Paraty-Ubatuba: et si le hasard n’existait pas?

Jeudi 11 février

Ce matin il pleut à verse. ce n’est pas une journée pour paresser à la plage. Nous décidons donc d’aller visiter Paraty, une petite ville colonial qui se trouve à 1h30 de route d’Ubatuba.

Le paysage est magnifique, à droite la mer, aujourd’hui d’un bleu-gris et à gauche des montagnes recouvertes d’une végétation tropicale.

Nous arrivons vers 10h à Paraty. Il n’y a pas (encore) beaucoup de touristes et nous avons les jolies rues pour nous tous seuls.

Vers midi, Max commence à avoir faim et nous entrons dans le premier restaurant que nous trouvons. Nous commandons rapidement, il y a très peu de monde. Et nous attendons… longtemps ! Au bout d’une heure je vais voir ce qui se passe en cuisine : pas grand chose ! Le restaurant est maintenant plein et personne ne reçoit à manger… Enfin au bout d’1h30 nous recevons nos plats (et toutes les autres tables en même temps !). Conclusion : la nourriture ne valait pas vraiment l’attente.

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Pas grand chose d’autre à faire et la pluie recommence à tomber drue. Nous décidons de rentrer à Ubatuba.

Sur la route du retour, j’aperçois en face de nous un cycliste qui peine en montée. Je fais remarquer à Mymy que c’est un tour du mondiste car son vélo est couvert de sacoches. Et qu’il est français : il a une petit drapeau à l’arrière de son vélo. Mymy me dit en rigolant : « c’est peut-être mon copain Alain ! ».

Alain est un ami à elle qui parcourt le monde à bicyclette depuis presque 4 ans. Je ne l’ai jamais rencontré mais quand j’ai décidé de partir en tour du monde avec Maxou, Mymy m’a donnée son email et depuis je reçois ses newsletters. La dernière date de plus de 6 mois quand il était en Equateur…

En rigolant, je regarde Mymy et je lui réponds « Et si on faisait demi tour pour voir ? ». Et nous voilà repartis vers Paraty. Je me mets au niveau du cycliste, Mymy le regarde et se tourne vers moi : « je crois que c’est lui !?! ». Je me gare sur le bas côté, une centaine de mètres plus loin.

Nous sortons de la voiture. Le cycliste s’arrête un peu interloqué (nous sommes au milieu de nulle part, à plus de 25km de la ville la plus proche, sous une pluie battante). Et quand Alain reconnaît Myriam, il est stupéfié ! Ils ne se sont pas vus depuis 8 ans et se retrouver ainsi, au Brésil, à quelques kilomètres du tropique du capricorne est juste incroyable.

Nous avons tous envie de continuer à discuter mais pas au bord d’une route ni sous la pluie… Heureusement je me rappelle que quelques kilomètres plus tôt j’ai vu une petite paillote. Nous y retournons en voiture et Alain nous y rejoint une demi-heure plus tard.

C’est juste hallucinant de se retrouver comme ça ! Malheureusement il commence à se faire tard et Alain a encore 2h30 de route avant d’arriver à Paraty. Je lui propose de venir passer la nuit dans notre appartement (nous avons 2 chambres inoccupées). Il est très tenté mais nous sommes à plus de 50 km d’Ubatuba dans la direction opposée de Paraty où il doit aller. Finalement il demande au patron de la paillotte s’il peut laisser son vélo pour la nuit. Pas possible : la paillote n’a aucun endroit sure pour laisser le vélo en sécurité. Par contre l’homme nous dit que la petite boutique en face a un rideau métallique qui se ferme.

Nous y allons. La femme qui tient la boutique n’est pas très enthousiaste. Alain sent que si nous prenons un verre, elle devrait s’adoucir… Et c’est reparti pour une bière. Le temps passe très vite d’autant que nous avons tous beaucoup de choses à nous raconter.

Finalement la femme accepte de garder la bicyclette et nous retournons à Ubatuba. En route Alain nous montre où il a campé la veille : il est passé juste à côté de nous sans le savoir !

Le soir nous dînons dans une pizzeria en jouant au Uno puis au Dobble jusqu’au bout de la nuit (enfin, selon mes critères…). Nous sommes tous très heureux.

Vendredi 12 février

J’avais promis à Alain de le ramener à son vélo juste après le petit déjeuner. Mais comme il fait très beau, Myriam lui propose de venir avec nous à la plage.

Nous passons une joyeuse matinée à jouer dans les vagues avec (et sans) le bodyboard de Maxou.

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En début d’après midi il est malheureusement temps de nous quitter et je ramène Alain à son vélo. Il doit être dans 4 jours à Rio (270km) pour aider lors d’une retraite de méditation Vipassana de 10 jours. Pendant ce trajet de retour nous parlons beaucoup. En plus de voyager, nous avons de nombreux centres d’intérêt communs, et c’est donc avec tristesse que je lui dis au revoir.

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Le lendemain c’est Myriam qui repart à Bruxelles. Ces vacances étaient définitivement trop courtes !

Avec Maxou nous nous envolons pour Salvador de Bahia…

Boa viagem meus amigos!

Florianopolis: et Max devient un surfer

Lundi 25 janvier 2016

A ma grande surprise, j’ai très bien dormi dans le bus ! A Florianopolis (appelée par ses habitants Floripa), il fait chaud, très chaud et il n’est que 9h30 du matin. Je dois tirer la valise un petit kilomètre pour rejoindre l’agence de location de voiture : c’est long.

J’appréhende un petit peu de conduire au Brésil mais dès les premières minutes je me sens à l’aise, et grâce à google map nous trouvons sans problème notre logement airbnb (Surf’N Yôga Inn).

Pedroca nous accueille avec un grand sourire, il est prof de surf et de yoga. Il dégage une énergie très positive. Notre appartement est au premier étage de la maison où habite sa fille. Il est petit, bien agencé ; nous le partageons avec un jeune couple argentin. Ce que je préfère c’est la terrasse ombragée avec les 2 hamacs…

Mardi 26 janvier – Mercredi 3 Février

Le programme de la semaine est assez simple : le matin leçon de surf pour Max avec Pedroca puis l’après midi école pour Max, mise à jour du blog et programmation de la suite du voyage pour moi. En fin d’après-midi quand le temps le permet : sand surf. Le soir, tous les 2 jours, cours de yoga.

Le temps est couvert, orageux, il fait chaud. Nous aimons ce rythme de vie. Max adore le surf (sur mer et sable!) et fait très rapidement des progrès, le yoga m’aide à revenir au moment présent et me relaxe.

Le temps passe doucement et agréablement, rien ne perturbe notre programme, même pas une longue coupure d’électricité !

Après 9 jours à Florianopolis, il est malheureusement temps de repartir. Je dois aller à Sao Paulo pour faire réparer mon ordinateur et acheter les places de carnaval qu’il est impossible pour un non brésilien d’acheter via internet… Et mon amie Myriam arrive dans 4 jours !

Nous retrouvons Ivan à Bali

Lundi 24 août

Chose promise chose due : nous partons de très bonne heure au parc afin d’éviter la foule et surtout parce que cet après midi nous devons retrouver Ivan !

Nous sommes parmi les premiers à rentrer dans le parc. J’ai prévenu Max, je veux bien l’accompagner mais pas question d’aller sur un toboggan… Sauf qu’il faut être deux pour le premier que l’on passe. Allez j’y vais. Je suis littéralement morte de peur mais j’y prends vite goût et je décide de les faire tous (ou presque) avec Maxou.

YourPhotoNous nous éclatons. Max est juste un peu triste de ne pas avoir de copain avec lui, c’est alors que nous tombons sur Ris et Hayden ces deux petits copains du green camp. Et c’est parti, Grace leur mère et moi les perdons immédiatement de vue.

Nous passons une très bonne matinée. Et autant l’avouer, pour Max, Waterbum est ce qu’il a préféré en Indonésie… Nous serions restés à Bruxelles avec un abonnement à Océade qu’il aurait été le plus heureux des enfants!

Il est maintenant l’heure de retrouver Ivan. Ivan est un ami avec qui j’ai fait mes études et que j’ai retrouvé à Bruxelles. Il vient 3 semaines en vacances à Bali pour faire de la plongée. Nous déjeunons ensemble et passons l’après midi à nous balader au bord de la mer.

Mardi 25 août

Matinée studieuse, je dois dire que les cours du CNED se passent de mieux en mieux, Max et moi trouvons nos marques.

Ivan vient déjeuner avec nous au bord de la piscine et nous passons une joyeuse après midi dans la piscine.

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Le soir nous quittons (à regret) notre bel hôtel pour un autre plus proche de l’aéroport, car demain nous partons aux aurores vers une autre île indonésienne : Flores.

 

Green Camp: 3 jours d’aventures durable

Vendredi 21 août

Matinée studieuse car nous partons 3 jours dans un camp d’aventure durable…

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En fait le Green Camp fait parti de la Green School qui est une école qui donne à ses étudiants une éducation, naturelle, holistique et centrée sur l’enfant. Les résultats aux examens ne sont pas une priorité c’est l’épanouissement de l’enfant qui importe. Ouhaa moi j’aime, et c’est pour cela que j’ai décidé d’y passer quelques jours avec Max !

Bon, pas facile à trouver, même avec google map et un chauffeur de taxi… Google map nous emmène droit dans un cul de sac. Le chauffeur demande plusieurs fois son chemin, j’appelle l’école et après avoir tourné une bonne vingtaine de minutes nous trouvons enfin : ouf ! Max était livide et j’ai bien cru qu’il allait vomir dans la voiture…

Donc, l’école se trouve au milieu de nulle part, dans la nature. Nous sommes très gentiment accueillis par le staff qui nous emmène à notre yourte tout en bambou. Et quand je dis tout, c’est la hutte, les lits, le bureau et … même les toilettes que nous partageons avec une autre yourte (pour les toilettes j’y reviendrai ultérieurement).

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Juste le temps de nous installer, c’est l’heure de l’introduction et de rencontrer les autres participants.

Nous sommes au total 35, soit une petite dizaine de famille avec des enfants de 3 à 16 ans. Il y a des australiens, malaisiens, singapouriens, italiens, américains, portugais et hongrois. Nous sommes les seuls représentants franco-suédois.

Après une courte introduction nous déjeunons et faisons connaissance. Les participants sont tous très sympas et ouverts. Certains sont venus de leur pays exprès pour le camp alors que d’autres (dont Max et moi) sont là un peu par hasard.

Le programme pour ces 3 jours est très chargé et commence juste après le repas par la fabrication des offrandes. Comme je l’ai dit à plusieurs reprises les balinais sont hyper religieux et font des offrandes plusieurs fois par jour. Ces offrandes s’appellent « canang » ce qui veut dire « beautiful purpose » (j’arrive pas à le traduire en français, genre « belle intention »…). Tout est fait de façon naturelle, feuille de bananier, tiges de bambou et fleurs et herbes pour décorer. Les fleurs ne sont pas mises au hasard : noir ou violet au nord, blanc à l’est, rouge au sud et jaune à l’ouest.

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Mais pour aller au temple il faut aussi s’habiller, il est interdit de rentrer sans un sarong pour les hommes et les femmes. Max y va avec Ris et Hayden, deux copains singapouriens qu’il vient se faire.

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A peine terminé nous partons pour la visite de l’école ! Je suis sous le charme… Tout est beau, harmonieux et surtout durable. Tous les bâtiments et les meubles sont en bambou qui est un matériel solide et durable.

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Il faut au maximum 5 ans pour avoir une grande tige de bambou alors qu’il faut 35 ans pour un tronc de cocotier. De plus le bambou pousse comme de la mauvaise herbe, on le coupe et il repousse immédiatement.

L’école produit également toute son électricité grâce à des panneaux solaires et dernièrement une petite centrale hydraulique. Tout est recyclé, et les enfants y participent activement, production du compost, plantations des légumes etc.

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Les classes sont toutes différentes, belles et ouvertes, afin de stimuler l’imagination des écoliers. Il n’y a quasiment pas de mur.

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En ce qui concerne les cours, dès le collège les cours ne sont plus par matière mais par projet. Par exemple les enfants décident en début d’année qu’ils veulent étudier l’architecture de bambou. Ils vont donc construire une structure et pour cela devoir faire de la physique, des mathématiques, de la biologie etc. mais tout cela centré sur leur projet.

Pleine conscience et Mepantigan (mixe entre art martial et danse balinaise qui se déroule dans la boue…) font partie du cursus au même titre que les maths !

C’est l’école de mes rêves, Max lui est plus ou moins indifférent, il aime surtout les cours de récréations.

Bon tout cela à un prix : 10 000$/an.

Une petite glace à la cantine de l’école (délicieuse !) et on repart pour l’activité suivante : escalade d’un cocotier.

DSC04035 DSC04034cantine de l’école

Bon moi je n’ai pas le courage de le faire mais Max monte comme un petit singe et même plusieurs fois : il adore !

DSC04052 c’est Maxou tout en haut !DSC04055

Alors maintenant c’est soit disant temps libre, en fait 15 minutes pour se doucher (eau froide uniquement !) avant d’aller dîner.

Après dîner, cela continue par des jeux et marshmallows autour du feu…

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A 21h, nous rentrons finalement dans notre yourte… morts… et ce n’est que le premier jour !

Samedi 22 août

Levé à 7h, le petit déjeuner est à 7h30. C’est un camp de travail ici !

Première activité à 8h30, nous partons pour une balade de 2h30 dans la nature et les rizières. Mais une simple balade serait trop simple. Il faut y rajouter un challenge : chaque famille reçoit un œuf (cru) qu’elle doit protéger avec tout ce qui se trouve par terre. Puis Wayan lance chaque colis du haut d’un arbre. Le notre est dans une tige de bambou pourri… qui ne le protège pas très bien : œuf brouillé à l’atterrissage !

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Et on repart, pour s’arrêter quelques centaines de mètres plus tard près d’un monument qui commémore l’indépendance. Notre instructeur en profite pour nous expliquer les noms et prénoms balinais. En fait il n’y a pas de noms de famille, c’est les parents qui choisissent librement le nom, par contre le prénom répond à des règles strictes :

Wayan, Putu ou Gede pour le premier né masculin

Wayan, Putu ou Iluh pour la première fille née

Made ou kadek pour le second né (garçon)

Made Kadek ou Nengah pour la seconde fille

Nyoman ou komag pour le ou la troisième

Ketut pour le ou la quatrième

Et à partir du 5ème ? et bien on revient au départ.

Pour différencier les filles des garçons, il y a NI (fille) ou I (garçon) devant le prénom.

Et on repart ! Passage d’un pont assez périlleux mais c’est rien comparé au passage dans les rizières, nous n’arrêtons pas de glisser dans la boue. Max en a jusque sur le bout du nez.

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Nous rentrons pour le déjeuner mais pas le temps pour une sieste, il faut partir à notre cours de yoga du rire. Bon, je ne peux pas trop vous en parler car j’ai passé la majorité du cours à dormir… (fallait pas me donner des coussins à la place du tapis de yoga !).

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On range les coussins et début du cours de Mepatigan. J’ne ai parlé précédemment, c’est un mélange d’arts martiaux et de danse balinaise. C’est génial pour libérer son énergie car en plus des mouvements, on crie beaucoup et top, du top, ça se pratique dans des bains de boue. Donc après un entrainement en salle, nous partons pour la mare.

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Bons fous rire !!

Mais l’après midi n’est pas terminée, petite collation et nous partons pour le cours de teinture naturelle. Bon, moi j’en peux juste plus. J’ai besoin de ne rien faire pendant plus de 5 minutes d’affiler. Donc je sèche et Max me suis : que c’est bon de ne rien faire !

DSC04178 Max revient juste à temps pour colorier son sac

Après le dîner (pizzas que nous devons fabriquer nous-même), nous nous préparons pour le « night safari ».

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Cela consiste en une balade autour du camp, bon ça paraît pas très excitant présenté comme cela, mais dès que Made nous montre l’énorme araignée qui se trouve au dessus de l’évier (où tous les jours je me suis lavée les mains sans la voir), je me rend compte que nous sommes vraiment dans la nature. Et ce n’est que le début, 5 mètres plus loin, nous passons en dessous d’un arbre et nos lampes découvrent un serpent (inoffensif) lové tranquillement au dessus de nos têtes. Nous trouvons pleins de grenouilles, un caméléon vert qui mort de peur devient marron sous nos yeux.

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Nous descendons près de la rivière (la ou nous nous sommes baigné cet après midi après le bain de boue) et suivons le chemin quand tout à coup notre guide nous dit de nous arrêter et de ne pas bouger… Il vient de voir un serpent mortel, une vipère arboricole, caché dans un buisson à 20cm de la ou Max et moi venons de passer.

DSC04206Mais ou est la vipère?

Il nous explique que si l’on ne reçoit pas le contre poison dans l’heure on est mort. La fin de la balade se passe à regarder chaque buisson et le moindre bruissement me fait sursauter. Made nous présente ensuite ces serpents, de petits boas de 1 et 2 ans.

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Je ne suis pas très rassurée quand je vais me coucher, et Max décide de mettre son matelas au pied de mon lit.

Finalement je m’endors… Pour me réveiller en sursaut quelques heures plus tard. Il y une lumière qui bouge juste à l’extérieur de notre yourte. C’est étrange car nous sommes la dernière cabane et normalement personne ne passe par la. J’ai le cœur qui bat la chamade. Et quand d’un coup la porte s’ouvre et que je suis éblouie par la lumière, je hurle « Hello » en sautant de mon lit. Et l’intrus sursaute et crie de peur à son tour ! Je découvre alors Max, mort de trouille et qui me demande pourquoi j’ai hurlé « Hello » ? En fait je n’ai pas imaginé une minute que Max aurait le courage d’aller faire pipi dehors tout seul ! Je suis vraiment fière de lui (et pas beaucoup de moi !).

Dimanche 23 août

Dernier jour… Avec Max nous nous faisons la réflexion que nous ne pourrions pas tenir un jour de plus. Passage aux toilettes, ben oui, il faut bien que je vous présente les toilettes qui s’appellent ici « pee palace » et « poo palace » et qui se trouvent l’un à coté de l’autre.

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Dans le « pee palace », il faut uniquement faire pipi et jeter son papier dans une poubelle, il n’y a pas d’utilisation d’eau. Pour le « poo palace » c’est à peu près la même chose sauf qu’il faut recouvrir son « poo » de copeaux de bois… Autant vous dire que l’on repère les toilettes de loin…

Petit déjeuner et c’est parti pour le « egg tower challenge ». Chaque famille reçoit, 6 longues tiges de bambou (env. 2m), 3 petites, 4 gouttières en troc de bananier et des lanières de caoutchouc recyclé. Avec cela nous devons construire une structure la plus haute possible. Le but c’est de faire tomber un œuf du haut de la tour et qu’il arrive en bas et touche le sol sans se casser. Bien sur tout cela en plein soleil. Bon, une famille de 2 dont un des membres fait moins de 1m40 est vraiment désavantagée par rapport aux autres et notre tour n’arrêtent pas de se casser la figure. Bon, à la fin du temps imparti nous avons la tour la plus haute, avec une pente assez forte, j’ai tout de même essayé de créer des ralentisseurs à intervalles régulier (ah ah mon côté ingénieur) mais hyper instable. Je croise les doigts.

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Nous sommes une des dernières familles à tester notre création, 3 sur 6 ont réussi à ne pas casser leur œuf. Je pose l’œuf à près de 2m de haut et j’attends. A ma plus grand surprise (et à celle de tous les autres !), il arrive en bas sans se casser, mais malheureusement il s’arrête à 1 millimètre de la terre et nous sommes donc disqualifiés. Pas grave, Max et moi sommes super fiers de nous !

Déjeuner Balinais typique, pas évident de manger avec les doigts, j’en mets partout (et peu dans ma bouche)

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Après le déjeuner nous avons un cours sur le compost et des travaux pratiques. Les enfants sont encore assez motivés malgré qu’il faille ramasser de la bouse de vache pour faire ce compost. Puis petite séance de jardinage.

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Max n’a pas assez bu ce matin, et il ne se sent pas bien. Il ne sait plus s’il rêve ou s’il est éveillé… Je le force à boire presque 1 litre d’eau.

Enfin (!!!), pour nous récompenser la dernière activité est la fabrication de chocolat. Que nous dégustons avec de la glace et des marshmallow, heureusement car il n’est vraiment pas très bon !

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C’est l’heure des au revoir, c’est avec une certaine tristesse que nous quittons le groupe qui était très sympa par contre nous sommes content de ne rien avoir à faire les 2 prochains jours !

Nous retournons dans notre hôtel à Sanur : vive la douche chaude !

Retour à Ubud

Mercredi 19 août

Levé tôt, aujourd’hui nous repartons sur les routes… En fait nous repartons pour 2 jours à Ubud afin de faire ce que nous avions pas eu le temps faire avec les Bob5.

J’ai même réussi à trouver un guide francophone qui nous attend à 8h à la réception. Elle s’appelle Comin et fête ses 19 ans aujourd’hui. Elle est très gaie et sympathique. Notre premier arrêt est pour des danses traditionnelles Balinaises.

Étonnamment ce matin il n’y a aucun embouteillage et nous arrivons sur les lieux du spectacle avec une petite heure d’avance. Pas de problème : je trouve une petite table et Max s’installe devant ses mathématiques. Comin est très surprise, elle n’a pas l’habitude de clients aussi studieux, d’autant qu’elle déteste les maths !

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La leçon est facile et Max termine juste avant le début du spectacle. Nous avons même la possibilité de visiter les coulisses. C’est la danse du Barong qui nous est présenté. Le Barong est une créature mythique représentant le bien et les forces existantes sur terre. A lui s’oppose Rangda la reine des sorcières, qui représente le mal. Les balinais croient que le bien et le mal coexistent l’un à côté l’autre et c’est pour cela qu’il n’y a jamais de vainqueur !

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Max aime beaucoup ce spectacle qui nous est expliqué scène après scène à l’aide d’un petit recueil.

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Le deuxième arrêt est un marché traditionnel : visite qui n’a aucun intérêt, le marché se compose de 4-5 stands qui vendent des fruits et des légumes et de dizaines qui vendent des « objets artisanaux » destinés aux touristes.

Le troisième arrêt est à une cascade. Comin nous montre le point de vu, prend une photo de nous et essaye gentiment de nous dissuader d’aller plus prêt. En fait elle n’a pas du tout envie de nous y accompagner, il faut dire que la descente est assez longue et pentue. Mais quand Max voit de l’eau, il n’y a pas moyen de l’arrêter et à peine arrivé en bas, il se change et s’y jette !

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La cascade est très belle et il y fait bon, nous y passons un très bon moment.

La remontée est longue et en plein soleil…

Le quatrième arrêt est un monastère bouddhiste, complètement sans intérêt, il a été construit il y a moins de 10 ans et n’est pas très beau. Il paraît qu’il y a un grand bouddha mais nous ne le trouvons pas !

Et les visites sont terminées pour la journée ! Je suis un peu sur ma faim… En fait les trajets ont été très rapides (ce qui est exceptionnel) et comme nous avons déjà visité pas mal de sites et que d’autres sont prévus pour demain, il n’y a plus grand chose à voir. De plus Comin ne connaît pas grand chose…

A ma demande, nous allons déjeuner dans une petite cantine locale, comme toujours la nourriture y est bonne et fraîche (plutôt bien qu’elle soit fraîche vu qu’il n’y a pas de frigo).

Avec Comin nous jouons au Uno. Elle nous parle de sa vie à Bali. Elle vient de finir ses études secondaires, elle aimerait bien aller à l’université mais cela coûte très cher et ses parents qui cultivent le riz n’ont pas les moyens. Elle a appris le français avec son grand père qui était aussi guide. Aujourd’hui, elle vit avec lui et une de ses sœurs. Elle me demande si Max est baptisé, je lui réponds que non, avec son papa nous voulons qu’il décide par lui même quant il sera plus grand. Elle est très étonnée car ici le baptême est obligatoire. Les bébés quand ils naissent sont considérés comme sacrés, mi dieu mi humain. D’ailleurs jusqu’à leurs 3 mois, il est interdit de leur toucher la tête et de les poser sur le sol. A 3 mois ils sont baptisés et deviennent ainsi des êtres humains à part entière.

Elle nous explique aussi qu’à la naissance, le placenta est rendu aux parents qui vont l’enterrer devant leur chambre afin que les enfants reviennent toujours chez eux. Selon Comin, c’est pour cela que peu de balinais voyagent. Le cordon ombilical est également récupéré, une petite partie est découpée, mise dans une toute petite boîte en or ou en argent que l’enfant va porter autour du cou jusqu’à l’âge de 5 ans au moins afin de le protéger. Le reste est enterré avec le placenta.

Une autre cérémonie qui a lieu autour de la majorité de l’enfant est la cérémonie du limage de dents. C’est un passage obligatoire dans la vie d’un balinais ou d’une balinaise. Il donne lieu à de fastes cérémonies. Cette cérémonie est appelée metatah, du mot natah qui signifie tailler, sculpter en balinais. Elle coûte très chère car tout doit être parfait, toute la famille même la plus éloignée est invitée et en plus de tous les nourrir, il faut faire beaucoup d’offrandes et être très bien habillé. Pour réduire les coûts, elle est parfois collective, les jeunes d’une même famille (frères, sœurs, cousins…) vont la faire tous en même temps. La famille de Comin étant assez pauvre, sa deuxième sœur et elle n’ont pas encore pu la faire, mais c’est quelque chose qu’elle attend avec impatience. Pourquoi ce limage ? En fait c’est les 6 dents de devant de la mâchoire supérieure qui sont limées pour « tuer » les dents ou se nichent les 6 ennemis de l’homme : l’intempérance, la jalousie, la colère, la cupidité, la luxure et la folie.

Le reste de l’après-midi nous le passons tranquillement à l’hôtel.

Jeudi 20 août

Aujourd’hui c’est Auguste qui sera notre guide. Il a 26, parle très bien le français, connaît très bien l’histoire de Bali et surtout a une patience infini avec Maxou.

Nous commençons par une balade d’une bonne heure dans les rizières. Max teste immédiatement sa patience en lui demandant toutes les 5 minutes si l’on est bientôt arrivé… En fait les rizières sont musicales car pour éloigner les oiseaux il y a des systèmes de petites cloches, c’est très agréable à entendre. Par contre Auguste nous déconseille de nous balader sur les talus bordant les rizières car il y a pas mal de serpents à l’affut des grenouilles qui grouillent par ici. Il y a entre deux et trois récoltes de riz par an à Bali selon que le paysan a semé du riz balinais ou du riz international. Les balinais préfèrent au goût et à la texture le riz balinais mais la population ayant beaucoup augmenté sur l’île la culture du riz balinais ne suffit plus et c’est pour cela qu’une grande majorité de paysans est passé au riz international.

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Auguste nous explique aussi que les terres sont passées du père au fils le plus jeune car c’est lui qui aura la charge de ses parents. Les autres enfants doivent soit s’acheter de la terre (qui est devenu très chère) ou trouver un autre métier. Le père d’Auguste est le fils aîné, il n’a donc reçu quasi aucune terre et travaille comme sculpteur. Auguste lui est guide francophone 7 mois par an et le reste du temps il travaille pour son cousin qui fabrique des cerfs volants. A choisir, il préfèrerait cultiver le riz.

Ensuite nous reprenons la voiture (au grand soulagement de Max) et nous allons voir les belles rizières en terrasse de Tegalagang.

DSC03833DSC03834 (cliquez pour agrandir)

Etape 3 le temple de la source sacrée (Tirta Empul). C’est un temple qui date du 8 ème siècle comme beaucoup de temples à Bali. Ses eaux ont la réputation d’être purificatrices et magiques. Chaque année, des milliers de pèlerins viennent se purifier et faire des offrandes aux divinités. D’ailleurs nous en croisons une bonne centaine !

DSC03858 DSC03863 DSC03882 DSC03883 DSC03905 ce que Max préfère, c’est nourrir les poissons !

Puis nous allons voir (de loin) le volcan et le lac Batour, étape deux-en-un car nous déjeunons dans un petit restaurant en même temps. Max apprend à Auguste puis au chauffeur à jouer au Uno. On se croirait dans un vrai tripot!

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La dernière étape de notre journée est un autre temple, le temple de Goa Gajah, ou Cave de l’éléphant. Il a été construit au IX siècle mais n’a été redécouvert que récemment, dans les années 1920. La façade de la grotte est une sculpture de diverses créatures et de démons menaçants. La gueule d’un monstre sert d’entrée à la grotte. A l’intérieur il y a d’un coté une sculpture de Ganesh (dieu de la sagesse et de l’intelligence – qui est aussi le patron des écoles… Je le vénère cette année !) et de l’autre coté 3 plus petites statues (d’apparence phallique !) représentant Shiva, Brahma et Vishnou.

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Visites terminées et nous rentrons à l’hôtel pour attaquer la leçon de français…

Repos et CNED = antagonisme

Vendredi 14 août

Au petit déjeuner, nous disons au revoir à Anne, Bob, Eva, Céleste et Lise, que c’est triste de les voir partir ! Je ne sais pas quand Max va retrouver des compagnons de jeu… Mais sans pitié, je le mets directement devant ses cours de math… Rien de mieux qu’une bonne heure de CNED pour se changer les idées !

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Nous profitons un peu de la piscine de l’hôtel mais Max a une très grosse allergie au soleil et Fanfan ma doctoresse préférée lui a prescrit anti-histaminique et ombre pendant 2 jours.

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Pas facile à tenir mais à coup de UNO et de télé Max a l’air de ne pas trop être à plaindre !

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Pour nous consoler du départ des Bob5, j’ai réservé 5 nuits dans un hôtel avec une piscine immense. Bon Max ne peut pas trop en profiter dans l’après midi mais se rattrape le soir : il a le bassin pour lui tout seul.

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Samedi 15 août

Journée tranquille. Max attaque les cours de français, pas facile ni pour lui ni pour moi ! D’autant que c’est de la rédaction et Max a des difficultés à écrire. Il appuie trop sur son crayon, il se fatigue donc vite et écrit très lentement ce qui engendre une frustration immense. Un des objectifs de ce voyage est de prendre le temps de faire une remédiation afin qu’il apprenne à bien tenir et a écrire plus rapidement. Nous ferons ça via Skype avec une professionnelle…

Au bout de 2h30 nous arrivons au bout du calvaire.

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Comme récompense Max a le droit de regarder la télé, et oui malgré que la piscine soit à 2mn, il doit rester à l’ombre encore aujourd’hui, d’ailleurs son allergie est en train de disparaître.

Le midi nous allons déjeuner au bord de la mer, qui a distance d’oiseau est proche mais à pied assez loin : il n’y a quasiment pas de route vers la plage. Sur la plage, je trouve la « cantine » de mes rêves, une paillote où l’on mange du poisson grillé et des crevettes. Max lui n’en veut pas, il mange des pâtes chinoises instantanées… Je suis une mère indigne (mais je me régale !).

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En fin d’après midi nous allons à la piscine et le soir dîner et dvd.

Dimanche 16 août

Journée copier-collée de la précédente… Sauf que Max a enfin le droit de se baigner de jour dans la piscine. Il se fait un copain japonais et ils passent journée à faire des tractions à l’aide des barres du pont et des longueurs dans la piscine. C’est le papa du gamin qui compte les points (moi je m’éclipse pour bouquiner…).

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Lundi 17 août

RAS… Juste hotdog  pour le dîner

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Mardi 18 août

Dernier jour de relax, enfin l’après midi car le matin c’est la première évaluation en français et c’est extrêmement DOULOUREUX pour nous deux!

1- c’est long: il y en a 4 pages

2- c’est pas clair: les consignes d’abord et ensuite, je dois l’avouer, j’ai besoin du bescherelle pour expliquer les points de grammaire à Max, ben oui je sais plus exactement ce qu’est un « complément circonstanciel »…

3- c’est long long long long long

En s’y mettant à 8h nous avons terminé à 12h30 (avec pause petit déjeuner au milieu). Et c’est sans compter la relecture (à l’heure où j’écris ces lignes elle n’est toujours pas faite) ni l’enregistrement de l’évaluation orale (idem, mais même pas de notre faute, la connexion internet est trop mauvaise!).

Comme récompense nous allons tous les deux faire une heure de massage !

20150817_190011_resized Max retrouve le sourire

20150817_104749_resized et Paco a la chambre pour lui tout seul !

Je m’occupe également d’organiser la suite du voyage. Pas toujours évident car il faut parfois avancer de l’argent et un transfert d’une banque française vers une banque indonésienne coûte très cher (bien plus que l’avance demandée). Je le fais finalement via Western union… (les … veulent bien dire quelque chose mais ça vous le saurez au prochain épisode!)