Le début de la matinée est consacré à l’école, mathématiques et français comme d’habitude. Il va falloir bientôt commencer l’histoire mais pour cela je dois, moi, étudier… A 11h tout est terminé et nous partons à Crocosaurus Cove. C’est une ferme de crocodiles salties qui se trouve en centre ville. Le centre de Darwin est tout petit pour aller d’un bout à l’autre, à pied, il faut moins de 30 minutes.
L’endroit n’est vraiment pas très grand mais possède d’énormes crocodiles de plus de 5 mètres de long ! Max est très impressionné, encore plus quand c’est l’heure de les nourrir et que les animateurs (toujours par deux et l’un tenant un très gros bâton) leur donne leur nourriture. Les salties sautent pour attraper le morceau de viande. Franchement je n’ai aucune envie de prendre leur place (aux animateurs)…
Il y a aussi un grand (enfin relativement) bassin où nage des dizaines de bébés crocodiles, ils sont très mignons et Max a même la chance de pouvoir les nourrir. Les petits sautent de toute leur longueur pour attraper la viande. Juste à coté, il y a un petit bassin où nous nous baignons séparés des crocodiles par une vitre.
Nous assistons ensuite à une présentation de reptiles, et comme les australiens ne font rien à moitié, l’animatrice donne à un serpent une souris (morte). Il se jette dessus la mord avec ses crocs pleins de venin, attend un petit peu (lui n’est pas au courant que la souris est déjà morte) puis l’avale rapidement.
Avant de partir, photos (quasi obligatoire) avec un jeune crocodile.
Après un rapide déjeuner nous allons à la piscine de Darwin. Les plages de la ville ne sont pas conseillées car il y a toujours un risque de crocodile mais également de méduse dont la piqure peut être mortelle.
C’est une piscine à vague qui se trouve en bord de mer, et quand je dis vagues, ce sont de vraies grandes vagues sur lesquelles il est même possible de surfer ! Nous y passons un très bon après-midi.
Samedi 19 septembre
Le français se passe sans problèmes mais pour les maths il faut un compas et je n’en ai pas ! Je pars donc en ville en chercher un… et bien à Darwin c’est impossible d’en trouver. Les gens m’envoient d’un magasin à l’autre mais sans succès. Je propose donc à Max de passer à la leçon suivante, nous retournerons à celle-ci le jour où je trouverai un compas.
En fin de matinée nous partons pour l’aéroport : direction Cairns ! 2h30 de vol et 2000 km plus tard nous y sommes. Sur la carte les deux villes ne semblent pourtant pas très éloignées.
Cairns est une petite ville très agréable, il y a plein d’infrastructures pour les enfants et Max s’éclate !
Aujourd’hui nous partons pour l’Australie ! Nous profitons de nos dernières heures en Indonésie pour… faire l’évaluation de math ! Et oui les prochains 3 jours nous partons visiter les parcs nationaux autour de Darwin et nous n’aurons pas la possibilité de faire l’école.
Le vol vers Darwin passe rapidement. Ce vol est le premier que j’ai acheté il y a presque un an, un peu comme la première pierre d’une maison. Il m’avait coûté moins de 80€ pour Max et moi 45kg de bagages inclus. Il faut dire que Air Asia est une low cost et le trajet dure moins de 3h.
L’aéroport de Darwin est tout petit et il n’y a juste rien à part (heureusement) un distributeur d’argent. Il est 20h30 quand nous sortons, il faut dire que le passage de la douane est loooong, la plupart des bagages sont vérifiés : il est interdit de faire rentrer de la viande, des graines ou des légumes en Australie. Mes chips, elles, passent sans problème.
Comme nous avons loupé le shuttle, nous prenons un taxi pour aller à l’hôtel. C’est plutôt un motel, qui coûte le même prix que notre superbe hôtel de Sanur : bienvenue en Australie où tout coûte très cher.
Il est déjà 21h et nous n’avons pas diner… Nous passons au supermarché pour acheter quelques snacks mais devant les charcuteries et le fromage nous décidons de ne pas aller au resto mais de nous faire de bons sandwiches. Max est aux anges de pouvoir manger de la saucisse !
Quand nous allons nous coucher, il est 22h30 passé et il fait encore très très chaud. L’air conditionné fait un bruit de camion et je décide de l’éteindre et alors nous crevons de chaud… Arghhh la nuit est courte et longue à la fois !
Mardi 15 septembre
Nuit mauvaise et courte autant pour moi que pour Max. Et quand le réveil sonne à 6h je ne suis pas de très bonne humeur. Mais pas le temps d’y penser, notre guide pour les 3 prochains jours vient nous chercher dans moins d’1h : petit déjeuner (très léger) et bouclage des valises.
Guy est là avant l’heure ! Très bonne surprise, il est français naturalisé australien, il nous met tout de suite à l’aise. Notre bus 4×4 fait très aventurier et 2ème bonne surprise nous ne sommes que 7 touristes au lieu des 16 qu’il y a habituellement. Gail et James, un couple de retraités anglais, Jess une jeune anglaise qui travaille à Perth et Ester et Diego, un couple d’espagnols.
Direction le parc de Lichfield qui se trouve à un peu plus de 200km de Darwin : à coté quoi ! Notre premier arrêt est pour les termitières géantes. La première fait plus de 6m de haut et a une cinquantaine d’année (estimation). C’est une termitière dite « cathédrale ». A l’intérieur vivent plusieurs millions de termites et une seule reine. Celle-ci fait environ 20cm de long, et plusieurs de large, elle a une espérance de vie de 18 ans ! Sa seule occupation : pondre jusqu’à 30 000 œufs par jours. Mais ce que l’on voit n’est que la partie émergée, sous terre il y a des centaines de mètres de galeries. Celles ci ont plusieurs rôles, pour les termites elles permettent la « climatisation » de la termitière, et oui il fait constamment 28 degrés et 70% d’humidité mais elles ont un rôle très important pour l’écosystème grâce à elles permettent une bonne circulation de l’eau dans les sols. Sans elles, il y aurait 30% de moins d’arbres autour, ce qui est d’un côté assez étonnant car c’est d’herbe et de bois qu’elles se nourrissent !
De loin les termitières paraissent très fragiles mais quand on les touche c’est de la pierre super dure ! Les termines prennent la terre qu’elles mélangent à leur salive puis laissent le mélange « cuire » au soleil. Ces constructions résistent aux cyclones, qui dans la région, peuvent atteindre 350km/h et aux feux de forêt. Les australiens les utilisent parfois pour faire des briques.
Quelques mètres plus loin, nous découvrons des dizaines de termitières assez différentes de la termitière « cathédrale », elles sont toutes plates et leur face la plus large est toujours orientée vers le sud. D’où leur nom : termitière magnétiques. Elles sont habitées par les termites boussoles (!!!), espèce endémique du territoire du nord.
Retour dans notre bus 4×4 et direction une très jolie cascade où nous pouvons nous baigner. Max n’est pas trop rassuré car il y a beaucoup de crocodiles dans la région, j’ai beau lui dire que cette cascade est sûre, il refuse de s’éloigner à plus de quelques mètres du bord. Et moi ? Et bien l’eau est trop fraîche ! Il fait 40°C dehors mais l’eau ne doit pas être à plus de 22 : pas assez chaud pour moi !
L’après-midi nous rencontrons un aborigène, Graham, qui nous présente quelques rudiments de sa culture. Tout d’abord il nous montre dans la forêt divers arbres et nous explique qu’ils servent pour certains à faire des médicaments, d’autres à faire des instruments de musique et en particulier le didgeridoo. Il nous en fait d’ailleurs une démonstration et nous propose ensuite d’essayer nous même. Max est le seul à réussir : je suis très impressionnée. Il nous explique aussi que chez les aborigènes il n’y a pas d’écriture, tout se transmet à l’oral et souvent sous forme d’histoires. Il y a également de très nombreuses règles de vie, en particulier un homme et sa belle mère ne s’adressent jamais la parole directement. S’ils doivent communiquer, ils passent systématiquement par un tiers, souvent un oncle et s’ils se croisent, ils font semblant de ne pas se voir ! NO COMMENT
Ils nous racontent encore beaucoup de choses mais je ne comprends pas tout, il parle très très vite avec un fort accent australien et il fait trooooop chaud !
Nous retournons au bus, direction le billabong Corroboree. Un billabong est un trou d’eau en Australien, et celui ci est connu pour sa très forte concentration en « salty » qui est un crocodile marin qui a la particularité de pouvoir sauter hors de l’eau de la longueur de son corps ! D’autant plus dangereux que même s’il est marin, on le trouve également dans les rivières et les étangs d’eau non salée. Max en a très peur et dans le bateau il s’assoit au milieu, au plus loin des bords. La balade commence tranquillement et notre guide nous montre divers oiseaux, le paysage est très beau et le billabong est plein de lotus. Mais nous ce que nous voulons voir ces des crocodiles ! Après 45 minutes de navigation toujours rien, même Max est un peu déçu, quand tout à coup nous repérons sur le rivage un grand « salty », notre skipper s’en approche au plus près, il est très impressionnant avec sa gueule grande ouverte (et couverte de dent très pointues). En tout nous voyons plus de 7 crocodiles dont un « freshie », un crocodile d’eau douce moins agressive que le salty et surtout très timide.
La balade se termine par un superbe couchée de soleil. J’ai l’impression d’être en Afrique d’autant que c’est un paysage de savane par ici.
Nous allons camper vers le parc de Kakadu. Au camping nous sommes accueillis par des dizaines de walibis, petits kangourous, qui sautent partout. Notre tente est rudimentaire : 2 fins matelas et c’est tout ! La nuit est très bruyante car en plus des walibis il y a pleins d’autres animaux (non identifiés) qui font la fiesta. Max a très peur et ne me laisse pas m’endormir : nuit très très courte !
Mercredi 16 septembre
Levé à 6h, le départ est à 7h30, personne n’a vraiment bien dormi et le bus est calme… nous somnolons tous !
La journée est consacrée au parc de Kakadu. C’est un parc national qui appartient aux aborigènes, c’est eux qui décident tout ce qui s’y passe et aussi où les visiteurs ont le droit d’aller.
Comme à Lichfield, c’est un paysage de savane que nous traversons, beau et monotone à la fois. Nous nous arrêtons à Ubirr où nous découvrons des peintures aborigènes datant de près de 20 000 ans. Guy connaît très bien la culture aborigène et nous l’explique de façon passionnante, Max boit ses paroles ! Pour ce peuple, dessiner sur la roche est sacré et avant d’avoir le droit de peindre, un jeune devra regarder pendant des années ses aînés dessiner. Chaque dessin raconte une histoire avec une morale à la fin. Par exemple, ce dessin raconte l’histoire d’un pêcheur qui après une pêche fructueuse met à cuire ses poissons et part se promener. Quand il revient ses poissons ont disparus ! Il se met à leur recherche et arrive jusqu’à une grotte où il les voit en train de manger son poisson. Il attend la nuit et quand ils dorment il prend un rocher et bouche l’entrée de la grotte et leur dit : mon poisson sera le dernier que vous mangerez ! Moral : voler c’est mal. D’autant que dans la culture aborigène si ces gens avait demander du poisson, le pêcheur leur en aurait donné, un aborigène ne dit jamais non, par contre le demandeur lui devient redevable et devra lui donner quelque chose en retour un jour sans qu’il ait même à demander (hum pas sûre d’être très claire !).
Les traits de chaque peinture du site ont été repassés de générations en générations par les membres du clan et l’histoire est ainsi passée du père à son fils.
Sur le site il y a de nombreux dessins, la raison pour laquelle nous avons le droit de les voir, c’est que le clan qui les a dessiné a été décimé dans les années 20 par la grippe espagnole. Depuis, plus personne ne repasse les traits de ces peintures et dans quelques années elles auront disparu. Si des membres de ce clan étaient encore en vie, nous n’aurions pas le droit de voir ces peintures.
Nous suivons ensuite un chemin qui nous mène jusqu’en haut monticule rocheux. Le point de vue est magnifique !
En face de nous la plaine inondable de Nardab. Durant le « Wet » la saison des pluies, elle est recouverte d’eau. Dans les territoires du Nord, il n’y a que de saison, le « wet » qui dure 4-5 mois de novembre à Mars et le « dry » la saison sèche qui dure 7 mois et durant lesquels il ne pleut pas. Nous sommes à la fin de la saison sèche et il fait de plus en plus chaud. La plupart des cascades et des rivières sont à sec ou se limitent à un filet d’eau.
L’après midi nous allons voir un autre site, Maguk, où il y a encore de très belles peintures. Guy nous explique que les femmes connaissait déjà la contraception et utilisaient des plantes riches en testostérone afin d’éviter de donner naissance à un enfant pendant le « wet », car c’est peuple de chasseurs-cueilleurs et pendant la saison des pluies il est difficile de chasser, le clan ne mange pas à sa faim et la mortalité infantile est encore plus élevé. Les hommes ne sont pas au courant de ces procédés car ce sont des affaires de femme : chaque sexe à ses propres secrets. Seul un sorcier connaît les secrets des hommes et des femmes et les transmets de sorcier à sorcier.
Nous terminons l’après-midi par le coucher de soleil près d’un billabong infesté de crocodiles, Max ne me quitte pas d’une semelle.
Retour au campement où nous avons déjà déjeuné ce midi, Liam nous a préparé un bon dîner et où nous goûtons pour la première fois du kangourou. C’est délicieux et Max en reprend 4 fois ! Petit tour à la piscine dans la nuit (il fait encore plus de 35°C) et nous allons nous coucher.
Le campement est plus « luxueux » et dans nos tentes nous avons de vrais matelas : Max s’endort en quelques minutes et moi aussi.
Jeudi 17 septembre
Levé à 5h30 et départ à 6h45, nous avons une longue route devant nous et Guy veut que nous soyons les premiers sur le site. Après une cinquantaine de kilomètres de piste, nous passons en mode 4×4, il y a des ornières partout et nous traversons plusieurs rivières dont une qui n’est pas asséchée. J’aperçois un dingo.
Guy gare le bus et nous poursuivons à pied pendant une dizaine de minutes, nous arrivons au bac où nous prenons un bateau qui nous dépose quelques centaines de mètres plus loin. Nous devons escalader pas mal de rocher avant d’arriver (enfin !) au site de « Twin Falls ». La cascade est presque à sec, malgré cela du site se dégage une sérénité incroyable. Grâce à Guy nous y sommes seuls. Personne ne parle, nous sommes sous le charme.
Quand d’autres touristes arrivent, nous repartons. Plus de visite pour aujourd’hui, nous retournons à Darwin et la route est très longue. Nous devons reprendre la piste pleine d’ornière et ensuite 250km de piste avant de rejoindre la route de Darwin.
En partant de Twin Falls à 10h30, nous arrivons à Darwin à 17h30. Juste une pause déjeuner et une autre 2h plus tard dans un vrai café de l »outback ».
Guy nous dépose à l’hôtel où je laisse nos valises avant de repartir vers Mindil Beach, où le jeudi et dimanche soir il y a un très sympathique marché de nuit. Nous avons même la chance de voir un très joli coucher de soleil !
Nous passons la matinée à Gili air avec Claire et Stéphane, ils voulaient voir l’île avant d’aller sur Bali. Ils sont sous le charme et je les comprends, cette petite île est un vrai paradis : aucun bruit de moteur, une mer bleue turquoise et une atmosphère extrêmement relax. Je suis très contente d’y passer les 8 prochains jours.
La vue quand j’écris ce blog…
Ivan nous rejoint le lendemain de notre arrivée. Nous sommes très content de le revoir ! Il a pris un bungalow au centre de plongé collé à notre hôtel et nous passons notre temps ensemble.
Les jours, eux, passent malheureusement rapidement entre cours du Cned pour Max tous les matin (avec des haut et des bas… étonnement l’évaluation de français est un jour haut !), 2 plongées magnifiques avec Ivan qui lui plonge tous les jours, du flying yoga pour moi (!!!) les apéros-coucher du soleil et bien sur les dîners et parties endiablées de Uno.
Seule montée d’adrénaline (négative) la découverte, un soir, dans notre bungalow d’une très grosse souris… Il est trop tard pour demander de l’aide et nous passons la nuit à l’entendre se balader dans la chambre (grande pensée pour ma très chère Cristina qui déteste les souris !).
Le lendemain je préviens les propriétaires qui même s’ils sont très étonnés (l’hôtel est par ailleurs juste parfait !) me promettent de s’en occuper. Sauf que le lendemain matin (oui, l’histoire se déroule sur plusieurs jours), en cherchant mon élastique (!!!), je soulève mes oreillers et je découvre par terre mais juste à la tête de mon lit 2 souris en train d’agoniser… Argggggghhhhhh pas la meilleure façon de commencer la journée, je pars directement prévenir la propriétaire qui revient un moment plus tard me dire que ce n’est pas 2 mais 3 souris qui sont mortes sous mon lit !
Ivan reste 5 jours avec nous et c’est, malheureusement, déjà le moment de lui dire au revoir. Nous l’accompagnons jusqu’au débarcadère. Nous sommes très tristes de le voir partir. Nous avons passé de très joyeux moments ensemble.
Je profite d’être au « port » pour prendre de l’argent et pour acheter nos billets de bateau, nous repartons dans 2 jours pour Bali et surtout l’Australie.
Sauf que quelques heures plus tard, je me rends compte que j’ai laissé ma carte visa dans le distributeur !!! Non !!!! J’y retourne à vélo mais elle n’est plus là. J’essaie d’appeler la banque, sans succès. Nous sommes vendredi après-midi et tout est fermé.
Je dois faire le deuil de cette carte car les banques ne rouvrent que lundi matin et nous serons déjà en route pour l’Australie.
Je passe le reste de l’après-midi à faire opposition à la carte, appeler la banque pour en commander une nouvelle qui sera envoyée chez moi à Bruxelles, récupérée par mon amie Magali qui s’occupe de mon courrier et ensuite renvoyée par ses soins en courrier express (et très couteux !) à une adresse encore inconnue en Australie. Autant dire que je ne sais pas quand je vais l’avoir (ni la voir)!
Heureusement j’ai prévu le coup et j’ai encore 3 autres cartes de crédit. Après tout ce dur labeur et pour me remonter le moral nous dinons avec Maxou de crêpes au Nutella !
Dernier jour à Gili… Après une matinée studieuse nous décidons d’aller faire du snorkling. Sauf que la marée est en train de remonter mais encore suffisamment basse pour qu’atteindre le site de snorkling soit long et périlleux: il y des coraux partout!
J’hésite à continuer, mais bon c’est le dernier jour et nous avons fait plus de la moitié du chemin. Quand enfin nous y arrivons, la visibilité est très mauvaise et le courant très fort! Nous décidons assez rapidement de rentrer, sauf que c’est plus facile à dire qu’à faire… Le courant nous fait faire une brasse en arrière pour une brasse et demi en avant (ça c’est la bonne nouvelle) mais quand nous atteignons la ligne de rocher les vagues sont fortes et nous projettent sur les coraux et ça fait mal ! Je suis projetée en avant et je perds l’équilibre, je sens ma peau qui frotte: aïe! Max lui aussi a beaucoup de mal et a très peur quand il me voit tomber. Bon finalement nous arrivons à sortir de l’eau. Plus de peur que de mal mais quand même des égratignures plus ou moins profondes un peu partout !
Nous décidons de rester près de la piscine: beaucoup plus sûr!
Demain nous quittons Gili air pour Bali (1 jour) et l’Australie lundi !
Nous quittons Flores à bord d’un bateau qui va nous emmener en 4 jours et 3 nuits vers Gili air. Autant dire tout de suite que ce n’est pas une croisière de luxe… Pour ce voyage nous pouvons être jusqu’à 25 touristes et 6 membres d’équipage sur un petit bateau avec juste aucun (ou presque) confort : nous dormons tous sur le pont sur des matelas très fin, il y a 2 toilettes pour nous 21 et pas de douche (ou même d’évier). Mais le programme est top et le prix imbattable (110 euros).
Bonne surprise quand nous arrivons au point de rendez vous, nous ne serons « que » 15 touristes et au plus grand bonheur de Max il y a 7 autres français sur le bateau !
Le bateau largue les amarres vers 11h et nous faisons connaissance. Parmi les français il y a Paul et Julien qui sont en année de césure de leur école d’ingénieur, ils voyagent depuis presque une semaine avec Virginie et Claire, qui sont infirmières. D’ailleurs hasard (ou non) du voyage, nous les avons déjà vu plusieurs fois lors de notre périple à Flores et la dernière fois la veille dans une crêperie ou nous avons tous craqué pour des crêpes au Nutella… Il y aussi Claire et Stéphane, une jeune couple d’architecte en lune de miel et Mathieu qui, lui, termine un voyage de plus d’un an et demi. Il y a deux couples d’espagnols et un couple de slovènes, ces derniers viennent juste de se marier quelques jours plus tôt à Flores. Dès les premières minutes, le courant passe bien entre nous tous.
Notre premier arrêt est à l’île de Rinca, qui avec celle de Komodo sont les seuls où vivent les « dragons » de Komodo. Rinca se trouve à environ 1h30 de Flores et nous y arrivons vers 12h45, exactement au milieu de la pause repas du fonctionnaire indonésien qui vend les billets d’entrée au parc… Nous patientons une bonne 1/2 heures avant de pouvoir acheter nos billets et quand je dis « nos » billet c’est la liasse de billets nécessaires :
entrée aux iles de Komodo et Rinca : 150000 roupies
taxe sur les entrées : 50000 roupies
permission de voir les animaux sauvages : 15000 roupies
permission d’utiliser les chemins : 5000 roupies
guides (obligatoire) 20000 roupies
Total : 235 000 roupies et 5 tickets pour « peut être » voir les dragons, car bien sûr nous ne sommes pas dans un zoo et personne ne peut nous garantir que nous en verrons !
Il y a trois 3 rangers (1 pour 5 personnes) qui nous accompagnent, ils sont chacun munis d’un long bâton sensé repousser les varans si ceux si nous approchent de trop près.
Etonnement, le premier que nous voyons est un très jeune dragon, de moins de 2 ans, qui vit sur le toit de la cafétéria. Eh oui, la mère varan protège au mieux qu’elle peut ses œufs, mais pas ses petits qui après leur naissance sont souvent mangés par les adultes et c’est pour cela qu’ils vivent les 2-3 premières années en hauteur !
Un peu plus loin, nous arrivons au niveau de la cuisine des guides où nous voyons nos 5 premiers varans adultes. Ils lézardent au soleil. D’après le guide, leur air léthargique est juste un camouflage pour endormir la méfiance de leur future victime car ils sont capables de se déplacer à plus de 20 km/heure, et de battre n’importe quel humain à la course. Le seul moyen de leur échapper : courir en zigzag car, selon le guide, leur queue les empêche de tourner rapidement. Mouais, j’essaierai de m’en souvenir…
Nous continuons la balade sur Rinca. L’île est très belle, en partie couverte par une forêt tropicale et par une savane. Nous voyons à la sortie du camp un jeune varan qui ne doit pas avoir plus de 2 ans.
Dans la forêt, Mathieu repère un varan en train de creuser un trou, les guides ne l’avaient pas vu (pas très rassurant !). Nous continuons, encore plus vigilants. Max n’est pas très rassuré et ne me lâche pas une seconde la main. Nous croisons un buffle (nourriture préférée des varans) et des singes. La vue depuis le haut de l’île est magnifique et même si durant cette balade de 1h30 nous ne croisons pas d’autres dragons, nous sommes tous très content de cette balade. Pourtant d’après nos guides il y a plus de 2000 dragons sur l’île.
Nous remontons sur le bateau, direction Komodo, où nous arrivons en fin d’après midi. L’île de Komodo est beaucoup moins jolie que celle de Rinca et la balade d’une heure que nous faisons est sans AUCUN intérêt. Nous voyons pas mal de daim et pas un seul dragon.
Finalement, près de la cuisine des guides nous voyons deux dragons, comme ceux de Rinca, complètement léthargiques… Sauf que l’un d’eux se met à se déplacer et c’est la bérézina, nous reculons tous rapidement. D’autant que le guide vient de nous montrer les photos d’un collègue qui c’est fait mordre par un varan. La blessure est horrible, heureusement il s’en est sorti mais a changé de métier…
Le varan continu sa route en tirant la langue quand tout à coup il se prend le mur !!
Eh oui, c’est la tombée de la nuit et les dragons ont une très mauvaise vue. Nous explosons tous de rire d’autant que le dragons, honteux, va se cacher la tête sous une marche.
Nous repartons sur le bateau où un bon dîner nous attend, nous le prenons à même le sol, eh eh, pas non plus de table ou de chaise sur ce bateau !
Après quelques parties de Uno, il est l’heure d’aller nous coucher.
Jeudi 3 septembre
Je me réveil parmi les premiers, il est 5h30. La mer est calme, nous sommes à côté de pink beach, qui est soi disant rose, pour moi elle ressemble à n’importe quelle plage…
Après le petit déjeuner le capitaine nous dit que nous avons 1h pour faire du snorkling autour de pink beach. Il est 7h15, l’air est frais, je n’ai vraiment aucune envie d’aller dans l’eau, d’autant qu’elle est vraiment froide ! Loin des 26 degrés auxquels nous sommes habitués. Max trempe un doigt de pied et le ressort immédiatement : il ne veut pas y aller. Il paraît que les fonds sont très beaux, je me motive et je me jette à l’eau. Elle est vraiment très fraîche, je dois presque pousser Max à l’eau ce qui est pour lui et moi le monde à l’envers !
Les fonds sont très jolis mais le courant très fort, nous sortons de l’eau au bout de 20 minutes.
Le bateau repart, le prochain stop est Manta point, là le capitaine se met à la proue du bateau et regarde les fonds, nous devons être prêt à sauter à son signal. D’un coup il crie : Manta, Manta, Manta ! En bon soldat nous sautons les uns après les autres. L’eau est fraîche et au début je ne vois pas de Manta, Max est plus chanceux, il en repère une immédiatement. Nous suivons le capitaine, le courant est fort mais gérable. Dès qu’il en voit une il crie « Manta » et nous accourons. Ces raies sont très gracieuses et immenses, elles font plus de 2m d’envergure. En tout nous en voyons 6 !
Nous nous arrêtons ensuite sur GILI LAWA DARAT, c’est une île désertique et non habité. Nous faisons une balade toute en montée et en tongs pour atteindre le point de vue. Le chemin est très pierreux et escarpé et les tongs glissent. Je m’arrête aux 2/3, j’ai le vertige. Max, lui, monte comme un cabris à la suite de Julien qu’il ne quitte pas d’une semelle !
Le paysage est juste à couper le souffle.
Nous retournons sur le bateau pour déjeuner et c’est parti pour 18h de navigation. La mer est calme et je fais une petite sieste. Je motive aussi Max à apprendre 3 lignes de sa poésie. Il a une évaluation de français dans une semaine et doit pouvoir la réciter. Elle n’est pas facile avec des mots et des tournures de vieux français.
Max en apprends trois lignes et a ensuite le droit d’aller jouer au UNO avec les autres français. Les parties se succèdent jusqu’au dîner qui est servi à 18h30, à la tomber de la nuit.
Dès qu’il fait nuit noire, le capitaine éteint toutes les lumières, il doit pouvoir voir les autres bateaux dans la mer noire.
Plus possible de jouer au UNO, nous nous mettons à l’avant du bateau et regardons le ciel étoilé. Toutes les constellations sont parfaitement visibles, il y a même quelques étoiles filantes. La mer aussi brille grâce au plancton bioluminescent. Mais pourquoi le plancton fait de la lumière et surtout uniquement au niveau de l’écume produite par le passage du bateau ? C’est pour être mieux vu des poissons et se faire manger !! Paradoxal non ? En fait les poissons attirés par la lumière produite par le plancton l’avalent, hors certains microorganismes du plancton se multiplient bien mieux au chaud et en sécurité dans l’abdomen des poissons que dans la mer. Donc dès qu’un poisson ou mieux un ban de poisson arrive et agitent l’eau les planctons s’allument ! Ce phénomène peut même être observé par satellite car certaines bandes de plancton de plus de 250km de long ont pu être observées depuis l’espace.
Fin de la parenthèse « Marianne fait l’école », il n’est que 19h et dans le noir il n’y a pas grand chose à faire. Je propose de regarder un DVD sur mon ordi. J’installe la bête sur le banc et nous nous asseyons tous devant « retour vers le futur ». Assez proche, d’ailleurs, car avec le bruit du moteur il n’est pas facile d’entendre quoi que ce soit. La mer commence à s’agiter et le bateau à tanguer. J’ai un peu peur pour mon ordi… et je le ferme définitivement lorsque les vagues commencent à l’arroser.
Nous allons tous nous coucher après avoir pris un comprimé contre le mal de mer. La nuit s’annonce agitée ! Je passe une partie de la nuit à glisser en avant et en arrière de mon matelas. Cela m’amuse et m’inquiète en même temps… Max lui qui angoissait de ne pas pouvoir dormir à cause du tangage et du bruit du moteur c’est endormi en 3 minutes et ne se réveille que 12 heures plus tard !
Vendredi 4 septembre
Nous arrivons à Santonda Island vers 5h du matin. Que c’est bon quand le bruit du moteur s’arrête ! Vers 8h après le petit déjeuner, le capitaine nous dit de nager pour rejoindre l’île où nous pourrons aller nous baigner dans un lac salé de cratère. Mouais, je n’ai juste aucune envie d’aller me baigner aussi tôt, d’autant que l’air est encore très frais. Les autres se jettent à l’eau, mais avec Maxou nous arrivons à négocier notre passage sur le petit bateau qui transporte nos appareils photos sur la plage…
Le lac est joli et Max se jette à l’eau avec Virginie. Ils accostent rapidement sur un petit bateau où des indonésiens jouent de la musique. L’eau est très salée et chaude. Max flotte sans aucun effort.
Nous remontons ensuite à bord, direction notre dernière destination : Moyo Island. Pour atteindre l’île nous y allons en snorkling, très agréable car le corail est très beau et il y plein de poissons de toutes les couleurs. J’ai l’impression de nager dans un aquarium.
Sur l’île, après une dizaine de minutes de marche dans la forêt tropicale, nous atteignons une petite cascade. Elle n’est pas très puissante car c’est la saison sèche. Nous y restons une bonne heure.
Puis retour sur le bateau et dernière navigation, 12h pour rejoindre notre port de débarquement. Les heures passent rapidement, nous rigolons beaucoup!
J’essaie de faire apprendre à Max sa poésie… avec très peu de résultat ! Au point que tous les autres français s’y mettent pour le motiver. Ils essaient même de la jouer en pièce de théâtre. Nous nous amusons beaucoup et à la fin, tout le monde connaît la poésie par cœur… sauf Max !! Arghhhh
Nous dînons encore très tôt et après l’extinction des lumières nous continuons à discuter assez longtemps. Nous sommes tous un peu triste à l’idée de nous quitter le lendemain.
Samedi 5 septembre
Le bateau arrive dans la nuit à Bangsal Harbour. Je ne sais pas à quelle heure : je dors ! Après un rapide petit déjeuner, nous rassemblons nos affaires et quittons le bateau. Direction le bureau de Wanua Adventures où nous prenons nos tickets pour nos prochaines aventures. Julien, Paul et Mathieu partent faire l’ascension du Mount Rinjani (3 jours, deux nuits et assez difficile !), Virginie et Clairon partent vers Java, Stéphane, Clairette, les deux couples d’espagnols, max et moi, nous partons vers Gili air qui se trouve à moins de 15 minutes de bateau.
Autant dire que je suis contente de me poser un peu et de prendre une douche chaude ET non salée !
Petite introduction: aller à Flores n’était pas du tout dans mon « programme », au départ je pensais que nous resterions un mois et demi à Bali afin de nous poser et reposer. Finalement au bout de 3 semaines nous avions (enfin plus moi que Max) envie de bouger. De plus Anne des Bob5 m’a fait remarquer qu’en étant si longtemps en Indonésie ce serait dommage de ne pas voir les dragons de Komodo !
Donc organisation de dernière minute pour y aller et surtout aucune idée de se qu’il y a à faire à Flores à part voir ces dragons. Je décide donc de trouver un guide/chauffeur car les transports dans l’île semblent compliqués et en tant que « guide » le chauffeur saura bien où nous emmener. Et oui, je n’ai aucun guide touristique avec moi, juste mon téléphone et (parfois) une connexion internet.
Flores est à plus de 500 km à l’est de Bali, nous y allons en avion.
Mercredi 26 août
Le réveil sonne à 4h45, je me prépare rapidement avant de réveiller Maxou (pas du tout content de ce réveil trop matinal). A 5h25 nous sommes dans la navette pour l’aéroport (qui se trouve à moins de 5min !), le passage de la sécurité est très rapide et nous avons le temps de nous poser et de prendre un petit déjeuner : pain au chocolat pas bon du tout. Max, rêve des croissants de Charli le meilleur boulanger de Bruxelles…
L’Indonésie est magnifique vue d’avion, les 2h40 de vol vers Ende passent très vite. D’autant qu’avec Max nous faisons des parties de guilis!
A l’arrivée, Fery, notre guide/chauffeur, nous attend. Plutôt chauffeur que guide d’ailleurs, car il ne parle pas très bien anglais.
Nous partons vers Moni, petite ville au pied du Kelimutu. La route est assez mauvaise et il nous faut plus de 2h pour y arriver. Moni est une petite bourguade avec très peu de structures touristiques et aucun intérêt à part sa position près du volcan. Nous passons la fin de l’après midi (pluvieuse !) à faire du français (pour changer…). Nous dînons dans un tout petit restaurant où les petites serveuses sont adorablement souriantes.
Jeudi 27 août
Réveil à 4h du matin (arghhhh). L’idée est de voir le levé du soleil au niveau du volcan. Bon, je suis très septique vu qu’hier après midi la vue était totalement bouchée, mais Fery pense que ça vaut le coup de le tenter. Mouais… Mais nous ne sommes pas les seuls ! A 5h30 nous retrouvons en haut du point de vue une cinquantaine de touristes, enfin nous les imaginons car le brouillard est épais.
Il fait très froid et venteux, heureusement il y a quelques vendeurs ambulants de thé et de café. Le soleil se lève mais toujours caché derrière l’épais brouillard. Nous ne pouvons même pas voir les 3 lacs qui sont la véritable attraction de l’endroit. Ces trois lacs de cratères ont la particularité de changer toutes les quelques semaines de couleurs, elle peut être rouge, verte ou bleue. La couleur de chacun de ces lacs varie en fonction de la composition chimique de ces eaux : impossible de prédire à l’avance leurs couleurs. (Et pour nous ce matin ils sont juste invisibles !!). D’après les gens qui vivent autour du volcan, ce sont les âmes de leurs ancêtres qui sont dans ces lacs. Ce site est connus et sacrés depuis des centaines d’années.
6h30, toujours rien… Pas mal de touristes (dépités – par le réveil matinal et le tarif d’entrée de 10€/pers) quittent les lieux. Max aimerait se joindre à eux mais je tiens bon, je n’ai pas fait tout ce chemin pour rien. J’attendrai, des heures s’il le faut, mais je verrai ces lacs !
Vers 7h30, ma persévérance est récompensée, le soleil perce à travers les nuages et nous pouvons voir les lacs. C’est juste éblouissant. Les photos ne rendent pas justice à la beauté de ce lieu. Nous y restons le plus longtemps possible. Finalement vers 9h nous redescendons car 7 heures de route nous séparent de notre prochaine destination. Sur le chemin je me fais attaquer par un singe que j’essaie de prendre en photo: j’ai un mauvais karma avec ces animaux !
Les paysages que nous traversons sont très beaux mais les routes extrêmement mauvaises. Nous faisons du 20-30km/h de moyenne et très secoués. Max en a vraiment assez, mais fait preuve d’une grande résilience !
Nous arrivons à la nuit tombée à Riung, petit village de bord de mer. Un dîner de poissons et nous allons nous coucher!
Vendredi 28 août
Jour sans voiture ! Nous partons au port pour embarquer sur un petit bateau : nous allons visiter le parc national des 17 îles. Bon en fait il y en une vingtaine mais les autorités ont arrêté de compter à 17 car c’est le jour de l’indépendance…
Le premier stop est à Pulau Kalong, l’île aux chauves souris géantes. Nous sommes accueillis par un ballet de milliers de chauves souris, c’est très impressionnant, d’autant que le capitaine leur fait peur ce qui crée un mouvement de panique ! Chacune doit au moins faire 30 cm d’envergure.
Puis nous repartons pour aller faire du snorkling près de Pulau Tiga. Les fonds marins sont beaux et bien préservés ce qui assez rare en Indonésie où les pêcheurs étaient, jusqu’à récemment, adeptes de la pêche à la dynamite. L’eau est chaude, que c’est agréable de nager au milieu des poissons. Max est heureux surtout quand il repère des petits « némo », les poissons clowns. En route le capitaine pêche notre déjeuner : un grand barracuda.
Max est super impressionné et veut absolument pêcher. Puis nous accostons sur l’île. Vision paradisiaque d’île perdue au milieu du pacifique. Enfin jusqu’à ce qu’un autre bateau accoste juste à côté du notre.
Le capitaine et son aide préparent le barbecue pendant que nous faisons une bataille de sable mouillé avec Maxou. Puis Max dégote une épuisette et essaye de pêcher (sans succès).
Nous faisons connaissance avec Estelle qui est sur le bateau d’à côté. Elle est française et reviens de 3 ans en Australie et Nouvelle Zélande où elle a travaillé grâce aux visas « vacances travail » réservés aux moins de 30 ans. Elle a tout essayé, ramassage des fruits, tonte des moutons, conduite de tracteurs… Elle espère maintenant partir avec un visa similaire au Canada.
Sur leur bateau ils sont 7 touristes alors que Max et moi nous sommes seuls sur le notre… Je suis surprise quand j’apprends qu’ils ont payé le même prix personne que nous : 300 000 IDR (21 euros), par contre eux font plutôt la tête. Nous faisons aussi la connaissance de Cathy et Chris, un couple de français qui vivent aux Philippines.
Nous restons plus de 3 heures sur l’île, entre snorkling et tentatives de pêche de Max, le temps pas très (trop) vite. Juste avant de repartir, je suis sur la plage quand un très gros poisson passe près du bord en poursuivant un ban de poissons. Ceux-ci mort de peur sautent sur la plage et finalement Max attrape deux poissons (que le capitaine s’empresse de récupérer pour son dîner du soir).
Arrêt snorkling dans une autre île et il malheureusement déjà l’heure de rentrer.
Après une douche (froide), Max se met à son CNED, moi je me rend compte que je suis brûlée au niveau des fesses et cuisses : conséquence de trop de snorkling et de trop peu de crème ! En fin d’après midi Estelle, Chris et Cathy viennent nous rejoindre à l’hôtel et après quelques parties de Uno nous partons dîner dans un petit restaurant (Pato) recommandé par un autre couple. Nous prenons un Mi Goreng, franchement le meilleur jamais mangé. Il est fait à partir de pates de riz faites maison qui valent largement de bonnes tagliatelles.
samedi 29 août
Arghh encore plus de 7 heures de voitures aujourd’hui, nous allons à Bajawa. Pour rendre le voyage plus supportable, Fery fait quelques arrêts, d’abord dans un grand marché puis à chaque fois qu’il y a une jolie photo à prendre (souvent !).
N’empêche qu’avec mes coups de soleil aux fesses le voyage me semble loooong (comme un jour de pluie à Bruxelles…), heureusement Max a trouvé à s’occuper, il dit bonjour à tout le monde depuis la voiture et compte combien lui répondent !
A quelques kilomètres de Bajawa, nous nous arrêtons à Bena, un village traditionnel qui se trouve au pied du Volcan Inerie. Nous voyons de nombreuses femmes en train de tisser des ikats et de vieilles dames qui filent le coton. L’atmosphère du village est très sereine.
Rapide check-in à l’hôtel et nous repartons pour une bonne heure de route vers les sources chaudes. Nous y arrivons en fin d’après midi. L’endroit est très joli et ça fait drôle de se baigner dans une rivière avec cascade mais dont l’eau est à plus de 30 degrés et même à près de 40 dans une des sources. Malheureusement je ne peux pas profiter des eaux les plus chaudes à cause de mes coups de soleil qui ne veulent entendre parler que d’eau froide ! Max lui y reste 2 heures et c’est la tombée de la nuit qui le force à en sortir.
Le soir nous retrouvons Chris et Cathy : parties de Uno et dîner.
Dimanche 30 août
Nuit très fraîche, j’ai dormi avec mon tee-shirt et collant thermiques… Ce matin, comme tous les matins, nous reprenons la route, direction Ruteng. Sur le chemin nous nous arrêtons pour acheter un pique nique, malheureusement pas de poulet : c’est jour de communion dans le village et tout a déjà été acheté !
Quelques kilomètres plus loin nous nous arrêtons sur une plage de sable noir quasi déserte, juste quelques enfants très curieux de voir Max.
En fin d’après midi nous arrivons à Ruteng, un petit village en altitude.
Notre hôtel cette nuit est un couvent de sœurs bénédictines. Max fait son école sous leurs yeux bienveillants. La population de Flores est à 90% catholique.
Lundi 31 août
Dernier jour de notre circuit et donc de voiture! Ouf car les routes sont très mauvaises et extrêmement tortueuses, Max a passé une grande partie du voyage avec un sac à vomi dans la main… C’est le prix à payer pour une île encore sauvage et assez peu touristique.
Entre Ruteng et Labuan Bajo, nous nous arrêtons pour voir les rizières en toiles d’araignée. C’est le peuple Mangarai qui cultive ainsi le riz. Chez eux, l’union fait la force et les villages forment un cercle de toits de chaume, les rizières se partagent, elles, comme les parts d’un gâteau.
Chaque clan reçoit un morceau que l’on appelle Lodok, il n’y a de dispute pour savoir à qui appartient quelle parcelle, ni de jalousie pour savoir qui a la terre la plus irriguée. La taille de la parcelle est calculé en fonction du nombre de membres de la famille et recalculée à chaque nouvelle génération.
Nous arrivons à Labuan Bajo en fin d’après midi. Cette petite ville est le port d’entré des îles de Rinca et Komodo seuls endroits au monde où l’on puisse voir les dragons de Komodo. Elle se trouve à l’extrémité ouest de l’île de Flores. Elle n’est pas très jolie mais notre hôtel si !
Fery nous y dépose et nous le remercions avec effusion de ces 6 belles (sic!) journées ensembles.
Le coucher de soleil est magique!
Le soir nous allons dîner en ville où nous retrouvons Estelle, puis Chris et Cathy: le monde est petit !
Mardi 1er Septembre
Cela fait exactement un mois que nous sommes partis! J’ai l’impression que c’était hier et en même temps quand je vois le nombre d’articles écrits je me rends compte que nous avons déjà vécu beaucoup de belles choses.
Pour fêter cette journée anniversaire: CNED et farniente.
Levé aux aurores, nous partons pour Gili Air, une petite île au large de Bali. Une heure et demi de voiture, 2h d’attente (le bateau a une panne) et 2h de speed boat plus tard nous voilà finalement sur l’île.
Il n’y a aucun véhicule à moteur sur l’île et pour aller à notre guesthouse qui est à 2km nous devons prendre une calèche à cheval car ma valise (en particulier) est trop lourde et les chemins de terre très mauvais. Nous devons payer 15€ pour ce tout petit trajet que Anne, Bob et moi devons faire à pied car il n’y a pas de place pour nous ! Vive le monopole des charrettes ! Pour comparaison c’est le prix que nous payons pour déjeuner à 7…
Notre guesthouse se compose de juste nos deux petits bungalows. La famille qui s’en occupe est très gentille mais ne parle pas un mot d’anglais. Quand Bob demande vers où est la plage le propriétaire lui indique les vélos (beach / bike sonne de la même façon pour lui).
La plage est à 100 m, c’est la marée basse et sur plus de 100m la profondeur de l’eau est d’environ 25cm… Les enfants s’y baignent quand même et font un peu de snorkling. Il y a beaucoup de poissons, quelques oursins et aussi un serpent de mer qui refroidit un peu l’ardeur des enfants !
La température diminue rapidement en fin d’après midi et il pleut un petit peu.
Le soir nous dînons simplement de riz et de poulet dans un petit warung.
Lundi 10 août
Journée tranquille à la plage. Nous allons voir les centres de plongée car nous voulons faire faire un baptême de plongée aux enfants.
Selon l’âge des enfants et le centre (Padi ou SSI), les enfants ont le droit de plonger à des profondeurs différentes. Par exemple avec Padi Max ne peut plonger qu’à 2m alors qu’avec SSI, il peut aller jusqu’à 4m de profondeur.
Nous choisissons le centre Gili Air diver qui est SSI et francophone !
Le matin, lorsque la marée est haute la plage est idyllique, par contre l’après midi elle ne donne pas très envie…
Le soir nous sirotons un cocktail en regardant le coucher de soleil.
Mardi 11 août,
Grand jour pour les enfants : ils vont plonger pour la première fois.
Nous nous levons très tôt car le rendez vous au centre de plongée est à 8h30 et ils nous faut une demi heure de marche pour y arriver.
L’instructeur des enfants est Audrey un jeune canadienne francophone. Elle est très sympa et explique les rudiments de la plongée aux 3 enfants très concentrés. Max pose beaucoup de questions, il est un peu stressé.
Il est maintenant temps d’essayer l’équipement et de passer en piscine.
Eva et Céleste doivent faire des exercices car elles ont le droit de plonger plus profondément (6m), elles doivent apprendre à vider leur masque et à expirer sans leur détendeur. Max lui doit juste respirer sous l’eau.
Après une petite pause nous nous équipons tous et montons sur le bateau. Notre plongée aura lieu à Frog fish point, très connu pour être un spot à tortues…
Nous formons deux groupes : Eva et Céleste plongent avec leurs parents et Audrey, et Max et moi avec Julien un autre instructeur.
Nous rentrons dans l’eau en faisant une roulade arrière depuis le bateau, un peu impressionnant pour Max mais il se débrouille très bien.
La plongée est très tranquille, nous voyons beaucoup de poissons mais malheureusement pas de tortue. Max a quelques problèmes avec ses oreilles, il a du mal à égaliser. Julien le tient par la bouteille. Après 45 minutes nous remontons car même si l’eau est à 27 degrés après un certain temps nous avons froid.
Eva et Céleste ont eu plus de chance que nous, elles ont vu 3 tortues ! Max est très content d’avoir plongé.
Nous déjeunons très tard dans un petit warung et les enfants s’amusent dans la piscine du centre de plongée.
Nous nous baladons ensuite dans l’île, que c’est bon quand il n’y a aucune voiture !
Mercredi 12 août
Le matin snorkling pour tout le monde (sauf moi !), il y a trop de coraux coupants dans l’eau et les courants sont très forts. Max sort très rapidement, je ne l’oblige pas à y retourner, il aura d’autres occasions de faire du snorkling dans des eaux moins dangereuses.
L’après midi nous allons au sud de l’île où il y a une petite plage de sable blanc. Que c’est agréable de se baigner sans risquer de marcher sur un oursin !
Le soir nous dînons d’un gros poisson, un snapper blanc, miam !
Jeudi 13 août
Matinée à la plage, les enfants s’éclatent dans l’eau. Moi j’essaie de me connecter à internet… Pas facile en Indonésie d’avoir une bonne connexion wifi, que dis-je une connexion tout court !
Vers 12h nous retournons à l’hôtel pour déjeuner (poulet frit riz mais très épicé) et prendre nos valises, il est déjà temps de repartir de Gili Air.
Le bateau est à 14h30, nous arrivons à l’embarcadère vers 13h30 et quand nous voulons faire le check-in, on nous demande de revenir à 14h30…
Les enfants s’amusent sur la plage. Un groupe d’enfants indonésien arrive. Au début les enfants se regardent du coin de l’œil mais très vite et grâce à un ballon les enfants commencent à jouer. C’est magique de les regarder s’amuser tous ensemble.
Finalement notre bateau arrive à 16h, et personne n’a vu le temps passer.
Nous trouvons une place sur le toit du bateau et le voyage retour est beaucoup plus agréable que l’aller, nous avons même la chance de voir des dauphins.
Puis long trajet en bus en plein embouteillage… Retour difficile à la civilisation.
Nous arrivons à Sanur vers 20h et les enfants se jettent dans la piscine de l’hôtel. J’adore les voir jouer tous ensemble et je suis très triste à l’idée que c’est notre dernière soirée ensemble. Demain les Bob5 partent vers Java, Max et moi nous restons quelques jours à Sanur.
Nous partons vers 9h faire notre balade à vélo. Le van nous emmène vers le nord de Bali à une altitude bien plus élevée qu’Ubud… et oui l’idée c’est de faire la balade en descente ! Avant même de prendre nos vélos le premier stop est dans une plantation de café et de chocolat. Nous nous baladons dans leur jardin où notre guide nous montre les différentes plantes : caféier, cacaotier, fruits de la passion…
fleurs de caféier
La visite se termine par une dégustation de cafés et de thés. Max goute quasiment toutes les boissons : 16 exactement !
Finalement nous sommes sur nos vélos et la descente commence.
Les paysages que nous traversons sont très beaux, il y a des rizières partout. Nous traversons également de petits villages et nous nous arrêtons visiter une maison balinaise. Chaque famille a un terrain entouré d’un muret de pierre. Sur ce terrain il y a un petit temple familial dédié aux dieux, il est composé de différents petits autels à offrande en pierre. Plusieurs fois par jour la mère de famille vient y déposer des offrandes composées de fleurs, de riz, de bonbon parfois d’argent et d’encens.
Cet espace est toujours surélevé par rapport aux habitations des humains car les dieux se situent au dessus des humains. Le guide nous explique que les balinais pratiquent un hindouisme différent des Indiens car il est fortement teinté d’animisme. Les Balinais ont un dieu suprême Sang Hyang Widi mais ils vénèrent également la trinité Brahma, Shiva et Vishnou.
Les balinais déposent également des offrandes un peu partout comme devant leur porte mais aussi dans les différents temples du village.
En plus chaque village abrite 3 temples (un pour les ancêtres, le temple de la mort qui garde le cimetière et au centre du village, le pura desa est le centre social et rituel). Ce qui fait qu’il y a plus de 5000 temples à Bali !
Ils ont un lien très étroit avec la nature et les ancêtres. Chaque élément (arbres, rizière etc.) est la propriété d’un esprit honoré par un autel accueillant des offrandes.
Le reste de l’espace est composé de petites maisonnettes qui sont chacune une chambre pour un enfant ou pour les parents et une qui est la cuisine.
La mère prépare à manger le matin et ensuite laisse la nourriture à disposition. Les membres de la famille se servent quand ils ont faim, il n’y a pas de repas pris en famille.
La descente en vélo se poursuit au milieu des rizières. Nous nous arrêtons pour voir la récolte du blé qui se fait entièrement à la main.
Nous nous arrêtons aussi devant un Ficus vieux de 500 ans. Les enfants jouent à tarzan.
Les heures passent très rapidement et c’est déjà la fin de cette magnifique balade.
Un déjeuner nous est offert dans la maison de l’organisateur : délicieux !
Les enfants passent le reste de la journée à faire des plongeons dans la piscine. Le soir retour à la pizzeria…
Ce matin nous partons à pied vers le « Monkey forest sancturary ». La Monkey Forest est un parc en pleine ville qui est habité par 4 colonies de macaques crabiers, appelés aussi macaques à longue queue, qui évoluent en totale liberté dans le sanctuaire. La forêt étant désormais un espace protégé, le nombre d’individus est passé de 70 en 1986 à plus de 600 aujourd’hui!
Nous prenons avec nous les 6 bananes qui nous restent car il est autorisé (et même encouragé de nourrir ainsi les animaux). Même avant d’arriver dans le parc, nous apercevons des singes. Max a un peu peur car je lui ai dit que si un singe monte sur lui, il ne doit ni crier, ni faire de geste brusque au risque que le macaque le morde ! A l’entrée il y a pas mal de recommandation :
ne pas cacher de nourriture : les singes le sentent et vont TOUT faire pour la récupérer
si un singe vous saute dessus pour prendre une banane, la laisser tomber immédiatement et ne pas essayer de la lui reprendre.
cacher tout bijou, objet de valeurs : les singes sont des voleurs (hum encore des idées préconçues !)
ne pas faire de gestes brusques ni crier si un singe monte sur vous (eh eh Max, ta maman à toujours raison…)
Il y a vraiment des singes partout ! A peine trois mètres après l’entrée, les enfants ont donné toutes leurs bananes à un gros mâle qui les regardent d’un oeil noir: ils ont trop peur de se faire attaquer !
Le singe prend le temps de peler sa banane (tout en gardant les 3 autres sous sa patte) et de la déguster. Un autre essai de lui en chiper une : il lui hurle dessus…
Nous voyons beaucoup de maman avec leur petit accroché à leur ventre ou en train de téter.
Nous continuons la balade, sous le charme. Nous voyons pas mal de touriste se faire attaquer par les macaques pour une banane, mais la plus part le font exprès pour avoir une photo avec l’animal.
Par contre juste devant nous, une jeune femme est attaqué par derrière : le singe très lestement lui pique un paquet de mentos caché dans une poche de son sac à dos !!
Je prends pas mal de photos : impossible de résister. J’essaie en particulier de prendre une mère et son petit mais ils n’arrêtent pas de tourner la tête. Je m’accroupie à leur hauteur. Et la je sens une petite main qui se faufile dans mon sac à main. Je n’y prête pas attention car je sais que cette poche est vide. Sauf que 10 secondes plus tard je vois le jeune macaque avec dans la main la clé de ma chambre d’hôtel !!
Au début je trouve ça très amusant, ben oui, le singe va vite se rendre compte que ce n’est pas comestible ! Oui sauf, qu’il la trouve très joli !et qu’il s’enfuit avec!
Je fais en sorte de ne pas le perdre de vue et je dois même lui courir après. Bob essaie de lui faire oublier la clé en lui donnant une banane, le singe attrape lestement la banane mais sans lâcher ma clé et s’enfuit encore plus loin. En même temps un autre est intéressé par un des boutons (un peu brillant) de mon pantalon et essaie de l’arracher, je cherche à m’en débarrasser mais sans trop de succès, d’autant que je ne veux pas perdre mon macaque voleur de vue.
Je continue ainsi à le poursuivre pendant près d’une demi heure. Max est très inquiet (il a peur de ne plus pouvoir rentrer dans la chambre où se trouve sa DS) et mes amis pensent que c’est mort, le singe est à plus de 50m de nous dans la jungle et ne lâche pas un instant la clé.
Un moment un garde passe, je lui explique le problème. Immédiatement il sort des graines de maïs de sa poche et les envoie dans la direction du macaque. Celui-ci les prend mais sans pour cela lâcher la clé. Le garde appelle du renfort. Et c’est une course poursuite dans la jungle. J’ai de moins en moins d’espoir de la récupérer. Il y a maintenant un attroupement de touristes qui suivent l’affaire avec des Oh des Ah et des pronostiques (plutôt pessimistes).
Quand d’un coup je vois arriver le garde avec ma clé dans la main ! Je n’ai aucune idée comment il la récupérer car j’étais encore une fois en train de me battre avec le singe accroché à mon bouton de pantalon!
N’empêche que je suis super contente et je remercie le garde avec effusion.
Le reste de la balade est plus tranquille avec tout de même un vrai air de décor tiré d’Indiana Jones.
L’après midi nous nous baladons en ville ou nous visitons une dizaine de temple. La ville est belle malgré un trafic intense et des magasins partout. Nous réservons une balade à vélo pour le lendemain.
Je finalise les valises, nous partons ce matin à Ubud en passant par un temple : Gunung Kawi.
Nous partons vers 10h. Le trafic est infernal, nous avançons très lentement la route n’est qu’une suite quasi ininterrompue d’embouteillages. Il nous faut plus de 2h30 pour arriver à Ubud (25km) et encore 45 minutes pour le temple.
Nous sommes crevés, nous déjeunons dans un warung (riz frit avec poulet) et finalement vers 14h30 nous partons vers le temple.
Gunung Kawi est un très beau monastère, aussi surnommé la « montagne poétique». Il abritant d’impressionnantes tombes royales du XIè siècle, dont peut-être les cendres de Anak Wungsu, roi de 1049 à 1077, fils du roi Udayana. C’est le plus ancien monument balinais d’envergure. Ces tombeaux ont été édifiés dans des matériaux volcaniques pour défier le temps et affirmer la nature divine des rois balinais.
L’endroit étant sacré, nous devons nous couvrir les jambes et les enfants doivent mettre un foulard autour de leur taille.
Nous descendons plus de 270 marches (les enfants comptent) pour atteindre le site. Les vues sur les rizières sont très belles.
Nous passons par de petites partie de jungle, j’en profite pour parler à Max du climat tropical, il y a des arbres à durian (le fruit qui pue et dont les asiatiques sont très friands), et en vrais paparazzi nous canardons de photos une pauvre mante religieuse.
Nous découvrons dix mausolées creusés dans la roche et dans des niches de 7 m de hauteur.
Nous passons plus de 2 heures à nous balader mais il est temps de reprendre la route afin d’arriver à Ubud avant la nuit.
Puji Bungalow est un B&B très sympa et nous avons la surprise d’y trouver une piscine ! Les enfants sont fous de joie et sautent dans l’eau immédiatement.
J’en profite pour appeler ma maman dont c’est l’anniversaire.
Le soir nous dînons dans une pizzeria.
L’hôtel est au milieu des rizières et nous nous endormons dans un concert de croassements.