Darwin (fin) et départ pour Cairns

Vendredi 18 septembre

Le début de la matinée est consacré à l’école, mathématiques et français comme d’habitude. Il va falloir bientôt commencer l’histoire mais pour cela je dois, moi, étudier… A 11h tout est terminé et nous partons à Crocosaurus Cove. C’est une ferme de crocodiles salties qui se trouve en centre ville. Le centre de Darwin est tout petit pour aller d’un bout à l’autre, à pied, il faut moins de 30 minutes.

L’endroit n’est vraiment pas très grand mais possède d’énormes crocodiles de plus de 5 mètres de long ! Max est très impressionné, encore plus quand c’est l’heure de les nourrir et que les animateurs (toujours par deux et l’un tenant un très gros bâton) leur donne leur nourriture. Les salties sautent pour attraper le morceau de viande. Franchement je n’ai aucune envie de prendre leur place (aux animateurs)…

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Il y a aussi un grand (enfin relativement) bassin où nage des dizaines de bébés DSC05367crocodiles, ils sont très mignons et Max a même la chance de pouvoir les nourrir. Les petits sautent de toute leur longueur pour attraper la viande. Juste à coté, il y a un petit bassin où nous nous baignons séparés des crocodiles par une vitre.

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Nous assistons ensuite à une présentation de reptiles, et comme les australiens ne font rien à moitié, l’animatrice donne à un serpent une souris (morte). Il se jette dessus la mord avec ses crocs pleins de venin, attend un petit peu (lui n’est pas au courant que la souris est déjà morte) puis l’avale rapidement.

Avant de partir, photos (quasi obligatoire) avec un jeune crocodile.

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Après un rapide déjeuner nous allons à la piscine de Darwin. Les plages de la ville ne sont pas conseillées car il y a toujours un risque de crocodile mais également de méduse dont la piqure peut être mortelle.

C’est une piscine à vague qui se trouve en bord de mer, et quand je dis vagues, ce sont de vraies grandes vagues sur lesquelles il est même possible de surfer ! Nous y passons un très bon après-midi.

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Samedi 19 septembre

Le français se passe sans problèmes mais pour les maths il faut un compas et je n’en ai pas ! Je pars donc en ville en chercher un… et bien à Darwin c’est impossible d’en trouver. Les gens m’envoient d’un magasin à l’autre mais sans succès. Je propose donc à Max de passer à la leçon suivante, nous retournerons à celle-ci le jour où je trouverai un compas.

En fin de matinée nous partons pour l’aéroport : direction Cairns ! 2h30 de vol et 2000 km plus tard nous y sommes. Sur la carte les deux villes ne semblent pourtant pas très éloignées.

Cairns est une petite ville très agréable, il y a plein d’infrastructures pour les enfants et Max s’éclate !

Australie – Darwin et les parcs nationaux de Lichfield et Kakadu

Lundi 14 septembre

Aujourd’hui nous partons pour l’Australie ! Nous profitons de nos dernières heures en Indonésie pour… faire l’évaluation de math ! Et oui les prochains 3 jours nous partons visiter les parcs nationaux autour de Darwin et nous n’aurons pas la possibilité de faire l’école.

Le vol vers Darwin passe rapidement. Ce vol est le premier que j’ai acheté il y a presque un an, un peu comme la première pierre d’une maison. Il m’avait coûté moins de 80€ pour Max et moi 45kg de bagages inclus. Il faut dire que Air Asia est une low cost et le trajet dure moins de 3h.

L’aéroport de Darwin est tout petit et il n’y a juste rien à part (heureusement) un distributeur d’argent. Il est 20h30 quand nous sortons, il faut dire que le passage de la douane est loooong, la plupart des bagages sont vérifiés : il est interdit de faire rentrer de la viande, des graines ou des légumes en Australie. Mes chips, elles, passent sans problème.

Comme nous avons loupé le shuttle, nous prenons un taxi pour aller à l’hôtel. C’est plutôt un motel, qui coûte le même prix que notre superbe hôtel de Sanur : bienvenue en Australie où tout coûte très cher.

Il est déjà 21h et nous n’avons pas diner… Nous passons au supermarché pour acheter quelques snacks mais devant les charcuteries et le fromage nous décidons de ne pas aller au resto mais de nous faire de bons sandwiches. Max est aux anges de pouvoir manger de la saucisse !

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Quand nous allons nous coucher, il est 22h30 passé et il fait encore très très chaud. L’air conditionné fait un bruit de camion et je décide de l’éteindre et alors nous crevons de chaud… Arghhh la nuit est courte et longue à la fois !

Mardi 15 septembre

Nuit mauvaise et courte autant pour moi que pour Max. Et quand le réveil sonne à 6h je ne suis pas de très bonne humeur. Mais pas le temps d’y penser, notre guide pour les 3 prochains jours vient nous chercher dans moins d’1h : petit déjeuner (très léger) et bouclage des valises.

Guy est là avant l’heure ! Très bonne surprise, il est français naturalisé australien, il nous met tout de suite à l’aise. DSC05122Notre bus 4×4 fait très aventurier et 2ème bonne surprise nous ne sommes que 7 touristes au lieu des 16 qu’il y a habituellement. Gail et James, un couple de retraités anglais, Jess une jeune anglaise qui travaille à Perth et Ester et Diego, un couple d’espagnols.

Direction le parc de Lichfield qui se trouve à un peu plus de 200km de Darwin : à coté quoi ! Notre premier arrêt est pour les termitières géantes. DSC05087La première fait plus de 6m de haut et a une cinquantaine d’année (estimation). C’est une termitière dite « cathédrale ». A l’intérieur vivent plusieurs millions de termites et une seule reine. Celle-ci fait environ 20cm de long, et plusieurs de large, elle a une espérance de vie de 18 ans ! Sa seule occupation : pondre jusqu’à 30 000 œufs par jours. Mais ce que l’on voit n’est que la partie émergée, sous terre il y a des centaines de mètres de galeries. DSC05090Celles ci ont plusieurs rôles, pour les termites elles permettent la « climatisation » de la termitière, et oui il fait constamment 28 degrés et 70% d’humidité mais elles ont un rôle très important pour l’écosystème grâce à elles permettent une bonne circulation de l’eau dans les sols. Sans elles, il y aurait 30% de moins d’arbres autour, ce qui est d’un côté assez étonnant car c’est d’herbe et de bois qu’elles se nourrissent !

De loin les termitières paraissent très fragiles mais quand on les touche c’est de la pierre super dure ! Les termines prennent la terre qu’elles mélangent à leur salive puis laissent le mélange « cuire » au soleil. Ces constructions résistent aux cyclones, qui dans la région, peuvent atteindre 350km/h et aux feux de forêt. Les australiens les utilisent parfois pour faire des briques.

Quelques mètres plus loin, DSC05093nous découvrons des dizaines de termitières assez différentes de la termitière « cathédrale », elles sont toutes plates et leur face la plus large est toujours orientée vers le sud. D’où leur nom : termitière magnétiques. Elles sont habitées par les termites boussoles (!!!), espèce endémique du territoire du nord.

Retour dans notre bus 4×4 et direction une très jolie cascade où nous pouvons nous baigner. DSC05109 DSC05110Max n’est pas trop rassuré car il y a beaucoup de crocodiles dans la région,  j’ai beau lui dire que cette cascade est sûre, il refuse de s’éloigner à plus de quelques mètres du bord. Et moi ? Et bien l’eau est trop fraîche ! Il fait 40°C dehors mais l’eau ne doit pas être à plus de 22 : pas assez chaud pour moi !

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L’après-midi nous rencontrons un aborigène, Graham, 20150915_151652qui nous présente quelques rudiments de sa culture. Tout d’abord il nous montre dans la forêt divers arbres et nous explique qu’ils servent pour certains à faire des médicaments, d’autres à faire des instruments de musique et en particulier le didgeridoo. Il nous en fait d’ailleurs une démonstration et nous propose ensuite d’essayer nous même. 20150915_155534Max est le seul à réussir : je suis très impressionnée. Il nous explique aussi que chez les aborigènes il n’y a pas d’écriture, tout se transmet à l’oral et souvent sous forme d’histoires. Il y a également de très nombreuses règles de vie, en particulier un homme et sa belle mère ne s’adressent jamais la parole directement. S’ils doivent communiquer, ils passent systématiquement par un tiers, souvent un oncle et s’ils se croisent, ils font semblant de ne pas se voir ! NO COMMENT

Ils nous racontent encore beaucoup de choses mais je ne comprends pas tout, il parle très très vite avec un fort accent australien et il fait trooooop chaud !

Nous retournons au bus, direction le billabong Corroboree. 20150915_173711Un billabong est un trou d’eau en Australien, et celui ci est connu pour sa très forte concentration en « salty » qui est un crocodile marin qui a la particularité de pouvoir sauter hors de l’eau de la longueur de son corps ! D’autant plus dangereux que même s’il est marin, on le trouve également dans les rivières et les étangs d’eau non salée. Max en a très peur et dans le bateau il s’assoit au milieu, au plus loin des bords. La balade commence tranquillement et notre guide nous montre divers oiseaux, 20150915_172125le paysage est très beau et le billabong est plein de lotus. Mais nous ce que nous voulons voir ces des crocodiles ! Après 45 minutes de navigation toujours rien, même Max est un peu déçu, quand tout à coup nous repérons sur le rivage un grand « salty », notre skipper s’en approche au plus près, il est très impressionnant avec sa gueule grande ouverte 20150915_173807(et couverte de dent très pointues). En tout nous voyons plus de 7 crocodiles dont un « freshie », un crocodile d’eau douce moins agressive que le salty et surtout très timide.

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La balade se termine par un superbe couchée de soleil. J’ai l’impression d’être en Afrique d’autant que c’est un paysage de savane par ici.

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Nous allons camper vers le parc de Kakadu. Au camping nous sommes accueillis par des dizaines de walibis, petits kangourous, qui sautent partout. 20150915_163453Notre tente est rudimentaire : 2 fins matelas et c’est tout ! La nuit est très bruyante car en plus des walibis il y a pleins d’autres animaux (non identifiés) qui font la fiesta. Max a très peur et ne me laisse pas m’endormir : nuit très très courte !

Mercredi 16 septembre

Levé à 6h, le départ est à 7h30, personne n’a vraiment bien dormi et le bus est calme… nous somnolons tous !

La journée est consacrée au parc de Kakadu. C’est un parc national qui appartient aux aborigènes, c’est eux qui décident tout ce qui s’y passe et aussi où les visiteurs ont le droit d’aller.

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Comme à Lichfield, c’est un paysage de savane que nous traversons, beau et monotone à la fois. Nous nous arrêtons à Ubirr où nous découvrons des peintures aborigènes datant de près de 20 000 ans. Guy connaît très bien la culture aborigène et nous l’explique de façon passionnante, Max boit ses paroles ! Pour ce peuple, dessiner sur la roche est sacré et avant d’avoir le droit de peindre, un jeune devra regarder pendant des années ses aînés dessiner. DSC05135Chaque dessin raconte une histoire avec une morale à la fin. Par exemple, ce dessin raconte l’histoire d’un pêcheur qui après une pêche fructueuse met à cuire ses poissons et part se promener. Quand il revient ses poissons ont disparus ! Il se met à leur recherche et arrive jusqu’à une grotte où il les voit en train de manger son poisson. Il attend la nuit et quand ils dorment il prend un rocher et bouche l’entrée de la grotte et leur dit : mon poisson sera le dernier que vous mangerez ! Moral : voler c’est mal. D’autant que dans la culture aborigène si ces gens avait demander du poisson, le pêcheur leur en aurait donné, un aborigène ne dit jamais non, par contre le demandeur lui devient redevable et devra lui donner quelque chose en retour un jour sans qu’il ait même à demander (hum pas sûre d’être très claire !).

Les traits de chaque peinture du site ont été repassés de générations en générations par les membres du clan et l’histoire est ainsi passée du père à son fils.

Sur le site il y a de nombreux dessins, la raison pour laquelle nous avons le droit de les voir, c’est que le clan qui les a dessiné a été décimé dans les années 20 par la grippe espagnole. Depuis, plus personne ne repasse les traits de ces peintures et dans quelques années elles auront disparu. Si des membres de ce clan étaient encore en vie, nous n’aurions pas le droit de voir ces peintures.

Nous suivons ensuite un chemin qui nous mène jusqu’en haut monticule rocheux. Le point de vue est magnifique !

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En face de nous la plaine inondable de Nardab. Durant le « Wet » la saison des pluies, elle est recouverte d’eau. Dans les territoires du Nord, il n’y a que de saison, le « wet » qui dure 4-5 mois de novembre à Mars et le « dry » la saison sèche qui dure 7 mois et durant lesquels il ne pleut pas. Nous sommes à la fin de la saison sèche et il fait de plus en plus chaud. La plupart des cascades et des rivières sont à sec ou se limitent à un filet d’eau.

L’après midi nous allons voir un autre site, Maguk, où il y a encore de très belles peintures. DSC05183Guy nous explique que les femmes connaissait déjà la contraception et utilisaient des plantes riches en testostérone afin d’éviter de donner naissance à un enfant pendant le « wet », car c’est peuple de chasseurs-cueilleurs et pendant la saison des pluies il est difficile de chasser, le clan ne mange pas à sa faim et la mortalité infantile est encore plus élevé. DSC05192Les hommes ne sont pas au courant de ces procédés car ce sont des affaires de femme : chaque sexe à ses propres secrets. Seul un sorcier connaît les secrets des hommes et des femmes et les transmets de sorcier à sorcier.

Nous terminons l’après-midi par le coucher de soleil près d’un billabong infesté de crocodiles, Max ne me quitte pas d’une semelle.

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Retour au campement où nous avons déjà déjeuné ce midi, Liam nous a préparé un bon dîner et où nous goûtons pour la première fois du kangourou. C’est délicieux et Max en reprend 4 fois ! Petit tour à la piscine dans la nuit (il fait encore plus de 35°C) et nous allons nous coucher.

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Le campement est plus « luxueux » et dans nos tentes nous avons de vrais matelas : Max s’endort en quelques minutes et moi aussi.

Jeudi 17 septembre

Levé à 5h30 et départ à 6h45, nous avons une longue route devant nous et Guy veut que nous soyons les premiers sur le site. DSC05234Après une cinquantaine de kilomètres de piste, nous passons en mode 4×4, il y a des ornières partout et nous traversons plusieurs rivières dont une qui n’est pas asséchée. J’aperçois un dingo.

Guy gare le bus et nous poursuivons à pied pendant une dizaine de minutes, DSC05238nous arrivons au bac où nous prenons un bateau qui nous dépose quelques centaines de mètres plus loin. Nous devons escalader pas mal de rocher avant d’arriver (enfin !) au site de « Twin Falls ». La cascade est presque à sec, malgré cela du site se dégage une sérénité incroyable. Grâce à Guy nous y sommes seuls. Personne ne parle, nous sommes sous le charme.

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DSC05261piège à crocodile…

Quand d’autres touristes arrivent, nous repartons. Plus de visite pour aujourd’hui, nous retournons à Darwin et la route est très longue. Nous devons reprendre la piste pleine d’ornière et ensuite 250km de piste avant de rejoindre la route de Darwin.

En partant de Twin Falls à 10h30, nous arrivons à Darwin à 17h30. Juste une pause déjeuner et une autre 2h plus tard dans un vrai café de l »outback ».

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Guy nous dépose à l’hôtel où je laisse nos valises avant de repartir vers Mindil Beach, où le jeudi et dimanche soir il y a un très sympathique marché de nuit. Nous avons même la chance de voir un très joli coucher de soleil !

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Retour à Gili Air, petite île paradisiaque

5-13 août

Nous passons la matinée à Gili air avec Claire et Stéphane, ils voulaient voir l’île avant d’aller sur Bali. Ils sont sous le charme et je les comprends, cette petite île est un vrai paradis : aucun bruit de moteur, une mer bleue turquoise et une atmosphère extrêmement relax. Je suis très contente d’y passer les 8 prochains jours.

20150909_135748La vue quand j’écris ce blog…

Ivan nous rejoint le lendemain de notre arrivée. Nous sommes très content de le revoir ! Il a pris un bungalow au centre de plongé collé à notre hôtel et nous passons notre temps ensemble.

Les jours, eux, passent malheureusement rapidement entre cours du Cned pour Max tous les matin (avec des haut et des bas… étonnement l’évaluation de français est un jour haut !), 2 plongées magnifiques avec Ivan qui lui plonge tous les jours, du flying yoga pour moi (!!!) les apéros-coucher du soleil et bien sur les dîners et parties endiablées de Uno.

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Seule montée d’adrénaline (négative) la découverte, un soir, dans notre bungalow d’une très grosse souris… Il est trop tard pour demander de l’aide et nous passons la nuit à l’entendre se balader dans la chambre (grande pensée pour ma très chère Cristina qui déteste les souris !).

Le lendemain je préviens les propriétaires qui même s’ils sont très étonnés (l’hôtel est par ailleurs juste parfait !) me promettent de s’en occuper. Sauf que le lendemain matin (oui, l’histoire se déroule sur plusieurs jours), en cherchant mon élastique (!!!), je soulève mes oreillers et je découvre par terre mais juste à la tête de mon lit 2 souris en train d’agoniser… Argggggghhhhhh pas la meilleure façon de commencer la journée, je pars directement prévenir la propriétaire qui revient un moment plus tard me dire que ce n’est pas 2 mais 3 souris qui sont mortes sous mon lit !

Ivan reste 5 jours avec nous et c’est, malheureusement, déjà le moment de lui dire au revoir. Nous l’accompagnons jusqu’au débarcadère. Nous sommes très tristes de le voir partir. Nous avons passé de très joyeux moments ensemble.

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Je profite d’être au « port » pour prendre de l’argent et pour acheter nos billets de bateau, nous repartons dans 2 jours pour Bali et surtout l’Australie.

Sauf que quelques heures plus tard, je me rends compte que j’ai laissé ma carte visa dans le distributeur !!! Non !!!! J’y retourne à vélo mais elle n’est plus là. J’essaie d’appeler la banque, sans succès. Nous sommes vendredi après-midi et tout est fermé.

Je dois faire le deuil de cette carte car les banques ne rouvrent que lundi matin et nous serons déjà en route pour l’Australie.

Je passe le reste de l’après-midi à faire opposition à la carte, appeler la banque pour en commander une nouvelle qui sera envoyée chez moi à Bruxelles, récupérée par mon amie Magali qui s’occupe de mon courrier et ensuite renvoyée par ses soins en courrier express (et très couteux !) à une adresse encore inconnue en Australie. Autant dire que je ne sais pas quand je vais l’avoir (ni la voir)!

Heureusement j’ai prévu le coup et j’ai encore 3 autres cartes de crédit. Après tout ce dur labeur et pour me remonter le moral nous dinons avec Maxou de crêpes au Nutella !

Dernier jour à Gili… Après une matinée studieuse nous décidons d’aller faire du snorkling. Sauf que la marée est en train de remonter mais encore suffisamment basse pour qu’atteindre le site de snorkling soit long et périlleux: il y des coraux partout!

J’hésite à continuer, mais bon c’est le dernier jour et nous avons fait plus de la moitié du chemin. Quand enfin nous y arrivons, la visibilité est très mauvaise et le courant très fort! Nous décidons assez rapidement de rentrer, sauf que c’est plus facile à dire qu’à faire… Le courant nous fait faire une brasse en arrière pour une brasse et demi en avant (ça c’est la bonne nouvelle) mais quand nous atteignons la ligne de rocher les vagues sont fortes et nous projettent sur les coraux et ça fait mal ! Je suis projetée en avant et je perds l’équilibre, je sens ma peau qui frotte: aïe! Max lui aussi a beaucoup de mal et a très peur quand il me voit tomber. Bon finalement nous arrivons à sortir de l’eau. Plus de peur que de mal mais quand même des égratignures plus ou moins profondes un peu partout !

Nous décidons de rester près de la piscine: beaucoup plus sûr!

Demain nous quittons Gili air pour Bali (1 jour) et l’Australie lundi !

Croisière de Flores à Gili air

Mercredi 2 septembre

Nous quittons Flores à bord d’un bateau qui va nous emmener en 4 jours et 3 nuits vers Gili air. Autant dire tout de suite que ce n’est pas une croisière de luxe… Pour ce voyage nous pouvons être jusqu’à 25 touristes et 6 membres d’équipage sur un petit bateau avec juste aucun (ou presque) confort : nous dormons tous sur le pont sur des matelas très fin, il y a 2 toilettes pour nous 21 et pas de douche (ou même d’évier). Mais le programme est top et le prix imbattable (110 euros).

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Bonne surprise quand nous arrivons au point de rendez vous, nous ne serons « que » 15 touristes et au plus grand bonheur de Max il y a 7 autres français sur le bateau !

Le bateau largue les amarres vers 11h et nous faisons connaissance. Parmi les français il y a Paul et Julien qui sont en année de césure de leur école d’ingénieur, ils voyagent depuis presque une semaine avec Virginie et Claire, qui sont infirmières. D’ailleurs hasard (ou non) du voyage, nous les avons déjà vu plusieurs fois lors de notre périple à Flores et la dernière fois la veille dans une crêperie ou nous avons tous craqué pour des crêpes au Nutella… Il y aussi Claire et Stéphane, une jeune couple d’architecte en lune de miel et Mathieu qui, lui, termine un voyage de plus d’un an et demi. Il y a deux couples d’espagnols et un couple de slovènes, ces derniers viennent juste de se marier quelques jours plus tôt à Flores. Dès les premières minutes, le courant passe bien entre nous tous.DSC04762

Notre premier arrêt est à l’île de Rinca, qui avec celle de Komodo sont les seuls où vivent les « dragons » de Komodo. Rinca se trouve à environ 1h30 de Flores et nous y arrivons vers 12h45, exactement au milieu de la pause repas du fonctionnaire indonésien qui vend les billets d’entrée au parc… Nous patientons une bonne 1/2 heures avant de pouvoir acheter nos billets et quand je dis « nos » billet c’est la liasse de billets nécessaires :

  • entrée aux iles de Komodo et Rinca : 150000 roupies
  • taxe sur les entrées : 50000 roupies
  • permission de voir les animaux sauvages : 15000 roupies
  • permission d’utiliser les chemins : 5000 roupies
  • guides (obligatoire) 20000 roupies

Total : 235 000 roupies et 5 tickets pour « peut être » voir les dragons, car bien sûr nous ne sommes pas dans un zoo et personne ne peut nous garantir que nous en verrons !

Il y a trois 3 rangers (1 pour 5 personnes) qui nous accompagnent, ils sont chacun munis d’un long bâton sensé repousser les varans si ceux si nous approchent de trop près.

Etonnement, le premier que nous voyons est un très jeune dragon, de moins de 2 ans, qui vit sur le toit de la cafétéria. Eh oui, la mère varan protège au mieux qu’elle peut ses œufs, mais pas ses petits qui après leur naissance sont souvent mangés par les adultes et c’est pour cela qu’ils vivent les 2-3 premières années en hauteur !

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Un peu plus loin, nous arrivons au niveau de la cuisine des guides où nous voyons nos 5 premiers varans adultes. Ils lézardent au soleil. D’après le guide, leur air léthargique est juste un camouflage pour endormir la méfiance de leur future victime car ils sont capables de se déplacer à plus de 20 km/heure, et de battre n’importe quel humain à la course. Le seul moyen de leur échapper : courir en zigzag car, selon le guide, leur queue les empêche de tourner rapidement. Mouais, j’essaierai de m’en souvenir…

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Nous continuons la balade sur Rinca. L’île est très belle, en partie couverte par une forêt tropicale et par une savane. Nous voyons à la sortie du camp un jeune varan qui ne doit pas avoir plus de 2 ans.

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Dans la forêt, Mathieu repère un varan en train de creuser un trou, les guides ne l’avaient pas vu (pas très rassurant !). DSC04803Nous continuons, encore plus vigilants. Max n’est pas très rassuré et ne me lâche pas une seconde la main. Nous croisons un buffle (nourriture préférée des varans) et des singes. DSC04810La vue depuis le haut de l’île est magnifique et même si durant cette balade de 1h30 nous ne croisons pas d’autres dragons, nous sommes tous très content de cette balade. Pourtant d’après nos guides il y a plus de 2000 dragons sur l’île.

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Nous remontons sur le bateau, direction Komodo, où nous arrivons en fin d’après midi. DSC04856L’île de Komodo est beaucoup moins jolie que celle de Rinca et la balade d’une heure que nous faisons est sans AUCUN intérêt. Nous voyons pas mal de daim et pas un seul dragon.

Finalement, près de la cuisine des guides nous voyons deux dragons, comme ceux de Rinca, complètement léthargiques… Sauf que l’un d’eux se met à se déplacer et c’est la bérézina, nous reculons tous rapidement. D’autant que le guide vient de nous montrer les photos d’un collègue qui c’est fait mordre par un varan. La blessure est horrible, heureusement il s’en est sorti mais a changé de métier…

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Le varan continu sa route en tirant la langue quand tout à coup il se prend le mur !!

Eh oui, c’est la tombée de la nuit et les dragons ont une très mauvaise vue. Nous explosons tous de rire d’autant que le dragons, honteux, va se cacher la tête sous une marche.

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Nous repartons sur le bateau où un bon dîner nous attend, nous le prenons à même le sol, eh eh, pas non plus de table ou de chaise sur ce bateau !

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Après quelques parties de Uno, il est l’heure d’aller nous coucher.

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Jeudi 3 septembre

Je me réveil parmi les premiers, il est 5h30. La mer est calme, nous sommes à côté de pink beach, qui est soi disant rose, pour moi elle ressemble à n’importe quelle plage…

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Après le petit déjeuner le capitaine nous dit que nous avons 1h pour faire du snorkling autour de pink beach. Il est 7h15, l’air est frais, je n’ai vraiment aucune envie d’aller dans l’eau, d’autant qu’elle est vraiment froide ! Loin des 26 degrés auxquels nous sommes habitués. Max trempe un doigt de pied et le ressort immédiatement : il ne veut pas y aller. Il paraît que les fonds sont très beaux, je me motive et je me jette à l’eau. Elle est vraiment très fraîche, je dois presque pousser Max à l’eau ce qui est pour lui et moi le monde à l’envers !

Les fonds sont très jolis mais le courant très fort, nous sortons de l’eau au bout de 20 minutes.

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Le bateau repart, le prochain stop est Manta point, là le capitaine se met à la proue du bateau et regarde les fonds, nous devons être prêt à sauter à son signal. D’un coup il crie : Manta, Manta, Manta ! 20150902_092203En bon soldat nous sautons les uns après les autres. L’eau est fraîche et au début je ne vois pas de Manta, Max est plus chanceux, il en repère une immédiatement. Nous suivons le capitaine, le courant est fort mais gérable. Dès qu’il en voit une il crie « Manta » et nous accourons. Ces raies sont très gracieuses et immenses, elles font plus de 2m d’envergure. En tout nous en voyons 6 !

Nous nous arrêtons ensuite sur GILI LAWA DARAT, c’est une île désertique et non habité. Nous faisons une balade toute en montée et en tongs pour atteindre le point de vue. Le chemin est très pierreux et escarpé et les tongs glissent. Je m’arrête aux 2/3, j’ai le vertige. Max, lui, monte comme un cabris à la suite de Julien qu’il ne quitte pas d’une semelle !

Le paysage est juste à couper le souffle.

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Nous retournons sur le bateau pour déjeuner et c’est parti pour 18h de navigation. La mer est calme et je fais une petite sieste. Je motive aussi Max à apprendre 3 lignes de sa poésie. Il a une évaluation de français dans une semaine et doit pouvoir la réciter. Elle n’est pas facile avec des mots et des tournures de vieux français.

Max en apprends trois lignes et a ensuite le droit d’aller jouer au UNO avec les autres français. Les parties se succèdent jusqu’au dîner qui est servi à 18h30, à la tomber de la nuit.

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Dès qu’il fait nuit noire, le capitaine éteint toutes les lumières, il doit pouvoir voir les autres bateaux dans la mer noire.

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Plus possible de jouer au UNO, nous nous mettons à l’avant du bateau et regardons le ciel étoilé. Toutes les constellations sont parfaitement visibles, il y a même quelques étoiles filantes. La mer aussi brille grâce au plancton bioluminescent. Mais pourquoi le plancton fait de la lumière et surtout uniquement au niveau de l’écume produite par le passage du bateau ? C’est pour être mieux vu des poissons et se faire manger !! Paradoxal non ? En fait les poissons attirés par la lumière produite par le plancton l’avalent, hors certains microorganismes du plancton se multiplient bien mieux au chaud et en sécurité dans l’abdomen des poissons que dans la mer. Donc dès qu’un poisson ou mieux un ban de poisson arrive et agitent l’eau les planctons s’allument ! Ce phénomène peut même être observé par satellite car certaines bandes de plancton de plus de 250km de long ont pu être observées depuis l’espace.

Fin de la parenthèse « Marianne fait l’école », il n’est que 19h et dans le noir il n’y a pas grand chose à faire. Je propose de regarder un DVD sur mon ordi. J’installe la bête sur le banc et nous nous asseyons tous devant « retour vers le futur ». Assez proche, d’ailleurs, car avec le bruit du moteur il n’est pas facile d’entendre quoi que ce soit. La mer commence à s’agiter et le bateau à tanguer. J’ai un peu peur pour mon ordi… et je le ferme définitivement lorsque les vagues commencent à l’arroser.

Nous allons tous nous coucher après avoir pris un comprimé contre le mal de mer. La nuit s’annonce agitée ! Je passe une partie de la nuit à glisser en avant et en arrière de mon matelas. Cela m’amuse et m’inquiète en même temps… Max lui qui angoissait de ne pas pouvoir dormir à cause du tangage et du bruit du moteur c’est endormi en 3 minutes et ne se réveille que 12 heures plus tard !

Vendredi 4 septembre

Nous arrivons à Santonda Island vers 5h du matin. Que c’est bon quand le bruit du moteur s’arrête ! Vers 8h après le petit déjeuner, le capitaine nous dit de nager pour rejoindre l’île où nous pourrons aller nous baigner dans un lac salé de cratère. Mouais, je n’ai juste aucune envie d’aller me baigner aussi tôt, d’autant que l’air est encore très frais. Les autres se jettent à l’eau, mais avec Maxou nous arrivons à négocier notre passage sur le petit bateau qui transporte nos appareils photos sur la plage…

Le lac est joli et Max se jette à l’eau avec Virginie. Ils accostent rapidement sur un petit bateau où des indonésiens jouent de la musique. L’eau est très salée et chaude. Max flotte sans aucun effort.

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Nous remontons ensuite à bord, direction notre dernière destination : Moyo Island. Pour atteindre l’île nous y allons en snorkling, très agréable car le corail est très beau et il y plein de poissons de toutes les couleurs. J’ai l’impression de nager dans un aquarium.

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Sur l’île, après une dizaine de minutes de marche dans la forêt tropicale, nous atteignons une petite cascade. Elle n’est pas très puissante car c’est la saison sèche. Nous y restons une bonne heure.

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Puis retour sur le bateau et dernière navigation, 12h pour rejoindre notre port de débarquement. Les heures passent rapidement, nous rigolons beaucoup!

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J’essaie de faire apprendre à Max sa poésie… avec très peu de résultat ! Au point que tous les autres français s’y mettent pour le motiver. Ils essaient même de la jouer en pièce de théâtre. Nous nous amusons beaucoup et à la fin, tout le monde connaît la poésie par cœur… sauf Max !! Arghhhh

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Nous dînons encore très tôt et après l’extinction des lumières nous continuons à discuter assez longtemps. Nous sommes tous un peu triste à l’idée de nous quitter le lendemain.

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Samedi 5 septembre

Le bateau arrive dans la nuit à Bangsal Harbour. Je ne sais pas à quelle heure : je dors ! Après un rapide petit déjeuner, nous rassemblons nos affaires et quittons le bateau. Direction le bureau de Wanua Adventures où nous prenons nos tickets pour nos prochaines aventures. Julien, Paul et Mathieu partent faire l’ascension du Mount Rinjani (3 jours, deux nuits et assez difficile !), Virginie et Clairon partent vers Java, Stéphane, Clairette, les deux couples d’espagnols, max et moi, nous partons vers Gili air qui se trouve à moins de 15 minutes de bateau.

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Autant dire que je suis contente de me poser un peu et de prendre une douche chaude ET non salée !

Flores, île aux cent visages

Petite introduction: aller à Flores n’était pas du tout dans mon « programme », au départ je pensais que nous resterions un mois et demi à Bali afin de nous poser et reposer. Finalement au bout de 3 semaines nous avions (enfin plus moi que Max) envie de bouger. De plus Anne des Bob5 m’a fait remarquer  qu’en étant si longtemps en Indonésie ce serait dommage de ne pas voir les dragons de Komodo !

Donc organisation de dernière minute pour y aller et surtout aucune idée de se qu’il y a à faire à Flores à part voir ces dragons. Je décide donc de trouver un guide/chauffeur car les transports dans l’île semblent compliqués et en tant que « guide » le chauffeur saura bien où nous emmener. Et oui, je n’ai aucun guide touristique avec moi, juste mon téléphone et (parfois) une connexion internet.

Flores est à plus de 500 km à l’est de Bali, nous y allons en avion.

Mercredi 26 août

Le réveil sonne à 4h45, je me prépare rapidement avant de réveiller Maxou (pas du tout content de ce réveil trop matinal). A 5h25 nous sommes dans la navette pour l’aéroport (qui se trouve à moins de 5min !), le passage de la sécurité est très rapide et nous avons le temps de nous poser et de prendre un petit déjeuner : pain au chocolat pas bon du tout. Max, rêve des croissants de Charli le meilleur boulanger de Bruxelles…

L’Indonésie est magnifique vue d’avion, les 2h40 de vol vers Ende passent très vite. D’autant qu’avec Max nous faisons des parties de guilis!

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A l’arrivée, Fery, notre guide/chauffeur, nous attend. Plutôt chauffeur que guide d’ailleurs, car il ne parle pas très bien anglais.

Nous partons vers Moni, petite ville au pied du Kelimutu. La route est assez mauvaise et il nous faut plus de 2h pour y arriver. Moni est une petite bourguade avec très peu de structures touristiques et aucun intérêt à part sa position près du volcan. Nous passons la fin de l’après midi (pluvieuse !) à faire du français (pour changer…). Nous dînons dans un tout petit restaurant où les petites serveuses sont adorablement souriantes.

Jeudi 27 août

Réveil à 4h du matin (arghhhh). L’idée est de voir le levé du soleil au niveau du volcan. Bon, je suis très septique vu qu’hier après midi la vue était totalement bouchée, mais Fery pense que ça vaut le coup de le tenter. Mouais… Mais nous ne sommes pas les seuls ! A 5h30 nous retrouvons en haut du point de vue une cinquantaine de touristes, enfin nous les imaginons car le brouillard est épais.

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Il fait très froid et venteux, heureusement il y a quelques vendeurs ambulants de thé et de café. Le soleil se lève mais toujours caché derrière l’épais brouillard. Nous ne pouvons même pas voir les 3 lacs qui sont la véritable attraction de l’endroit. Ces trois lacs de cratères ont la particularité de changer toutes les quelques semaines de couleurs, elle peut être rouge, verte ou bleue. La couleur de chacun de ces lacs varie en fonction de la composition chimique de ces eaux : impossible de prédire à l’avance leurs couleurs. (Et pour nous ce matin ils sont juste invisibles !!). D’après les gens qui vivent autour du volcan, ce sont les âmes de leurs ancêtres qui sont dans ces lacs. Ce site est connus et sacrés depuis des centaines d’années.

6h30, toujours rien… Pas mal de touristes (dépités – par le réveil matinal et le tarif d’entrée de 10€/pers) quittent les lieux. Max aimerait se joindre à eux mais je tiens bon, je n’ai pas fait tout ce chemin pour rien. J’attendrai, des heures s’il le faut, mais je verrai ces lacs !

Vers 7h30, ma persévérance est récompensée, le soleil perce à travers les nuages et nous pouvons voir les lacs. C’est juste éblouissant. Les photos ne rendent pas justice à la beauté de ce lieu. Nous y restons le plus longtemps possible. Finalement vers 9h nous redescendons car 7 heures de route nous séparent de notre prochaine destination. Sur le chemin je me fais attaquer par un singe que j’essaie de prendre en photo: j’ai un mauvais karma avec ces animaux !

20150827_080638cliquez pour voir les trois lacs sur une même photo !

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Les paysages que nous traversons sont très beaux mais les routes extrêmement mauvaises. Nous faisons du 20-30km/h de moyenne et très secoués. Max en a vraiment assez, mais fait preuve d’une grande résilience !

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Nous arrivons à la nuit tombée à Riung, petit village de bord de mer. Un dîner de poissons et nous allons nous coucher!

Vendredi 28 août

Jour sans voiture ! Nous partons au port pour embarquer sur un petit bateau : nous allons visiter le parc national des 17 îles. Bon en fait il y en une vingtaine mais les autorités ont arrêté de compter à 17 car c’est le jour de l’indépendance…

Le premier stop est à Pulau Kalong, l’île aux chauves souris géantes. Nous sommes accueillis par un ballet de milliers de chauves souris, c’est très impressionnant, d’autant que le capitaine leur fait peur ce qui crée un mouvement de panique ! Chacune doit au moins faire 30 cm d’envergure.

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Puis nous repartons pour aller faire du snorkling près de Pulau Tiga. Les fonds marins sont beaux et bien préservés ce qui assez rare en Indonésie où les pêcheurs étaient, jusqu’à récemment, adeptes de la pêche à la dy20150828_093841namite. L’eau est chaude, que c’est agréable de nager au milieu des poissons. Max est heureux surtout quand il repère des petits « némo », les poissons clowns. En route le capitaine pêche notre déjeuner : un grand barracuda.

Max est super impressionné et veut absolument pêcher. Puis nous accostons sur l’île. Vision paradisiaque d’île perdue au milieu du pacifique. Enfin jusqu’à ce qu’un autre bateau accoste juste à côté du notre.

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Le capitaine et son aide préparent le barbecue pendant que nous faisons une bataille de sable mouillé avec Maxou. Puis Max dégote une épuisette et essaye de pêcher (sans succès).

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Nous faisons connaissance avec Estelle qui est sur le bateau d’à côté. Elle est française et reviens de 3 ans en Australie et Nouvelle Zélande où elle a travaillé grâce aux visas « vacances travail » réservés aux moins de 30 ans. Elle a tout essayé, ramassage des fruits, tonte des moutons, conduite de tracteurs… Elle espère maintenant partir avec un visa similaire au Canada.

Sur leur bateau ils sont 7 touristes alors que Max et moi nous sommes seuls sur le notre… Je suis surprise quand j’apprends qu’ils ont payé le même prix personne que nous : 300 000 IDR (21 euros), par contre eux font plutôt la tête. Nous faisons aussi la connaissance de Cathy et Chris, un couple de français qui vivent aux Philippines.

Nous restons plus de 3 heures sur l’île, entre snorkling et tentatives de pêche de Max, le temps pas très (trop) vite. Juste avant de repartir, je suis sur la plage quand un très gros poisson passe près du bord en poursuivant un ban de poissons. Ceux-ci mort de peur sautent sur la plage et finalement Max attrape deux poissons (que le capitaine s’empresse de récupérer pour son dîner du soir).

20150828_141758Max en train de pêcher à coté du capitaine

Arrêt snorkling dans une autre île et il malheureusement déjà l’heure de rentrer.

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Après une douche (froide), Max se met à son CNED, moi je me rend compte que je suis brûlée au niveau des fesses et cuisses : conséquence de trop de snorkling et de trop peu de crème ! En fin d’après midi Estelle, Chris et Cathy viennent nous rejoindre à l’hôtel et après quelques parties de Uno nous partons dîner dans un petit restaurant (Pato) recommandé par un autre couple. Nous prenons un Mi Goreng, franchement le meilleur jamais mangé. Il est fait à partir de pates de riz faites maison qui valent largement de bonnes tagliatelles.

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samedi 29 août

Arghh encore plus de 7 heures de voitures aujourd’hui, nous allons à Bajawa. Pour rendre le voyage plus supportable, Fery fait quelques arrêts, d’abord dans un grand marché puis à chaque fois qu’il y a une jolie photo à prendre (souvent !).

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N’empêche qu’avec mes coups de soleil aux fesses le voyage me semble loooong (comme un jour de pluie à Bruxelles…), heureusement Max a trouvé à s’occuper, il dit bonjour à tout le monde depuis la voiture et compte combien lui répondent !

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A quelques kilomètres de Bajawa, nous nous arrêtons à Bena, un village traditionnel qui se trouve au pied du Volcan Inerie. Nous voyons de nombreuses femmes en train de tisser des ikats et de vieilles dames qui filent le coton. L’atmosphère du village est très sereine.

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Rapide check-in à l’hôtel et nous repartons pour une bonne heure de route vers les sources chaudes. Nous y arrivons en fin d’après midi. L’endroit est très joli et ça fait drôle de se baigner dans une rivière avec cascade mais dont l’eau est à plus de 30 degrés et même à près de 40 dans une des sources. Malheureusement je ne peux pas profiter des eaux les plus chaudes à cause de mes coups de soleil qui ne veulent entendre parler que d’eau froide ! Max lui y reste 2 heures et c’est la tombée de la nuit qui le force à en sortir.

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Max avec Fery notre guide

Le soir nous retrouvons Chris et Cathy : parties de Uno et dîner.

Dimanche 30 août

Nuit très fraîche, j’ai dormi avec mon tee-shirt et collant thermiques… Ce matin, comme tous les matins, nous reprenons la route, direction Ruteng. Sur le chemin nous nous arrêtons pour acheter un pique nique, malheureusement pas de poulet : c’est jour de communion dans le village et tout a déjà été acheté !

Quelques kilomètres plus loin nous nous arrêtons sur une plage de sable noir quasi déserte, juste quelques enfants très curieux de voir Max.

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En fin d’après midi nous arrivons à Ruteng, un petit village en altitude.

DSC04699 Notre hôtel cette nuit est un couvent de sœurs bénédictines. Max fait son école sous leurs yeux bienveillants. La population de Flores est à 90% catholique.

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Lundi 31 août

Dernier jour de notre circuit et donc de voiture! Ouf car les routes sont très mauvaises et extrêmement tortueuses, Max a passé une grande partie du voyage avec un sac à vomi dans la main… C’est le prix à payer pour une île encore sauvage et assez peu touristique.

Entre Ruteng et Labuan Bajo, nous nous arrêtons pour voir les rizières en toiles d’araignée. C’est le peuple Mangarai qui cultive ainsi le riz. Chez eux, l’union fait la force et les villages forment un cercle de toits de chaume, les rizières se partagent, elles, comme les parts d’un gâteau.

Chaque clan reçoit un morceau que l’on appelle Lodok, il n’y a de dispute pour savoir à qui appartient quelle parcelle, ni de jalousie pour savoir qui a la terre la plus irriguée. La taille de la parcelle est calculé en fonction du nombre de membres de la famille et recalculée à chaque nouvelle génération.

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Nous arrivons à Labuan Bajo en fin d’après midi. Cette petite ville est le port d’entré des îles de Rinca et Komodo seuls endroits au monde où l’on puisse voir les dragons de Komodo. Elle se trouve à l’extrémité ouest de l’île de Flores. Elle n’est pas très jolie mais notre hôtel si !

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Fery nous y dépose et nous le remercions avec effusion de ces 6 belles (sic!) journées ensembles.

Le coucher de soleil est magique!

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Le soir nous allons dîner en ville où nous retrouvons Estelle, puis Chris et Cathy: le monde est petit !

Mardi 1er Septembre

Cela fait exactement un mois que nous sommes partis! J’ai l’impression que c’était hier et en même temps quand je vois le nombre d’articles écrits je me rends compte que nous avons déjà vécu beaucoup de belles choses.

Pour fêter cette journée anniversaire: CNED et farniente.

DSC04754 DSC04758 et oui Max lit beaucoup sur son kindle, merci les amis!

Demain nous quittons Flores pour de nouvelles aventures !

Nous retrouvons Ivan à Bali

Lundi 24 août

Chose promise chose due : nous partons de très bonne heure au parc afin d’éviter la foule et surtout parce que cet après midi nous devons retrouver Ivan !

Nous sommes parmi les premiers à rentrer dans le parc. J’ai prévenu Max, je veux bien l’accompagner mais pas question d’aller sur un toboggan… Sauf qu’il faut être deux pour le premier que l’on passe. Allez j’y vais. Je suis littéralement morte de peur mais j’y prends vite goût et je décide de les faire tous (ou presque) avec Maxou.

YourPhotoNous nous éclatons. Max est juste un peu triste de ne pas avoir de copain avec lui, c’est alors que nous tombons sur Ris et Hayden ces deux petits copains du green camp. Et c’est parti, Grace leur mère et moi les perdons immédiatement de vue.

Nous passons une très bonne matinée. Et autant l’avouer, pour Max, Waterbum est ce qu’il a préféré en Indonésie… Nous serions restés à Bruxelles avec un abonnement à Océade qu’il aurait été le plus heureux des enfants!

Il est maintenant l’heure de retrouver Ivan. Ivan est un ami avec qui j’ai fait mes études et que j’ai retrouvé à Bruxelles. Il vient 3 semaines en vacances à Bali pour faire de la plongée. Nous déjeunons ensemble et passons l’après midi à nous balader au bord de la mer.

Mardi 25 août

Matinée studieuse, je dois dire que les cours du CNED se passent de mieux en mieux, Max et moi trouvons nos marques.

Ivan vient déjeuner avec nous au bord de la piscine et nous passons une joyeuse après midi dans la piscine.

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Le soir nous quittons (à regret) notre bel hôtel pour un autre plus proche de l’aéroport, car demain nous partons aux aurores vers une autre île indonésienne : Flores.

 

Green Camp: 3 jours d’aventures durable

Vendredi 21 août

Matinée studieuse car nous partons 3 jours dans un camp d’aventure durable…

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En fait le Green Camp fait parti de la Green School qui est une école qui donne à ses étudiants une éducation, naturelle, holistique et centrée sur l’enfant. Les résultats aux examens ne sont pas une priorité c’est l’épanouissement de l’enfant qui importe. Ouhaa moi j’aime, et c’est pour cela que j’ai décidé d’y passer quelques jours avec Max !

Bon, pas facile à trouver, même avec google map et un chauffeur de taxi… Google map nous emmène droit dans un cul de sac. Le chauffeur demande plusieurs fois son chemin, j’appelle l’école et après avoir tourné une bonne vingtaine de minutes nous trouvons enfin : ouf ! Max était livide et j’ai bien cru qu’il allait vomir dans la voiture…

Donc, l’école se trouve au milieu de nulle part, dans la nature. Nous sommes très gentiment accueillis par le staff qui nous emmène à notre yourte tout en bambou. Et quand je dis tout, c’est la hutte, les lits, le bureau et … même les toilettes que nous partageons avec une autre yourte (pour les toilettes j’y reviendrai ultérieurement).

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Juste le temps de nous installer, c’est l’heure de l’introduction et de rencontrer les autres participants.

Nous sommes au total 35, soit une petite dizaine de famille avec des enfants de 3 à 16 ans. Il y a des australiens, malaisiens, singapouriens, italiens, américains, portugais et hongrois. Nous sommes les seuls représentants franco-suédois.

Après une courte introduction nous déjeunons et faisons connaissance. Les participants sont tous très sympas et ouverts. Certains sont venus de leur pays exprès pour le camp alors que d’autres (dont Max et moi) sont là un peu par hasard.

Le programme pour ces 3 jours est très chargé et commence juste après le repas par la fabrication des offrandes. Comme je l’ai dit à plusieurs reprises les balinais sont hyper religieux et font des offrandes plusieurs fois par jour. Ces offrandes s’appellent « canang » ce qui veut dire « beautiful purpose » (j’arrive pas à le traduire en français, genre « belle intention »…). Tout est fait de façon naturelle, feuille de bananier, tiges de bambou et fleurs et herbes pour décorer. Les fleurs ne sont pas mises au hasard : noir ou violet au nord, blanc à l’est, rouge au sud et jaune à l’ouest.

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Mais pour aller au temple il faut aussi s’habiller, il est interdit de rentrer sans un sarong pour les hommes et les femmes. Max y va avec Ris et Hayden, deux copains singapouriens qu’il vient se faire.

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A peine terminé nous partons pour la visite de l’école ! Je suis sous le charme… Tout est beau, harmonieux et surtout durable. Tous les bâtiments et les meubles sont en bambou qui est un matériel solide et durable.

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Il faut au maximum 5 ans pour avoir une grande tige de bambou alors qu’il faut 35 ans pour un tronc de cocotier. De plus le bambou pousse comme de la mauvaise herbe, on le coupe et il repousse immédiatement.

L’école produit également toute son électricité grâce à des panneaux solaires et dernièrement une petite centrale hydraulique. Tout est recyclé, et les enfants y participent activement, production du compost, plantations des légumes etc.

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Les classes sont toutes différentes, belles et ouvertes, afin de stimuler l’imagination des écoliers. Il n’y a quasiment pas de mur.

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En ce qui concerne les cours, dès le collège les cours ne sont plus par matière mais par projet. Par exemple les enfants décident en début d’année qu’ils veulent étudier l’architecture de bambou. Ils vont donc construire une structure et pour cela devoir faire de la physique, des mathématiques, de la biologie etc. mais tout cela centré sur leur projet.

Pleine conscience et Mepantigan (mixe entre art martial et danse balinaise qui se déroule dans la boue…) font partie du cursus au même titre que les maths !

C’est l’école de mes rêves, Max lui est plus ou moins indifférent, il aime surtout les cours de récréations.

Bon tout cela à un prix : 10 000$/an.

Une petite glace à la cantine de l’école (délicieuse !) et on repart pour l’activité suivante : escalade d’un cocotier.

DSC04035 DSC04034cantine de l’école

Bon moi je n’ai pas le courage de le faire mais Max monte comme un petit singe et même plusieurs fois : il adore !

DSC04052 c’est Maxou tout en haut !DSC04055

Alors maintenant c’est soit disant temps libre, en fait 15 minutes pour se doucher (eau froide uniquement !) avant d’aller dîner.

Après dîner, cela continue par des jeux et marshmallows autour du feu…

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A 21h, nous rentrons finalement dans notre yourte… morts… et ce n’est que le premier jour !

Samedi 22 août

Levé à 7h, le petit déjeuner est à 7h30. C’est un camp de travail ici !

Première activité à 8h30, nous partons pour une balade de 2h30 dans la nature et les rizières. Mais une simple balade serait trop simple. Il faut y rajouter un challenge : chaque famille reçoit un œuf (cru) qu’elle doit protéger avec tout ce qui se trouve par terre. Puis Wayan lance chaque colis du haut d’un arbre. Le notre est dans une tige de bambou pourri… qui ne le protège pas très bien : œuf brouillé à l’atterrissage !

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Et on repart, pour s’arrêter quelques centaines de mètres plus tard près d’un monument qui commémore l’indépendance. Notre instructeur en profite pour nous expliquer les noms et prénoms balinais. En fait il n’y a pas de noms de famille, c’est les parents qui choisissent librement le nom, par contre le prénom répond à des règles strictes :

Wayan, Putu ou Gede pour le premier né masculin

Wayan, Putu ou Iluh pour la première fille née

Made ou kadek pour le second né (garçon)

Made Kadek ou Nengah pour la seconde fille

Nyoman ou komag pour le ou la troisième

Ketut pour le ou la quatrième

Et à partir du 5ème ? et bien on revient au départ.

Pour différencier les filles des garçons, il y a NI (fille) ou I (garçon) devant le prénom.

Et on repart ! Passage d’un pont assez périlleux mais c’est rien comparé au passage dans les rizières, nous n’arrêtons pas de glisser dans la boue. Max en a jusque sur le bout du nez.

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Nous rentrons pour le déjeuner mais pas le temps pour une sieste, il faut partir à notre cours de yoga du rire. Bon, je ne peux pas trop vous en parler car j’ai passé la majorité du cours à dormir… (fallait pas me donner des coussins à la place du tapis de yoga !).

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On range les coussins et début du cours de Mepatigan. J’ne ai parlé précédemment, c’est un mélange d’arts martiaux et de danse balinaise. C’est génial pour libérer son énergie car en plus des mouvements, on crie beaucoup et top, du top, ça se pratique dans des bains de boue. Donc après un entrainement en salle, nous partons pour la mare.

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Bons fous rire !!

Mais l’après midi n’est pas terminée, petite collation et nous partons pour le cours de teinture naturelle. Bon, moi j’en peux juste plus. J’ai besoin de ne rien faire pendant plus de 5 minutes d’affiler. Donc je sèche et Max me suis : que c’est bon de ne rien faire !

DSC04178 Max revient juste à temps pour colorier son sac

Après le dîner (pizzas que nous devons fabriquer nous-même), nous nous préparons pour le « night safari ».

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Cela consiste en une balade autour du camp, bon ça paraît pas très excitant présenté comme cela, mais dès que Made nous montre l’énorme araignée qui se trouve au dessus de l’évier (où tous les jours je me suis lavée les mains sans la voir), je me rend compte que nous sommes vraiment dans la nature. Et ce n’est que le début, 5 mètres plus loin, nous passons en dessous d’un arbre et nos lampes découvrent un serpent (inoffensif) lové tranquillement au dessus de nos têtes. Nous trouvons pleins de grenouilles, un caméléon vert qui mort de peur devient marron sous nos yeux.

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Nous descendons près de la rivière (la ou nous nous sommes baigné cet après midi après le bain de boue) et suivons le chemin quand tout à coup notre guide nous dit de nous arrêter et de ne pas bouger… Il vient de voir un serpent mortel, une vipère arboricole, caché dans un buisson à 20cm de la ou Max et moi venons de passer.

DSC04206Mais ou est la vipère?

Il nous explique que si l’on ne reçoit pas le contre poison dans l’heure on est mort. La fin de la balade se passe à regarder chaque buisson et le moindre bruissement me fait sursauter. Made nous présente ensuite ces serpents, de petits boas de 1 et 2 ans.

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Je ne suis pas très rassurée quand je vais me coucher, et Max décide de mettre son matelas au pied de mon lit.

Finalement je m’endors… Pour me réveiller en sursaut quelques heures plus tard. Il y une lumière qui bouge juste à l’extérieur de notre yourte. C’est étrange car nous sommes la dernière cabane et normalement personne ne passe par la. J’ai le cœur qui bat la chamade. Et quand d’un coup la porte s’ouvre et que je suis éblouie par la lumière, je hurle « Hello » en sautant de mon lit. Et l’intrus sursaute et crie de peur à son tour ! Je découvre alors Max, mort de trouille et qui me demande pourquoi j’ai hurlé « Hello » ? En fait je n’ai pas imaginé une minute que Max aurait le courage d’aller faire pipi dehors tout seul ! Je suis vraiment fière de lui (et pas beaucoup de moi !).

Dimanche 23 août

Dernier jour… Avec Max nous nous faisons la réflexion que nous ne pourrions pas tenir un jour de plus. Passage aux toilettes, ben oui, il faut bien que je vous présente les toilettes qui s’appellent ici « pee palace » et « poo palace » et qui se trouvent l’un à coté de l’autre.

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Dans le « pee palace », il faut uniquement faire pipi et jeter son papier dans une poubelle, il n’y a pas d’utilisation d’eau. Pour le « poo palace » c’est à peu près la même chose sauf qu’il faut recouvrir son « poo » de copeaux de bois… Autant vous dire que l’on repère les toilettes de loin…

Petit déjeuner et c’est parti pour le « egg tower challenge ». Chaque famille reçoit, 6 longues tiges de bambou (env. 2m), 3 petites, 4 gouttières en troc de bananier et des lanières de caoutchouc recyclé. Avec cela nous devons construire une structure la plus haute possible. Le but c’est de faire tomber un œuf du haut de la tour et qu’il arrive en bas et touche le sol sans se casser. Bien sur tout cela en plein soleil. Bon, une famille de 2 dont un des membres fait moins de 1m40 est vraiment désavantagée par rapport aux autres et notre tour n’arrêtent pas de se casser la figure. Bon, à la fin du temps imparti nous avons la tour la plus haute, avec une pente assez forte, j’ai tout de même essayé de créer des ralentisseurs à intervalles régulier (ah ah mon côté ingénieur) mais hyper instable. Je croise les doigts.

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Nous sommes une des dernières familles à tester notre création, 3 sur 6 ont réussi à ne pas casser leur œuf. Je pose l’œuf à près de 2m de haut et j’attends. A ma plus grand surprise (et à celle de tous les autres !), il arrive en bas sans se casser, mais malheureusement il s’arrête à 1 millimètre de la terre et nous sommes donc disqualifiés. Pas grave, Max et moi sommes super fiers de nous !

Déjeuner Balinais typique, pas évident de manger avec les doigts, j’en mets partout (et peu dans ma bouche)

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Après le déjeuner nous avons un cours sur le compost et des travaux pratiques. Les enfants sont encore assez motivés malgré qu’il faille ramasser de la bouse de vache pour faire ce compost. Puis petite séance de jardinage.

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Max n’a pas assez bu ce matin, et il ne se sent pas bien. Il ne sait plus s’il rêve ou s’il est éveillé… Je le force à boire presque 1 litre d’eau.

Enfin (!!!), pour nous récompenser la dernière activité est la fabrication de chocolat. Que nous dégustons avec de la glace et des marshmallow, heureusement car il n’est vraiment pas très bon !

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C’est l’heure des au revoir, c’est avec une certaine tristesse que nous quittons le groupe qui était très sympa par contre nous sommes content de ne rien avoir à faire les 2 prochains jours !

Nous retournons dans notre hôtel à Sanur : vive la douche chaude !

Retour à Ubud

Mercredi 19 août

Levé tôt, aujourd’hui nous repartons sur les routes… En fait nous repartons pour 2 jours à Ubud afin de faire ce que nous avions pas eu le temps faire avec les Bob5.

J’ai même réussi à trouver un guide francophone qui nous attend à 8h à la réception. Elle s’appelle Comin et fête ses 19 ans aujourd’hui. Elle est très gaie et sympathique. Notre premier arrêt est pour des danses traditionnelles Balinaises.

Étonnamment ce matin il n’y a aucun embouteillage et nous arrivons sur les lieux du spectacle avec une petite heure d’avance. Pas de problème : je trouve une petite table et Max s’installe devant ses mathématiques. Comin est très surprise, elle n’a pas l’habitude de clients aussi studieux, d’autant qu’elle déteste les maths !

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La leçon est facile et Max termine juste avant le début du spectacle. Nous avons même la possibilité de visiter les coulisses. C’est la danse du Barong qui nous est présenté. Le Barong est une créature mythique représentant le bien et les forces existantes sur terre. A lui s’oppose Rangda la reine des sorcières, qui représente le mal. Les balinais croient que le bien et le mal coexistent l’un à côté l’autre et c’est pour cela qu’il n’y a jamais de vainqueur !

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Max aime beaucoup ce spectacle qui nous est expliqué scène après scène à l’aide d’un petit recueil.

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Le deuxième arrêt est un marché traditionnel : visite qui n’a aucun intérêt, le marché se compose de 4-5 stands qui vendent des fruits et des légumes et de dizaines qui vendent des « objets artisanaux » destinés aux touristes.

Le troisième arrêt est à une cascade. Comin nous montre le point de vu, prend une photo de nous et essaye gentiment de nous dissuader d’aller plus prêt. En fait elle n’a pas du tout envie de nous y accompagner, il faut dire que la descente est assez longue et pentue. Mais quand Max voit de l’eau, il n’y a pas moyen de l’arrêter et à peine arrivé en bas, il se change et s’y jette !

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La cascade est très belle et il y fait bon, nous y passons un très bon moment.

La remontée est longue et en plein soleil…

Le quatrième arrêt est un monastère bouddhiste, complètement sans intérêt, il a été construit il y a moins de 10 ans et n’est pas très beau. Il paraît qu’il y a un grand bouddha mais nous ne le trouvons pas !

Et les visites sont terminées pour la journée ! Je suis un peu sur ma faim… En fait les trajets ont été très rapides (ce qui est exceptionnel) et comme nous avons déjà visité pas mal de sites et que d’autres sont prévus pour demain, il n’y a plus grand chose à voir. De plus Comin ne connaît pas grand chose…

A ma demande, nous allons déjeuner dans une petite cantine locale, comme toujours la nourriture y est bonne et fraîche (plutôt bien qu’elle soit fraîche vu qu’il n’y a pas de frigo).

Avec Comin nous jouons au Uno. Elle nous parle de sa vie à Bali. Elle vient de finir ses études secondaires, elle aimerait bien aller à l’université mais cela coûte très cher et ses parents qui cultivent le riz n’ont pas les moyens. Elle a appris le français avec son grand père qui était aussi guide. Aujourd’hui, elle vit avec lui et une de ses sœurs. Elle me demande si Max est baptisé, je lui réponds que non, avec son papa nous voulons qu’il décide par lui même quant il sera plus grand. Elle est très étonnée car ici le baptême est obligatoire. Les bébés quand ils naissent sont considérés comme sacrés, mi dieu mi humain. D’ailleurs jusqu’à leurs 3 mois, il est interdit de leur toucher la tête et de les poser sur le sol. A 3 mois ils sont baptisés et deviennent ainsi des êtres humains à part entière.

Elle nous explique aussi qu’à la naissance, le placenta est rendu aux parents qui vont l’enterrer devant leur chambre afin que les enfants reviennent toujours chez eux. Selon Comin, c’est pour cela que peu de balinais voyagent. Le cordon ombilical est également récupéré, une petite partie est découpée, mise dans une toute petite boîte en or ou en argent que l’enfant va porter autour du cou jusqu’à l’âge de 5 ans au moins afin de le protéger. Le reste est enterré avec le placenta.

Une autre cérémonie qui a lieu autour de la majorité de l’enfant est la cérémonie du limage de dents. C’est un passage obligatoire dans la vie d’un balinais ou d’une balinaise. Il donne lieu à de fastes cérémonies. Cette cérémonie est appelée metatah, du mot natah qui signifie tailler, sculpter en balinais. Elle coûte très chère car tout doit être parfait, toute la famille même la plus éloignée est invitée et en plus de tous les nourrir, il faut faire beaucoup d’offrandes et être très bien habillé. Pour réduire les coûts, elle est parfois collective, les jeunes d’une même famille (frères, sœurs, cousins…) vont la faire tous en même temps. La famille de Comin étant assez pauvre, sa deuxième sœur et elle n’ont pas encore pu la faire, mais c’est quelque chose qu’elle attend avec impatience. Pourquoi ce limage ? En fait c’est les 6 dents de devant de la mâchoire supérieure qui sont limées pour « tuer » les dents ou se nichent les 6 ennemis de l’homme : l’intempérance, la jalousie, la colère, la cupidité, la luxure et la folie.

Le reste de l’après-midi nous le passons tranquillement à l’hôtel.

Jeudi 20 août

Aujourd’hui c’est Auguste qui sera notre guide. Il a 26, parle très bien le français, connaît très bien l’histoire de Bali et surtout a une patience infini avec Maxou.

Nous commençons par une balade d’une bonne heure dans les rizières. Max teste immédiatement sa patience en lui demandant toutes les 5 minutes si l’on est bientôt arrivé… En fait les rizières sont musicales car pour éloigner les oiseaux il y a des systèmes de petites cloches, c’est très agréable à entendre. Par contre Auguste nous déconseille de nous balader sur les talus bordant les rizières car il y a pas mal de serpents à l’affut des grenouilles qui grouillent par ici. Il y a entre deux et trois récoltes de riz par an à Bali selon que le paysan a semé du riz balinais ou du riz international. Les balinais préfèrent au goût et à la texture le riz balinais mais la population ayant beaucoup augmenté sur l’île la culture du riz balinais ne suffit plus et c’est pour cela qu’une grande majorité de paysans est passé au riz international.

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Auguste nous explique aussi que les terres sont passées du père au fils le plus jeune car c’est lui qui aura la charge de ses parents. Les autres enfants doivent soit s’acheter de la terre (qui est devenu très chère) ou trouver un autre métier. Le père d’Auguste est le fils aîné, il n’a donc reçu quasi aucune terre et travaille comme sculpteur. Auguste lui est guide francophone 7 mois par an et le reste du temps il travaille pour son cousin qui fabrique des cerfs volants. A choisir, il préfèrerait cultiver le riz.

Ensuite nous reprenons la voiture (au grand soulagement de Max) et nous allons voir les belles rizières en terrasse de Tegalagang.

DSC03833DSC03834 (cliquez pour agrandir)

Etape 3 le temple de la source sacrée (Tirta Empul). C’est un temple qui date du 8 ème siècle comme beaucoup de temples à Bali. Ses eaux ont la réputation d’être purificatrices et magiques. Chaque année, des milliers de pèlerins viennent se purifier et faire des offrandes aux divinités. D’ailleurs nous en croisons une bonne centaine !

DSC03858 DSC03863 DSC03882 DSC03883 DSC03905 ce que Max préfère, c’est nourrir les poissons !

Puis nous allons voir (de loin) le volcan et le lac Batour, étape deux-en-un car nous déjeunons dans un petit restaurant en même temps. Max apprend à Auguste puis au chauffeur à jouer au Uno. On se croirait dans un vrai tripot!

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La dernière étape de notre journée est un autre temple, le temple de Goa Gajah, ou Cave de l’éléphant. Il a été construit au IX siècle mais n’a été redécouvert que récemment, dans les années 1920. La façade de la grotte est une sculpture de diverses créatures et de démons menaçants. La gueule d’un monstre sert d’entrée à la grotte. A l’intérieur il y a d’un coté une sculpture de Ganesh (dieu de la sagesse et de l’intelligence – qui est aussi le patron des écoles… Je le vénère cette année !) et de l’autre coté 3 plus petites statues (d’apparence phallique !) représentant Shiva, Brahma et Vishnou.

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Visites terminées et nous rentrons à l’hôtel pour attaquer la leçon de français…

Repos et CNED = antagonisme

Vendredi 14 août

Au petit déjeuner, nous disons au revoir à Anne, Bob, Eva, Céleste et Lise, que c’est triste de les voir partir ! Je ne sais pas quand Max va retrouver des compagnons de jeu… Mais sans pitié, je le mets directement devant ses cours de math… Rien de mieux qu’une bonne heure de CNED pour se changer les idées !

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Nous profitons un peu de la piscine de l’hôtel mais Max a une très grosse allergie au soleil et Fanfan ma doctoresse préférée lui a prescrit anti-histaminique et ombre pendant 2 jours.

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Pas facile à tenir mais à coup de UNO et de télé Max a l’air de ne pas trop être à plaindre !

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Pour nous consoler du départ des Bob5, j’ai réservé 5 nuits dans un hôtel avec une piscine immense. Bon Max ne peut pas trop en profiter dans l’après midi mais se rattrape le soir : il a le bassin pour lui tout seul.

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Samedi 15 août

Journée tranquille. Max attaque les cours de français, pas facile ni pour lui ni pour moi ! D’autant que c’est de la rédaction et Max a des difficultés à écrire. Il appuie trop sur son crayon, il se fatigue donc vite et écrit très lentement ce qui engendre une frustration immense. Un des objectifs de ce voyage est de prendre le temps de faire une remédiation afin qu’il apprenne à bien tenir et a écrire plus rapidement. Nous ferons ça via Skype avec une professionnelle…

Au bout de 2h30 nous arrivons au bout du calvaire.

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Comme récompense Max a le droit de regarder la télé, et oui malgré que la piscine soit à 2mn, il doit rester à l’ombre encore aujourd’hui, d’ailleurs son allergie est en train de disparaître.

Le midi nous allons déjeuner au bord de la mer, qui a distance d’oiseau est proche mais à pied assez loin : il n’y a quasiment pas de route vers la plage. Sur la plage, je trouve la « cantine » de mes rêves, une paillote où l’on mange du poisson grillé et des crevettes. Max lui n’en veut pas, il mange des pâtes chinoises instantanées… Je suis une mère indigne (mais je me régale !).

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En fin d’après midi nous allons à la piscine et le soir dîner et dvd.

Dimanche 16 août

Journée copier-collée de la précédente… Sauf que Max a enfin le droit de se baigner de jour dans la piscine. Il se fait un copain japonais et ils passent journée à faire des tractions à l’aide des barres du pont et des longueurs dans la piscine. C’est le papa du gamin qui compte les points (moi je m’éclipse pour bouquiner…).

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Lundi 17 août

RAS… Juste hotdog  pour le dîner

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Mardi 18 août

Dernier jour de relax, enfin l’après midi car le matin c’est la première évaluation en français et c’est extrêmement DOULOUREUX pour nous deux!

1- c’est long: il y en a 4 pages

2- c’est pas clair: les consignes d’abord et ensuite, je dois l’avouer, j’ai besoin du bescherelle pour expliquer les points de grammaire à Max, ben oui je sais plus exactement ce qu’est un « complément circonstanciel »…

3- c’est long long long long long

En s’y mettant à 8h nous avons terminé à 12h30 (avec pause petit déjeuner au milieu). Et c’est sans compter la relecture (à l’heure où j’écris ces lignes elle n’est toujours pas faite) ni l’enregistrement de l’évaluation orale (idem, mais même pas de notre faute, la connexion internet est trop mauvaise!).

Comme récompense nous allons tous les deux faire une heure de massage !

20150817_190011_resized Max retrouve le sourire

20150817_104749_resized et Paco a la chambre pour lui tout seul !

Je m’occupe également d’organiser la suite du voyage. Pas toujours évident car il faut parfois avancer de l’argent et un transfert d’une banque française vers une banque indonésienne coûte très cher (bien plus que l’avance demandée). Je le fais finalement via Western union… (les … veulent bien dire quelque chose mais ça vous le saurez au prochain épisode!)