Escale (bien) trop courte au Chili

Mardi 24 novembre (suite)

Auckland – Santiago de Chili = 11h20 de vol. Notre vol part donc le 24 novembre à 18h35 et arrive… le 24 novembre à 13h55 ! Eh oui nous gagnons une journée et Max l’a bien compris qui me dit immédiatement : « vu que j’ai déjà fait mes devoirs pour aujourd’hui j’ai donc rien à faire quand on arrivera au Chili ! ». Bien vu.

Bon, le vol se passe comme un vol en économie : long et pas confortable.

Heureusement nous devons retrouver un ami d’enfance et sa famille et je dois dire que je suis vraiment contente de voir enfin une figure connue ! Il nous a envoyé un taxi pour nous chercher à l’aéroport qui nous emmène en moins de 20 minutes chez lui. C’est Mely, sa femme, qui nous reçoit de façon adorable avec son petit garçon Matteo qui a trois ans et un caractère super joyeux.

La vue sur les montagnes enneigées depuis leur appartement est splendide et heureusement qu’il y a cette vue car moi je n’ai envie de rien faire ces quelques jours, juste me reposer et surtout me remettre du décalage horaire. Max lui est content de trouver un copain et encore plus heureux quand Zahra qui a 7 ans rentre de l’école, ils se mettent à jouer immédiatement.

En fin d’après midi, c’est au tour de Patrick de rentrer, quel plaisir de le revoir !

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La soirée passe tranquillement, chacun choisi une chanson et tout le monde danse (enfin surtout Matteo).

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Et enfin, cette double journée se termine et je vais me coucher !

Mercredi 25 novembre

Je me force à me lever vers 9h30, il y a 15h de décalage horaire entre la NZ et le Chili, là bas il est 1h30 du mat le 26 novembre. Je suis dans le gaz, Max aussi mais après un bon petit déjeuner nous retrouvons la forme. Nous passons la journée à nous relaxer (+ école pour Max !).

Le soir Patrick et Mely nous invite dans une délicieuse pizzeria : miam que c’est bon une bonne pizza !

Par contre, en rentrant, impossible de nous endormir avec Maxou, nous discutons et lisons jusqu’à 4h du matin : je HAIS le décalage horaire.

Jeudi 26 novembre

C’est le réveil qui finalement me réveille, il est 9h15 et je suis MORTE. Mais bon il faut quand même se lever.

Je profite que Mely aille au supermarché pour changer quelques dollars en Pesos argentin. En fait un gros stresse que j’ai par rapport à l’Argentine est le change du pesos. Il y a le change officiel qui est de 1US$=9.5Arg$ et le change au noir qui est : 1US$= 15arg$. En fait il y a une inflation galopante en Argentine (25% par an), ce qui fait que la monnaie se dévalue super vite. Le gouvernement empêche les argentins d’acheter des dollars et comme ceux-là n’ont plus aucune confiance dans leur monnaie qui a déjà été plusieurs fois dévaluée ils n’ont d’autre choix que de les acheter au marché « bleue » (qui aurait aussi bien pu s’appeler le marché noir mais c’est moins joli). Vous pourriez penser qu’en échangeant au « bleu », je vais être la reine du shopping? Eh bien même pas car le niveau de vie est très élevé. Par comparaison en échangeant au taux officiel, j’aurai le même pouvoir d’achat qu’en Suisse ou en Norvège, au « bleu » celui de la Belgique.

Pour en rajouter une couche, il y a énormément de faux billets qui circulent. Donc pour échanger au marché bleu, je dois aller dans une « cueva », une cave car bien sur c’est « officiellement » hors la loi, donc danger de me faire voler et en plus danger de récupérer pas mal de faux billets. Je déteste !! En fait en changeant au Chili, j’ai un taux entre les deux (aucune idée pourquoi ?). Mais la encore à cause de l’inflation, je ne dois pas changer tous mes dollars…

Pour déjeuner nous partons au business center crée par Patrick. L’endroit est magnifique, il se trouve dans une tour de bureaux au centre de Santiago. Au premier étage c’est un open space de bureaux que les gens louent ainsi que quelques bureaux de 2-10 personnes et des salles de réunions ultra modernes. Au rez de chaussée c’est un très bon café où il est possible de manger quelques salades et de délicieux gâteaux. Il y a même des balançoires qui font la joie de Max et Matteo.

Quand Patrick rentre en fin de journée, nous partons tous les deux à son club de sport qui se trouve un peu en dehors de Santiago. L’endroit est immense est au milieux des montagnes. Pendant que Patrick fait des longueurs dans la piscine, je suis dans le jacuzzi extérieur bien au chaud à profiter de ce beau paysage…

Pour notre dernier dîner Mely nous a préparé un bœuf bourguignon : autant vous dire qu’avec Max nous n’avons AUCUNE envie de partir !

Vendredi 27 novembre

Notre avion est bien trop tôt à mon goût et à 6h15 nous sommes dans le taxi après avoir dit au revoir à mes amis (qui se sont levés exprès), direction l’Argentine.

Derniers jours en Nouvelle Zélande

Vendredi 20 novembre

J’ai envie de profiter de ces derniers jours pour ne rien faire. Le temps est d’ailleurs en accord, pluvieux. Il faut juste que je passe par une grande ville pour changer des dollars NZ en dollars américains : monnaie très appréciée en Amérique du Sud.

L’heure que nous passons en ville me suffit, je déteste, je n’ai qu’une hâte en partir ! Etonnant pour moi qui suis une vraie citadine et Max est complètement d’accord.

Un peu par hasard nous nous dirigeons vers la côte où je trouve une plage où nous pouvons camper. L’endroit est lumineux malgré le mauvais temps. Avec Max nous décidons de nous y installer.

Max repère vite une structure en bois, il prends un vieux drap et se fait une cabane. Nous y passons une partie de l’après-midi à regarder la mer.

Samedi 21 novembre

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Je passe la matinée à lire et Max joue avec ses playmobils. A midi nous allons au fish and chips du village pour recharger mon ordinateur car le plaisir de Max c’est de voir un dvd avant de se coucher. J’en profite pour mettre à jour mon journal.

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Après midi tranquille à lire, à jouer et bien sur à étudier.

Il pleut de façon continue et un énorme orage nous accompagne durant la plus grande partie de la nuit.

Dimanche 22 novembre

Premiers rayons de soleil depuis 3 jours ! A peine réveillée nous partons pour un camping qui se trouve à quelques kilomètres. Le programme de la journée est simple : faire les valises et nettoyer le van !

J’apprends par mes amies que Bruxelles est sous alerte terroriste maximale, métros, théâtres cinés, magasins etc. sont fermés.

Comment continuer à avoir une vie normale avec cette épée de Damoclès?

Lundi 23 novembre

Dernières minutes (heure ?) dans le van. Je suis triste de quitter ce mode de vie. Liberté totale d’aller où bon me semble sans avoir à trimbaler mes valises…

L’état des lieux du van prend moins de 5 minutes, tout est parfait (eh eh ménage fait par Maxou !!) et je peux récupérer mes 5000 dollars de caution (ouf).

Max, mes valises (arghhh) et moi prenons le bus pour aller en ville. Notre hôtel n’est pas très loin du centre, ça fait quand même drôle d’avoir 2 grands lits et une salle de bain avec une douche, plus l’habitude de tant de luxe !

Nous déjeunons dans un restaurant mexicain puis nous partons découvrir la ville. Auckland est une très jolie ville en bord de mer. Les rues sont larges et aérées, je m’y sens bien. Franchement, je pourrais me voir y vivre !

La seule visite que nous faisons est à la sky tower qui fait 328 mètres de haut (4 de plus que la tour Eiffel). Nous montons au 60 ème étage qui se trouve à 220m. L’ascenseur met moins de 40s pour parcourir cette distance et avec une partie du sol en plexiglas bonjour les émotions fortes !

Nous pouvons même voir des gens en train de faire un saut et atterrir tout en bas : ouhaaa (pas pour moi !!).

Shopping, bowling avec Max (je suis troooop nulle), et une demi heure de jeux vidéos pour Max et il est déjà l’heure de retourner à la sky tower pour voir la ville de nuit.

Mardi 24 novembre

La matinée passe très vite, dernières courses, une partie de billard (Max est très fort !), écritures de quelques cartes postales (vaut mieux tard que jamais !) et nous partons pour l’aéroport direction le Chili… Pour de nouvelles aventures !!

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Présentation de nos deux campervans

Comme j’ai eu quelques questions sur les 2 vans que nous avons loué, j’ai trouvé 2 vidéos qui les présentent.

Le premier, en Australie, était un Hi Top de chez Apollo, il était assez petit environ 5 mètre de lon et 2m65 de haut ce qui permettait de tenir debout.

Il me permettait de me garer partout et n’était pas plus difficile à garer qu’un grosse voiture (genre break);

Le deuxième, en NZ,  était un « euro tourer » toujours de chez Apollo. Super grand, 7m10 de long et 3m20 de hauteur. Au départ il m’a vraiment fait peur !! D’autant qu’il dépassait de plusieurs mètres quand je devais le garer sur une place de parking de supermarché. Mais bon finalement je m’en suis sortie! Gros avantage en NZ c’est qu’avec un véhicule ayant des toilettes nous avions le droit de camper plus ou moins où nous voulions ce qui m’a permis d’économiser sur les campings mais surtout d’avoir ce sentiment de liberté absolue et de profiter encore plus des beaux paysages de la NZ.

Les deux étaient finalement parfait, le petit très bien pour l’Australie où il n’est pas vraiment possible de faire du camping sauvage et le deuxième pour la NZ où au contraire il nous a permis de profiter au maximum du pays.

 

 

 

Le village des Hobbits, plage de sable chaud et visite du cratère d’un volcan en activité…

Lundi 16 novembre

Il pleut à torrent. Je décide d’emmener Max au musée de la ville. L’extérieur du musée est superbe, c’est un ancien établissement de bains thermaux. Les expositions à l’intérieur sont moyennes à l’exception de l’expo sur la culture Maori.

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Dans la région il y a pas mal de cavernes que l’on peut visiter, mais je n’ai pas envie. Je pars vers le nord. Dans une semaine nous devons rendre le van.

Nous passons la nuit sur un parking dans le centre de Matamata, une petite ville qui se trouve près d’Hobbiton, le lieu où a été crée le village des Hobbits pour le films le seigneur des anneaux.

Mardi 17 novembre

DSC08367A mon réveil, je vais sur le site internet de Hobbiton pour prendre 2 places pour une visite guidée (pas d’autre choix !). Tous les tours du matin sont complets, la première visite possible est à 13h30. Mince ! A tout hasard je vais demander à l’office du tourisme s’il n’y pas de place pour une visite plus tôt et à ma grande joie il y en a une qui part à 10h15, dans une heure !

Un bus nous emmène jusqu’au site qui se trouve au milieu des collines. Le paysage est magnifique. Je comprends pourquoi ils ont choisi d’y filmer le village Hobbit !

La visite dure 2 heures, et même si je trouve qu’elle est chère (75$/adulte), je suis très contente de l’avoir faite. Max est aux anges et veut absolument voir les films. Mais comme pour Harry Potter, je suis intransigeante, il ne les verra que lorsqu’il aura lu les livres !

Nous quittons Matamata en début d’après midi pour une destination surprise (enfin pour Max !). Hot water Beach… Dès qu’il voit le nom, Max a compris nous allons sur une plage d’eau chaude. Mais comment est-ce possible, sachant qu’ici la température de l’eau dépasse rarement les 20 degrés ? C’est qu’une source chaude passe sous la plage ! EN fait pour pouvoir en bénéficier il faut venir dans la fenêtre de 2 heures avant et après la marée basse. C’est parfais nous arrivons à 16h30 et la marée sera basse à 17h30. Je gare le van et je passe louer une pelle au café le plus proche. J’ai de la chance, le café est en train de fermer et la serveuse me la loue en me disant  « d’habitude nous prenons une caution mais comme vous venez à la fermeture, je vous la laisse sans caution, posez la devant la porte quand vous avez terminé ». Franchement, existe t il encore beaucoup d’endroit où c’est comme ça ?

Quand Max me voit revenir avec la pelle, il est fou de joie. Il met son maillot de bain et nous partons sur la plage. L’endroit est totalement désert sauf au bout de la plage où je vois des dizaines de personnes en maillot de bain : facile de déduire où se trouve la source.

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Il y a déjà des trous un peu partout. Je repère un endroit où il n’y a personne, nous y allons. Dès que j’y pose le pied, je comprends pourquoi : l’eau est bouillante !! Finalement, un jeune couple de français, Clémence et Dimitri nous proposent de partager le leur. Max est un peu déçu mais je lui propose de l’agrandir. Il se met directement au travail. Au cours des deux heures suivante, il nous trouve de nouveaux endroits jusqu’à la pataugeoire idéale : 40 degrés. J’y mets les pieds mais impossible de m’y baigner, l’air est frais et il y a beaucoup de vent, j’ai trop peur du choc en sortant, d’autant que j’ai oublié de prendre une serviette. Max lui ça ne le dérange pas, il plonge !

Pas facile de persuader Max d’en sortir, mais il est presque 19h et je n’ai aucune idée où nous allons camper ce soir. Finalement je repère une parking à quelques kilomètres de la près de Cathedrale Cove. La vue depuis le parking est magnifique et d’une grande sérénité. C’est exactement ce dont j’avais besoin.

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Mercredi 18 novembre

Je me lève en même temps que le soleil. Max se réveille une petite heure plus tard. Je lui propose d’aller jusqu’à la plage avec moi, une petite heure aller retour mais il n’en a pas envie. Je le laisse et je pars.

La balade me remplie d’énergie et la mer au loin est d’un calme olympien, pas une ride sur l’eau.

De retour au van, je me demande ce que nous allons faire les prochains jours. Il nous reste 5 jours dans le van, 6 en NZ. Il y encore une belle région que nous n’avons pas visité, Bay of Island, elle se trouve au nord d’Auckland à 5h de route d’ici. Hum, j’hésite… Je regarde la météo, pas top les 5 prochains jours. Pas loin de Rotorua où nous étions il y a quelques jours il y a le cratère d’un volcan en activité que l’on peut « visiter ».

Je demande à Max, il vote pour Bay of Island, je décide d’aller au volcan…

3h de route et je ne sais même pas si nous pourrons aller voir le volcan demain, le tour n’est confirmé que le soir entre 19h et 20h car il dépend d’une part de l’état de la mer (le volcan est au large à 1h30 de la côte) et de l’activité volcanique. Aller dans le cratère d’un volcan en activité est potentiellement dangereux.

En route nous nous arrêtons faire une petite balade de près de 2 heure pour voir ce point de vue.

Finalement vers 19h30 j’apprends que l’excursion est confirmé : youpi ! Même Max est finalement content d’y aller.

Jeudi 19 novembre

Le rendez-vous est à 9h15, il fait beau et relativement chaud, malgré cela nous sommes couverts avec Max comme pour aller en Antartique (!!!), il paraît qu’il peut faire froid sur le bateau. Peut-être d’habitude, mais aujourd’hui nous mourrons de chaud. Et quand enfin nous arrivons sur le volcan c’est pire. Le paysage me fait rapidement oublié ce petit inconfort : nous venons d’atterrir sur la lune. Il n’y a aucune végétation, des pierres à perte de vue et de la fumée qui sort de presque partout. Nous passons une rivière remplit de cristaux de souffre. Même l’air est irritant et nous devons souvent mettre nos masques à gaz. Entre ces masques, le casque, et nos couches de vêtements nous ressemblons à des cosmonautes !

Notre guide nous encourage à goûter l’eau du volcan, elle a un goût de sang très salé. Beurk.

Nous visitons les restes d’une l’usine. Dans les années 1910 un ancien propriétaire de l’île à l’idée d’exploiter le souffre et construit une usine directement dans le cratère. Mauvaise idée. Quelques mois plus tard il y a un glissement de terrain et tous les ouvriers sont tués, plus d’une centaine d’hommes. Un seul survivant : le chat.

Le temps passe vite et il est déjà l’heure de retourner sur le bateau. Max se fait quelques amis et… joue au Uno avec eux !

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Comme d’habitude je ne sais pas où nous irons dormir et c’est bien ça que je préfère dans ce voyage. Ce sentiment de liberté où tout est possible et où je suis la seule à décider.

Cela fait quelques jours que nous n’avons pas pris de douche et je repère donc un camping « semi » sauvage, pas vraiment un camping mais il y a un bloc avec des toilettes et deux douches chaudes.

En fait c’est une sorte de parc avec pleins d’animaux en semi liberté, canards, moutons lapins etc. Très bonne surprise.

La consternation après les attentats de Paris

Samedi 14 novembre

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Max veut rester ici. Ok une journée off nous fera du bien. La matinée passe tranquillement. En début d’après midi, je vois passer un message sur mon téléphone d’une amie mais je n’y prête pas attention. Ce n’est que vers 15h que je le lie, elle demande « si les parisiennes vont bien ? ». Les parisiennes sont Jo et Karine, deux très bonne amie de notre groupe « whatsup ». Je ne comprends pas de quoi elle parle. Je regarde alors le journal : une série d’attentats vient d’avoir lieu à Paris quelques heures plus. Tôt. Ils parlent déjà de plus de 120 morts. Je suis choquée, je m’effondre. J’essaie de joindre ma sœur et mes amis pour savoir s’ils vont bien. Sans succès. Il est 3h du matin chez eux. Je suis complètement angoissée. Ces 12h de décalage horaire me font me sentir loin, trop loin.

Finalement, grâce à Facebook, j’apprends qu’une amie de ma sœur l’a mise en statut « en sécurité ». Pour être sure j’envoie un message à cette personne qui me répond qu’elle a eu ma sœur au téléphone avant minuit.

Je respire un peu mais je n’ai toujours pas de nouvelles de mes amis et surtout je pense à toutes ces familles brisées par cet attentat, à ces gens qui sont juste allés écouter de la musique ou boire un verre avec des amis un vendredi soir. Comment peut-on devenir aussi inhumain ?

En fin d’après midi, des voisins nous proposent à Max et moi de nous joindre à eux pour un barbecue. J’ai envie de refuser mais je n’en ai pas la force. J’accepte. Nous sommes une petite dizaine, 6 adultes et 4 enfants. Bee, Morgan et les autres sont tous néo-zélandais. Je ne comprends pas vraiment pourquoi ils m’ont invité car au début personne ne me parle. Finalement ils me posent quelques questions puis quand nous parlons de Paris et que je leur fais part de mon inquiétude par rapport à mes amis, ils deviennent très amicaux. Je pense que c’est par timidité qu’ils étaient distants.

Max part jouer avec les enfants et moi je reste avec mes nouveaux amis. Ils habitent tous sauf Morgan dans de petite « cabin » du camping (sorte de petit préfabriqué). Ils ont des visages marqués par la vie qui ne semble pas très facile.

Max est heureux avec ces nouveaux amis et me demande de rester ici. Je n’ai aucune envie ni force pour bouger.

Dimanche 15 novembre

J’ai finalement reçu des nouvelles de tous mes amis. Je suis soulagée mais toujours aussi triste. Le temps est au diapason : il pleut.

Morgan et Bee passe me voir en fin de matinée, ils veulent savoir si j’ai eu des nouvelles de mes amis. Je suis très touchée par leur attention.

La journée passe lentement. Je suis quasi tout le temps sur internet à lire les infos.

Pourquoi?

Wai-o-tapu : un immense parc géothermique

Vendredi 13 novembreDSC08247

C’est frigorifiée que je me réveille ce matin. Impossible de sortir du lit. Max, toujours le plus courageux se dévoue pour me préparer le petit déjeuner qu’il me sert au lit alors que je suis au téléphone avec ma très chère amie Anne : le grand luxe !

Dehors il fait beau et le lac est d’un très beau bleu. J’ai du mal à quitter cet endroit magique. Nous partons vers le nord dans la région de Rotorua, connue pour ses sources chaudes, elle est d’ailleurs nommée « la ville sulfureuse » à cause de l’odeur d’œuf pourri du à l’hydrogène e soufre qui se répand dans l’air.

DSC08296Sur le chemin nous nous arrêtons à Wai-o-tapu, un immense parc géothermique donc le nom Maori veut dire « eaux sacrées ». Il y a en tout 25 sites à visiter le long d’un chemin qui fait un peu plus de 2 km. Chaque site est différent, il y a la maison du diable creusée par une action acide souterraine, le cratère arc en ciel, le cratère du tonnerre, les encriers du diable etc. Mais mon préféré est bien sure la piscine de champagne et pas uniquement parce que j’ADORE le champagne mais à cause de sa taille, de ses couleurs allant du rouge au bord au brun foncé plus loin, des nuages de fumée qui le font disparaître de temps en temps et bien entendu des bulles de dioxyde de carbone auxquelles il doit son nom. Une envie de plongeon ? Hum pas sure ! Sa température est de 74 degrés et il contient une palette de minéraux très divers: or, argent, mercure, soufre, arsenic, thallium, antimoine etc. pas idéal pour préparer son thé!

A Rotorua, j’ai repéré un camping qui a l’air sympa, eh eh c’est qu’une douche et une lessive s’imposent. Il est tout à côté d’une petite rivière et la propriétaire prête des canoës, elle loue aussi des canes à pêche. J’en prends une pour Max qui est aux anges.

Il passe la fin de l’après-midi à pêcher et quand l’hameçon se coince, il prend le canoë pour aller le décrocher.

Le soir dans la cuisine nous faisons la connaissance de deux argentins, Agustin et Sam. Ils sont très sympas et Augustin promet de m’envoyer un email avec pleins d’info sur Buenos Aères et d’autres endroits à visiter en Argentine.

Arrivée dans l’île du Nord: Wellington, les volcans, le lac Taupo et les Huka falls

Dimanche 8 novembre (fin)

Nous arrivons à Wellington à 22h, j’ai repéré (grâce à une application de mon téléphone) un emplacement de camping sauvage mais je ne suis pas la seule les 2 autres camping cars qui étaient sur le bateau vont au même endroit. J’espère qu’il y aura de la place pour tous ! Ouf… nous arrivons tous à trouver un espace malgré qu’il y ait déjà une vingtaine de camping cars. L’endroit n’est pas très glamour : un parking près de la marina mais nous y serons bien.

Lundi 9 novembre

Il ne fait pas très beau et je n’ai pas très envie de sortir de sous la couette… Finalement vers 10h la faim me sort de mon lit. Après le petit déjeuner je décide d’aller voir Wellington, sauf qu’il n’y a qu’un bus toutes les heures et le prochain est dans 8 minutes. Je presse Maxou comme une malade et nous sommes à l’arrêt 1 minute avant le bus. Arghhh nous sommes du mauvais côté et nous le voyons passer sans s’arrêter. Bon Max suggère de renter au van comme ça il peut faire ses devoirs et être libre. Ok !

Nous prenons finalement le bus à 11h30 et nous allons directement au musée Te Papa. Wellington est la capitale de la Nouvelle Zélande et son musée est à la hauteur : ultra moderne et gratuit.

Il y a en ce moment une exposition temporaire sur la bataille des Dardanelles qui est un affrontement de la 1ère guerre mondiale qui opposa l’empire ottoman aux troupes française et britannique dans la péninsule de Gallipoli (actuellement en Turquie). Dans les troupes UK, il y avait des troupes NZ et Australiennes, c’est de leur point de vue que l’exposition est construite. La bataille a eu lieu du 25 avril 1915 au 9 janvier 1916. Bataille d’ailleurs perdue par les Alliés…

En tout cas l’expo est juste extraordinaire, des soldats NZ version géante ont été reproduits, à part leur taille gigantesque ils font plus vrais que vrais. Il y a des tranchées avec effet visuels et sonores et Max a même la chance de pouvoir envoyer un message en morse à l’aide d’un télégraphe portable.

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DSC08079Le reste du musée est comme d’habitude très éclectique, il y a de tout mais tout est bien fait. Il y a même une petite expo sur les jouets d’antan… où je retrouve tous mes jouets d’enfance : je prends un sacré coup de vieux !

 

Nous y passons toute la journée et une fois de plus nous sommes les derniers à partir. Encore une fois j’ai du mal à trouver le bus du retour : l’arrêt est en fait assez loin de celui de l’aller.

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Mardi 10 novembre

J’hésite à rester une journée de plus ici, car en fait nous n’avons pas vu la ville qui semble t il est assez jolie… Bon, le temps est toujours instable, je décide de partir vers le nord, direction les volcans.

DSC08083La route est assez longue, presque 400 kilomètres et une fois n’est pas coutume, plutôt monotone. Max a remplacé ses Harry Potter par des lego. Je suis impressionnée par lui, il ne s’ennuie jamais et se raconte souvent des histoires dans sa tête.

Et au détour d’un virage, une vue magnifique sur un volcan enneigé. Je suis sous le charme.

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Malheureusement le camping sauvage que j’avais repéré est maintenant interdit aux campeurs, dommage car il avait une vue magnifique sur 2 volcans. Je me rabats donc sur un camping d’état, aucun confort (et aucune vue) mais peu cher : 9 dollars pour Max et moi. Nous avons de la chance car nous avons l’avant dernier site, 2 minutes plus tard il est complet.

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Le parc national du Tongariro est surtout connu pour ses belles randonnées et en particulier pour le « Tongariro Alpine Crossing », c’est une balade de 8 heures qui traverse des paysages incroyables. J’ai très envie de la faire, mais j’ai lu qu’elle est assez difficile et surtout elle n’est pas très recommandée aux enfants. Mon site internet de référence (kiwipal = que je recommande hautement !) la déconseille aux enfants de moins de 12 ans… Dur dur, finalement j’abandonne l’idée, il est difficile de faire demi tout et nous devons la finir dans un temps limité car la dernière navette pour rentrer en ville est à 17h30.

Mercredi 11 novembre

DSC08100Grand soleil quand nous nous levons. Nous partons vers le village à quelques kilomètres de notre campement. Je choisis finalement de faire une balade circulaire de 2 heures avec de belles vues sur les volcans. Sans aucun regret !

 

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Max aDSC08120dore cette randonnée et s’arrête dès qu’il voit un cours d’eau. Nous passons également une jolie cascade et en amont de la cascade nous retombons sur la rivière.

L’eau est transparente et trop tentante pour Maxou. Il se décide finalement à la tester… puis s’y baigne tout entier ! Quel courage car l’eau descend directement du volcan enneigé et elle est extrêmement froide !

Max est incroyable et n’a peur de rien et surtout pas du froid!

Quand il sort il est gelé, heureusement j’ai avec moi bonnets et vestes chaudes. Il n’en revient pas et trouve que je suis la meilleure maman au monde (!!!). La balade qui devait durer 2h a en fait duré 4h grâce à toutes nos pauses.

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Au retour nous nous arrêtons sur une terrasse et Max me demande de lui emmener ses devoirs (ouhaaaa alléluia !). J’en profite pour charger l’ordinateur. Le problème de faire du camping sauvage c’est qu’il n’est pas possible de charger les appareils électronique sur la batterie du van et les DVD pour Max c’est essentiel.

En fin d’après midi nous repartons vers le nord, à une heure de voiture il y a le lac Taupo et j’ai la chance de trouver un site gratuit face au lac.

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Jeudi 12 novembre

Le temps c’est refroidi, il a plu une grande partie de la nuit et ce matin nous avons froid dans le van. Pas autant que les premiers jours en NZ mais assez pour ne pas vouloir sortir de dessous la couette ! Finalement c’est Max le courageux qui sort et me prépare un petit déjeuner qu’il me donne au lit.

DSC08222En fin de matinée je bouge le van près d’une borne wifi pour mettre sur internet un article du blog et Max en profite pour faire ses devoirs. Depuis quelques temps c’est lui qui gère son emploi du temps et je suis assez impressionnée. Le midi nous mangeons pour la première fois un fish and chips qui est la spécialité des pays anglo-saxons.

DSC08226A part le lac qui est magnifique, près de Taupo il y a aussi les Huka falls. Elles ont une origine « apocalyptique » car c’est ainsi que les vulcanologues classent les éruptions de niveau maximum des super volcans. Cette éruption a eu lieu il y a 26500 ans et a dévasté une superficie de 1000 km2. Elle est la cause de l’extinction de nombreuses espèces et le climat de notre planète a été bouleversé.

DSC08229La cascade en elle même n’est pas très haute, une dizaine de mètres à peine mais c’est son débit qui est impressionnant : elle déverse près de 220 000 litres par seconde et pourrait remplir deux piscines olympiques en une seule seconde !

L’eau est d’un bleu turquoise tirant vers le blanc à cause de tout l’oxygène emmagasiné dans cette eau si remuée.

En regardant sur internet, je découvre que la région est aussi connue pour ses sources thermales. Humm de l’eau bien chaude. Je ne peux pas résister et nous allons nous baigner dans de jolies piscines où l’eau est à 40 degrés. Difficile d’en sortir, surtout que dehors il fait froid et très venteux.

Le soir nous retournons camper au bord de notre beau lac. La température chute rapidement. D’après les prévisions météorologiques il gèlera cette nuit…

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FIn de notre périple dans lîle du Sud: chercheur d’or, glaciers, pancakes et abel tasman

Lundi 2 novembre

Matinée studieuse : école pour Max et blog pour moi. J’ai presque une semaine à rattraper, pas facile de se souvenir de tout !

A midi nous devons quand même quitter le van, vu que nous avons déjà 2h de retard sur l’heure de check-out…

Petit détour pour longer une route considérée comme une des plus belle du monde et qui nous emmène au petit village de Glenorchy. Max, lui ne comprends juste pas que je sois prête à faire 1H45 e route (aller-retour) juste pour voir une route… Un peu fofolle la maman, non?

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Retour à Queenstown que nous faisons que traverser et direction Wanaka, une ville considérée comme la petite sœur de Queenstown car elle aussi à coté d’un lac et entourée de montagnes. DSC07710Sur le chemin, nous nous arrêtons à Arrowville, un gros village qui a gardé tout le charme de la fin du 19ème siècle : elle fait vraiment ville de chercheur d’or. A la boulangerie nous achetons un ciabatta (ce qui va nous changer du pain de mie industriel) et des gâteaux : pour moi un délicieux apple strudel !

DSC07782Un peu plus loin au supermarché, je trouve du miel de Manaka, une fleur de la région. Max en est fol est m’en demande depuis qu’il en a goûté un peu dans un magasin. Dès que l’on retourne au van, il prend une petite cuillère et le déguste en lisant son Harry Potter : trop dur la vie…

DSC07714La route pour Wanaka passe par un col et le van a du mal dans la montée en lacet. Le temps est de plus en plus nuageux. Arrivée à Wanaka, je contourne la ville pour aller au lake diamant où il y a un endroit pour faire du camping sauvage. 3-4 vans sont déjà là quand nous arrivons. La balade vers le lac dure une petite demi-heure, le lac est d’un noir d’ancre.

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Le soir, Max fait une photo du ciel dont il est très fier, c’est selon lui le plus beau ciel qu’il ait jamais vu.

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Mardi 3 novembre

Il pleut et l’horizon est complètement bouché. Je profite de cette journée pour emmener Maxou au musée des transports et des jouets de Wanaka. C’est en fait une collection privée, juste immense, de véhicules de tout âge et en toute condition. Il y a 4 hangars pleins d’avions, voitures, motos, vélos, bus, tracteurs, bateaux, trottinettes scooter des neiges… Et au milieux des collections de petites cuillères, radios, aspirateurs, poupées Barbie, lego et j’en passe. Max s’éclate, nous y restons plus de 3 heures.

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Je littéralement arracher Max de là mais nous avons près de 300km jusqu’au glacier Fox et il est donc temps de partir.

La route doit être magnifique mais malheureusement il pleut et il y a pas mal de brouillard, donc je ne vois que la route (et encore…).

Nous arrivons au camping à 19h15, 15 minutes après la fermeture (officielle) mais heureusement la réception est encore ouverte (ouf !).

Max fait ses devoirs pendant que je cuisine, il n’est pas très concentré ce soir et moi pas très patiente, quand je sens que je vais lui hurler dessus (oui, très pédagogique comme méthode) je décide d’arrêter, nous nous y remettrons demain matin.

Mercredi 4 novembre

Ce matin, je profite d’être dans un camping pour vider les eaux grises (de vaisselle) et les eaux noires (pas besoin de vous faire un dessin) car les prochains jours nous seront en camping sauvage. Les eaux noires sont une vraie galère cette fois-ci (ok la dernière fois j’avais de l’aide), mais à la fin (pas de photo svp) le tank est propre (ouf). Max lui en a profité pour terminer ses maths. Récompense : une bonne douche chaude ! Sur le toit du van des Kéa nous surveillent…

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Le temps est encore très nuageux, je décide donc d’aller au glacier plutôt que vers le lac. Le glacier a reculé de près de 2 km depuis 1780. Depuis le parking, nous avons 1km à parcourir pour atteindre le glacier. La montée est assez dure d’autant que des panneaux nous interdisent de nous arrêter à cause des risques d’avalanches. Max est littéralement mort quand nous arrivons en haut ! Nous n’y restons que quelques minutes car il se met à pleuvoir.

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Nous reprenons le van pour aller vers le lake Matheson, les montagnes sont encore cachées par les nuages, nous passons donc le début de l’après-midi relax dans le van. Et ça fait un bien fou de ne RIEN faire. Max, lui, lit sont tome 3 des aventures de Harry Potter, lui qui il y encore quelques semaines ne lisait presque rien, dévore maintenant ses livres ! Il fait aussi le ménage… à sa façon.

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Après que Max ait fini ses devoirs, nous partons faire la balade autour du lac. Il y a encore pas mal de nuages autour des montagnes mais vu que la balade fait 1h30 et qu’il est déjà 18h, je décide de tenter le coup.

Comme d’habitude Max n’est pas du tout motivé et comme d’habitude, dès qu’on est sur le chemin, il est super content et nous n’arrêtons pas de rigoler et de faire les débiles. J’ai lu qu’il pousse dans la forêt un champignon tout bleu, nous essayons de le trouver… sans aucun succès ! Par contre j’en profite pour expliquer à Max que nous sommes dans une forêt subtropicale, tellement humide que la mousse pousse en quantité sur les troncs.

Nous ne marchons pas, nous galopons, en une demi-heure nous sommes déjà à la moitié de la balade. La vue sur le lac est belle, mais pas aussi belle que si les montagnes étaient toutes visibles. Pas grave, j’adore cette balade, il fait bon, Max est heureux (il a son miel avec lui), nous sommes bien.

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Pas de signe « camping interdit » sur le parking, donc je décide d’y rester pour passer la nuit, la vue sur les montagnes est vraiment trooooop belle !

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Jeudi 5 novembre

J’ai mis le réveil à 5h30 du matin avec l’espoir que le ciel sera dégagée afin de refaire la balade au levée du soleil, malheureusement il y pleins de nuages. Je me rendors. Il est 8h44 quand je me réveille une nouvelle fois. Mince ! La règle nous oblige à quitter un campement avant 9h. En moins de 15 minutes nous sommes habillés et prêt à partir : le petit déjeuner sera pour plus tard.

Une demi-heure plus tard nous arrivons au Glacier Franz Josef, c’est le glacier le plus connu de NZ. Bon, avant de décider ce que nous faisons, je m’arrête devant une boulangerie « européenne ». La vendeuse est française, mais c’est vraiment tout ce qu’il y a de français. Eh oui, mon espoir était de retrouver un clone de Charli, notre boulanger préféré en Belgique, en fait derrière les fourneaux ce sont deux cuisiniers anglais… Bon, c’est parti pour un (énorme) donughs chacun.

DSC07823La vendeuse nous conseille la balade jusqu’au glacier. Ok, c’est parti, je reprends le van et le gare quelques kilomètres plus loin au début de la balade. Sauf, qu’il y a trois balades de proposées : DSC07824une vers un beau point de vue sur le glacier, un autre sur un point de vue sur les montagnes et la grande balade qui nous emmène jusqu’à 250m du glacier. J’hésite, mais vu qu’il me reste encore 3 heures de route je me décide pour le point de vue sur le glacier, d’autant que nous avons déjà approché le glacier Fox, hier et que celui là doit lui ressembler…

Max est super content, car la montée vers le glacier est très raide et qu’à cause des risques d’avalanche il est interdit de s’arrêter.

Retour au van direction « pancakes rocks ». Cela fait maintenant 10 jours que nous sommes dans le van et nous avons parcouru plus de 2000 km ! En même temps tout est tellement beau que je n’arrive pas à m’arrêter. Allez, encore 300 petits kilomètres !

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Encore une fois la route est superbe, et surprise, à l’arrivée il y a des palmiers, c’est que la région bénéficie d’un micro-climat lié à la présence d’un courant chaud.

Une petite balade de 10 minutes nous permet d’arriver aux pancakes rocks qui sont des falaises surplombant la mer et constituées de dizaines de couches de calcaire., chaque couche correspondant à un dépôt de sédiment. C’est très impressionnant à contempler.

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Les couches les plus anciennes remontent à plus de 30 millions d’années.

Mais ce n’est pas le seul seul phénomène exceptionnel… L’érosion a crée des cavités et la mer s’y engouffre mais certaines sont tellement étroites que l’eau est propulsée à la verticale. Ce phénomène est encore plus marqué à marée haute et pour voir cela je décide de revenir dans quelques heures.DSC07852

A moins d’un kilomètre je trouve un site de camping sauvage on nous nous installons.

Après le dîner, retour aux pancakes rocks ; le coucher du soleil est les geysers sont largement à la hauteur de l’effort !

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Vendredi 6 novembre

Ce matin Max a décidé de conduire et se met devant le volant… Hum, la voiture n’avance pas… il essaie alors une autre façon !

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Quand enfin je peux récupérer ma place, je démarre et nous partons vers le nord de l’île du Sud, enfin, presque car quelques minutes plus tard je m’arrête pour faire une petite balade : il paraît que sur cette plage il y a des manchots bleus…

Ben, pas de manchot pour nous, mais une très jolie plage et un weka! Comme le Kiwi, c’est un oiseau qui est incapable de voler par contre il coure très vite et peut sauter et même nager.

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On repart pour encore 300 kilomètres. Nous arrivons à Motueka en début de soirée et je trouve en bord de mer un campement sauvage. Le coucher de soleil est encore un fois superbe.

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Samedi 7 novembre

Grasse matinée, je n’ai aucune envie de me lever, en plus le temps est couvert…

Bon à 10h30, nous sommes finalement prêt à partir. Direction, le parc d’Abel Tasman qui se trouve à une vingtaine de kilomètres. C’est un petit parc, et il n’y a aucune route. La seule façon de le parcourir, c’est à pied ou en bateau. J’ai repéré une randonnée de 3h, pour la faire il faut prendre un bateau taxi mais malheureusement quand nous arrivons il est trop tard : pas le temps d’y aller de faire la balade et de revenir avec le dernier taxi. Notre seule option, prendre le dernier taxi qui fait l’aller-retour en un peu plus de trois heures.

C’est très joli, et nous avons même la chance de voir des otaries, mais j’aurais vraiment aimé le faire à pied !

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Le soir nous allons dans un vrai camping, il est temps de prendre une vraie douche et de faire le plein d’eau. Même Max l’admet, nous sommes bien mieux en camping sauvage !

Dimanche 8 novembre

DSC08010Là encore nous nous la coulons douce… Et nous quittons le camping à 10h30, je ne sais pas très bien pour où ? Rester encore une journée par ici ou partir pour l’île du nord. Je prends la direction du ferry qui se trouve à 200 km. Vers midi nous passons par un Havelock, un petit village qui se dit être la « capitale de la moule verte ». Comment résister ? Je commande un plat de moules grillées. Verdict ? Beurk ! Les moules sont immenses et ont la consistance du caoutchouc.

La route entre Havelock et Picton est magnifique, elle longe le fjord.

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J’arrive à Picton à 14h15, pour voir le ferry partir… Pas grave, il y en a un autre à 18h45, cela nous laisse quelques heures pour faire la classe et le blog.

Le ferry est immense et je pense que nous sommes bien une centaine de véhicules à monter à bord, mais nous ne sommes pas les seuls au niveau inférieur il y a même des trains !

Ca me fait drôle de dire au revoir à l’île du Sud, tellement belle et sauvage, d’autant que je n’ai aucune idée de se qui nous attend au nord.

Nous traversons le fjord de Picton, superbe.

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Queenstown: deux jours de bonheurs avec nos nouveaux amis

Samedi 31 octobre

Record : à 9h nous sommes dans le van prêt à partir, il faut dire que Max est motivé, il va retrouver son copain Maé !

Encore 2h d’une superbe route. Je m’arrête souvent pour prendre des photos et mes pour faire quelques ricochés avec Max au bord d’une lac. Tellement beau et serein ce lac que si nous n’avions pas des amis à retrouver je m’y serais bien arrêté pour passer la nuit.

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Nous arrivons à Queenstown à midi, préparation rapide des sandwichs au camping et nous retrouvons nos amis au bord du lac. Queenstown est une superbe station de ski au bord d’un lac. Tout est beau. Les enfants sont heureux de se retrouver et passent l’après-midi à s’amuser. En fin d’après-midi nous remontons vers le camping en passant par une boutique de bonbons où les enfants font le plein de friandises d’Halloween. Par contre il n’y a quasiment aucun enfant et seuls quelques adultes (et chiens) sont déguisés.

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Le soir, avec Emilie, nous préparons une bonne purée maison avec de délicieux steaks. Que c’est agréable de manger en compagnie de si bons amis !

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Dimanche 1er novembre

C’est un grand jour pour les Néo-zélandais, ils ont remporté la coupe du monde de rugby. Bon, je n’ai rien vu car le match était à 5h du matin… mais une chose est sûre, tous les NZ étaient devant leur écran!

Pour fêter cela le camping a organisé une petite fête : maquillage, petit château gonflable et … chasse au trésor. Nos amis nous rejoignent au camping vers 10h30, après que les enfants aient fait leur école chacun de leur côté. Les 2 lurons ne sont intéressés que par la chasse au trésor, avec Emilie nous les laissons faire, nous en profitons pour faire du triage de photo, des lessives etc.

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Nous avons promis aux enfants d’aller faire de la luge d’été (sur route) mais ils veulent attendre les résultats de la chasse au trésor. Je suis assez septique mais bon… Nous déjeunons au camping. Les enfants jouent à monter aux arbres et à faire peur aux canards. D’un coup, Max vient vers nous et nous dit que la dame du camping veut nous voir… Qu’ont ils pu bien faire ces deux lutins ? Mais non, c’est pour nous annoncer que les enfants ont gagné le DSC07636premier prix !! Une activité au choix, et incroyable mais vrai il y en a même une qui est pour 2 adultes et 2 enfants : la croisière en bateau sur le lac d’une valeur de 200 $ ! Les enfants sont aux anges. Par contre il va falloir se presser si nous voulons faire la luge et être au départ de la croisière à 15h !

C’est presque en courant que nous allons vers le téléphérique, nous passons devant un groupe de chinois, prenons les billets et sautons dans la nacelle.

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Arrivé en haut, les enfants et Emilie prennent leurs casques et partent faire de la luge. Moi je me relaxe en regardant le paysage (une fois de plus à couper le souffle !).

Les trois tours de luge terminés (ils ont ADORE), nous repartons au pas de course vers l’embarcadère. Les enfants sont supers fiers d’offrir cette petite croisière à leur maman.

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Je sais, je me répète mais qu’est ce que c’est beau la nouvelle Zélande.

Après la croisière, je laisse les enfants avec Emilie et je pars faire du shopping : il me manque un pantalon chaud imperméable, une écharpe et des gants pour notre voyage en Antarctique. Et bien ce n’est pas facile à trouver et ce que je trouve est très cher. Pas le choix, je prends…

Retour au camping où les enfants regardent Harry Potter. Préparation du dîner (coquillettes-jambon-fromage, hein Yaya…) et il est déjà l’heure de nous dire au revoir. C’est avec beaucoup de tristesse que nous nous quittons mais avec déjà des plans pour nous revoir à l’île de la Réunion où Emilie et Maé habitent, ou bien au ski que les enfants adorent pratiquer.

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Bon voyage mes chers amis et que nous nous retrouvions très bientôt !

Fjordlands: des paysages à couper le souffle

Mercredi 28 octobre (suite)

Retour au van et nous retraversons l’île pour aller sur la côte ouest au parc national DSC07304des Fjordlands. Nous arrivons à Te Anau, le petit village point de départ de la plupart des circuits, vers 18h. Juste le temps de poser le van, faire la cuisine, une lessive, dîner et nous repartons pour une excursion : les grottes où se trouvent des vers luisants. DSC07310Max n’est pas convaincu, il préfèrerait se relaxer dans la salle télé. Une partie de moi pense qu’il a raison, mais c’est la partie hyper active qui gagne et à 20h nous sommes sur le bateau. DSC07305Car pour aller jusqu’aux grottes nous devons traverser le lac en bateau. Très belle balade. Bon les grottes en elles mêmes sont impressionnantes car nous marchons près d’un quart d’heure dans de long tunnels pour arriver à un étang souterrain. Nous prenons un petit bateau dans le noir total. Et la nous voyons des dizaines de points lumineux : les vers luisants. C’est joli mais je préfère les grottes et la balade en bateau. Max lui me dit qu’il n’en a vu qu’une ou 2… Mouais je pense qu’il exagère !

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Ci dessus la vidéo de la compagnie.

Nous rentrons au van à 22h30, direct au lit.

Jeudi 29 octobre

Levée à 6h30 pour préparer les sandwichs, et oui une nouvelle excursion ce matin, Max toujours réfractaire surtout quand il faut se lever tôt. Nous partons visiter « Doubtful Sound», un fjord que le Capitaine Cook découvrit en 1770. Il resta ensuite inexploré durant presque 700 ans. Ce n’est que dans les années 50 que la première voie d’accès est construite. Et encore aujourd’hui il est loin.

DSC07345Nous embarquons et nous sommes quasiment seuls, il y a juste un autre bateau. Par contre sur le bateau nous sommes assez nombreux. En regardant par la fenêtre je vois une mère et son fils. Je croise les doigts pour qu’ils viennent sur notre bateau. Gagné ! Le garçon à l’air d’avoir l’âge de Max. Max lui est complètement pris par son livre, tome 2 des aventures de Harry Potter. DSC07350C’est donc moi qui vais espionner : quelle langue parlent-il? Vu que c’est un jour de semaine ce ne doit pas être un néo-zélandais. Il y a beaucoup de vent pas facile d’écouter les conversations. Mais bientôt c’est le miracle : ce sont des français !! Immédiatement je me présente. La maman s’appelle Emilie et son fils c’est Maé. Je vais immédiatement chercher Max. En quelques minutes ils deviennent inséparables.

Il nous faut 50 minutes de bateau pour traverser le lac Manapouri (il est immense, DSC07353142km2). Puis 1h de bus, nous traversons une forêt humide où les arbres sont recouverts d’une mousse épaisse pour y arriver. La route en elle même a été très couteuse et difficile à construire (2$/cm2). La vue depuis Wilmot Pass est magnifique.

Le fjord est splendide. 20151028_082741Avec Emilie nous parlons beaucoup, nous sommes sur la même longueur d’onde, elle aussi voyage autour du monde, seule, avec son fils. Les rencontrer ici au milieu de nulle part est juste incoyable. Les enfants, eux, nous ne les voyons plus. Le bateau est leur terrain d’aventure et ils deviennent les mascottes des touristes chinois qui n’arrêtent pas de les prendre en photo.

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DSC07387La journée passe comme dans un rêve. Des dauphins suivent le bateau pendant un moment. Un peu partout des cascades dégringolent de la montagne, et au bout du fjord nous arrivons à la mer de Tasman où nous avons la chance, sur une petite île d’apercevoir deux manchots.

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Les 3 heures de croisière passent trop vite. Il est déjà l’heure de faire le trajet en sens inverse.DSC07423

Emilie et Maé étaient pour une semaine à Queenstown, il leur reste encore 3 jours ici avant de partir à Auckland, Sydney et continuer leur voyage en Asie. J’ai envie de voir un autre fjord, « Milford Sound », nous décidons donc de nous retrouver après-demain à Queenstown et de fêter Halloween ensemble.

J’avais prévu de rester dormir sur place mais avec ce nouveau programme, nous reprenons le van et c’est parti pour 2 heures de route magnifique  de montagne tout en lacets. Nous avons même la chance de voir des Kéa, ce sont des perroquets des montagnes, qui se posent sur le toit du van et attaquent le van à coup de bec.

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Je veux dormir dans la nature aujourd’hui mais malheureusement le dernier sport de camping sauvage est à plus de une heure du fjord et demain matin la première croisière part à 9h. Dilemme… Je décide de continuer jusqu’au village : le matin il fera sans doute très très froid et je n’ai pas envie de devoir me réveiller une heure plus tôt.

Nous arrivons au camping à 20h, il est complet, il ne reste que des sites sans électricité que je paye au prix du site avec électricité… Mais pas le choix, c’est le seul camping à 45 minutes à la ronde !

Max part faire son école et moi la cuisine. Je tombe sur un allemand qui me dit bonjour et me dit que c’est la 4ème fois que nous nous rencontrons !! Je ne me souviens ni de lui ni de sa famille mais il me dit qu’il a repéré Max et ses cheveux longs. Les 3 premières fois en Australie, Ils ont même participé à la leçon de surf à Agnes Water avec Maxou. Le monde est petit ! Ils voyagent avec leur fils de 17 ans qui vient de passer son bac. Après la nouvelle Zélande ils repartent vers les US et ensuite l’Amérique du Sud, qui sait, peut-être nous reverrons-nous !

Max passe la fin de la soirée à jouer aux cartes avec eux.

Vendredi 30 octobre

Dur réveil dans le van glacé, je m’habille rapidement puis je prépare les affaires du petit déjeuner que nous prenons dans la salle commune (chauffée). Puis 5 minutes de route et nous garons le van, pour aller à l’embarcadère. Il y a 3 croisières qui partent à 9h du matin, rien à voir avec Doubtful Sound, ici c’est du tourisme de masse. Heureusement à 9h du matin, il n’y a presque personne, les cars de touristes arrivent plutôtvers 11h. Je choisie la croisière qui dure 2h. Le fjord est beaucoup plus petit que celui de la veille mais très impressionnant avec les hautes montagnes enneigées qui l’entourent. Au loin nous voyons de petits dauphins.

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Nous avons de la chance, le ciel est bleu et le soleil brille. Ce n’est pas souvent le cas car ici ils ne comptent pas les précipitations en millimètres mais en mètres. Il tombe en moyenne 7 mètres de pluie par an mais l’année dernière il en est tombé 14m ! Il arrive qu’il tombe près d’un demi mètre de pluie en une seule journée.

DSC07515Le fjord ne fait que 4,5km de long, nous arrivons donc rapidement à la mer. La l’équipage récupère au fond de l’eau une cage pleine de langouste DSC07518prises au piège durant la nuit. Un membre d’équipage les mesure et rejette à l’eau celles qui sont trop petite. Max est fasciné et quand le capitaine nous annonce qu’il y a une baleine à l’avant du bateau, il regarde à peine… Pourtant c’est extrêmement rare d’en voir une par ici, pour le capitaine qui conduit le bateau, il n’en a vu que 4 ou 5 en 10 ans !

Nous voyons également quelques otaries et un manchot en train de nager.DSC07530

Il nous approche aussi à quelques centimètres d’une grande cascade : très impressionnant.

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Retour au van, et départ vers Queenstown, sur la route nous croisons des dizaines de bus pleins à craquer de touristes, je suis contente d’avoir fait l’effort de me lever tôt car nous avons eu le fjord pour nous tout seuls.

Après deux heures de route, nous arrivons à Te Anau, où nous étions il y a deux jours. Il fait un temps magnifique et j’en ai vraiment assez de conduire : 1300 km en moins de 5 jours ! Je propose à Max de nous poser ici et de repartir tôt demain matin pour Queenstown. Il accepte avec joie.

Quartier libre pour chacun de 15h-18h. Max va dans la salle de jeu et moi je pars me balader dans le village. Que ça fait du bien de ne rien faire !!

Le soir, dîner et école ; puis nous allons faire une partie de babyfoot dans la salle de jeu.