La consternation après les attentats de Paris

Samedi 14 novembre

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Max veut rester ici. Ok une journée off nous fera du bien. La matinée passe tranquillement. En début d’après midi, je vois passer un message sur mon téléphone d’une amie mais je n’y prête pas attention. Ce n’est que vers 15h que je le lie, elle demande « si les parisiennes vont bien ? ». Les parisiennes sont Jo et Karine, deux très bonne amie de notre groupe « whatsup ». Je ne comprends pas de quoi elle parle. Je regarde alors le journal : une série d’attentats vient d’avoir lieu à Paris quelques heures plus. Tôt. Ils parlent déjà de plus de 120 morts. Je suis choquée, je m’effondre. J’essaie de joindre ma sœur et mes amis pour savoir s’ils vont bien. Sans succès. Il est 3h du matin chez eux. Je suis complètement angoissée. Ces 12h de décalage horaire me font me sentir loin, trop loin.

Finalement, grâce à Facebook, j’apprends qu’une amie de ma sœur l’a mise en statut « en sécurité ». Pour être sure j’envoie un message à cette personne qui me répond qu’elle a eu ma sœur au téléphone avant minuit.

Je respire un peu mais je n’ai toujours pas de nouvelles de mes amis et surtout je pense à toutes ces familles brisées par cet attentat, à ces gens qui sont juste allés écouter de la musique ou boire un verre avec des amis un vendredi soir. Comment peut-on devenir aussi inhumain ?

En fin d’après midi, des voisins nous proposent à Max et moi de nous joindre à eux pour un barbecue. J’ai envie de refuser mais je n’en ai pas la force. J’accepte. Nous sommes une petite dizaine, 6 adultes et 4 enfants. Bee, Morgan et les autres sont tous néo-zélandais. Je ne comprends pas vraiment pourquoi ils m’ont invité car au début personne ne me parle. Finalement ils me posent quelques questions puis quand nous parlons de Paris et que je leur fais part de mon inquiétude par rapport à mes amis, ils deviennent très amicaux. Je pense que c’est par timidité qu’ils étaient distants.

Max part jouer avec les enfants et moi je reste avec mes nouveaux amis. Ils habitent tous sauf Morgan dans de petite « cabin » du camping (sorte de petit préfabriqué). Ils ont des visages marqués par la vie qui ne semble pas très facile.

Max est heureux avec ces nouveaux amis et me demande de rester ici. Je n’ai aucune envie ni force pour bouger.

Dimanche 15 novembre

J’ai finalement reçu des nouvelles de tous mes amis. Je suis soulagée mais toujours aussi triste. Le temps est au diapason : il pleut.

Morgan et Bee passe me voir en fin de matinée, ils veulent savoir si j’ai eu des nouvelles de mes amis. Je suis très touchée par leur attention.

La journée passe lentement. Je suis quasi tout le temps sur internet à lire les infos.

Pourquoi?

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