Galapagos (1/4): île de Santa Cruz

 

Dimanche 3 avril
Avant de pouvoir nous enregistrer sur le vol pour les Galápagos, nous devons payer une taxe (20USD/pers) et faire contrôler nos valises : légumes, fruits, graines etc sont interdits car ils sont une menace pour le fragile écosystème des îles.
Le vol dure 2 heures. Lorsque nous arrivons je dois payer une nouvelle taxe de 100 USD (50 pour Max !). Re-contrôle des valises et enfin nous sortons !
Les Galápagos sont des îles volcaniques (avec de nombreux volcans encore très actifs aujourd’hui). Le paysage est aride, la végétation rare. Le contraste de la terre ocre avec le bleu du ciel est intense. A peine sortie, je tombe sur une colombe des Galápagos avec des yeux d’un très joli bleu. Elle ne semble pas du tout effrayée et continue en sautillant son bonhomme de chemin.


L’aéroport se situe à une heure trente de route de Puerto Ayora, la principale ville de l’île de Santa Cruz. Pour s’y rendre il faut prendre un bus, puis un bateau et un autre bus…
Notre hôtel se situe à une dizaine de minute de marche du port. Je m’y sens tout de suite bien, les propriétaires sont sympathiques, les chambres, basiques, sont lumineuses et spacieuses et dehors il y a des hamacs !
J’ai planifié de rester 25 jours sur les îles, par contre je n’ai rien prévu sur place, juste les 3 premières nuits d’hôtel.
Comme nous sommes dimanche, presque tous les magasins sont fermés, nous trouvons quand même une cantine qui sert un déjeuner du jour. Comme d’habitude en Equateur, il se compose d’une soupe (poisson, poulet ou boeuf) et d’un plat avec également du poisson ou de la viande et du riz. Je pense qu’il est assez difficile pour un végétarien de survivre ici, d’autant que les légumes et les fruits ici sont rares et chers.
D’ailleurs c’est bien ce que je constate rapidement, ici tout est très chers (exemple: 5USD le kilo de pâte !) et les seuls fruits produits sur l’île sont les bananes et les fruits de la passion : ça tombe bien, j’adore !
L’après-midi nous faisons un tour sur le port. La mer est bleue turquoise et il y a des animaux partout : même sur les bancs ! Otaries, frégates, iguanes marins dans les rues et dans la mer nous apercevons des tortues, des requins et même 3 raies manta. Ce qui est le plus frappant c’est que les animaux n’ont pas peur des êtres humains, cela fait tellement longtemps qu’ils ne sont plus chassés, qu’ils ne nous considèrent plus comme des prédateurs.

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J’en profite pour me renseigner sur les activités et en particulier sur les croisières. Toutes les îles font parties du parc national des Galápagos et presque partout, pour se déplacer, il faut être accompagné  d’un guide. De plus beaucoup d’îles ne peuvent être visitées que lors de croisières de plusieurs jours. Réserver sur place devrait me permettre d’avoir des prix « last minute ».
Bon après un premier tour je me rends compte que ça ne va pas être facile, nous sommes en « basse » saison et seul un certain nombre de bateaux naviguent. De plus les bateaux doivent changer d’itinéraire une semaine sur deux et j’ai un itinéraire en tête : les îles du nord et de l’ouest (Genovesa, Isabella, Fernednina …). Pas beaucoup de choix et quand je rajoute le critère prix, il n’y a qu’un bateau qui corresponde. Bon je continuerai mes recherches demain !

Lundi 4 avril
Il y a une heure de décalage entre le continent et les Galápagos, 8h avec la Belgique. Je me réveille donc vers 4h du matin… J’en profite pour lire le guide d’Equateur que Magali m’a gentiment laissé.
Quand Max se réveille nous mangeons et c’est l’heure des devoirs/blog.
En fin de matinée je repars faire le tour des agences… Le propriétaire de l’hôtel m’a recommandé l’agence Aqua. Jonathan et Ivan sont jeunes et très sympas. Ivan est même prof de surf (à la plus grande joie de Max). Bon, pas vraiment d’avancés sur le dossier croisière mais Ivan propose à Max de lui donner une leçon de surf. Ok, rendez-vous à notre hôtel à 14h.
Hum… 14h personne. 14h15 pareil. J’ai le whatsapps de Jonathan mais pas celui d’Ivan. Il ne sais pas où est Ivan. Bon, à 14h30 je laisse tomber. Nous partons avec Max à la plage de Bahia Tortuga. C’est une très jolie plage qui se trouve à 40mn à pied de la ville.


Ben 40 minutes en plein cagnard c’est long… Mais la plage en vaut la chandelle ! C’est une immense plage de sable blanc. Il n’y a pas de silice dans le sable : il est frais sous les pieds.

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Pour arriver au spot de snorkling nous marchons encore une vingtaine de minutes. Nous tombons aussi sur des dizaines d’iguanes. Ils n’ont pas peur de nous et restent sans bouger à leur place.

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Sous l’eau pas mal de poissons mais comme c’est marée basse, pas de tortue !


Le retour en ville est plus facile, c’est le coucher du soleil et la température est très agréable. Sur le chemin nous faisons la connaissance de Cristiane, une Brésilienne qui voyage depuis plus d’un an en vélo.


Une glace pour nous récompenser de nos efforts et nous rentrons à l’hôtel.

Mardi 5 avril
Ce matin pas de devoirs ! Nous partons faire un tour en bateau. Au port les bancs sont occupés par les otaries…

Notre guide Manuel est très sympa. Dès les premières minutes, il nous montre un oiseau assez emblématique des Galapagos : le blue footed booby (boobies au pluriel)… Bon en français c’est le fou à pied bleus, beaucoup moins marrant selon Maxou.

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Nous allons ensuite sur une petite île, pas grand chose à voir. Ensuite c’est l’heure pour un petit snorkling. Max se jette à l’eau. Pour moi elle est un peu trop fraîche (à moins de 29 degrés, l’eau est toujours trop fraîche pour moi !) mais quand Max m’annonce qu’il y a une grande tortue, je n’hésite pas une seconde et je saute à l’eau.

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Petite balade pour aller sur une plage avec pleins d’iguanes.

Nous faisons ensuite une petite balade pour aller jusqu’à Las Gritas. C’est une crevasse remplie d’eau qui se trouve en tre deux parois rocheuses. L’eau est transparente mais très froide, ce qui n’arrête bien entendu pas Max, pas contre moi à moins d’au moins 3 tortues et un requin (eh eh les enchères montent quand la température diminue), aucune chance de m’y voir. En remontant les rochers, Max s’enfonce des algues sous l’ongle du gros orteil. Il a tellement mal qu’il n’arrive pas à marcher… Le guide le prend sur son dos !


Le tour se termine à 13h et suivant le conseil du guide nous allons directement à l’hôpital. La blessure de Max n’est pas très grave, une infirmière la nettoie et nous repartons.

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L’après midi se passe dans la chambre : devoirs/blog…
En fin d’après midi je recommence mon tour des agences. C’est mon jour de chance ! Je tombe sur l’agence d’Alexandra. C’est une débrouillarde qui appelle chaque bateau pour connaître l’itinéraire et le prix et les dates. Finalement le seul bateau qui répond à mes critères est celui que toutes les agences m’ont proposée: le Guantanamera… Par contre elle me le propose à un prix bien plus intéressant 1500 USD/pers pour 8j. C’est beaucoup mais il n’y a rien de moins cher et c’est la classe backpackers (selon eux, « tourist superior », sauf que « economic » ou « tourist » n’existent pas !). Petit détail, je dois payer en cash si je ne veux pas payer des frais de carte de crédit de… 25% !
Je m’y attendais un peu et j’ai déjà 1000 USD en cash. Je dois arriver à retirer le reste avant le départ de la croisière dans 12 jours.

Mercredi 6 avril
RAS. Nous passons la journée à l’hôtel. Je veux mettre à jour mon blog, j’ai plus de 3 semaines de retard.

Jeudi 7 avril
Enfin, j’arrive à publier un post sur le blog. Hourra ! Bon Max termine ses devoirs et après le déjeuner nous prenons un taxi pour aller voir les tortues géantes… En Equateur, le prix de l’essence est fixé par le gouvernement et est très bas : 1.48 USD pour un gallon (un peu moins de 4 litres), ce qui fait que les taxi (à la différence de la nourriture) ne sont pas très cher, même ici ! De toute façon pas le choix car il n’y a quasiment aucun transport en commun sur l’île.

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Les tortues vivent dans une grande Hacienda en semi liberté. Le projet est de repeupler les îles. La population des tortues des Galápagos était estimée à 250 000 spécimens avant que les îles ne soient découvertes en 1535. Dans les années 1970 quand il a finalement été interdit de les chasser et de prendre leurs œufs, il n’en restait que quelques milliers. Aujourd’hui grâce à un programme de conservation, il y en a plus de 20000. L’objectif de ce programme est d’atteindre à nouveau les 200 000 tortues.
Les herbes sont assez hautes et au début nous ne voyons aucune tortue. Puis au loin un monticule qui bouge : c’est une tortue ! Je suis super excitée, Max, comme à son habitude est plutôt cool. J’ai l’impression que l’extraordinaire est maintenant son quotidien (eh eh, je crois que retourner à l’école en septembre va être assez « extraordinaire » pour lui…).
Après la première nous en trouvons des dizaines éparpillées dans les champs et les buissons.


Max aimerait bien en monter une… Heu… je crois pas que ce soit possible…
Il a quand même la chance, à la fin de la visite, de pouvoir essayer une carapace de tortue. Et conclusion : c’est très lourd. Finalement il peut même s’asseoir dessus quand c’est moi qui l’essaye.

Vendredi 8 avril
Aujourd’hui nous partons pour une journée en bateau vers une plage de Santa Cruz, la Fé, uniquement accessible par la mer et aussi la visite d’une petite île à une heure d’ici, Santa Fé.
L’heure du rendez-vous est à 7h45, Max a du mal à se réveiller mais l’idée d’aller faire du snorkling le fait sortir de son lit.

Au port toujours les otaries qui occupent les bancs, cette fois il y a même une femelle et son bébé qui tète.


Le bateau n’est pas très grand, nous sommes 10 à bord, 2 membres d’équipage et le guide, Manuel, qui donne le ton immédiatement : il n’aime pas les gens.
A La Fé nous débarquons sur la plage pour une petite balade qui nous mène vers un endroit avec pleins d’iguanes marins prenant le soleil. Ces reptiles à sang froid se refroidissent rapidement quand ils partent nager pour se nourrir d’algues, ils ont ensuite besoin de rester longtemps au soleil pour se réchauffer.


Nous remontons sur le bateau pour prendre nos équipements de snorkling et nous sautons à l’eau pour 1h de marathon aquatique derrière le guide. En fait il n’attend jamais personne et nous engueule dès que nous sommes à plus de 10m de lui. Pas facile de suivre ce champion de natation… Et pour rajouter une difficulté il nous fait passer sur les récifs avec moins de 10 cm d’eau et le ressac qui nous fait reculer d’une brasse quand on avance de deux. Finalement nous passons tous (moins une de mes cuisses qui est pas mal tailladée). Et c’est reparti pour le marathon. Dès qu’il aperçoit un requin/tortue, il hurle et le temps qu’on arrive l’animal a disparu (le pauvre !). J’en ai rapidement assez et je décide de partir de mon côté. J’ai même la chance de voir une colonie d’une vingtaine de requins à pointe blanche. Malheureusement je suis rappelée à l’ordre dans les 5 minutes !
Nous remontons à bord, une partie des participants est frustrée car ils n’ont pas pu voir les requins : ils se font remballer – c’est de leur faute !
Sur le bateau, il y a deux françaises très sympas, Corinne et Stéphanie. Elles habitent à Buenos Aires et sont en vacances pour une semaine ici. Elles ont un peu peur de faire du snorkling et sur ce bateau il n’y pas autre chose à faire. N’empêche nous discutons et nous rigolons bien.
Après le déjeuner nous partons pour l’île de Santa Fé. En fait nous n’avons pas le droit de descendre à terre (tout est très règlementé et demande des autorisations préalables), par contre nous pouvons faire un deuxième snorkling. Je n’ai pas du tout envie de répéter le marathon du matin et surtout ce dont je rêve c’est nager avec les otaries ! Je demande au guide si le bateau peut nous emmener directement vers la colonie pendant que les autres font le snorkling et à ma grande surprise il accepte !
Lorsque nous arrivons nous sommes seuls, pas d’autre bateau et pleins d’otaries dans l’eau. Avec Max nous sautons à l’eau et partons à leur rencontre. Difficile de trouver les mots pour expliquer le bonheur ressenti à nager avec c’est magnifiques animaux. Les otaries sont très joueuses et s’amusent à nous faire peur, cognent leur museau contre nos masque ou contre ma camera. Elles partent, font une cabriole et reviennent. C’est à qui se lassera le premier : personne ! Elles aiment aussi mordiller nos palmes, font la planche sans nous quitter des yeux.

 


Le groupe vient nous rejoindre à la fin de leur snorkling et d’autres bateaux arrivent. Avec Max nous leur laissons la place, nous en avons vraiment beaucoup profité. Cette heure avec les otaries était magique, paradoxalement hors du temps.

Samedi 9 avril
Ce matin nous allons plonger ! C’est un de mes rêves de plonger ici et peut être d’avoir la chance de voir les requins marteaux.
Le rendez vous est encore plus tôt qu’hier : 6h45 au centre de plongée. Comme hier j’ai du mal à réveiller Max mais pareillement, l’idée de faire de la plongée est suffisante pour le motiver.
Nous avons plus d’une heure de voiture pour arriver jusqu’au Nord de l’île où nous attend le bateau. Nous sommes 10 à bord et deux instructeurs. Il y a un groupe de 7 jeunes israéliens, une chilienne Daniela, Max et moi. Sur nous 10, je suis la seule plongeuse « expérimentée », seuls 2 jeunes israéliens ont leur certificat de plongée (et moins de 15 plongées chacun), les autres n’en ont jamais fait et vont, comme Max, faire un fun dive.
Un instructeur, les 2 jeunes et moi sommes les premiers à plonger. La descente se passe sans problème et nous tombons sur 2 requins à pointe blanche en train de se reporser. Il y a beaucoup de poissons et nous avons la chance de voir une tortue, une raie manta et de loin un requin marteau (pour être honnête surtout sa queue !). Après moins de 20 minutes de plongée, un des israéliens n’a plus assez d’air et doit partager la bouteille de l’instructeur… La deuxième monte et descend et a du mal à rester à notre niveau. Ces allers retour font qu’elle aussi n’a plus beaucoup d’air. Le pauvre instructeur ne sait plus où donner de la tête… et fait le signe de remonter. La plongée aura durée en tout 30 minutes et j’ai plein d’air dans mon tank ! Je suis un peu déçue mais de toute façon la visibilité n’était pas bonne.

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Max pendant ce temps a fait du snorkling avec Daniela, ils s’entendent très bien. Il a vu plus d’animaux que moi en plongée !

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Max et Daniela

Après le déjeuner, c’est à Max de faire son fun dive. Je l’accompagne. Nous sommes que tous les deux avec l’instructeur. Max descends sans trop de problème et arrive bien à équilibrer la pression en se pinçant le nez. Je suis fière de lui car il n’avait pas bien profité de sa plongée à Bali à cause de ce problème. Et nous partons pour une petite heure de plongée à 8 m de profondeur. Cette plongée est bien plus agréable que celle de ce matin, je suis bien sûre hyper heureuse de la partager avec Max mais en plus nous avons beaucoup de chance et voyons plusieurs tortues et surtout 2 requins marteaux ! Max est aux anges.

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Le centre de plongée est en face du marché aux poissons. C’est toujours un spectacle de voir les otaries, les frégates et les pélicans qui attendent que les poissonniers leur donne un morceau de poisson et quand ça ne vient pas, ils n’hésitent pas à en voler !

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Dimanche 10 avril
Journée studieuse et de repos.

Lundi 11 avril
Levé aux aurores, nous partons ce matin à San Cristobal, une île à l’est des Galápagos et le bateau est à 7h. Nous devons être au port à 6h30…
Comme à l’aéroport nos valises sont contrôlées, il est interdit de transporter des légumes et des fruits d’une île à l’autre.
A 7h nous partons… La suite dans un prochain post !

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