocon jusqu’au magnifique papillon qui déploie ses ailes et vient se poser sur ma tête.

En sortant de la ferme les enfants courent vers la rivière : une descente en tubing va commencer et il reste… 2 places ! En moins de 5 minutes ils sont prêts et c’est parti pour 1/2h de descente !

Quand nous les récupérons heureux et très excités, nous avons juste le temps de les sécher et nous repartons : nous avons plus de 4h de route pour aller à notre prochaine destination et j’aimerais éviter de conduire de nuit !

Nous arrivons à Latacunga en fin d’après-midi. La ville doit être entourée de volcans dont le Cotopaxi qui est actuellement en activité, je dit bien doit car pour l’heure c’est une couronne de nuages que nous voyons.

Le soir, après le dîner, nous partons visiter la ville, d’architecture coloniale, elle est particulièrement belle le soir quand toutes les églises sont éclairées.

Vendredi 25 mars

Quand nous sommes prêts à partir, il est déjà presque 10h, le Cotopaxi est toujours dans les nuages, nous décidons donc d’aller voir la Laguna Quilotoa. Le lac se trouve à plus de 1h30 de notre hôtel et la route monte pour y aller. Nous y arrivons un peu avant midi. Le ciel est nuageux. La vue en contrebas est très belle, le lac, vert, scintille et nous attire. Nous décidons de descendre près de sa rive, 400m de dénivelé plus bas.

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Le chemin est très pentu et surtout sablonneux, nous glissons plus que nous marchons. Ce qui rend la descente encore plus difficile c’est que nous partageons le chemin avec des mules et muletiers qui proposent contre 10 dollars de prendre en charge les touristes.

A peine arrivés, les enfants courent faire la file pour un tour en kayak. Avec Magali nous profitons du calme et de la beauté du lieu.

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La remontée est encore plus difficile… A cause du sable, chaque fois que nous faisons deux pas, nous reculons d’un… Bon j’exagère un peu. N’empêche c’est duuuuur. D’autant que Max n’est pas motivé du tout et s’accroche à moi. Tous les 2 mètres il s’arrête. Je me demande comment nous allons arriver en haut ? Heureusement je me rappelle qu’il à sa musique avec lui, je lui mets son casque sur les oreilles et c’est parti ! En quelques minutes il disparaît loin devant moi. Plus que ma lourde carcasse à monter. Mon manque d’exercice et le manque d’oxygène (nous sommes à 4000m d’altitude) n’aident pas. Finalement nous arrivons au sommet en moins d’une heure, ce qui est moins que le temps estimé !

Il est déjà 16h et nous n’avons pas déjeuné, en fait nous n’avons rien mangé depuis le petit déjeuner ! Les enfants sont épuisés et nous aussi. Nous prenons un rapide repas et nous repartons.

La descente serpente le long de la campagne andine.

Les paysages sont fabuleux et en fin d’après midi les nuages se sont levés et nous apercevons le volcan Cotopaxi et son sommet enneigé. Magali est aux anges !

Samedi 26 mars

Ce matin le temps est pluvieux et mon moral morose… Les enfants dorment encore et je pars faire un tour en ville pour me changer les idées.

Après le petit déjeuner nous partons vers le parc du Cotopaxi qui se trouve à une trentaine de kilomètres de la ville. Il fait toujours aussi mauvais. A l’entrée du parc, un guide nous propose ses services. Avec Magali nous hésitons mais vu le temps et surtout vu que nous ne savons pas exactement où aller, nous acceptons. Il nous conseille de bien nous couvrir, par ici il peut faire très froid !

Nous ne regrettons pas d’avoir Javier avec nous, la vue est toujours bouchée mais grâce à lui nous arrivons à imaginer ce qu’il y a derrière les nuages. De plus Aleksandr est passionné par le volcanisme et Javier lui montre les dernières coulées du volcan. Aleksandr en profite aussi pour partager ses connaissances avec Max qui écoute avec plaisir.

Arrivés à une lagune, nous avons le choix entre en faire le tour ou bien monter sur le flan d’un volcan jusqu’à un mirador. Hum… la vue sur le Cotopaxi est complètement bouchée et selon notre guide ça ne va pas changer dans les prochaines heures. En même temps avec Magali nous avons envie de marcher. Le temps que nous nous décidions, Max a pris une pierre et s’amuse à enlever la boue de la voiture avec… Arhhhhhh : sur la portière conducteur il y a maintenant un MAX gravé ! Sur le coup j’ai envie d’hurler (d’autant que vu mon humeur, je ne cherche que ça), mais au fond de moi je sais qu’il ne l’a pas fait exprès et je vois qu’il est penaud… Je le prends dans mes bras et je lui fais un câlin. Allez, ce n’est que du matériel…

Nous nous décidons pour le mirador, au grand dam des enfants qui n’en peuvent plus de monter et descendre les montagnes (les courbatures de la veille sont bien présentes)! Etre dans la nature me fait toujours autant de bien. Ce n’est pas le cas des enfants qui nous font carrément la tête !

Dimanche 27 mars

C’est sous le soleil que nous quittons Latacunga pour Baños. Deux petites heures de route nous suffisent à arriver à notre hôtel. Il se situe à la sortie de la ville. Depuis les fenêtres de nos chambres nous voyons les pentes luxuriantes des volcans qui nous entourent. Les sommets restent, eux, perdus dans les nuages.

Dans ma messagerie, un email : Max a oublié tous ses jeux de DS à Latacunga. A sa décharge, c’est un peu la faute de la femme de chambre qui avait une tendance à « ranger » nos affaires dans des tiroirs que nous n’utilisions pas. N’empêche : comment les récupérer ? J’appelle l’hôtel. Ils vont tout faire pour me les faire parvenir avant notre départ de Baños. Je les mets en contact avec le responsable de notre hôtel qui lui aussi me rassure : ne pas m’inquiéter. Ça tombe bien, je n’ai aucune envie de m’inquiéter, d’autant que très pragmatique je me dis que ces jeux ne sont pas essentiels (hum Max n’est pas du tout d’accord !).

En attendant nous reprenons la voiture pour aller visiter la « casa del arbol ». Comme son nom l’indique c’est une cabane dans un arbre, elle se trouve en haut d’une montagne avec potentiellement une belle vue. Potentiellement car pour le moment c’est bouché ! Les enfants, de la vue il n’en ont que faire : ils s’amusent à faire de la tyrolienne et de la balançoire dans le vide…

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En fin d’après midi nous allons aux bains, car comme son nom l’indique, Baños est une station thermale. Pas vraiment « luxe » les bains, là encore les enfants eux ne voient que l’eau chaude et les différents bassins où ils sautent avec joie. Avec Magali nous sommes plus réticentes, d’autant qu’il fait froid…

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Lundi 28 mars

Toujours pas de nouvelles des jeux de Max mais je ne dois toujours pas m’inquiéter…

Nous décidons de prendre un taxi/guide pour faire le tour des cascades. Juan est très sympa et nous emmène directement à la tyrolienne la plus longue d’Equateur : plus d’un kilomètre de long ! Moi, rien que de regarder dans le vide me fait tourner de l’œil. Aleksandr, lui, n’hésite pas une seconde, Max le suit histoire de ne pas être en reste (mais me semble beaucoup moins motivé).

Quelques kilomètres plus loin, Marcello nous convainc de faire un tour en « nacelle » pour voir une cascade de plus près, hum avec Magali nous prenons (vraiment) sur nous et finalement c’est très sympa.

Le dernier stop est pour la cascade « Pailòn del Diablo » (le chaudron du diable). Franchement elle porte très bien son nom. Nous pouvons approcher les chutes de si près que nous sommes complètement trempés !

En fin d’après midi nous allons nous relaxer au « spa » de l’hôtel, rien de très luxueux mais comme c’est bon de se baigner dans une eau très chaude…

En sortant de nos bains, le propriétaire de l’hôtel m’annonce que les jeux de Max nous attendent à la station de bus ! Nous allons les récupérer avant d’aller dîner. Une chose est sûre, les équatoriens sont extrêmement gentils et très efficaces !!

Mardi 29 mars

Hier nous avions réservé avec Magali une excursion de 2 jours et une nuit dans la jungle mais ce matin Magali ne se sent pas bien du tout. En même temps elle ne veut pas priver les enfants de cette sortie. Nous décidons d’aller à l’agence qui se trouve à Puyo, à environ 1h30 d’ici et de décider sur place, en fonction de son état.

Lorsque nous arrivons à l’agence, Magali est toujours aussi malade. Je pense qu’elle sera mieux dans un vrai hôtel plutôt que dans une cabane sans aucun confort… Signe du destin ? La responsable s’est trompée dans les dates et nous a réservé la balade pour le lendemain ! Nous annulons tout et nous partons pour Tena afin que Magali puisse se remettre tranquillement.

A Tena nous choisissons des chambres avec vue sur la rivière et sur une bande de singe qui jouent à la course poursuite dans les arbres.

Mercredi 30 mars

Après presque 24h de sommeil, Magali se sent beaucoup mieux ! Nous décidons d’aller faire une petite excursion dans la jungle. Nous allons jusqu’à Misahuallí, une petite bourgade endormie aux portes de la jungle. Plus de route, pour nous rendre à l’AmaZOOnico qui est un centre de réadaptation à la vie sauvage (heu… pour les animaux !) nous prenons une pirogue. Il nous faut plus d’une heure sur le tumultueux Río Napo pour arriver à destination. Les animaux qui se trouvent ici, ont été confiés au centre par le gouvernement équatorien après qu’ils aient été repris à des trafiquants ou bien des familles qui les détenaient de façon illégale ou qui s’en sont débarrassés. Malheureusement une partie d’entre eux sont déjà trop habitués aux êtres humains et ne pourrons jamais être remis en liberté.

Les enfants sont très heureux de pouvoir les observer de si près et même s’ils sont en cages, dans leur milieu naturel.

Au retour, nous nous arrêtons dans un village de la tribu Queshua clairement dédié aux touristes. Nous sommes les seuls étrangers dans le village et en moins de quelques minutes, une femme nous propose de nous montrer la fabrication de la Chicha (c’est une boisson très énergétique préparée à base de feuilles de manioc ou de chonta et qui traditionnellement était mastiquée par les femmes). Les enfants sont mis à contribution. Le liquide obtenu à la consistance et le goût du yaourt liquide. Fermenté, il donnera une boisson alcoolisée utilisée lors des fêtes et des cérémonies. Elle a à peine terminée qu’un groupe de femme vient danser et jouer de la musique, très jolies même si nous sommes en fin d’après-midi et que la lassitude se fait sentir chez les danseuses : cela doit être la 20ème fois aujourd’hui qu’elles présentent leur danse…

Les enfants ont ensuite la possibilité de prendre dans leur bras un boa. Le propriétaire de l’animal est aussi le « chaman » du village qui en 3 minutes me « purifie »… Notre visite dans le village n’aura pas durée plus de 30 minutes : Walt Disney made in jungle !

Jeudi 31 mars

Nous quittons, après le petit déjeuner, Tena pour Baeza . Deux heures de route, toujours aussi haute et belle.

Quand nous arrivons dans nos petites cabanes, j’ai envie de me poser et lire mais Magali veut aller voir une cascade qui se trouve à près de 2h de route. Je ne suis pas du tout motivée, les enfants non plus. Mais Magali arrive à convaincre Aleksandr, qui convainc Max qui me convainc… Nous partons donc tous les quatre. Sans aucun regret car la route et la cascade sont très jolis et nous passons un très bon moment !

 

Par contre le propriétaire des cabanons est un hollandais resté à l’heure hollandaise, son restaurant est ouvert de 17-19h ! Avec dernière commande à 18h30… Cela nous permet d’être au lit de très bonne heure…

Vendredi 1er avril

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Notre voyage dans les Andes équatoriennes touche à sa fin. Ce soir nous passerons notre dernière nuit avec nos amis dans un hôtel près de l’aéroport. Mais avant cela nous avons encore une belle surprise, les thermes de Papallacta. Les bassins se trouvent au pied du volcan, quand nous arrivons il fait assez frais et il bruine. Nous nous prélassons dans les eaux chaudes. L’endroit est très joli et agréable. Nous y restons jusqu’au début de l’après midi. Comme il ne faisait pas très beau le matin nous n’avons pas mis de crème solaire : en sortant les enfants ont le dos rouge vif ! Ah la la : mauvaises mères !

Samedi 2 avril

La matinée passe beaucoup trop rapidement à mon goût, je refais ma valise (en laissant pas mal d’affaires à Magali) et il est déjà l’heure de se séparer.

Magali et Aleksandr repartent à Bruxelles et avec Max nous prenons un avion pour Guayaquil et demain un autre pour les îles Galápagos.

Bon retour les amis et à bientôt…

Bruxelles, ma belle…

Mardi 22 mars

A 4h du matin, je suis réveillée. Aucune raison particulière, j’aime me lever très tôt. Magali aussi est réveillée et m’a envoyée un message : il y a eu 3 explosions à Bruxelles. J’ai mal au ventre et envie de vomir. Je revis d’un coup les attentats de Paris : je prie pour que rien ne soit arrivé aux gens que j’aime, mes amis, mes collègues, leurs familles. Je pleure. Je me sens impuissante.

Grâce à Facebook, j’apprends rapidement que la plupart de mes amis sont « en sécurité ». Liza et ses 4 enfants étaient à l’aéroport, au niveau des départs quand les 2 explosions ont eu lieu, ils n’ont pas été blessés mais sont sous le choc.

D’autres n’ont pas eu autant de chance et lire leurs témoignages ou ceux de leurs proches me bouleverse. Ce qui me touche le plus, c’est que la plupart sont des messages d’amour et de paix.

J’écris ce récit plus de 3 semaines après les évènements. Je ne suis pas arrivée à écrire avant, ni sur les attentats, ni sur mon périple. Mon voyage et mes histoires me semblaient futiles. J’ai beaucoup réfléchi. J’ai oscillé ces dernières semaines entre l’espoir et des angoisses comme j’en ai rarement ressenti. L’espoir car je sens au fond de moi que l’amour, la pleine conscience et l’écoute sont la réponse au climat de violence et de peur dans lequel nous vivons. L’angoisse quand je m’auto-apitoie sur moi même : je ne suis pas assez forte, pas assez intelligente, pas assez courageuse… pas assez. Juste pas à la hauteur de mes idéaux.

Heureusement, mes amis, la méditation et mes lectures sont là pour me faire prendre du recul. J’ai des envies de changer le monde (qui n’en a pas ?), pharamineux comme projet mais par où commencer ?

La première photo d’en tête de mon blog, au début de mon voyage, reprenait une citation de Lao-Tseu: « Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas ». Changer le monde commence par un premier pas. Pour moi ce sera sourire. Sourire à tout le monde, dans la rue, au supermarché, dans les transports, sourire le plus souvent possible, même quand je n’en ai pas envie. Me sourire à moi aussi quand je n’ai pas le moral (pour moi, le sourire le moins évident).

Le sourire est une arme très puissante, même un sourire forcé est mieux que pas de sourire du tout.

Depuis que je le pratique, les gens dans la rue me le rendent souvent (bon, en Équateur , les gens sourient beaucoup !). Des gens, que je ne connais pas, s’arrêtent pour me parler. Le sourire est comme un virus, il passe rapidement d’une personne à l’autre. Le sourire d’un inconnu peut changer le cours de notre journée, c’est un rayon de soleil dans une journée autrement assez grise. En plus c’est une arme à double tranchant, car plus je souris et plus je me sens bien.

Bon, je laisse un poète en parler mieux que moi et je retourne écrire mon blog car même le futile a finalement sa place ici, surtout si je peux vous faire sourire.

Un sourire.

Recueil : Le Livre d’amour (1920)

Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu’un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n’est assez riche pour s’en passer,
Personne n’est assez pauvre pour ne pas le mériter,
Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires,
Il est le signe sensible de l’amitié,
Un sourire donne du repos à l’être fatigué,
Donne du courage au plus découragé
Il ne peut ni s’acheter, ni se prêter, ni se voler,
Car c’est une chose qui n’a de valeur qu’à partir du moment où il se donne.
Et si toutefois, vous rencontrez quelqu’un qui ne sait plus sourire,
Soyez généreux donnez-lui le vôtre,
Car nul n’a autant besoin d’un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres.

Raoul Follereau
(1903-1977)