Equateur: Quito

Vendredi 18 mars-Dimanche 20 mars

L’arrivée à Quito est un choc, tout d’abord nous perdons près de 15 degrés, il fait à peine 20°C surtout nous sommes très haut, à presque 3000 m d’altitude. Vue de l’avion, la ville est magnifique, entourée d’un écrin de volcans.

Notre maison d’hôte, choisie par Magali, est très agréable. Nous avons un petit appartement avec un feu ouvert, je fais immédiatement une flambée, autant pour la chaleur (le soir il fait assez froid) que pour la beauté des flammes.

dans la journée, avec Max nous visitons un petit peu le centre historique afin de nous familiariser avec la ville mais de façon assez superficielle : nous voulons partager la découverte avec Magali et Aleksandr !

Et finalement l’heure tant attendue arrive : nos amis arrivent enfin ! Max est heureux de retrouver un copain de presque son âge (Aleksandr à 11 ans) et moi je suis aux anges de revoir Magali.

Lundi 21 mars

« Grace » au décalage horaire (6h pour Magali et 2h pour moi), nous sommes tous debout très tôt et nous en profitons pour prendre un long petit déjeuner dehors. Il fait frais, mais que c’est bon d’être au milieu d’une nature si luxuriante. Les oiseaux sont en charge de la musique d’ambiance. Les enfants, eux, s’amusent à couper du bois pour le feu du soir.

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Finalement nous trouvons le courage de nous préparer et d’aller visiter la ville. Le centre de Quito est très joli avec ses bâtiments de style coloniaux. Je me rappelle avoir beaucoup aimé la ville lorsque je l’ai visité pour la première fois il y a 16 ans, mais cette fois le charme n’opère pas pour moi, je me sens un peu oppressée, la mer me manque déjà.

En passant par la place de l’indépendance, nous tombons sur le changement de la garde présidentielle qui se passe tous les lundi et à laquelle le président de la république participe. Les enfants sont très impressionnés, pour Max c’est la première fois qu’il voit un président en chair et en os! Et encore plus quans il nous « envoie » un coeur…

En fin d’après midi nous montons avec le téléphérique à 4100m d’altitude. Il fait très froid (6-7°C). La vue est splendide. Nous ne sommes malheureusement pas assez couverts pour y rester très longtemps.

Rio de Janeiro

Jeudi 10 – Vendredi 18 mars 2016

8 jours à Rio… cela peut paraître long. Mais c’est sans compter sur cette inertie qui est maintenant la mienne. Je suis presque allergique aux visites. Max cela lui va plutôt bien.

Nous passons donc les premiers jours à la plage (notre appartement se trouve entre Copacabana et Ipanema…), avec juste une petite visite dans un nouveau musée un jour de pluie. Nous faisons aussi la connaissance de Josy. Josy est la voisine de ma sœur à Paris et comme sa fille habite Rio, elle passe 3 mois par an ici ! Elle est adorable et nous invite dès le premier soir à dîner. Max adore, d’autant plus que son  appartement est magnifique alors que le notre est assez (selon lui) moche ! Elle propose aussi de faire notre lessive, ce qui m’arrange bien car je n’ai pas trouvé de laverie dans le coin.

Nous avons aussi la chance de croiser Alain (qui apprend à Max à jouer aux échecs et à tenir sur les mains) juste avant son retour en Europe.

Pour le reste… Finalement Max me convainc d’aller visiter quelques sites, il veut surtout voir le Christ. Malheureusement nous essayons d’y aller 2 fois et il est à chaque fois dans les nuages ; la première fois nous terminons au jardin botanique (bof, à part de petit singes en liberté) et la deuxième fois nous allons finalement au Pain de Sucre où il y a un petit peu moins de nuages.

La vue du Pain de Sucre est jolie mais ce qui plaît finalement le plus à Max c’est d’être dans les nuages (au sens propre !). Par contre quand nous redescendons, il se met à pleuvoir à torrent. Et pas une courte averse. Des cascades se forment sur le pain de sucre. Les voitures rapidement ne peuvent plus circuler. Et avec Max nous sommes trempés et gelés. Il n’y a rien à faire qu’attendre… 3h !! Finalement, comme la pluie ne s’arrête pas, j’achète 2 imperméables (style sac poubelle) et nous commençons à rentrer à pied. Nous avons de l’eau jusqu’aux genoux. Heureusement, après une demi heure de marche, la pluie se calme (enfin !) et nous trouvons même un taxi qui accepte de nous prendre !

Finalement la veille du départ, nous décidons d’aller voir le Christ même si le temps est toujours aussi couvert. Nous voulons y monter à pied mais le chemin n’est pas praticable à cause des inondations de la veille. Nous y allons donc en train. La statue du Christ est immense et dans les nuages ; cela lui donne une impression « d’apparition ». Un rayon de soleil nous permet quand même de le voir en entier mais malheureusement pas la belle vue sur Rio. Pas grave, ce n’est que partie remise !

Il est déjà temps de refaire les valises : direction l’Équateur où nous allons retrouver Magali et son fils Aleksander !!

Vues prises de l’avion…

Itacare: paradis des surfeurs

Mercredi 17 février au Jeudi 10 mars 2016

Nous quittons Salvador pour Itacare. Itacare est une petite ville au sud de l’état de Bahia, connue pour ses jolies plages mais surtout comme un très bon spot de surf !

Pour nous y rendre nous prenons le ferry, sauf qu’ayant un peu la tête ailleurs je prends des billets pour le premier ferry sans demander où il va…

Heureusement 1h plus tard il amarre au bon endroit. Nous avons ensuite 5h de bus pour arriver à Itacare. En faisant la file pour les tickets, je lie conversation avec Christoph, un allemand qui a vécu plus de 10 ans à Itacare. Il a quitté le Brésil il y a déjà quelques années et y retourne aujourd’hui pour son travail. Il parle français, anglais espagnol et portugais. Nous jonglons entre les différentes langues. Il me parle de la ville et de tout ce qu’il y a à voir. Nous échangeons nos coordonnés pour nous retrouver sur place.

Il fait nuit quand nous arrivons et nous prenons un taxi pour notre posada.

Que ça fait du bien de se poser longtemps au même endroit… Nous prenons très vite une routine :

5h45 réveil

5h55-7h : méditation

7h : réveil de Max

7h-7h15 : petit déjeuner

7h15-9h30 : école

9h30-13h30 : leçon de surf pour Max (relaxation sous les palmiers pour moi).

13h30-14h : déjeuner

14h-15h30 : école

15h30-17h30 : yoga pour moi, glande pour Max

Après 17h30 : libre

22h : extinction des lumières

Une vie de moine.

Ce rythme me va, d’autant qu’il y a des exceptions comme quand nous allons passer la journée à Serra Grande avec Christoph. Il connaît d’ailleurs tout le monde, partout. Ce qui fait que très vite j’ai aussi un peu l’impression de connaître les gens. Il y a de la musique partout et tout le temps: même en mer !!

 

A Serra Grande nous faisons la connaissance de Matthieu, un français qui habite là depuis des années et qui a une plantation de cacao. Il nous la fait d’ailleurs visiter (à la nuit tombée, donc pas de photo) et nous fait goûter son chocolat cru : délicieux !

Max fait beaucoup de progrès au surf. Il adore ce sport et aime beaucoup cette petite ville. Il s’y sent tellement bien qu’il se verrait bien y vivre. Il aime aussi beaucoup Airac, son prof avec qui il fait même du surf à deux sur la même planche!

Pour rejoindre la plage d’Engenhoca nous devons marcher 20 minutes dans la jungle. Airac en profite pour expliquer qu’ici c’est une des jungles les plus dense du onde avec le plus d’espèces animales différentes au cm2. Nous ne voyons pas beaucoup d’animaux mais nous les entendons.

Sur la plage pendant 3-4 jours nous avons même la chance d’être au milieux de la migration des papillons. Il y en a des millions et Max surf au milieux d’eux: magique!

Ce break me permet aussi de me poser, de ne plus être dans le faire. J’expérience chaque jour le lâcher prise, même au yoga où je sens ma pratique avancer. Je suis moins tendue. Je fais du yoga avec une super prof, Milly, tous les jours sur la plage…

Malheureusement on ne change pas du jour au lendemain et maintenant que je ne fais plus grand chose, c’est mon mental qui prends le relais. Mes pensées vont dans tous les sens. J’essaie d’appliquer les principes de pleine conscience que j’ai appris mais je n’y réussis que (très) partiellement. Le soir je suis épuisée.

Au bout de 3 semaines il est malheureusement temps de partir. Max a envie de visiter Rio avant de partir pour l’Equateur.

Salvador da Bahia

Dimanche 14 – mercredi 17 février

Avec Max nous reprenons notre rythme école/blog le matin et plage l’après midi. Nous habitons près de la plage de Barra, il y a beaucoup de monde. Les gens sont comme partout ici, très gentils et quand ils me voient en difficulté avec mon parasol (qui n’arrêtent pas de s’envoler), ils viennent à la rescousse !

Une après midi, au lieu d’aller à la plage nous partons visiter le centre historique de Savaldor. Salvador a été la première capitale du Brésil (du 16 au 18e), ce fût aussi la plaque tournante de l’esclavage d’Africains jusqu’à la fin du 19ème siècle.

Le pelourinho (petit pilori car c’est là qu’étaient punis les esclaves) est le quartier le plus connu du centre historique. Je l’ai visité pour la première fois il y a plus de 16 ans et j’en avais gardé un très beau souvenir. C’est d’ailleurs pour cela que je voulais le faire voir à Max. Malheureusement le quartier a beaucoup changé, il est maintenant à 100% dédié aux touristes, les habitants n’y vivent plus. Les façades sont toujours aussi belles mais à mon sens ont perdus leur âme.

Lorsque nous arrivons sur la place principale, je suis déjà prête à rentrer à Barra, mais comme Max a soif, nous nous arrêtons quelques minutes. Près de nous il y a un petit groupe de touristes et au centre un homme qui parle en anglais. Pedro est un guide anticonformiste. Il parle beaucoup de politique et dénonce la disneyfication du Pelourinho : ça me parle. Avec Max nous décidons de le suivre. Tout de suite il nous fait sortir de la partie touristique et nous emmène visiter la partie du centre historique considérée comme dangereuse. Selon lui pas plus dangereuse qu’ailleurs mais la police en lien avec les commerçants de la zone touristique a tout intérêt à faire peur aux touristes afin de les cantonner aux quelques rues commerçantes.

Tout de suite je retrouve le charme de Salvador. Pedro sait parler de cette ville et nous raconte plein d’anecdotes. Il nous parle de la discrimination encore très forte dont font l’objet les brésiliens noirs de peau, comme exemple il donne le cas de deux amis arrêtés en possession de drogue. L’un avec 60g d’herbe a été condamné à 3 ans de prison, l’autre pris en possession d’1kg ce l’ai juste fait confisquer. La différence entre les deux: leur couleur de peau.

Il nous montre aussi de très beaux bâtiments, tous abandonnés. Selon lui les habitants ont honte de ces immeubles preuves du passé esclavagiste. Certains de ces très beaux édifices sont même transformés en parking! Les façades sont vieilles et décrépis mais souvent embelli par une œuvre de street art. Max et moi sommes sous le charme.

Paraty-Ubatuba: et si le hasard n’existait pas?

Jeudi 11 février

Ce matin il pleut à verse. ce n’est pas une journée pour paresser à la plage. Nous décidons donc d’aller visiter Paraty, une petite ville colonial qui se trouve à 1h30 de route d’Ubatuba.

Le paysage est magnifique, à droite la mer, aujourd’hui d’un bleu-gris et à gauche des montagnes recouvertes d’une végétation tropicale.

Nous arrivons vers 10h à Paraty. Il n’y a pas (encore) beaucoup de touristes et nous avons les jolies rues pour nous tous seuls.

Vers midi, Max commence à avoir faim et nous entrons dans le premier restaurant que nous trouvons. Nous commandons rapidement, il y a très peu de monde. Et nous attendons… longtemps ! Au bout d’une heure je vais voir ce qui se passe en cuisine : pas grand chose ! Le restaurant est maintenant plein et personne ne reçoit à manger… Enfin au bout d’1h30 nous recevons nos plats (et toutes les autres tables en même temps !). Conclusion : la nourriture ne valait pas vraiment l’attente.

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Pas grand chose d’autre à faire et la pluie recommence à tomber drue. Nous décidons de rentrer à Ubatuba.

Sur la route du retour, j’aperçois en face de nous un cycliste qui peine en montée. Je fais remarquer à Mymy que c’est un tour du mondiste car son vélo est couvert de sacoches. Et qu’il est français : il a une petit drapeau à l’arrière de son vélo. Mymy me dit en rigolant : « c’est peut-être mon copain Alain ! ».

Alain est un ami à elle qui parcourt le monde à bicyclette depuis presque 4 ans. Je ne l’ai jamais rencontré mais quand j’ai décidé de partir en tour du monde avec Maxou, Mymy m’a donnée son email et depuis je reçois ses newsletters. La dernière date de plus de 6 mois quand il était en Equateur…

En rigolant, je regarde Mymy et je lui réponds « Et si on faisait demi tour pour voir ? ». Et nous voilà repartis vers Paraty. Je me mets au niveau du cycliste, Mymy le regarde et se tourne vers moi : « je crois que c’est lui !?! ». Je me gare sur le bas côté, une centaine de mètres plus loin.

Nous sortons de la voiture. Le cycliste s’arrête un peu interloqué (nous sommes au milieu de nulle part, à plus de 25km de la ville la plus proche, sous une pluie battante). Et quand Alain reconnaît Myriam, il est stupéfié ! Ils ne se sont pas vus depuis 8 ans et se retrouver ainsi, au Brésil, à quelques kilomètres du tropique du capricorne est juste incroyable.

Nous avons tous envie de continuer à discuter mais pas au bord d’une route ni sous la pluie… Heureusement je me rappelle que quelques kilomètres plus tôt j’ai vu une petite paillote. Nous y retournons en voiture et Alain nous y rejoint une demi-heure plus tard.

C’est juste hallucinant de se retrouver comme ça ! Malheureusement il commence à se faire tard et Alain a encore 2h30 de route avant d’arriver à Paraty. Je lui propose de venir passer la nuit dans notre appartement (nous avons 2 chambres inoccupées). Il est très tenté mais nous sommes à plus de 50 km d’Ubatuba dans la direction opposée de Paraty où il doit aller. Finalement il demande au patron de la paillotte s’il peut laisser son vélo pour la nuit. Pas possible : la paillote n’a aucun endroit sure pour laisser le vélo en sécurité. Par contre l’homme nous dit que la petite boutique en face a un rideau métallique qui se ferme.

Nous y allons. La femme qui tient la boutique n’est pas très enthousiaste. Alain sent que si nous prenons un verre, elle devrait s’adoucir… Et c’est reparti pour une bière. Le temps passe très vite d’autant que nous avons tous beaucoup de choses à nous raconter.

Finalement la femme accepte de garder la bicyclette et nous retournons à Ubatuba. En route Alain nous montre où il a campé la veille : il est passé juste à côté de nous sans le savoir !

Le soir nous dînons dans une pizzeria en jouant au Uno puis au Dobble jusqu’au bout de la nuit (enfin, selon mes critères…). Nous sommes tous très heureux.

Vendredi 12 février

J’avais promis à Alain de le ramener à son vélo juste après le petit déjeuner. Mais comme il fait très beau, Myriam lui propose de venir avec nous à la plage.

Nous passons une joyeuse matinée à jouer dans les vagues avec (et sans) le bodyboard de Maxou.

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En début d’après midi il est malheureusement temps de nous quitter et je ramène Alain à son vélo. Il doit être dans 4 jours à Rio (270km) pour aider lors d’une retraite de méditation Vipassana de 10 jours. Pendant ce trajet de retour nous parlons beaucoup. En plus de voyager, nous avons de nombreux centres d’intérêt communs, et c’est donc avec tristesse que je lui dis au revoir.

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Le lendemain c’est Myriam qui repart à Bruxelles. Ces vacances étaient définitivement trop courtes !

Avec Maxou nous nous envolons pour Salvador de Bahia…

Boa viagem meus amigos!

Ubatuba: plages de rêve

Dimanche 7 février

En ce jour anniversaire de Myriam, nous partons de SP pour Ubatuba. Ubatuba se trouve au bord de la mer à 4heures de route de SP. Cette côte est très appréciée par les paulistes et en particulier pendant cette semaine de carnaval.

Le trajet se passe très bien jusqu’à l’arrivée à notre destination, nous nous arrêtons même prendre un verre sur la première jolie plage que nous croisons. Max se jette à l’eau tout habillé… Myriam le suit très rapidement !!

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Par contre cela se corse pour trouver notre appartement rbnb. L’adresse que la propriétaire nous a donné ne correspond à rien. Nous tournons en rond dans de tout petits chemins. Un moment donnée une voiture me fait signe que je suis dans une rue à sens unique…dans le mauvais sens ! Sauf qu’au lieu de me laisser faire demi tour, il force le passage (je suis à l’arrêt) et érafle son véhicule et le notre. Je m’attends à un brésilien sanguin qui va m’accuser de tous les maux. Pas du tout, il est très poli et semble assez embêté, par contre sa femme et sa fille s’en mêlent et essayent de nous faire porter le chapeau ! Pas facile de se défendre sans parler portugais… Avec Myriam nous essayons de leur faire comprendre que premièrement nous ne pouvions pas savoir que la rue était à sens unique (pas de signe et pleins de voitures la prenant comme nous) et surtout qu’étant à l’arrêt nous n’avons pas pu érafler leur véhicule… Finalement nous arrivons à un consensus : nous leur donnons 200 reals (50 euros) et basta !

Finalement, grâce à Myriam, nous trouvons notre appartement qui est grand et beau… Par contre nous sommes crevées et nous décidons de fêter l’anniversaire de Myriam demain !

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Lundi 8 – mercredi 10 février

La plage a côté de l’appartement n’est vraiment pas jolie, nous décidons donc de prendre la voiture pour trouver une plus agréable plage : il y en a près de 92 différentes dans la région ! Sauf que nous sommes en plein weekend de carnaval et nous tombons immédiatement dans un immense embouteillage… Plus de 20mn pour parcourir 3km. Heureusement, nous trouvons « rapidement » sur une plage qui nous plait bien : immense vagues et pleins de paillotes.

La plage de Praia Grande est hyper touristique et fait penser (pour le nombre de touristes) à la côte d’azur en plein août. Nous sommes collés parasol contre parasol. Et sous chaque tente/parasol une famille brésilienne avec la sono à fond ! En temps normal j’aurais détesté mais ici, je ne sais pas pourquoi, j’adore et Myriam aussi.

La mer est chaude et nous sautons dans les rouleaux : le bonheur. Des vendeurs de plage nous proposent caipirinha, jus, brochettes de viande et de fromage, desserts variés. Et les brésiliens autour nous offrent des bières et même de la crème solaire…

Sur la plage c’est ambiance carnaval, il y a des gens déguisés et d’autres qui dansent.

 

Les jours suivant se passent de la même façon, nous visitons d’autres plages mais terminons toujours sur Praia Grande, notre préférée !

Pour Max le programme d’école est exceptionnellement allégé : une matière par jour, il faut dire que nous sommes de 9h à 19h à la plage !

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Carnaval de São Paulo: Samba!!

Samedi 6 février

Acheter des billets pour le carnaval a été le parcours du combattant, arriver jusqu’au carnaval n’est pas non plus évident… En fait les carnavals de Rio et de São Paulo ne sont pas des carnavals de rue, ils se passent dans une arène spéciale qui s’appelle un « sambadromo ». C’est une sorte d’avenue de près de 800m de long entourée de gradins qui peuvent accueillir des dizaines de milliers de personnes. Les billets sont vendus quelques mois à l’avance et coûtent selon la place de quelques euros à plus de 500 euros (et bien plus pour le carnaval de Rio)! Nos billets nous ont coûté 130€.

Pas facile d’y arriver car il n’y a pas de transport en commun et donc beaucoup d’embouteillages. Pour couronner le tout, il pleut… beaucoup! Finalement nous arrivons devant l’entrée du Sambodromo, sauf que notre taxi ne s’arrête pas à temps et les agents de circulation le force à repartir!! Nooooooooon!! Nous sommes bons pour plus de 45 mn de voiture supplémentaire: je bous… En fait j’aurais du faire confiance à la vie (:-)), car lorsque finalement nous pouvons descendre la pluie s’est arrêtée et le défilé commence juste lorsque nous prenons place.

Le Carnaval a des origines africaines, et c’est une évidence quand on voit les costumes exotiques faits à partir d’os, de plumes, et de paillettes, et bien sûr, à la samba qui est aujourd’hui la composante principale des festivités du Carnaval. Les esclaves africains amenés par les Portugais développèrent la samba aux rythmes enivrants.

D’ailleurs le carnaval est avant tout une compétition, chaque école de Samba défile durant un temps limité (environ une heure), avec un certain nombre de chars et des centaines (si pas des milliers) de participants! Ils sont notés et les champions défilent une semaine plus tard. Les préparatifs du prochain carnaval commencent dès que le précédent est terminé.

L’ambiance est incroyable car dans les gradins aussi les gens dansent et chantent.

Le défilé dure de 23h à 7h du matin… avec Myriam à 2h30 nous jetons l’éponge même si Max nous en veut à mort: lui serait bien resté jusqu’au bout de la nuit !!

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Sao Paulo

Mercredi 3 février 2016

C’est une fois de plus en avion que nous arrivons à Sao Paulo. Nous prenons ensuite le bus jusqu’à Praça Republica, dans le centre, pour aller chez Elisa et Matias nos nouveaux hôtes airbnb. Elisa est Brésilienne, pleine d’entrain et toujours un sourire aux lèvres, Matias, espagnol de Madrid, est un tout petit peu plus réservé mais aussi chaleureux. Nous nous sentons immédiatement bien chez eux. Leur appartement n’est pas très grand mais au 17ème étage avec une vue magnifique sur la ville, en particulier la nuit…

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Malheureusement pas le temps de faire beaucoup plus connaissance car j’ai une après-midi assez chargée : aller faire un diagnostique complet de mon MacBook air dont l’écran fait des siennes et acheter les places de carnaval. Sur le papier facile, sauf que l’Apple store est à l’opposé du Sambadromo seul lieu où les tickets du carnaval sont vendus.

Très gentiment, Matias nous donne des cartes de métro qu’il nous suffit de charger… La station de métro est à quelques dizaines de mètres de l’appartement, facile. Par contre charger la carte est une autre histoire. Devant nous deux files, une de plus de 50 mètres pour acheter des tickets individuels et une d’une vingtaine de mètres pour recharger la carte. Sauf qu’il n’y a qu’un seul terminal de chargement qui « fonctionne »  extrêmement lentement. Il nous faut attendre plus d’une heure pour finalement avoir nos tickets en main.

Le métro n’est pas très rapide et le seul changement que nous devons faire, long, très long: nous marchons plus de 15 minutes pour la connexion. Finalement c’est près de 2 heures après avoir quitté l’appartement que nous arrivons à l’Apple store, crevés et en sueur (il fait 35°C).

J’ai mon problème d’écran depuis le début du voyage et je suis donc allée dans de nombreux centres Apple, celui de SP est de loin le plus mal organisé. Impossible de prendre un rendez vous à l’avance et quand après plus de 20 minutes d’attente j’arrive à attirer l’attention d’un employé, il m’annonce que ça ne va pas être possible de voir un technicien : trop de monde !! Longue inspiration… Je lui explique que je suis venue exprès de Floripa pour ça et qu’il est impossible de prendre rdv. Il me fait encore attendre (à la plus grande joie de Max qui a réquisitionné une tablette) et finalement un technicien arrive, regarde mon ordi (1 minute) et me dit qu’il ne peut rien faire pour moi. Selon lui, je dois aller directement aux USA pour résoudre le problème ou leur laisser mon ordi au moins 3 semaines… yeahhhh. J’abandonne : j’irai donc visiter l’Apple Store de Rio de Janeiro…

Et nous repartons en métro (2 changements, 1h20) pour le Sambodromo, enfin plutôt jusqu’à la station la plus proche qui se trouve à plus de 2km. Nous devons prendre un taxi pour y arriver : impossible d’y aller à pied, il n’y a pas de trottoirs !

Il est 18h passé quand finalement nous sommes au Sambadromo, j’hésite à demander au taxi de nous attendre mais lorsque je vois la file j’abandonne l’idée. En fait il n’y a pas une file mais 3 et personne ne parle anglais/français/espagnol. J’en choisis une au hasard… J’essaie de me faire comprendre sans succès. Jusqu’à ce qu’un brésilien m’indique une jeune fille et me fais comprendre qu’elle parle français. Je me jette littéralement sur elle ! Donatella est française, elle a 24 ans et étudie pour un an à SP. Elle parle parfaitement brésilien et me propose de faire la file avec elle et ces amis. Gaspard, et Ruben étudient dans la même école qu’elle. Ils sont très sympas et nous rigolons beaucoup ensemble. Grâce à eux le temps passe agréablement car il nous faut plus de 3h pour atteindre les guichets. Enfin, j’arrive à acheter nos trois tickets pour le carnaval : hip hip hip hourra !!!

Pour rentrer nous prenons tous un Uber et nous sommes à la maison en moins de 20 minutes (autant dire que le métro, pour moi, c’est TERMINE), nous disons au revoir à nos nouveaux amis : il est 22h passé. Ces 2 courses nous ont pris plus de 8 heures !

Jeudi 4 février

Après une matinée studieuse, nous partons à la découverte de la ville avec un but précis : trouver des déguisements de carnaval ! Matias m’a prêté un guide de la ville avec une carte du centre. Je me rends compte que la plupart des rues ne sont pas nommées sur le plan et rapidement nous sommes perdus. Pas facile de demander son chemin quand on ne sait pas exactement où l’on va et sans parler la langue… Avec un mix d’espagnol à la sauce portugaise, j’arrive à trouver la direction. Le « centre » de Sao Paulo est sale et me donne un sentiment d’insécurité. Je ne me sens pas bien dans cette ville. Après une bonne heure à airer dans le centre, nous tombons (un peu par hasard) sur la rue où se trouvent les magasins de déguisement. En pleine semaine de carnaval, les magasins sont bondés. Avec Max nous nous amusons à tout essayer.

En fin d’après midi, après une courte pause déjeuner nous repartons vers le marché de la ville. Sauf qu’il est presque 18h et que tous les magasins ferment. En quelques minutes les rues se vident complètement. Je sens qu’il serait dangereux de rentrer à pied, avec Max nous faisons clairement touristes paumés. Nous sautons dans un taxi (qui me confirme qu’il n’est pas prudent de se balader par là).

Au moment d’aller nous coucher, nous entendons de la musique dans la rue… C’est un « blocos », un carnaval de quartier. En 1 minute nous sommes habillés (et pour Max déguisé) et nous nous joignons à la foule!

Vendredi 5 février 2016

Ce matin Elise et Matias nous invitent à prendre le petit déjeuner : gâteau au chocolat fait maison et jus d’orange frais… Miam !!

En début d’après midi, nous les quittons pour aller dans un hôtel au nord de la ville, près de la gare routière. Le quartier n’est pas sexy du tout et il n’y a rien à faire. Alors pourquoi y aller ? En fait c’est près du Sambadromo et surtout près de l’autoroute, se qui nous évitera de conduire dans SP quand nous partirons, avec Myriam, dimanche à la mer…

Samedi 6 février

Et enfin Myriam arrive (sans Luca malheureusement) ! Son avion a atterri à 7h et à 9h elle est là. Je lui laisse le temps de prendre une douche et nous partons toutes les deux faire une virée shopping… Max lui préfère rester tranquillement à l’hôtel.

Comme moi, Myriam n’est pas sensible au charme de SP, par contre nous adorons les magasins de chaussures ! Elle craque pour deux paires et moi pour une (arghhh, où vais-je les mettre ?). Autant je n’avais pas du tout aimé la mode argentine, autant ici j’aime toutes les chaussures (avis aux amatrices…).

Petite sieste en fin d’après-midi et vers 22h00 nous partons pour le carnaval : les festivités commencent à 22h30…

Florianopolis: et Max devient un surfer

Lundi 25 janvier 2016

A ma grande surprise, j’ai très bien dormi dans le bus ! A Florianopolis (appelée par ses habitants Floripa), il fait chaud, très chaud et il n’est que 9h30 du matin. Je dois tirer la valise un petit kilomètre pour rejoindre l’agence de location de voiture : c’est long.

J’appréhende un petit peu de conduire au Brésil mais dès les premières minutes je me sens à l’aise, et grâce à google map nous trouvons sans problème notre logement airbnb (Surf’N Yôga Inn).

Pedroca nous accueille avec un grand sourire, il est prof de surf et de yoga. Il dégage une énergie très positive. Notre appartement est au premier étage de la maison où habite sa fille. Il est petit, bien agencé ; nous le partageons avec un jeune couple argentin. Ce que je préfère c’est la terrasse ombragée avec les 2 hamacs…

Mardi 26 janvier – Mercredi 3 Février

Le programme de la semaine est assez simple : le matin leçon de surf pour Max avec Pedroca puis l’après midi école pour Max, mise à jour du blog et programmation de la suite du voyage pour moi. En fin d’après-midi quand le temps le permet : sand surf. Le soir, tous les 2 jours, cours de yoga.

Le temps est couvert, orageux, il fait chaud. Nous aimons ce rythme de vie. Max adore le surf (sur mer et sable!) et fait très rapidement des progrès, le yoga m’aide à revenir au moment présent et me relaxe.

Le temps passe doucement et agréablement, rien ne perturbe notre programme, même pas une longue coupure d’électricité !

Après 9 jours à Florianopolis, il est malheureusement temps de repartir. Je dois aller à Sao Paulo pour faire réparer mon ordinateur et acheter les places de carnaval qu’il est impossible pour un non brésilien d’acheter via internet… Et mon amie Myriam arrive dans 4 jours !

Entre Argentine et Brésil: les chutes d’Iguazu

Mercredi 20 janvier

Le vol de BA à Puerto de Iguazu dure un peu plus d’une heure et demi. Lorsque nous sortons de l’aéroport il fait une chaleur étouffante. Techniquement nous sommes encore en Argentine et notre hôtel est à quelques kilomètres du côté Brésilien. Ma première idée était d’y aller en bus local… Sauf qu’il fait 40 degrés et que d’après ce que j’ai pu lire sur internet il faut plus de 3 ou 4 bus pour nous y rendre : avec ma très lourde valise, impossible ! Je me rabats donc sur le taxi. Le passage des frontières se fait très rapidement et une demi heure après avoir atterri nous sommes à notre hôtel. Après une petit heure d’école pour Max et un passage au supermarché pour moi, nous sautons dans la piscine : le bonheur total !

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Jeudi 21 janvier

J’ai mis le réveil car en passant la frontière nous avons perdu une heure et comme la journée s’annonce aussi chaude que la veille j’aimerai aller aux chutes le plus tôt possible. Bon c’est l’idée, mais Max va tout doucement et ce n’est donc que vers 9h30 que nous partons prendre notre bus. Nous allons voir les chutes du côté brésilien aujourd’hui car c’est le plus proche.

De notre hôtel le bus est direct et nous dépose à l’entrée des chutes. Nous prenons les tickets (gratuit pour Max !) et prenons le bus qui nous dépose sur le sentier qui conduit aux chutes. Tout est super bien organisé.

La balade fait environ 3 kilomètres et nous permets d’avoir des points de vue magnifiques. Max qui n’avait jamais vu de photo des chutes est subjugué, il trouve ça « méga méga méga beau ! » et moi aussi. Et ce n’est pas que les chutes qui font la beauté de l’endroit, c’est aussi les animaux, les oiseaux et les papillons plus colorés et immenses les uns que les autres.

Nous nous approchons de près de ces chutes vertigineuses et c’est avec bonheur que nous en revenons trempés. Il fait très très chaud et en quelques minutes nous sommes secs.

Nous retournons à l’hôtel en fin d’après midi.

Vendredi 22 janvier 2016

Aujourd’hui direction les chutes du côté Argentin, comme hier je veux donner à Max un (petit) aperçu de la vie de backpackers et nous prenons donc le bus local… Hum enfin nous l’attendons… longtemps. Finalement au bout de 45 minutes il arrive mais nous n’allons pas très loin, arrivé à la frontière brésilienne, il nous dépose et repart immédiatement. Nous faisons tamponner nos passeports et attendons le suivant. A l’arrêt de bus il y a aussi une touriste allemande avec qui je commence à discuter, elle fait un tour de l’Amérique du sud en un mois. Il fait chaud, très chaud, et le temps passe (très) lentement. Ma nouvelle compagne me propose de faire du stop pour aller jusqu’à la frontière argentine qui se trouve à 2.5km. Eh oui, car le prochain bus nous y emmènera et nous y laissera et nous serons bons pour attendre encore une heure le suivant !

Frontière brésilienne et attente… Max ne s’ennuie jamais

La plupart des voitures sont pleines mais nous avons de la chance et un brésilien nous prends tous les 3 en stop. Max est super excité, c’est la première fois (et j’espère bien la dernière) qu’il fait du stop !

Passeports tamponnés nous attendons encore une fois le bus qui arrive pour nous déposer quelques kilomètres plus loin : le chauffeur nous explique que vu que nous sommes 5 dans le bus à aller aux chutes prendre un taxi nous coûtera le même prix que le bus et nous fera gagner encore un changement de bus et une bonne heure de route. Je le crois sur parole et promets à Max que pour le retour nous prendrons un taxi direct pour l’hôtel : j’ai définitivement passé l’âge backpackers !

Cela nous a pris près de 3h pour faire une trentaine de kilomètres… Heureusement en passant la frontière nous gagnons une heure (que nous avions perdu la veille). Les chutes du côté argentin sont beaucoup moins bien organisées que du côté brésilien mais aussi plus sauvages. Il y a 3 balades de plus ou moins 3km chacune qui permettent de voir les chutes d’en bas, d’en haut et de dessus.

La visite entière nous prend près de 5 heures et c’est toujours aussi beau.

Le retour en taxi nous prend à peine une grosse demi heure, et encore c’est qu’il y avait beaucoup de monde aux frontières.

Samedi et dimanche 23-24 janvier

Nous passons ces deux jours à l’hôtel… Pas très envie de retourner aux chutes ni d’aller faire un tour au Paraguay pourtant juste à quelques kilomètres : je suis vaccinée du passage des frontières pour quelque temps !

Jesus, un argentin, apprend à Max à plonger dos à la piscine…

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Dimanche en fin d’après midi nous prenons le bus de nuit pour Florianopolis sur la côte atlantique bréslienne.

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