Galapagos (1/4): île de Santa Cruz

 

Dimanche 3 avril
Avant de pouvoir nous enregistrer sur le vol pour les Galápagos, nous devons payer une taxe (20USD/pers) et faire contrôler nos valises : légumes, fruits, graines etc sont interdits car ils sont une menace pour le fragile écosystème des îles.
Le vol dure 2 heures. Lorsque nous arrivons je dois payer une nouvelle taxe de 100 USD (50 pour Max !). Re-contrôle des valises et enfin nous sortons !
Les Galápagos sont des îles volcaniques (avec de nombreux volcans encore très actifs aujourd’hui). Le paysage est aride, la végétation rare. Le contraste de la terre ocre avec le bleu du ciel est intense. A peine sortie, je tombe sur une colombe des Galápagos avec des yeux d’un très joli bleu. Elle ne semble pas du tout effrayée et continue en sautillant son bonhomme de chemin.


L’aéroport se situe à une heure trente de route de Puerto Ayora, la principale ville de l’île de Santa Cruz. Pour s’y rendre il faut prendre un bus, puis un bateau et un autre bus…
Notre hôtel se situe à une dizaine de minute de marche du port. Je m’y sens tout de suite bien, les propriétaires sont sympathiques, les chambres, basiques, sont lumineuses et spacieuses et dehors il y a des hamacs !
J’ai planifié de rester 25 jours sur les îles, par contre je n’ai rien prévu sur place, juste les 3 premières nuits d’hôtel.
Comme nous sommes dimanche, presque tous les magasins sont fermés, nous trouvons quand même une cantine qui sert un déjeuner du jour. Comme d’habitude en Equateur, il se compose d’une soupe (poisson, poulet ou boeuf) et d’un plat avec également du poisson ou de la viande et du riz. Je pense qu’il est assez difficile pour un végétarien de survivre ici, d’autant que les légumes et les fruits ici sont rares et chers.
D’ailleurs c’est bien ce que je constate rapidement, ici tout est très chers (exemple: 5USD le kilo de pâte !) et les seuls fruits produits sur l’île sont les bananes et les fruits de la passion : ça tombe bien, j’adore !
L’après-midi nous faisons un tour sur le port. La mer est bleue turquoise et il y a des animaux partout : même sur les bancs ! Otaries, frégates, iguanes marins dans les rues et dans la mer nous apercevons des tortues, des requins et même 3 raies manta. Ce qui est le plus frappant c’est que les animaux n’ont pas peur des êtres humains, cela fait tellement longtemps qu’ils ne sont plus chassés, qu’ils ne nous considèrent plus comme des prédateurs.

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J’en profite pour me renseigner sur les activités et en particulier sur les croisières. Toutes les îles font parties du parc national des Galápagos et presque partout, pour se déplacer, il faut être accompagné  d’un guide. De plus beaucoup d’îles ne peuvent être visitées que lors de croisières de plusieurs jours. Réserver sur place devrait me permettre d’avoir des prix « last minute ».
Bon après un premier tour je me rends compte que ça ne va pas être facile, nous sommes en « basse » saison et seul un certain nombre de bateaux naviguent. De plus les bateaux doivent changer d’itinéraire une semaine sur deux et j’ai un itinéraire en tête : les îles du nord et de l’ouest (Genovesa, Isabella, Fernednina …). Pas beaucoup de choix et quand je rajoute le critère prix, il n’y a qu’un bateau qui corresponde. Bon je continuerai mes recherches demain !

Lundi 4 avril
Il y a une heure de décalage entre le continent et les Galápagos, 8h avec la Belgique. Je me réveille donc vers 4h du matin… J’en profite pour lire le guide d’Equateur que Magali m’a gentiment laissé.
Quand Max se réveille nous mangeons et c’est l’heure des devoirs/blog.
En fin de matinée je repars faire le tour des agences… Le propriétaire de l’hôtel m’a recommandé l’agence Aqua. Jonathan et Ivan sont jeunes et très sympas. Ivan est même prof de surf (à la plus grande joie de Max). Bon, pas vraiment d’avancés sur le dossier croisière mais Ivan propose à Max de lui donner une leçon de surf. Ok, rendez-vous à notre hôtel à 14h.
Hum… 14h personne. 14h15 pareil. J’ai le whatsapps de Jonathan mais pas celui d’Ivan. Il ne sais pas où est Ivan. Bon, à 14h30 je laisse tomber. Nous partons avec Max à la plage de Bahia Tortuga. C’est une très jolie plage qui se trouve à 40mn à pied de la ville.


Ben 40 minutes en plein cagnard c’est long… Mais la plage en vaut la chandelle ! C’est une immense plage de sable blanc. Il n’y a pas de silice dans le sable : il est frais sous les pieds.

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Pour arriver au spot de snorkling nous marchons encore une vingtaine de minutes. Nous tombons aussi sur des dizaines d’iguanes. Ils n’ont pas peur de nous et restent sans bouger à leur place.

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Sous l’eau pas mal de poissons mais comme c’est marée basse, pas de tortue !


Le retour en ville est plus facile, c’est le coucher du soleil et la température est très agréable. Sur le chemin nous faisons la connaissance de Cristiane, une Brésilienne qui voyage depuis plus d’un an en vélo.


Une glace pour nous récompenser de nos efforts et nous rentrons à l’hôtel.

Mardi 5 avril
Ce matin pas de devoirs ! Nous partons faire un tour en bateau. Au port les bancs sont occupés par les otaries…

Notre guide Manuel est très sympa. Dès les premières minutes, il nous montre un oiseau assez emblématique des Galapagos : le blue footed booby (boobies au pluriel)… Bon en français c’est le fou à pied bleus, beaucoup moins marrant selon Maxou.

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Nous allons ensuite sur une petite île, pas grand chose à voir. Ensuite c’est l’heure pour un petit snorkling. Max se jette à l’eau. Pour moi elle est un peu trop fraîche (à moins de 29 degrés, l’eau est toujours trop fraîche pour moi !) mais quand Max m’annonce qu’il y a une grande tortue, je n’hésite pas une seconde et je saute à l’eau.

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Petite balade pour aller sur une plage avec pleins d’iguanes.

Nous faisons ensuite une petite balade pour aller jusqu’à Las Gritas. C’est une crevasse remplie d’eau qui se trouve en tre deux parois rocheuses. L’eau est transparente mais très froide, ce qui n’arrête bien entendu pas Max, pas contre moi à moins d’au moins 3 tortues et un requin (eh eh les enchères montent quand la température diminue), aucune chance de m’y voir. En remontant les rochers, Max s’enfonce des algues sous l’ongle du gros orteil. Il a tellement mal qu’il n’arrive pas à marcher… Le guide le prend sur son dos !


Le tour se termine à 13h et suivant le conseil du guide nous allons directement à l’hôpital. La blessure de Max n’est pas très grave, une infirmière la nettoie et nous repartons.

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L’après midi se passe dans la chambre : devoirs/blog…
En fin d’après midi je recommence mon tour des agences. C’est mon jour de chance ! Je tombe sur l’agence d’Alexandra. C’est une débrouillarde qui appelle chaque bateau pour connaître l’itinéraire et le prix et les dates. Finalement le seul bateau qui répond à mes critères est celui que toutes les agences m’ont proposée: le Guantanamera… Par contre elle me le propose à un prix bien plus intéressant 1500 USD/pers pour 8j. C’est beaucoup mais il n’y a rien de moins cher et c’est la classe backpackers (selon eux, « tourist superior », sauf que « economic » ou « tourist » n’existent pas !). Petit détail, je dois payer en cash si je ne veux pas payer des frais de carte de crédit de… 25% !
Je m’y attendais un peu et j’ai déjà 1000 USD en cash. Je dois arriver à retirer le reste avant le départ de la croisière dans 12 jours.

Mercredi 6 avril
RAS. Nous passons la journée à l’hôtel. Je veux mettre à jour mon blog, j’ai plus de 3 semaines de retard.

Jeudi 7 avril
Enfin, j’arrive à publier un post sur le blog. Hourra ! Bon Max termine ses devoirs et après le déjeuner nous prenons un taxi pour aller voir les tortues géantes… En Equateur, le prix de l’essence est fixé par le gouvernement et est très bas : 1.48 USD pour un gallon (un peu moins de 4 litres), ce qui fait que les taxi (à la différence de la nourriture) ne sont pas très cher, même ici ! De toute façon pas le choix car il n’y a quasiment aucun transport en commun sur l’île.

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Les tortues vivent dans une grande Hacienda en semi liberté. Le projet est de repeupler les îles. La population des tortues des Galápagos était estimée à 250 000 spécimens avant que les îles ne soient découvertes en 1535. Dans les années 1970 quand il a finalement été interdit de les chasser et de prendre leurs œufs, il n’en restait que quelques milliers. Aujourd’hui grâce à un programme de conservation, il y en a plus de 20000. L’objectif de ce programme est d’atteindre à nouveau les 200 000 tortues.
Les herbes sont assez hautes et au début nous ne voyons aucune tortue. Puis au loin un monticule qui bouge : c’est une tortue ! Je suis super excitée, Max, comme à son habitude est plutôt cool. J’ai l’impression que l’extraordinaire est maintenant son quotidien (eh eh, je crois que retourner à l’école en septembre va être assez « extraordinaire » pour lui…).
Après la première nous en trouvons des dizaines éparpillées dans les champs et les buissons.


Max aimerait bien en monter une… Heu… je crois pas que ce soit possible…
Il a quand même la chance, à la fin de la visite, de pouvoir essayer une carapace de tortue. Et conclusion : c’est très lourd. Finalement il peut même s’asseoir dessus quand c’est moi qui l’essaye.

Vendredi 8 avril
Aujourd’hui nous partons pour une journée en bateau vers une plage de Santa Cruz, la Fé, uniquement accessible par la mer et aussi la visite d’une petite île à une heure d’ici, Santa Fé.
L’heure du rendez-vous est à 7h45, Max a du mal à se réveiller mais l’idée d’aller faire du snorkling le fait sortir de son lit.

Au port toujours les otaries qui occupent les bancs, cette fois il y a même une femelle et son bébé qui tète.


Le bateau n’est pas très grand, nous sommes 10 à bord, 2 membres d’équipage et le guide, Manuel, qui donne le ton immédiatement : il n’aime pas les gens.
A La Fé nous débarquons sur la plage pour une petite balade qui nous mène vers un endroit avec pleins d’iguanes marins prenant le soleil. Ces reptiles à sang froid se refroidissent rapidement quand ils partent nager pour se nourrir d’algues, ils ont ensuite besoin de rester longtemps au soleil pour se réchauffer.


Nous remontons sur le bateau pour prendre nos équipements de snorkling et nous sautons à l’eau pour 1h de marathon aquatique derrière le guide. En fait il n’attend jamais personne et nous engueule dès que nous sommes à plus de 10m de lui. Pas facile de suivre ce champion de natation… Et pour rajouter une difficulté il nous fait passer sur les récifs avec moins de 10 cm d’eau et le ressac qui nous fait reculer d’une brasse quand on avance de deux. Finalement nous passons tous (moins une de mes cuisses qui est pas mal tailladée). Et c’est reparti pour le marathon. Dès qu’il aperçoit un requin/tortue, il hurle et le temps qu’on arrive l’animal a disparu (le pauvre !). J’en ai rapidement assez et je décide de partir de mon côté. J’ai même la chance de voir une colonie d’une vingtaine de requins à pointe blanche. Malheureusement je suis rappelée à l’ordre dans les 5 minutes !
Nous remontons à bord, une partie des participants est frustrée car ils n’ont pas pu voir les requins : ils se font remballer – c’est de leur faute !
Sur le bateau, il y a deux françaises très sympas, Corinne et Stéphanie. Elles habitent à Buenos Aires et sont en vacances pour une semaine ici. Elles ont un peu peur de faire du snorkling et sur ce bateau il n’y pas autre chose à faire. N’empêche nous discutons et nous rigolons bien.
Après le déjeuner nous partons pour l’île de Santa Fé. En fait nous n’avons pas le droit de descendre à terre (tout est très règlementé et demande des autorisations préalables), par contre nous pouvons faire un deuxième snorkling. Je n’ai pas du tout envie de répéter le marathon du matin et surtout ce dont je rêve c’est nager avec les otaries ! Je demande au guide si le bateau peut nous emmener directement vers la colonie pendant que les autres font le snorkling et à ma grande surprise il accepte !
Lorsque nous arrivons nous sommes seuls, pas d’autre bateau et pleins d’otaries dans l’eau. Avec Max nous sautons à l’eau et partons à leur rencontre. Difficile de trouver les mots pour expliquer le bonheur ressenti à nager avec c’est magnifiques animaux. Les otaries sont très joueuses et s’amusent à nous faire peur, cognent leur museau contre nos masque ou contre ma camera. Elles partent, font une cabriole et reviennent. C’est à qui se lassera le premier : personne ! Elles aiment aussi mordiller nos palmes, font la planche sans nous quitter des yeux.

 


Le groupe vient nous rejoindre à la fin de leur snorkling et d’autres bateaux arrivent. Avec Max nous leur laissons la place, nous en avons vraiment beaucoup profité. Cette heure avec les otaries était magique, paradoxalement hors du temps.

Samedi 9 avril
Ce matin nous allons plonger ! C’est un de mes rêves de plonger ici et peut être d’avoir la chance de voir les requins marteaux.
Le rendez vous est encore plus tôt qu’hier : 6h45 au centre de plongée. Comme hier j’ai du mal à réveiller Max mais pareillement, l’idée de faire de la plongée est suffisante pour le motiver.
Nous avons plus d’une heure de voiture pour arriver jusqu’au Nord de l’île où nous attend le bateau. Nous sommes 10 à bord et deux instructeurs. Il y a un groupe de 7 jeunes israéliens, une chilienne Daniela, Max et moi. Sur nous 10, je suis la seule plongeuse « expérimentée », seuls 2 jeunes israéliens ont leur certificat de plongée (et moins de 15 plongées chacun), les autres n’en ont jamais fait et vont, comme Max, faire un fun dive.
Un instructeur, les 2 jeunes et moi sommes les premiers à plonger. La descente se passe sans problème et nous tombons sur 2 requins à pointe blanche en train de se reporser. Il y a beaucoup de poissons et nous avons la chance de voir une tortue, une raie manta et de loin un requin marteau (pour être honnête surtout sa queue !). Après moins de 20 minutes de plongée, un des israéliens n’a plus assez d’air et doit partager la bouteille de l’instructeur… La deuxième monte et descend et a du mal à rester à notre niveau. Ces allers retour font qu’elle aussi n’a plus beaucoup d’air. Le pauvre instructeur ne sait plus où donner de la tête… et fait le signe de remonter. La plongée aura durée en tout 30 minutes et j’ai plein d’air dans mon tank ! Je suis un peu déçue mais de toute façon la visibilité n’était pas bonne.

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Max pendant ce temps a fait du snorkling avec Daniela, ils s’entendent très bien. Il a vu plus d’animaux que moi en plongée !

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Max et Daniela

Après le déjeuner, c’est à Max de faire son fun dive. Je l’accompagne. Nous sommes que tous les deux avec l’instructeur. Max descends sans trop de problème et arrive bien à équilibrer la pression en se pinçant le nez. Je suis fière de lui car il n’avait pas bien profité de sa plongée à Bali à cause de ce problème. Et nous partons pour une petite heure de plongée à 8 m de profondeur. Cette plongée est bien plus agréable que celle de ce matin, je suis bien sûre hyper heureuse de la partager avec Max mais en plus nous avons beaucoup de chance et voyons plusieurs tortues et surtout 2 requins marteaux ! Max est aux anges.

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Le centre de plongée est en face du marché aux poissons. C’est toujours un spectacle de voir les otaries, les frégates et les pélicans qui attendent que les poissonniers leur donne un morceau de poisson et quand ça ne vient pas, ils n’hésitent pas à en voler !

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Dimanche 10 avril
Journée studieuse et de repos.

Lundi 11 avril
Levé aux aurores, nous partons ce matin à San Cristobal, une île à l’est des Galápagos et le bateau est à 7h. Nous devons être au port à 6h30…
Comme à l’aéroport nos valises sont contrôlées, il est interdit de transporter des légumes et des fruits d’une île à l’autre.
A 7h nous partons… La suite dans un prochain post !

Equateur: les Andes avec Magali et Aleksandr

Mardi 22 mars

Malgré les évènements nous décidons avec Magali de maintenir notre excursion à Otavalo. Rester scotchées à notre téléphone ne ferait qu’augmenter notre angoisse et celle des garçons.

Otavalo se trouve à 80 km au nord de Quito, c’est une ville connue pour son marché artisanal. Marcello, notre chauffeur nous a donné rendez-vous à 6h du matin. Pourquoi si tôt ? Parce qu’à Quito pour diminuer le trafic automobile les voitures, selon le dernier numéro de leur plaque, ne peuvent pas circuler dans la ville un jour par semaine durant les heures de « rush » : 7h30-9h30 et 16h30-18h. Et ce mardi c’est le tour de la voiture de Marcello !

Comme il est très tôt nous sommes les premiers à nous arrêter sur la « mitad del Mundo », la ligne d’équateur. Tellement tôt que personne n’est là pour nous faire payer l’entrée !

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Puis nous allons voir la lagune du cratère d’un volcan, là encore nous sommes seuls. Finalement nous nous arrêtons dans une petite ville où nous prenons le soleil et un petit déjeuner. Nous achetons aussi une baguette à un jeune allemand qui vient de soutenir son doctorat et qui a tout plaqué pour venir faire du pain ici. Comme je le comprends…

Nous sommes tellement bien ici que lorsque finalement nous arrivons à Otavalo, nous avons à peine 1h pour déjeuner et visiter le marché. Pas de regret : bien trop touristique à mon goût.

Bon, peu de photos de cette journée car même si cela nous a changé les idées nous manquons d’entrain.

Mercredi 23 mars

Aujourd’hui nous quittons Quito, mais pour cela il nous faut une voiture… J’en ai réservé une via un site français. Normalement nous devions la récupérer à l’aéroport mais vu que nous n’arrivons pas par avion aujourd’hui et que l’entreprise n’a pas de local à l’aéroport ils m’ont proposé de nous la livrer à l’hôtel ! Je passe les détails des échanges de sourds pour leur expliquer comment venir (il n’y pas toujours de nom de rue, ni de numéro aux maisons) et en plus selon l’heure de la journée certaines rues du centre sont à sens unique ou même changent de sens !

Finalement la voiture est là et nous nous débrouillons tellement bien que le loueur nous conduit jusqu’à la sortie de Quito ! Je reprends la volant pour quelques kilomètres jusqu’au site « officiel » de la mitad del Mundo. C’est une sorte de mini village à activité autour de la ligne équatoriale. Je dis bien autour car en fait elle se situe à quelques centaines de mètres du monument… Nous y passons 2-3h à nous balader. Rien de passionnant mais les enfants s’amusent.

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Nous repartons ensuite pour Mindo. Mindo se trouve à 80km au nord ouest de Quito. C’est une petite ville dans la jungle. Nous traversons les Andes pour y arriver, la route montagneuse est magnifique. Nous avons l’impression d’être dans les nuages et même parfois au dessus des nuages. A Mindo il y a principalement des routes de terre, quand finalement nous trouvons notre hôtel, notre jolie voiture est couverte de boue !

En fait d’hôtel, ce sont 5 roulottes éparpillées dans la jungle. Les enfants sont aux anges et s’en attribuent une immédiatement. La nature est magnifique. Il y a des colibris partout. C’est un vrai paradis.

Avec Magali nous passons une grande partie de l’après midi à regarder et photographier (avec plus ou moins de succès) ces magnifiques petits oiseaux qui ne restent jamais plus de quelques secondes en place !

Jeudi 24 mars

Je suis réveillée par le chant des oiseaux. J’en profite pour aller me balader dans les environs. Cette nature luxuriante m’apaise. Je ne me lasse pas de regarder les colibris butiner.

Après le petit déjeuner nous partons visiter une ferme de papillons. L’endroit est petit mais très agréable, nous pouvons en voir à tous les stades de développement, de la chenille en passant par le cocon jusqu’au magnifique papillon qui déploie ses ailes et vient se poser sur ma tête.

En sortant de la ferme les enfants courent vers la rivière : une descente en tubing va commencer et il reste… 2 places ! En moins de 5 minutes ils sont prêts et c’est parti pour 1/2h de descente !

Quand nous les récupérons heureux et très excités, nous avons juste le temps de les sécher et nous repartons : nous avons plus de 4h de route pour aller à notre prochaine destination et j’aimerais éviter de conduire de nuit !

Nous arrivons à Latacunga en fin d’après-midi. La ville doit être entourée de volcans dont le Cotopaxi qui est actuellement en activité, je dit bien doit car pour l’heure c’est une couronne de nuages que nous voyons.

Le soir, après le dîner, nous partons visiter la ville, d’architecture coloniale, elle est particulièrement belle le soir quand toutes les églises sont éclairées.

Vendredi 25 mars

Quand nous sommes prêts à partir, il est déjà presque 10h, le Cotopaxi est toujours dans les nuages, nous décidons donc d’aller voir la Laguna Quilotoa. Le lac se trouve à plus de 1h30 de notre hôtel et la route monte pour y aller. Nous y arrivons un peu avant midi. Le ciel est nuageux. La vue en contrebas est très belle, le lac, vert, scintille et nous attire. Nous décidons de descendre près de sa rive, 400m de dénivelé plus bas.

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Le chemin est très pentu et surtout sablonneux, nous glissons plus que nous marchons. Ce qui rend la descente encore plus difficile c’est que nous partageons le chemin avec des mules et muletiers qui proposent contre 10 dollars de prendre en charge les touristes.

A peine arrivés, les enfants courent faire la file pour un tour en kayak. Avec Magali nous profitons du calme et de la beauté du lieu.

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La remontée est encore plus difficile… A cause du sable, chaque fois que nous faisons deux pas, nous reculons d’un… Bon j’exagère un peu. N’empêche c’est duuuuur. D’autant que Max n’est pas motivé du tout et s’accroche à moi. Tous les 2 mètres il s’arrête. Je me demande comment nous allons arriver en haut ? Heureusement je me rappelle qu’il à sa musique avec lui, je lui mets son casque sur les oreilles et c’est parti ! En quelques minutes il disparaît loin devant moi. Plus que ma lourde carcasse à monter. Mon manque d’exercice et le manque d’oxygène (nous sommes à 4000m d’altitude) n’aident pas. Finalement nous arrivons au sommet en moins d’une heure, ce qui est moins que le temps estimé !

Il est déjà 16h et nous n’avons pas déjeuné, en fait nous n’avons rien mangé depuis le petit déjeuner ! Les enfants sont épuisés et nous aussi. Nous prenons un rapide repas et nous repartons.

La descente serpente le long de la campagne andine.

Les paysages sont fabuleux et en fin d’après midi les nuages se sont levés et nous apercevons le volcan Cotopaxi et son sommet enneigé. Magali est aux anges !

Samedi 26 mars

Ce matin le temps est pluvieux et mon moral morose… Les enfants dorment encore et je pars faire un tour en ville pour me changer les idées.

Après le petit déjeuner nous partons vers le parc du Cotopaxi qui se trouve à une trentaine de kilomètres de la ville. Il fait toujours aussi mauvais. A l’entrée du parc, un guide nous propose ses services. Avec Magali nous hésitons mais vu le temps et surtout vu que nous ne savons pas exactement où aller, nous acceptons. Il nous conseille de bien nous couvrir, par ici il peut faire très froid !

Nous ne regrettons pas d’avoir Javier avec nous, la vue est toujours bouchée mais grâce à lui nous arrivons à imaginer ce qu’il y a derrière les nuages. De plus Aleksandr est passionné par le volcanisme et Javier lui montre les dernières coulées du volcan. Aleksandr en profite aussi pour partager ses connaissances avec Max qui écoute avec plaisir.

Arrivés à une lagune, nous avons le choix entre en faire le tour ou bien monter sur le flan d’un volcan jusqu’à un mirador. Hum… la vue sur le Cotopaxi est complètement bouchée et selon notre guide ça ne va pas changer dans les prochaines heures. En même temps avec Magali nous avons envie de marcher. Le temps que nous nous décidions, Max a pris une pierre et s’amuse à enlever la boue de la voiture avec… Arhhhhhh : sur la portière conducteur il y a maintenant un MAX gravé ! Sur le coup j’ai envie d’hurler (d’autant que vu mon humeur, je ne cherche que ça), mais au fond de moi je sais qu’il ne l’a pas fait exprès et je vois qu’il est penaud… Je le prends dans mes bras et je lui fais un câlin. Allez, ce n’est que du matériel…

Nous nous décidons pour le mirador, au grand dam des enfants qui n’en peuvent plus de monter et descendre les montagnes (les courbatures de la veille sont bien présentes)! Etre dans la nature me fait toujours autant de bien. Ce n’est pas le cas des enfants qui nous font carrément la tête !

Dimanche 27 mars

C’est sous le soleil que nous quittons Latacunga pour Baños. Deux petites heures de route nous suffisent à arriver à notre hôtel. Il se situe à la sortie de la ville. Depuis les fenêtres de nos chambres nous voyons les pentes luxuriantes des volcans qui nous entourent. Les sommets restent, eux, perdus dans les nuages.

Dans ma messagerie, un email : Max a oublié tous ses jeux de DS à Latacunga. A sa décharge, c’est un peu la faute de la femme de chambre qui avait une tendance à « ranger » nos affaires dans des tiroirs que nous n’utilisions pas. N’empêche : comment les récupérer ? J’appelle l’hôtel. Ils vont tout faire pour me les faire parvenir avant notre départ de Baños. Je les mets en contact avec le responsable de notre hôtel qui lui aussi me rassure : ne pas m’inquiéter. Ça tombe bien, je n’ai aucune envie de m’inquiéter, d’autant que très pragmatique je me dis que ces jeux ne sont pas essentiels (hum Max n’est pas du tout d’accord !).

En attendant nous reprenons la voiture pour aller visiter la « casa del arbol ». Comme son nom l’indique c’est une cabane dans un arbre, elle se trouve en haut d’une montagne avec potentiellement une belle vue. Potentiellement car pour le moment c’est bouché ! Les enfants, de la vue il n’en ont que faire : ils s’amusent à faire de la tyrolienne et de la balançoire dans le vide…

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En fin d’après midi nous allons aux bains, car comme son nom l’indique, Baños est une station thermale. Pas vraiment « luxe » les bains, là encore les enfants eux ne voient que l’eau chaude et les différents bassins où ils sautent avec joie. Avec Magali nous sommes plus réticentes, d’autant qu’il fait froid…

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Lundi 28 mars

Toujours pas de nouvelles des jeux de Max mais je ne dois toujours pas m’inquiéter…

Nous décidons de prendre un taxi/guide pour faire le tour des cascades. Juan est très sympa et nous emmène directement à la tyrolienne la plus longue d’Equateur : plus d’un kilomètre de long ! Moi, rien que de regarder dans le vide me fait tourner de l’œil. Aleksandr, lui, n’hésite pas une seconde, Max le suit histoire de ne pas être en reste (mais me semble beaucoup moins motivé).

Quelques kilomètres plus loin, Marcello nous convainc de faire un tour en « nacelle » pour voir une cascade de plus près, hum avec Magali nous prenons (vraiment) sur nous et finalement c’est très sympa.

Le dernier stop est pour la cascade « Pailòn del Diablo » (le chaudron du diable). Franchement elle porte très bien son nom. Nous pouvons approcher les chutes de si près que nous sommes complètement trempés !

En fin d’après midi nous allons nous relaxer au « spa » de l’hôtel, rien de très luxueux mais comme c’est bon de se baigner dans une eau très chaude…

En sortant de nos bains, le propriétaire de l’hôtel m’annonce que les jeux de Max nous attendent à la station de bus ! Nous allons les récupérer avant d’aller dîner. Une chose est sûre, les équatoriens sont extrêmement gentils et très efficaces !!

Mardi 29 mars

Hier nous avions réservé avec Magali une excursion de 2 jours et une nuit dans la jungle mais ce matin Magali ne se sent pas bien du tout. En même temps elle ne veut pas priver les enfants de cette sortie. Nous décidons d’aller à l’agence qui se trouve à Puyo, à environ 1h30 d’ici et de décider sur place, en fonction de son état.

Lorsque nous arrivons à l’agence, Magali est toujours aussi malade. Je pense qu’elle sera mieux dans un vrai hôtel plutôt que dans une cabane sans aucun confort… Signe du destin ? La responsable s’est trompée dans les dates et nous a réservé la balade pour le lendemain ! Nous annulons tout et nous partons pour Tena afin que Magali puisse se remettre tranquillement.

A Tena nous choisissons des chambres avec vue sur la rivière et sur une bande de singe qui jouent à la course poursuite dans les arbres.

Mercredi 30 mars

Après presque 24h de sommeil, Magali se sent beaucoup mieux ! Nous décidons d’aller faire une petite excursion dans la jungle. Nous allons jusqu’à Misahuallí, une petite bourgade endormie aux portes de la jungle. Plus de route, pour nous rendre à l’AmaZOOnico qui est un centre de réadaptation à la vie sauvage (heu… pour les animaux !) nous prenons une pirogue. Il nous faut plus d’une heure sur le tumultueux Río Napo pour arriver à destination. Les animaux qui se trouvent ici, ont été confiés au centre par le gouvernement équatorien après qu’ils aient été repris à des trafiquants ou bien des familles qui les détenaient de façon illégale ou qui s’en sont débarrassés. Malheureusement une partie d’entre eux sont déjà trop habitués aux êtres humains et ne pourrons jamais être remis en liberté.

Les enfants sont très heureux de pouvoir les observer de si près et même s’ils sont en cages, dans leur milieu naturel.

Au retour, nous nous arrêtons dans un village de la tribu Queshua clairement dédié aux touristes. Nous sommes les seuls étrangers dans le village et en moins de quelques minutes, une femme nous propose de nous montrer la fabrication de la Chicha (c’est une boisson très énergétique préparée à base de feuilles de manioc ou de chonta et qui traditionnellement était mastiquée par les femmes). Les enfants sont mis à contribution. Le liquide obtenu à la consistance et le goût du yaourt liquide. Fermenté, il donnera une boisson alcoolisée utilisée lors des fêtes et des cérémonies. Elle a à peine terminée qu’un groupe de femme vient danser et jouer de la musique, très jolies même si nous sommes en fin d’après-midi et que la lassitude se fait sentir chez les danseuses : cela doit être la 20ème fois aujourd’hui qu’elles présentent leur danse…

Les enfants ont ensuite la possibilité de prendre dans leur bras un boa. Le propriétaire de l’animal est aussi le « chaman » du village qui en 3 minutes me « purifie »… Notre visite dans le village n’aura pas durée plus de 30 minutes : Walt Disney made in jungle !

Jeudi 31 mars

Nous quittons, après le petit déjeuner, Tena pour Baeza . Deux heures de route, toujours aussi haute et belle.

Quand nous arrivons dans nos petites cabanes, j’ai envie de me poser et lire mais Magali veut aller voir une cascade qui se trouve à près de 2h de route. Je ne suis pas du tout motivée, les enfants non plus. Mais Magali arrive à convaincre Aleksandr, qui convainc Max qui me convainc… Nous partons donc tous les quatre. Sans aucun regret car la route et la cascade sont très jolis et nous passons un très bon moment !

 

Par contre le propriétaire des cabanons est un hollandais resté à l’heure hollandaise, son restaurant est ouvert de 17-19h ! Avec dernière commande à 18h30… Cela nous permet d’être au lit de très bonne heure…

Vendredi 1er avril

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Notre voyage dans les Andes équatoriennes touche à sa fin. Ce soir nous passerons notre dernière nuit avec nos amis dans un hôtel près de l’aéroport. Mais avant cela nous avons encore une belle surprise, les thermes de Papallacta. Les bassins se trouvent au pied du volcan, quand nous arrivons il fait assez frais et il bruine. Nous nous prélassons dans les eaux chaudes. L’endroit est très joli et agréable. Nous y restons jusqu’au début de l’après midi. Comme il ne faisait pas très beau le matin nous n’avons pas mis de crème solaire : en sortant les enfants ont le dos rouge vif ! Ah la la : mauvaises mères !

Samedi 2 avril

La matinée passe beaucoup trop rapidement à mon goût, je refais ma valise (en laissant pas mal d’affaires à Magali) et il est déjà l’heure de se séparer.

Magali et Aleksandr repartent à Bruxelles et avec Max nous prenons un avion pour Guayaquil et demain un autre pour les îles Galápagos.

Bon retour les amis et à bientôt…

Bruxelles, ma belle…

Mardi 22 mars

A 4h du matin, je suis réveillée. Aucune raison particulière, j’aime me lever très tôt. Magali aussi est réveillée et m’a envoyée un message : il y a eu 3 explosions à Bruxelles. J’ai mal au ventre et envie de vomir. Je revis d’un coup les attentats de Paris : je prie pour que rien ne soit arrivé aux gens que j’aime, mes amis, mes collègues, leurs familles. Je pleure. Je me sens impuissante.

Grâce à Facebook, j’apprends rapidement que la plupart de mes amis sont « en sécurité ». Liza et ses 4 enfants étaient à l’aéroport, au niveau des départs quand les 2 explosions ont eu lieu, ils n’ont pas été blessés mais sont sous le choc.

D’autres n’ont pas eu autant de chance et lire leurs témoignages ou ceux de leurs proches me bouleverse. Ce qui me touche le plus, c’est que la plupart sont des messages d’amour et de paix.

J’écris ce récit plus de 3 semaines après les évènements. Je ne suis pas arrivée à écrire avant, ni sur les attentats, ni sur mon périple. Mon voyage et mes histoires me semblaient futiles. J’ai beaucoup réfléchi. J’ai oscillé ces dernières semaines entre l’espoir et des angoisses comme j’en ai rarement ressenti. L’espoir car je sens au fond de moi que l’amour, la pleine conscience et l’écoute sont la réponse au climat de violence et de peur dans lequel nous vivons. L’angoisse quand je m’auto-apitoie sur moi même : je ne suis pas assez forte, pas assez intelligente, pas assez courageuse… pas assez. Juste pas à la hauteur de mes idéaux.

Heureusement, mes amis, la méditation et mes lectures sont là pour me faire prendre du recul. J’ai des envies de changer le monde (qui n’en a pas ?), pharamineux comme projet mais par où commencer ?

La première photo d’en tête de mon blog, au début de mon voyage, reprenait une citation de Lao-Tseu: « Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas ». Changer le monde commence par un premier pas. Pour moi ce sera sourire. Sourire à tout le monde, dans la rue, au supermarché, dans les transports, sourire le plus souvent possible, même quand je n’en ai pas envie. Me sourire à moi aussi quand je n’ai pas le moral (pour moi, le sourire le moins évident).

Le sourire est une arme très puissante, même un sourire forcé est mieux que pas de sourire du tout.

Depuis que je le pratique, les gens dans la rue me le rendent souvent (bon, en Équateur , les gens sourient beaucoup !). Des gens, que je ne connais pas, s’arrêtent pour me parler. Le sourire est comme un virus, il passe rapidement d’une personne à l’autre. Le sourire d’un inconnu peut changer le cours de notre journée, c’est un rayon de soleil dans une journée autrement assez grise. En plus c’est une arme à double tranchant, car plus je souris et plus je me sens bien.

Bon, je laisse un poète en parler mieux que moi et je retourne écrire mon blog car même le futile a finalement sa place ici, surtout si je peux vous faire sourire.

Un sourire.

Recueil : Le Livre d’amour (1920)

Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu’un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n’est assez riche pour s’en passer,
Personne n’est assez pauvre pour ne pas le mériter,
Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires,
Il est le signe sensible de l’amitié,
Un sourire donne du repos à l’être fatigué,
Donne du courage au plus découragé
Il ne peut ni s’acheter, ni se prêter, ni se voler,
Car c’est une chose qui n’a de valeur qu’à partir du moment où il se donne.
Et si toutefois, vous rencontrez quelqu’un qui ne sait plus sourire,
Soyez généreux donnez-lui le vôtre,
Car nul n’a autant besoin d’un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres.

Raoul Follereau
(1903-1977)

 

Equateur: Quito

Vendredi 18 mars-Dimanche 20 mars

L’arrivée à Quito est un choc, tout d’abord nous perdons près de 15 degrés, il fait à peine 20°C surtout nous sommes très haut, à presque 3000 m d’altitude. Vue de l’avion, la ville est magnifique, entourée d’un écrin de volcans.

Notre maison d’hôte, choisie par Magali, est très agréable. Nous avons un petit appartement avec un feu ouvert, je fais immédiatement une flambée, autant pour la chaleur (le soir il fait assez froid) que pour la beauté des flammes.

dans la journée, avec Max nous visitons un petit peu le centre historique afin de nous familiariser avec la ville mais de façon assez superficielle : nous voulons partager la découverte avec Magali et Aleksandr !

Et finalement l’heure tant attendue arrive : nos amis arrivent enfin ! Max est heureux de retrouver un copain de presque son âge (Aleksandr à 11 ans) et moi je suis aux anges de revoir Magali.

Lundi 21 mars

« Grace » au décalage horaire (6h pour Magali et 2h pour moi), nous sommes tous debout très tôt et nous en profitons pour prendre un long petit déjeuner dehors. Il fait frais, mais que c’est bon d’être au milieu d’une nature si luxuriante. Les oiseaux sont en charge de la musique d’ambiance. Les enfants, eux, s’amusent à couper du bois pour le feu du soir.

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Finalement nous trouvons le courage de nous préparer et d’aller visiter la ville. Le centre de Quito est très joli avec ses bâtiments de style coloniaux. Je me rappelle avoir beaucoup aimé la ville lorsque je l’ai visité pour la première fois il y a 16 ans, mais cette fois le charme n’opère pas pour moi, je me sens un peu oppressée, la mer me manque déjà.

En passant par la place de l’indépendance, nous tombons sur le changement de la garde présidentielle qui se passe tous les lundi et à laquelle le président de la république participe. Les enfants sont très impressionnés, pour Max c’est la première fois qu’il voit un président en chair et en os! Et encore plus quans il nous « envoie » un coeur…

En fin d’après midi nous montons avec le téléphérique à 4100m d’altitude. Il fait très froid (6-7°C). La vue est splendide. Nous ne sommes malheureusement pas assez couverts pour y rester très longtemps.

Rio de Janeiro

Jeudi 10 – Vendredi 18 mars 2016

8 jours à Rio… cela peut paraître long. Mais c’est sans compter sur cette inertie qui est maintenant la mienne. Je suis presque allergique aux visites. Max cela lui va plutôt bien.

Nous passons donc les premiers jours à la plage (notre appartement se trouve entre Copacabana et Ipanema…), avec juste une petite visite dans un nouveau musée un jour de pluie. Nous faisons aussi la connaissance de Josy. Josy est la voisine de ma sœur à Paris et comme sa fille habite Rio, elle passe 3 mois par an ici ! Elle est adorable et nous invite dès le premier soir à dîner. Max adore, d’autant plus que son  appartement est magnifique alors que le notre est assez (selon lui) moche ! Elle propose aussi de faire notre lessive, ce qui m’arrange bien car je n’ai pas trouvé de laverie dans le coin.

Nous avons aussi la chance de croiser Alain (qui apprend à Max à jouer aux échecs et à tenir sur les mains) juste avant son retour en Europe.

Pour le reste… Finalement Max me convainc d’aller visiter quelques sites, il veut surtout voir le Christ. Malheureusement nous essayons d’y aller 2 fois et il est à chaque fois dans les nuages ; la première fois nous terminons au jardin botanique (bof, à part de petit singes en liberté) et la deuxième fois nous allons finalement au Pain de Sucre où il y a un petit peu moins de nuages.

La vue du Pain de Sucre est jolie mais ce qui plaît finalement le plus à Max c’est d’être dans les nuages (au sens propre !). Par contre quand nous redescendons, il se met à pleuvoir à torrent. Et pas une courte averse. Des cascades se forment sur le pain de sucre. Les voitures rapidement ne peuvent plus circuler. Et avec Max nous sommes trempés et gelés. Il n’y a rien à faire qu’attendre… 3h !! Finalement, comme la pluie ne s’arrête pas, j’achète 2 imperméables (style sac poubelle) et nous commençons à rentrer à pied. Nous avons de l’eau jusqu’aux genoux. Heureusement, après une demi heure de marche, la pluie se calme (enfin !) et nous trouvons même un taxi qui accepte de nous prendre !

Finalement la veille du départ, nous décidons d’aller voir le Christ même si le temps est toujours aussi couvert. Nous voulons y monter à pied mais le chemin n’est pas praticable à cause des inondations de la veille. Nous y allons donc en train. La statue du Christ est immense et dans les nuages ; cela lui donne une impression « d’apparition ». Un rayon de soleil nous permet quand même de le voir en entier mais malheureusement pas la belle vue sur Rio. Pas grave, ce n’est que partie remise !

Il est déjà temps de refaire les valises : direction l’Équateur où nous allons retrouver Magali et son fils Aleksander !!

Vues prises de l’avion…

Itacare: paradis des surfeurs

Mercredi 17 février au Jeudi 10 mars 2016

Nous quittons Salvador pour Itacare. Itacare est une petite ville au sud de l’état de Bahia, connue pour ses jolies plages mais surtout comme un très bon spot de surf !

Pour nous y rendre nous prenons le ferry, sauf qu’ayant un peu la tête ailleurs je prends des billets pour le premier ferry sans demander où il va…

Heureusement 1h plus tard il amarre au bon endroit. Nous avons ensuite 5h de bus pour arriver à Itacare. En faisant la file pour les tickets, je lie conversation avec Christoph, un allemand qui a vécu plus de 10 ans à Itacare. Il a quitté le Brésil il y a déjà quelques années et y retourne aujourd’hui pour son travail. Il parle français, anglais espagnol et portugais. Nous jonglons entre les différentes langues. Il me parle de la ville et de tout ce qu’il y a à voir. Nous échangeons nos coordonnés pour nous retrouver sur place.

Il fait nuit quand nous arrivons et nous prenons un taxi pour notre posada.

Que ça fait du bien de se poser longtemps au même endroit… Nous prenons très vite une routine :

5h45 réveil

5h55-7h : méditation

7h : réveil de Max

7h-7h15 : petit déjeuner

7h15-9h30 : école

9h30-13h30 : leçon de surf pour Max (relaxation sous les palmiers pour moi).

13h30-14h : déjeuner

14h-15h30 : école

15h30-17h30 : yoga pour moi, glande pour Max

Après 17h30 : libre

22h : extinction des lumières

Une vie de moine.

Ce rythme me va, d’autant qu’il y a des exceptions comme quand nous allons passer la journée à Serra Grande avec Christoph. Il connaît d’ailleurs tout le monde, partout. Ce qui fait que très vite j’ai aussi un peu l’impression de connaître les gens. Il y a de la musique partout et tout le temps: même en mer !!

 

A Serra Grande nous faisons la connaissance de Matthieu, un français qui habite là depuis des années et qui a une plantation de cacao. Il nous la fait d’ailleurs visiter (à la nuit tombée, donc pas de photo) et nous fait goûter son chocolat cru : délicieux !

Max fait beaucoup de progrès au surf. Il adore ce sport et aime beaucoup cette petite ville. Il s’y sent tellement bien qu’il se verrait bien y vivre. Il aime aussi beaucoup Airac, son prof avec qui il fait même du surf à deux sur la même planche!

Pour rejoindre la plage d’Engenhoca nous devons marcher 20 minutes dans la jungle. Airac en profite pour expliquer qu’ici c’est une des jungles les plus dense du onde avec le plus d’espèces animales différentes au cm2. Nous ne voyons pas beaucoup d’animaux mais nous les entendons.

Sur la plage pendant 3-4 jours nous avons même la chance d’être au milieux de la migration des papillons. Il y en a des millions et Max surf au milieux d’eux: magique!

Ce break me permet aussi de me poser, de ne plus être dans le faire. J’expérience chaque jour le lâcher prise, même au yoga où je sens ma pratique avancer. Je suis moins tendue. Je fais du yoga avec une super prof, Milly, tous les jours sur la plage…

Malheureusement on ne change pas du jour au lendemain et maintenant que je ne fais plus grand chose, c’est mon mental qui prends le relais. Mes pensées vont dans tous les sens. J’essaie d’appliquer les principes de pleine conscience que j’ai appris mais je n’y réussis que (très) partiellement. Le soir je suis épuisée.

Au bout de 3 semaines il est malheureusement temps de partir. Max a envie de visiter Rio avant de partir pour l’Equateur.

Salvador da Bahia

Dimanche 14 – mercredi 17 février

Avec Max nous reprenons notre rythme école/blog le matin et plage l’après midi. Nous habitons près de la plage de Barra, il y a beaucoup de monde. Les gens sont comme partout ici, très gentils et quand ils me voient en difficulté avec mon parasol (qui n’arrêtent pas de s’envoler), ils viennent à la rescousse !

Une après midi, au lieu d’aller à la plage nous partons visiter le centre historique de Savaldor. Salvador a été la première capitale du Brésil (du 16 au 18e), ce fût aussi la plaque tournante de l’esclavage d’Africains jusqu’à la fin du 19ème siècle.

Le pelourinho (petit pilori car c’est là qu’étaient punis les esclaves) est le quartier le plus connu du centre historique. Je l’ai visité pour la première fois il y a plus de 16 ans et j’en avais gardé un très beau souvenir. C’est d’ailleurs pour cela que je voulais le faire voir à Max. Malheureusement le quartier a beaucoup changé, il est maintenant à 100% dédié aux touristes, les habitants n’y vivent plus. Les façades sont toujours aussi belles mais à mon sens ont perdus leur âme.

Lorsque nous arrivons sur la place principale, je suis déjà prête à rentrer à Barra, mais comme Max a soif, nous nous arrêtons quelques minutes. Près de nous il y a un petit groupe de touristes et au centre un homme qui parle en anglais. Pedro est un guide anticonformiste. Il parle beaucoup de politique et dénonce la disneyfication du Pelourinho : ça me parle. Avec Max nous décidons de le suivre. Tout de suite il nous fait sortir de la partie touristique et nous emmène visiter la partie du centre historique considérée comme dangereuse. Selon lui pas plus dangereuse qu’ailleurs mais la police en lien avec les commerçants de la zone touristique a tout intérêt à faire peur aux touristes afin de les cantonner aux quelques rues commerçantes.

Tout de suite je retrouve le charme de Salvador. Pedro sait parler de cette ville et nous raconte plein d’anecdotes. Il nous parle de la discrimination encore très forte dont font l’objet les brésiliens noirs de peau, comme exemple il donne le cas de deux amis arrêtés en possession de drogue. L’un avec 60g d’herbe a été condamné à 3 ans de prison, l’autre pris en possession d’1kg ce l’ai juste fait confisquer. La différence entre les deux: leur couleur de peau.

Il nous montre aussi de très beaux bâtiments, tous abandonnés. Selon lui les habitants ont honte de ces immeubles preuves du passé esclavagiste. Certains de ces très beaux édifices sont même transformés en parking! Les façades sont vieilles et décrépis mais souvent embelli par une œuvre de street art. Max et moi sommes sous le charme.

Paraty-Ubatuba: et si le hasard n’existait pas?

Jeudi 11 février

Ce matin il pleut à verse. ce n’est pas une journée pour paresser à la plage. Nous décidons donc d’aller visiter Paraty, une petite ville colonial qui se trouve à 1h30 de route d’Ubatuba.

Le paysage est magnifique, à droite la mer, aujourd’hui d’un bleu-gris et à gauche des montagnes recouvertes d’une végétation tropicale.

Nous arrivons vers 10h à Paraty. Il n’y a pas (encore) beaucoup de touristes et nous avons les jolies rues pour nous tous seuls.

Vers midi, Max commence à avoir faim et nous entrons dans le premier restaurant que nous trouvons. Nous commandons rapidement, il y a très peu de monde. Et nous attendons… longtemps ! Au bout d’une heure je vais voir ce qui se passe en cuisine : pas grand chose ! Le restaurant est maintenant plein et personne ne reçoit à manger… Enfin au bout d’1h30 nous recevons nos plats (et toutes les autres tables en même temps !). Conclusion : la nourriture ne valait pas vraiment l’attente.

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Pas grand chose d’autre à faire et la pluie recommence à tomber drue. Nous décidons de rentrer à Ubatuba.

Sur la route du retour, j’aperçois en face de nous un cycliste qui peine en montée. Je fais remarquer à Mymy que c’est un tour du mondiste car son vélo est couvert de sacoches. Et qu’il est français : il a une petit drapeau à l’arrière de son vélo. Mymy me dit en rigolant : « c’est peut-être mon copain Alain ! ».

Alain est un ami à elle qui parcourt le monde à bicyclette depuis presque 4 ans. Je ne l’ai jamais rencontré mais quand j’ai décidé de partir en tour du monde avec Maxou, Mymy m’a donnée son email et depuis je reçois ses newsletters. La dernière date de plus de 6 mois quand il était en Equateur…

En rigolant, je regarde Mymy et je lui réponds « Et si on faisait demi tour pour voir ? ». Et nous voilà repartis vers Paraty. Je me mets au niveau du cycliste, Mymy le regarde et se tourne vers moi : « je crois que c’est lui !?! ». Je me gare sur le bas côté, une centaine de mètres plus loin.

Nous sortons de la voiture. Le cycliste s’arrête un peu interloqué (nous sommes au milieu de nulle part, à plus de 25km de la ville la plus proche, sous une pluie battante). Et quand Alain reconnaît Myriam, il est stupéfié ! Ils ne se sont pas vus depuis 8 ans et se retrouver ainsi, au Brésil, à quelques kilomètres du tropique du capricorne est juste incroyable.

Nous avons tous envie de continuer à discuter mais pas au bord d’une route ni sous la pluie… Heureusement je me rappelle que quelques kilomètres plus tôt j’ai vu une petite paillote. Nous y retournons en voiture et Alain nous y rejoint une demi-heure plus tard.

C’est juste hallucinant de se retrouver comme ça ! Malheureusement il commence à se faire tard et Alain a encore 2h30 de route avant d’arriver à Paraty. Je lui propose de venir passer la nuit dans notre appartement (nous avons 2 chambres inoccupées). Il est très tenté mais nous sommes à plus de 50 km d’Ubatuba dans la direction opposée de Paraty où il doit aller. Finalement il demande au patron de la paillotte s’il peut laisser son vélo pour la nuit. Pas possible : la paillote n’a aucun endroit sure pour laisser le vélo en sécurité. Par contre l’homme nous dit que la petite boutique en face a un rideau métallique qui se ferme.

Nous y allons. La femme qui tient la boutique n’est pas très enthousiaste. Alain sent que si nous prenons un verre, elle devrait s’adoucir… Et c’est reparti pour une bière. Le temps passe très vite d’autant que nous avons tous beaucoup de choses à nous raconter.

Finalement la femme accepte de garder la bicyclette et nous retournons à Ubatuba. En route Alain nous montre où il a campé la veille : il est passé juste à côté de nous sans le savoir !

Le soir nous dînons dans une pizzeria en jouant au Uno puis au Dobble jusqu’au bout de la nuit (enfin, selon mes critères…). Nous sommes tous très heureux.

Vendredi 12 février

J’avais promis à Alain de le ramener à son vélo juste après le petit déjeuner. Mais comme il fait très beau, Myriam lui propose de venir avec nous à la plage.

Nous passons une joyeuse matinée à jouer dans les vagues avec (et sans) le bodyboard de Maxou.

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En début d’après midi il est malheureusement temps de nous quitter et je ramène Alain à son vélo. Il doit être dans 4 jours à Rio (270km) pour aider lors d’une retraite de méditation Vipassana de 10 jours. Pendant ce trajet de retour nous parlons beaucoup. En plus de voyager, nous avons de nombreux centres d’intérêt communs, et c’est donc avec tristesse que je lui dis au revoir.

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Le lendemain c’est Myriam qui repart à Bruxelles. Ces vacances étaient définitivement trop courtes !

Avec Maxou nous nous envolons pour Salvador de Bahia…

Boa viagem meus amigos!

Ubatuba: plages de rêve

Dimanche 7 février

En ce jour anniversaire de Myriam, nous partons de SP pour Ubatuba. Ubatuba se trouve au bord de la mer à 4heures de route de SP. Cette côte est très appréciée par les paulistes et en particulier pendant cette semaine de carnaval.

Le trajet se passe très bien jusqu’à l’arrivée à notre destination, nous nous arrêtons même prendre un verre sur la première jolie plage que nous croisons. Max se jette à l’eau tout habillé… Myriam le suit très rapidement !!

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Par contre cela se corse pour trouver notre appartement rbnb. L’adresse que la propriétaire nous a donné ne correspond à rien. Nous tournons en rond dans de tout petits chemins. Un moment donnée une voiture me fait signe que je suis dans une rue à sens unique…dans le mauvais sens ! Sauf qu’au lieu de me laisser faire demi tour, il force le passage (je suis à l’arrêt) et érafle son véhicule et le notre. Je m’attends à un brésilien sanguin qui va m’accuser de tous les maux. Pas du tout, il est très poli et semble assez embêté, par contre sa femme et sa fille s’en mêlent et essayent de nous faire porter le chapeau ! Pas facile de se défendre sans parler portugais… Avec Myriam nous essayons de leur faire comprendre que premièrement nous ne pouvions pas savoir que la rue était à sens unique (pas de signe et pleins de voitures la prenant comme nous) et surtout qu’étant à l’arrêt nous n’avons pas pu érafler leur véhicule… Finalement nous arrivons à un consensus : nous leur donnons 200 reals (50 euros) et basta !

Finalement, grâce à Myriam, nous trouvons notre appartement qui est grand et beau… Par contre nous sommes crevées et nous décidons de fêter l’anniversaire de Myriam demain !

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Lundi 8 – mercredi 10 février

La plage a côté de l’appartement n’est vraiment pas jolie, nous décidons donc de prendre la voiture pour trouver une plus agréable plage : il y en a près de 92 différentes dans la région ! Sauf que nous sommes en plein weekend de carnaval et nous tombons immédiatement dans un immense embouteillage… Plus de 20mn pour parcourir 3km. Heureusement, nous trouvons « rapidement » sur une plage qui nous plait bien : immense vagues et pleins de paillotes.

La plage de Praia Grande est hyper touristique et fait penser (pour le nombre de touristes) à la côte d’azur en plein août. Nous sommes collés parasol contre parasol. Et sous chaque tente/parasol une famille brésilienne avec la sono à fond ! En temps normal j’aurais détesté mais ici, je ne sais pas pourquoi, j’adore et Myriam aussi.

La mer est chaude et nous sautons dans les rouleaux : le bonheur. Des vendeurs de plage nous proposent caipirinha, jus, brochettes de viande et de fromage, desserts variés. Et les brésiliens autour nous offrent des bières et même de la crème solaire…

Sur la plage c’est ambiance carnaval, il y a des gens déguisés et d’autres qui dansent.

 

Les jours suivant se passent de la même façon, nous visitons d’autres plages mais terminons toujours sur Praia Grande, notre préférée !

Pour Max le programme d’école est exceptionnellement allégé : une matière par jour, il faut dire que nous sommes de 9h à 19h à la plage !

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Carnaval de São Paulo: Samba!!

Samedi 6 février

Acheter des billets pour le carnaval a été le parcours du combattant, arriver jusqu’au carnaval n’est pas non plus évident… En fait les carnavals de Rio et de São Paulo ne sont pas des carnavals de rue, ils se passent dans une arène spéciale qui s’appelle un « sambadromo ». C’est une sorte d’avenue de près de 800m de long entourée de gradins qui peuvent accueillir des dizaines de milliers de personnes. Les billets sont vendus quelques mois à l’avance et coûtent selon la place de quelques euros à plus de 500 euros (et bien plus pour le carnaval de Rio)! Nos billets nous ont coûté 130€.

Pas facile d’y arriver car il n’y a pas de transport en commun et donc beaucoup d’embouteillages. Pour couronner le tout, il pleut… beaucoup! Finalement nous arrivons devant l’entrée du Sambodromo, sauf que notre taxi ne s’arrête pas à temps et les agents de circulation le force à repartir!! Nooooooooon!! Nous sommes bons pour plus de 45 mn de voiture supplémentaire: je bous… En fait j’aurais du faire confiance à la vie (:-)), car lorsque finalement nous pouvons descendre la pluie s’est arrêtée et le défilé commence juste lorsque nous prenons place.

Le Carnaval a des origines africaines, et c’est une évidence quand on voit les costumes exotiques faits à partir d’os, de plumes, et de paillettes, et bien sûr, à la samba qui est aujourd’hui la composante principale des festivités du Carnaval. Les esclaves africains amenés par les Portugais développèrent la samba aux rythmes enivrants.

D’ailleurs le carnaval est avant tout une compétition, chaque école de Samba défile durant un temps limité (environ une heure), avec un certain nombre de chars et des centaines (si pas des milliers) de participants! Ils sont notés et les champions défilent une semaine plus tard. Les préparatifs du prochain carnaval commencent dès que le précédent est terminé.

L’ambiance est incroyable car dans les gradins aussi les gens dansent et chantent.

Le défilé dure de 23h à 7h du matin… avec Myriam à 2h30 nous jetons l’éponge même si Max nous en veut à mort: lui serait bien resté jusqu’au bout de la nuit !!

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